A Taroudant pour fêter Pâques

Nous avons retrouvé tous nos amis de l’Amicale Francophone de Taroudant hier midi pour déguster le délicieux agneau pascal qui avait été préparé par Michel et Béa de la Ferme de Taroudant : tout était délicieux depuis les hors d’oeuvre jusqu’au dessert ! et l’ambiance amicale et très agréable !

La Société Française de Bienfaisance était venue en force pour se présenter à l’Amicale francophone : Serge et Mireille Barutel s’étaient joints à nous pour y venir :

Et, avant de rentrer vers Agadir, un petit détour pour que Serge revoie le Domaine Bouifergane qui a appartenu dans le temps à son grand-père :

Agadir : départ hier matin du Rallye des 1000 oasis

Sur la place Al Amal, rassemblement des voitures de collection pour le départ du rallye des 1000 oasis.

Quel plaisir de voir toutes ces voitures qui nous faisaient rêver déjà il y a quelques dizaines d’années et qui sont merveilleusement entretenues par des collectionneurs amoureux de l’automobile.

Quelques photos de ces magnifiques « pièces de musée » :

Lotus : .Nos amis Yves et Claudine et leur Mercedes Coccinelle VW Citroën DS De Soto : BMW Coccinelle VW Austin Mini Moke Triumph : Opel : Coccinelle VW Mercedes : Fiat Abarth . Mercedes : Cadillac Porsche Porsche BMW Porsche Lancia Citroën DS Chevrolet Impala Lancia

Tous ces fervents collectionneurs perpétuent la belle tradition du sport automobile que la ville d’Agadir a acquise depuis le début des années 1950.

Les premières interviews des concurrents du Morocco Desert Challenge 2017 avant le départ

par Tim Van Steendam – Press Officer MDC

Peu à peu la grande place Al Amal au centre d’Agadir se remplit avec les participants du Morocco Desert Challenge. Aujourd’hui et demain tout le monde devrait obtenir l’ensemble de ses cachets après le contrôle technique. Tôt lundi matin, les véhicules ayant passés tout les contrôles administratifs , techniques et de sécurité prendront le départ de la première des sept étapes. Nous sommes allés sur place pour essayer de ressentir l’état d’esprit parmi les participants comme Tim Coronel Dakar et Riwald équipe Dakar

Se faire plaisir est ce qui compte le plus chez les participants Maroc Desert Challenge

Tim Coronel: « Je ne voudrai pas rater cela »

Il y a deux ans, Tim Coronel participait pour la première fois au rallye – connu alors comme le Rallye de Libye. Et ce fut pour lui une expérience très agréable. Tim Coronel l’a tellement apprécié qu’il ne du pas hésiter trop longtemps. « Au Dakar ce fut deux semaines de misère », nous dis t’il. «J’ai suivi mon frère Tom pendant deux semaines dans le seul but de franchir ensemble l’arrivée. Maintenant, je veux en profiter et me faire plaisir en pilotant. Je considère ce rallye comme une semaine de vacances et comme un cadeau que je me fais à moi-même, à l’équipe et à mon bébé- mon buggy. Tom ne pouvant malheureusement pas venir. Je ne voulais à la fois pas venir sans lui mais je ne pouvais pas rater cette occasion de courir sur le MDC.

Coronel, comme compétiteur, regarde évidemment le classement. « Mais ce n’est pas une priorité », dit-il. « Je suis dans le classement buggy, mais il y a une telle belle compétition dans ma classe, que ne ne veux pas me faire d’illusions.  Je ne veux pas de stress ni de bagarre sur la piste, mais juste un bon rallye. Il est agréable de voir qu’ici les vrais amateurs sont au départ surtout pour le plaisir de faire le rallye.

Pedro Bianchi Prata: « Je suis ici pour gagner »

Un nom surprenant sur la liste d’engagés au Maroc Desert Challenge : celui de Pedro Bianchi Prata. Le Portugais a participé en tant que pilote d’usine pour Honda aux grands événements comme le Dakar, il est donc automatiquement l’un des favoris dans le classement des motos. « Mais chaque rallye reste imprévisible », prévient Bianchi. « Evidemment, je suis ici pour gagner, je le veux toujours. Mais je ne suis pas ici en tant que pilote d’usine, mais avec ma propre équipe et ma propre moto: une machine d’origine sortie de la boîte ».

