Les tribulations d’un triporteur

La grande Histoire ne se fait pas sans la petite histoire, celle des coulisses.
Un bel exemple avec le tripoteur de 

Le triporteur est à la chronique de Loïc Ballet ce que le cheval est à Attila, le char à Leclerc, le dromadaire à Laurence d’Arabie, l’accessoire qui fait l’homme.

Donc, pour son reportage à Agadir dans le cadre des Rencontres Gastronomiques d’Agadir et de Goût de France, Loïc Ballet ne pouvait se déplacer sans son triporteur à la caisse rouge et blanche au logo de l’émission phare du matin sur
  

Mais le triporteur n’étant pas un oiseau migrateur, celui utilisé en France ne pouvait accompagner son célèbre journaliste pour cause de volume en soute du gros oiseau de la Royal Air Maroc, la solution était donc à Agadir.

Impossible n’est pas français, ni marocain d’ailleurs en associant l’envie, la volonté, l’initiative et pour finir un bonne dose de système D.

Clap du début de l’aventure du triporteur de presse écrite transformé en tripoteur de télévision, une première.

Pour notre créateur des Rencontres, Jean Colin, trouver un tripoteur à Agadir, pas de problème. Machi mouchkil comme on dit ici, sauf que le temps est compté et qu’aucun triporteur ne montre ses roues dans les rues d’Agadir.

« Nous sommes français, nom d’un chien », il faut joindre le consulat. Dominique Doudet, Consul de France se transforme alors en chasseur de triporteur.

La mission est prise sérieusement à la Représentation officielle de la France et une enquête d’investigation sur la plage et les commerces utilisant ce type de véhicule est aussitôt lancée.

Euréka !

– C’est le vélo de la distribution de la presse crie l’un des mages du Consulat

  • Vite, il faut visiter les dépôts

Quelques salameks plus tard, le commerçant est identifié rue 385 et cède son triporteur qui n’était guère préparé à devenir une star de télévision avec sa caisse surannée et ses pneus usagés !

L’équipe des Rencontres Gastronomiques d’Agadir se rendit au souk El HAD pour y trouver la lampe d’Aladin et c’est le magicien Mohammed Larouji qui la découvrit et sut faire apparaître le génie de la transformation, Hassan Ouchane.

Un jour, une nuit et le triporteur se métamorphosa, fraîchement repeint, décoré du damier à carreau de nos nappes de cuisine, il était paré pour devenir la vedette non pas américaine mais marocaine du reportage.

Entretiens, images sont réalisés et mis en boite « numérique » magistralement par un Loïc Ballet, souriant, disponible, dynamique, passionné parfait relais de cette manifestation festive qui ne peut exister au delà des chefs cuisiniers prestigieux qu’avec des techniciens, des elfes du service, gens de l’ombre mais à l’efficacité remarquable.

Mais la baguette magique continua tout le week end par la rencontre du Prince et du Génie, image symbolique de ces Rencontres Gastronomiques rapprochant deux cultures, deux expériences culinaires pour une seule envie « PARTAGER ».

Merci, Salam Alikum

Texte de Pierre Mervant

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

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