Archives de février 22nd, 2017

Agadir, capitale du climat

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 21/02/2017

  • Climate Chance s’y déroulera en septembre prochain juste avant la COP23
  • 3.000 participants issus des 5 continents attendus
  • Signature d’une convention entre l’Association Climate Chance et la Région

C’est confirmé. La 2e édition du Sommet mondial Climate Chance aura lieu du 11 au 13 septembre prochain à Agadir. Quelques jours avant la tenue de la COP23.

Ronan Dantec

Ronan Dantec

Une annonce officielle faite ce lundi à la Wilaya de la Région Souss Massa, par Ronan Dantec, sénateur de la Loire Atlantique et président de l’association Climate chance. Une convention de partenariat a d’ailleurs été signée à cette occasion entre l’association Climate chance et le Conseil régional Souss Massa.

Hakima El Haite

Hakima El Haite

«Agadir est la ville adéquate pour accueillir ce genre d’événement en faveur  de l’environnement d’autant plus que la région Souss Massa est la première à avoir présenté un Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC)», a déclaré Hakima El Haite, ministre déléguée chargée de l’Environnement.

Dans le détail, ce sommet mondial propose de rassembler annuellement la communauté internationale des ONG engagées contre le dérèglement climatique. «Cet événement vient réaffirmer l’importance des réalisations portées par l’ensemble des acteurs non étatiques sans lesquelles les Etats ne pourront atteindre les objectifs fixés lors de COP21», a souligné Ronan Dantec. L’organisation d’un événement d’une telle envergure dans la région fera d’Agadir la capitale mondiale du climat. D’autant plus qu’il va attirer près de trois mille participants issus des cinq continents. Il permettra, moins d’un an après la COP22 et juste avant la COP23, de faire un bilan de l’avancement des initiatives engagées et de redynamiser l’implication de tous les acteurs pour le climat.

«Ce sera l’opportunité de mettre en avant l’engagement de la région Souss Massa, du Maroc et plus largement des pays africains face aux enjeux climatiques», a précisé pour sa part Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss Massa. En rassemblant la communauté mondiale des acteurs engagés pour le climat, le Sommet sera la plateforme idéale permettant d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et  favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Au programme de la manifestation qui va s’étaler sur trois jours, plusieurs plénières, des ateliers, side-events, des forums et des focus avec une agora permettant aux acteurs non-étatiques de présenter plus largement leurs activités.

Pour la destination Agadir, l’organisation de la 2e édition de Climate chance sera l’opportunité d’initier de précieux partenariats avec des experts venus du monde entier. Et de dispatcher les bénéfices de cette expérience à toutes les régions du Maroc et du continent africain.

A chaque territoire son plan

Le Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC),  avec ses deux volets «atténuation» et «adaptation», est une étude qui fait ressortir l’importance de l’atténuation, notamment via les modes de production et de consommation. L’objectif étant de garder le réchauffement bien en dessous de 2°C en poursuivant l’action pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C. Et de réduire les émissions de GES de 42% à l’horizon 2030, selon un scénario «cours normal des affaires» (CNA). Et d’atteindre carrément le niveau zéro émission d’ici 2100. Bien entendu, les actions d’atténuation incluent une dé-carbonisation de la production électrique, l’afforestation… entre autres. A l´échelle du territoire Souss Massa, l’élaboration du PTRC s´est ainsi hissée au premier rang en tant qu´outil de gouvernance environnementale. Ce qui traduit la volonté ferme de la région de contribuer à l´effort national en matière de lutte contre les effets du changement climatique en résonance avec les spécificités locales, selon une approche systémique concertée.

Majida Maârouf : «Le cadre juridique est dans le circuit»

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 20/02/2017

Majida Maârouf: «Le cadre juridique est dans le circuit»

Entretien avec Majida Maârouf , directrice générale de l’ANDA

ALM : Une convention signée avec la FAO. Sur quoi porte-t-elle ?