Il veut gagner mais Bianchi Prata veut surtout faire un parcours agréable car il considère qu’il va participer à un super événement. Je voudrais faire piloter dans un vrai rallye cross-country. Ne pas faire les tours sur une piste de motocross, comme beaucoup d’autres rassemblements vous le proposent. 0 km de liaison, de l’off road pur de bivouac en bivouac, avec beaucoup de kilomètres de course à travers de superbes paysages, c’est ce qui m’a manqué par exemple sur le Dakar ».

Gert Hulin « Effacer mon ras le bol après le Dakar »

Le Dakar fut terminée trop rapidement pour Gert Huzink quand il a endommagé son camion ce qui l’a obligé à abandonner la course. La participation au Maroc Desert Challenge sert donc plusieurs fins pour Huzink: « D’abord, effacer mon ras le bol du rallye Dakar.  Je suis heureux que nous soyons ici à nouveau et que le nouveau Renault soit au top. Nous voulons repartir à zéro « 

Huzink a fait auparavant l’ancien Lybia Rally et qu’il a aussi gagné. Mais il ne considère par la victoire pour acquis, il s’en rend compte. « Il y a un beau plateau de concurrents, avec des pilotes rapides devant moi ainsi qu’un pilote féminin très rapide. Bien sûr, nous voulons concourir pour le podium, mais je veux surtout faire tout le rallye et acquérir de l’expérience. Gagner serait bien, mais utiliser ma tête et me faire plaisir sont plus importants « .

Agostino Rizzardi: « Le lundi matin, la pression sera à son comble »

Avec sa Porsche 911 Agostino Rizzardi gardera toujours un aspect particulier. L’Italien vient sur le rallye depuis de nombreuses années, mais il a toujours le même enthousiasme. « Je suis vraiment impatient d’y être », dit-il. « La voiture est en parfait état, nous sommes en bonne forme, je suis excité. Nous avons une suspension entièrement nouvelle spécialement développée pour nous en Italie. J’ai de grands espoirs pour ma 911, même si je ne me fait pas d’illusions. Bien sûr, lundi la pression montrera de toute façon et nous voulons faire une bonne prestation mais je sais que ce n’est pas gagné. L’ambition d’un podium peut fondre en quelques secondes et vous êtes chanceux si vous pouvez atteindre la ligne d’arrivée. On verra au jour le jour et à la fin nous verrons bien où nous en serons « .

C’est aussi une raison pour laquelle Rizzardi reste fidèle à sa Porsche. « Si j’arrive à la ligne de départ avec une Toyota Hilux, je dois gagner. Il est bien certain que la concurrence devient de plus en plus forte chaque année, mais je ne veux pas de stress. Avec ma Porsche je n’en aurai pas, même si c’est un véhicule idéal pour tout terrain avec son moteur à l’arrière. J’adore cette voiture sexy et j’éprouve un plaisir fou à conduire. J’attire beaucoup plus l’attention et les photographes que si je conduisais un Toyota ou un Bowler « .

Floor Maten: « Aucune idée de ce qui m’attend »

Floor Maten connaît désert du Maroc traversé par le MDC à fond car elle a été longtemps dans l’organisation ces dernières années. Maintenant elle veut aussi y goûter en tant que participant avec sa moto. Et qui sait, étant une des deux seules participantes féminines en motos, elle vise le Ladies Trophy. « Mais jusqu’à présent, je n’y pense pas encore, » dit-elle en riant. «J’ai fait beaucoup de voyages en moto et j’ai également fait des enduros et du tout terrain, mais un rallye, je ne l’ai jamais fait.
Je ne sais pas à quoi m’attendre, je ne n’ai jamais conduit sur les dunes par exemple « .

Floor Maten se fait assister par l’équipe Boss Machinery pour l’assistance de sa Beta 390 et elle a pu s’inscrire au Ladies Trophy à un prix attractif. « Je considère cela comme une excellente occasion pour voir si je suis à la hauteur et si cela me plait.  Avec mon budget d’étudiant – j’ai terminé mes études en génie biomédical l’année dernière, mais je continue encore mes études en génie civil – je pouvais le faire « .

