LA NÉCESSITÉ D’UN HABITAT PLUS ÉCOLOGIQUE

La COP22 a refermé ses portes mais le combat pour un environnement plus sain et plus humain n’est pas terminé. Dans de nombreux domaines, nous allons devoir reprogrammer notre façon de vivre. Ainsi, en immobilier, nous pensions avoir acquis l’âge de maturité, mais voilà que les menaces de déséquilibres climatiques nous obligent à repenser nos lieux de vie et nos espaces professionnels. Spécialiste en conseil immobilier, Mamnil attire notre attention sur l’évolution inévitable du domaine vers un habitat plus écologique. « La nécessité de repenser nos espaces urbains est exigée par un nouveau rapport de la ville à la nature, en effet, la quasi absence de végétation dans nos quartiers, le faible taux de précipitations, la forte urbanisation sans fin et plutôt anarchique, sont autant de facteurs à l’origine d’une vulnérabilité de nos villes… »

FUTURS PROJETS ÉCOLOGIQUES

Nous devons dès maintenant encourager les bons réflexes. L’adoption de démarches écologiques dans la création de futurs projets immobiliers doit être une exigence primordiale à associer à toute future autorisation de réalisation d’ouvrage, sans pour autant constituer une mesure de blocage. Le fait de demander continuellement aux futurs maîtres d’ouvrages d’intégrer une composante d’installation de panneaux solaires pour réduire la consommation d’énergie, de procédés de récupération d’eaux pluviales à des fins de nettoyage ou d’arrosage et la plantation d’un nombre minimum d’arbres pour chaque autorisation de construire délivrée, peut constituer d’ores et déjà une mise en œuvre de cette prise de conscience sur la nécessité d’intégrer cette dimension responsable dans nos politiques urbaines, en attendant son intégration officielle dans nos documents d’urbanisme.

GESTES DE PREMIERS SECOURS

« À cet état des lieux qui caractérise notre ville s’ajoute le nombre croissant de véhicules qui arpentent la ville, enveloppant l’atmosphère d’un smog photochimique accru par le changement climatique. Les consommations d’eau et d’énergie explosent elles aussi avec la dispersion des quartiers, mettant d’autant plus ces réseaux fragiles à l’épreuve… Repenser l’environnement urbain vers un meilleur équilibre écologique devient donc incontournable. Cette démarche innovante passe à travers des champs d’actions multiples, notamment la promotion de la coexistence entre espaces naturels et densité urbaine, l’importance accordée à la lutte contre la consommation énergétique urbaine, la protection des écosystèmes qui demeure une dynamique sensibilisatrice, pédagogique et responsabilisant l’habitant à son environnement, et enfin la prise en compte de l’enjeu de la mobilité des citadins.

PEUT-ON RÉADAPTER L’EXISTANT ?

Sur une combinaison d’innovations technologiques permettant de limiter les consommations d’eau et d’énergie et de doter nos maisons d’isolation thermique, la réadaptation du cadre bâti existant est possible par des actions ponctuelles, participatives : insertion de la maison dans son environnement : paysage, climat, caractères de l’architecture locale / choix raisonné des matériaux : sains, renouvelables, durables, produits et transportés avec peu d’énergie / confort optimal des habitants : régulation des températures, de l’humidité… / économie et réduction des déchets dès le chantier de construction. La démarche écologique démarre avec la conception du bâtiment et prend en compte toutes ses périodes de vie, y compris sa possible déconstruction. La maison écologique est le résultat d’un compromis entre exigences environnementales, économiques, esthétiques et fonctionnelles.

S’INSPIRER DES EXPÉRIENCES DU PASSÉ

La maison écologique applique les principes du bio-climatisme, s’insère dans le site et utilise des matériaux qui préservent l’environnement et la santé. Les matériaux à forte inertie thermique (terre crue, terre cuite, béton de chaux, pierres, toiture végétalisée, etc) amortissent les écarts de température entre jour et nuit. On utilise leur capacité naturelle à emmagasiner la chaleur pour la restituer plus tard. Une ventilation naturelle entretient une atmosphère saine tout en limitant les surchauffes d’été (air capté en partie basse et évacué en partie haute). La végétation est un bon moyen de se protéger du soleil et de la chaleur l’été ; les arbres à feuilles caduques laissent en revanche passer la lumière et la chaleur l’hiver. Nos choix doivent donc s’inspirer des expériences du passé, que ce soit en termes de conception ou de choix de matériaux renouvelables, sains et locaux. »

Publicités

Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s