Majida Maârouf : Effectivement, nous avons signé, à l’occasion de la quatrième édition du Salon Halieutis, trois conventions. La première a été signée avec la FAO. Elle porte sur l’assistance technique et financière pour la réalisation de la stratégie de développement de l’aquaculture au Maroc, à l’horizon 2030. Comme vous le savez, la FAO est une organisation qui a une très grande expérience en matière d’élaboration de stratégies et d’accompagnement des pays en matière d’aquaculture. Nous avons fait appel à eux et ils ont répondu favorablement à notre requête. Aujourd’hui, on va lancer justement l’élaboration de cette stratégie pour éclairer la feuille de route de l’ANDA à l’horizon 2030.

Quid de la deuxième et troisième conventions ?

La deuxième convention a été signée avec la région du Souss-Massa parce que nous sommes en train de clôturer l’élaboration du plan aquacole de cette région. Nous avons fait des échanges avec la région qui s’intéresse à cette activité et l’intègre dans son plan de développement régional. C’est un accord cadre à travers lequel la région va accompagner la mise en œuvre du plan aquacole. La troisième convention a été signée avec l’Agence de développement des provinces du Nord et avec une coopérative. En fait, c’est un modèle d’accompagnement des projets aquacoles à travers lequel les deux institutions accompagnent financièrement et techniquement la réalisation des infrastructures connexes que les projets aquacoles demandent.

Qu’en est-il des résultats du lancement de l’appel à manifestation de Dakhla-Oued Eddahab ?

En fait, nous avons lancé effectivement l’appel à manifestation d’intérêt du plan aquacole de la région de Dakhla-Oud Eddahab en octobre 2015 jusqu’à avril 2016. Cet appel a porté sur l’exploitation des investisseurs de 6.000 ha avec plus 800 unités de production. Nous avons reçu à l’issue de cette opération plus de 1.300 projets. C’est un effectif énorme et donc la commission a pris un peu plus de temps parce qu’il fallait faire toutes les analyses techniques et économiques des projets déposés.

Aujourd’hui, la commission est en train de finaliser ce travail et certainement on va annoncer les résultats très prochainement.

Et pour la zone Imsouane et Sidi Ifni?

Cela concerne deux régions. La région du Souss-Massa et celle de Guelmim-Oued Noun.  C’est une offre qui est pratiquement prête et on attend juste quelques dernières démarches administratives concernant l’acceptabilité environnementale pour lancer l’offre au niveau de ces deux régions.

Et pour le volet juridique structurant le secteur ?

Le cadre juridique est élaboré. Il est dans le circuit. Nous espérons qu’avec le prochain gouvernement on pourra le faire sortir. Notre objectif est de pouvoir le publier en 2017.

Climate Chance : Agadir accueille le 2ème sommet mondial des acteurs non-étatiques

aujourdhui.ma – 21/02/2017

Climate Chance : Agadir accueille le 2ème sommet mondial des acteurs non-étatiques

La ville d’Agadir accueillera en septembre prochain la deuxième édition du Climate Chance, un sommet mondial des acteurs non-étatiques engagés contre le dérèglement du climat.

Après Nantes en France, le choix a été porté sur la capitale du Souss pour abriter cet évènement (du 11 au 13 septembre) qui rassemblera collectivités, entreprises, associations, syndicats, organismes scientifiques et citoyens de différentes parties du monde mobilisés face à ce phénomène, ont annoncé lundi à Agadir les organisateurs de ce sommet qui se veut un trait d’union entre la COP22 à Marrakech et la COP23.

A l’occasion de cette annonce, une convention de partenariat a été signée entre l’Association Climate Chance représentée par son président, le sénateur français Ronan Dantec et le président du conseil régional du Souss-Massa, Brahim Hafidi, en présence notamment de la ministre déléguée chargée de l’environnement, Hakima El Haité et du wali de la région, Zineb El Adaoui. Point d’étape des engagements pris, vitrine des activités concrètes, cet évènement entend réaffirmer, indique-t-on, l’importance des réalisations portées par l’ensemble des acteurs non étatiques sans lesquels les Etats ne pourront atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat.