Peter Erren: «Moteur explosé avant le départ,»

L’intention de Peter Erren était de roder le gros moteur de son Bowler sur un tronçon d’environ 300 kilomètres. Mais après 130 kilomètres sur l’autoroute marocaine le moteur lâcha. « Un gros nuage de fumée, de l’huile partout, donc fin de l’histoire », dit Erren tristement. « Nous avons pris des mesures immédiates. Un nouveau bloc devrait être envoyé des Pays-Bas, mais l’aéroport de Schiphol l’a refusé en raison d’une fuite d’huile. Nous sommes donc allés en chercher un à Casablanca chez un concessionnaire BMW, ou nous avons trouvé à derrière une grange deux blocs d’occasion « .

Au lieu d’aller tranquillement à l’inspection technique le samedi, l’équipe Erren Rally Racing a dû réparer un gros trou dans le bloc cassé. Ils se présenteront donc le dimanche matin au contrôle technique afin de pouvoir prendre le départ le lundi matin.  « Et puis comprendre surtout ce qui a mal tourné, car peut être il y avait une défaillance dans le nouveau système électronique et si tel est le cas, cela pourrait se reproduire avec le nouveau bloc. Nous espérons vivement que cela ne sera pas le cas ».

Pascal de Baar, « Naviguer est un art à part »

Il faudra s’habituer à voir le nom de Pascal de Baar en tant que navigateur d’Eimbert Timmermans dans le DAF. De Baar a roulé lui-même avec Renault et l’année dernière, il a gagné ainsi une étape du Dakar et cette année il est resté à la cinquième place jusqu’à l’avant dernière journée. « Mon camion est complètement reconstruit pour le moment. Par conséquent, je ne pouvais pas participer avec celui-ci. Mais quand Eimbert m’a demandé si je voulais venir comme navigateur avec lui dans son nouveau camion, je me suis dis – pourquoi pas ? Je peux naviguer.

« Je le vois comme une occasion de continuer à me développer et de maintenir mes compétences. Pour continuer à croître et à obtenir de meilleurs résultats en tant que pilote, vous devez continuer à développer d’autres automatismes. Naviguer est un art à part. Le principal est que vous devez apprendre à comprendre comment l’auteur du road book voit les choses, vous pouvez donc comprendre ses instincts et ne pas tomber dans les pièges. Un bon navigateur est très important. Je pense qu’il est particulièrement agréable de le voir de ce côté et si je peux aider Eimbert à améliorer son camion, je le ferai avec plaisir. C’est une bel engin, et même les petits détails tant que le réglage de suspension par exemple, peuvent faire la différence ».

Thierry Gerome « ​​Une plus grande stabilité et nous espérons moins de crevaisons pneus »

Un rallye est un défi en soi, mais pour Thierry Gerome et son navigateur Geoffrey Noel de Burlin il y a un défi supplémentaire: les deux Belges sont liés à leurs fauteuils roulant. En cas de crevaison, cela leur coûte environ trois fois plus de temps pour changer une roue, en effet ils doivent se déplacer avec leurs mains. « L’année dernière, une journée nous avions dû changer cinq fois les pneus », a déclaré Gerome. « Cette année, nous avons des pneus différents, ce qui va réduire ce risque. Et nous avons mis au point un système qui nous permet de prendre la roue de secours plus facilement, donc nous espérons pouvoir gagner au lieu de perdre trop de temps pour changer de pneus « .

Ce qui devrait aussi les aider est un tout nouveau modèle de Chez Polaris; selon Thierry Gérome une première en Europe. Le Polaris attire l’attention : « Parce que ce modèle est plus long que le SSV classique, il est donc plus stable. Nous attendons beaucoup de lui. Peut-être que c’est un petit inconvénient dans les dunes, mais en moyenne un 4×4 ordinaire ou un buggy est encore plus long et cela ne pose pas de problèmes non plus ».

Joey van den Outenaar: « Je ne veux plus me dépasser moi-même »

L’an dernier, tout tournait mal pour Joey van den Outenaar. Déjà le premier jour, le quad a dû être remorqué. Heureusement les problèmes devraient être résolus maintenant. « Nous avons particulièrement eu des problèmes avec l’échappement », dit Joey Van den Outenaar juste avant qu’il ne passe au contrôle technique avec le quad. «Il y avait trop de chaleur qui ne pouvait pas être évacuée. Maintenant, nous avons d’autres ouvertures et nous avons enlevé les caches sur les côtés, de sorte que la chaleur peut être mieux évacuée. Je me suis aussi promis de conduire beaucoup plus calmement. L’année dernière, j’y ai été trop fort « .