Massilly ouvre le bal au parc Haliopolis

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 20/02/2017

  • La 1re unité industrielle spécialisée dans les emballages métalliques opérationnelle
  • Création de 50 postes d’emploi, un chiffre qui va doubler en 2018
sur le site d’Haliopôle à Agadir, l’usine Massilly, filiale du groupe français Massilly, l’un des leaders mondiaux de l’emballage métallique. L’usine a été inaugurée le 16 février en présence de Mme le Wali de la Région Souss Massa et du président du groupe, M. Thomas Bindschedler.

L’usine Massilly, filiale du groupe français Massilly, l’un des leaders mondiaux de l’emballage métallique a été inaugurée le 16 février en présence de Mme le Wali de la Région Souss Massa, du Consul Général de France à Agadir  et du président du groupe, M. Thomas Bindschedler.

La première unité industrielle vient de démarrer officiellement ses activités au parc Haliopolis, dans la commune de Drarga. Il s’agit de Massilly Maroc, groupe français spécialisé dans les emballages métalliques. Dernier à avoir acquis un lot  au parc Haliopolis, il est le premier à donner vie à cette zone industrielle.

«Nous espérons que cette première unité opérationnelle dans ce parc jouera le rôle de locomotive pour les autres investisseurs ayant bénéficié de terrains dans cette zone», a déclaré Zineb El Adaoui, wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane, lors de la cérémonie d’inauguration. Massilly Maroc est ainsi appelé à répondre aux besoins de l’agro-industrie à l’échelle régionale, sachant que le chef-lieu du Souss se positionne comme la meilleure plateforme marocaine de valorisation des produits de la mer.

D’ailleurs, 60% des exportations de ces mêmes produits sont réalisées par les entreprises du Souss. Pour cette année de démarrage, Massilly a généré 50 postes d’emploi. Un effectif qui va doubler en 2018, est-il indiqué. A noter par ailleurs que le groupe Massilly est soucieux de l’environnement et du développement durable. Ainsi, les métaux utilisés par le groupe sont 100% recyclables.

En effet, ils peuvent être utilisés à l’infini pour la même application ou pour une autre application différente. Tout en gardant leurs qualités intrinsèques bien sûr. Ce qui permet d’économiser d’importantes quantités d’énergie et de ressources primaires. «L’implantation de notre projet à Agadir a été facilitée par l’accompagnement local et la volonté de la région Souss-Massa de développer les écosystèmes de l’industrie», s’est félicité Thomas Bindschedler, président du groupe.
La cérémonie d’inauguration de cette nouvelle unité industrielle a eu lieu jeudi dernier. En présence de Zineb El Adaoui, Dominique Doudet, consul général de France à Agadir, Thomas Bindschedler, président du groupe Massilly, Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa, et de nombreux industriels marocains.

Zone intégrée

Avec un investissement de 6,6 milliard de DH, cette zone industrielle s’étend sur 150 hectares et prévoit un potentiel de transformation de 500.000 tonnes de produits de la mer. Avec, à la clé, la création de plus de 20.000 emplois. Tous les espoirs sont permis aujourd’hui pour un nouveau regain du secteur de l’investissement dans la région. Et ce, d’autant plus que le site offre des avantages certains dont une infrastructure équipée ou encore la proximité avec l’autoroute Agadir-Marrakech, l’aéroport et le port. C’est aussi une zone intégrée du fait qu’elle abritera, en plus des unités de transformation, des activités de support, de logistique et de services. En plus d’un établissement de formation professionnelle. Le Parc Haliopolis a été aujourd’hui vendu à 100% à la faveur des prix de cession et grâce aux subventions de l’Etat et de la région Souss-Massa. Ce projet s’inscrit dans le cadre du contrat-programme «Halieutis».

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