Précisément en y allant plus calmement et plus progressivement au début, Joey Van den Outenaar espère aller plus loin. « Je suis avec mon père. Notre objectif est d’atteindre la ligne d’arrivée ensemble. Franchir la ligne d’arrivée et profiter ensemble est le plus important “.

Rob van Pelt: « Voyons voir si on peut le faire en budget réduit »

Le Suzuki Vitara de Rob van Pelt au départ du Morocco Desert Challenge Maroc est plutôt une rareté parmi les véhicules de rallyes, grands, rutilants et rugissants. « Il est le vilain petit canard du plateau » Van Pelt rigole. « J’ai fait la « Baja Duitsland » et c’était bien, donc pourquoi pas le Maroc alors? Je voulais savoir si c’est faisable avec une voiture à moindre prix, une voiture standard sans luxe. Le défi dans un défi ».

Le premier défi est de toute façon de participer en tant que pilote. Après une longue carrière en moto, Van Pelt a été quelques années le navigateur de Maik Willems dans un Toyota Hilux. Willems a Ed Wigman à côté de lui dans ce rallye, Van Pelt est pilote avec Bram van Dorp comme navigateur. « Être assis à côté est amusant, mais conduire soi-même est encore mieux » dit Van Pelt. « Si c’est un succès et ce sera à refaire, l’avenir nous le dira. »

Jean-Marie Lurquin, le légendaire navigateur Dakar, mène pour la première fois la voiture d’ouverture au Morocco Desert Challenge. Découvrez ses raisons.

Jean-Marie Lurquin a gagné en tant que co-pilote des toppers comme Jean-Luis Schlesser, Josep Maria Servia et Giniel de Villiers plusieurs étapes du Dakar et de rallye-raids internationaux. Cette année, il ouvre le Morocco Desert Challenge. L’un des meilleurs navigateurs du monde qui fait un dernier examen final au road book ? Comment cette collaboration est-elle née?

Lurquin est un ami proche depuis des années du directeur de course Jean-Claude Kaket. Il a aussi été invité une fois par l’organisateur Gert Duson. Le Morocco Desert Challenge prend de l’ampleur et se développe chaque année à un niveau professionnel supérieur.  Une meilleure ouverture donne confiance aux pilotes ce qui conduit à son tour à une croissance de participants.

Il y a un mois et demi Gert et moi sommes allés à l’exploration du parcours et la semaine dernière, j’ai refait l’ensemble du parcours en six jours. Parfois, la pluie a changé une piste, ou des nouvelles barrières bloquent un passage. Tous ces petits changements sont introduits pour que les participants ne rencontrent pas de surprise. Je peux dire avec une certitude absolue que les road book sont d’excéllence.

La raison pour laquelle de plus en plus de pilotes qualifiés rejoignent le Morocco Desert Challenge est non seulement en raison des étapes spectaculaires à travers un paysage fantastique, mais aussi ils y retrouvent des étapes de 0 km liaison.

Lurquin : ceci existe dans aucun autre rassemblement dans le monde! Partout les équipes passent la nuit sur le tarmac pendant de nombreuses heures en route au prochain démarrage. Le MDC laisse simplement la prochaine étape où la précédente se termine.

Aussi le parcours est sans précédent dans un pays qui organise des dizaines de rassemblements. Bien que ceux-ci sont souvent limitées à une région ou d’une surface, le MDC unit tout : de l’Atlantique à la côte méditerranéenne à travers la plage, des dunes, oueds, des rochers, des pentes et Pèche Pèche. Le départ de la Plage Blanche est pour moi aussi mythique que l’arrivée au Lac Rose à Dakar. Je suis depuis des années dans les compétitions mondiales de rallye et j’ai conduit partout dans le monde, mais ce parcours a vraiment tout pour un rallye-raid.

Si nous voulons savoir comment ce rallye est vécu dans l’environnement professionnel, Jean-Marie ressort comme un passionné.

Lurquin : Les pilotes se rendent compte qu’un nouveau rallye est né qui aborde les choses d’une façon nouvelle et rafraîchissante.  Ici, après une étape ils ne rentrent pas à un hôtel , mais ils arrivent dans un nouveau bivouac dans la nature. Une bonne nourriture leur attend et ils prennent le temps de boire une bière avec les autres concurrents. Une convivialité qui selon moi avait disparue ces dernières années dans le monde de rallye a été réintroduit par l’organisateur.  Le Morocco Desert Challenge à l’essence du rallye, ce qui est exactement la raison pour laquelle je me suis engagé dans ce projet.