BEMBÉ AFRO-LATIN FESTIVAL, Agadir 27 avril – 1er mai 2017

BEMBÉ AFRO-LATIN FESTIVAL

UNE GRANDE PREMIÈRE À AGADIR

C’est avec une immense joie que notre ville accueille la première édition du Bembé Afro-Latin Festival. Initié par Nika Corp., ce rendez-vous culturel fera la part belle, du 27 avril au 1er mai 2017, aux sonorités afro-latines grâce à une programmation diversifiée pour satisfaire les festivaliers attendus. Mêlant musique et danse, Bembé Afro-Latin Festival se veut incarner la convivialité, la bonne ambiance et le dépaysement pour marquer les esprits et se positionner comme un événement incontournable du calendrier culturel marocain. Soirées et spectacles de danses, concerts Live, Pool et Beach Parties, entre autres activités, avec de grands noms de la musique latine tels que le groupe cubain FCLAN. Le Festival donne aussi rendez-vous aux amateurs de danse avec des workshops autour de plusieurs disciplines : Salsa cubaine, Kizomba, Chacha, Tango argentin, etc.

DE LA DANSE…

Si vous souhaitez passer cinq jours de pure ambiance, apprendre ou perfectionner vos acquis en danse, le Bembé Afro-Latin Festival 2017 vous propose une série de workshops avec, pour chaque discipline, des artistes venus des quatre coins du monde. Parmi eux, Fredyclan (Allemagne), Diana Rodriguez (Russie), Dayeline Argota Alvarez (France) pour la Salsa cubaine. En Kizomba, nous retrouverons Sarah Lopez et Réda (Espagne/France), Liliana et Jamba (République tchèque), Chris’Py et Booxy (France) et bien d’autres. En Salsa L.A/N.Y et Chacha, les invités du Bembé seront Ilham et Fabien (Maroc), Nery Garcia et Giana Montoya (USA), etc. Dans la discipline Bachata, seront présents Andrea et Sylvia (Italie) et Danielito (Allemagne). Enfin pour le Tango argentin, place à Gladys et Oscar Soytango (Portugal).

ET DU SHOW MUSICAL

Le Bembé Afro-Latin Festival, c’est aussi un rendez-vous musical très attendu avec à l’affiche le groupe cubain FCLAN. À travers la combinaison de performances sonores et visuelles grâce à des musiciens et danseurs de talent, FCLAN transporte la culture populaire cubaine sur la scène internationale. Après s’être produit dans une vingtaine de pays, FCLAN sera pour la première fois au Maroc le samedi 29 avril prochain. Tout en musique, le Festival Bembé propose également des concerts gratuits sur la Promenade d’Agadir. Une dizaine d’artistes venus d’Amérique latine, du Maroc, d’Afrique subsaharienne se produiront sur différents thèmes musicaux : africains, latino, fusion, etc. Pour les noctambules, le Bembé Afro-Latin Festival prévoit des Live Sets avec des DJs de renommée comme DJ Morelasoul (Pays-Bas), DJ Madmo (France), DJ Kito (Maroc)… Soyez de la fête.

LES EXTRAS DU BEMBÉ…

De la danse et de la musique, mais aussi de l’art, du bien-être et du sport avec les extras du Bembé. Tout au long du Festival, vous pourrez bénéficier de cours de surf, à quelques minutes à pied du Centre des Congrès où se déroulent les festivités. Des cours de Yoga vous sont également proposés par le yogi Lamia Nejjar, partenaire de l’événement. Des séances au bord de la piscine ou de la plage, pour faire, tous les matins, le plein d’énergies positives. Seront aussi programmés, des workshops de danse orientale avec la danseuse, chorégraphe et instructrice Marina Navarro. Le Bembé Afro-Latin Festival expose aussi, pour le plaisir des yeux, une vingtaine de voitures classiques à apprécier sur le parking du Centre des Congrès. Enfin, une exposition picturale d’œuvres en rapport avec la thématique du Bembé est à découvrir dans le hall d’accueil de l’Hôtel Amadil.

RESERVEZ-VITE !

Pour ne rien manquer de cet événement inédit, réservez-vite votre place. Divers pass et packs sont mis à votre disposition. Le Full Pass donne accès à tous les workshops, toutes les soirées DJ, Pool Party, Beach Party, Show de danses et au concert principal. Pour ceux qui souhaitent faire la fête, le All Parties Pass donne accès à toutes les soirées DJ et aux Pool et Beach Parties. Des packs Hébergement sont également proposés par les hôtels partenaires de l’événement : Golden Beach, Atlas Amadil, Royal Atlas. Des pass à la journée, uniquement pour les cours de surf, ou pour le concert et le spectacle de danses son prévus. Choisissez rapidement celui qui vous correspond et vivez pleinement ce rendez-vous d’exception. Nombre de places limité.

Plus d’information sur : http://www.bembefestival.com/

Agadir se prépare à accueillir les investisseurs du Golfe

infomediaire.net – 24/04/2017

Infomédiaire Maroc – Une délégation de l’Union des chambres de commerce du Conseil de coopération du Golfe (CCG) conduite par son secrétaire général, Abderrahim Hassan Naki, effectue une visite à Agadir, dans le cadre des préparatifs pour la tenue, dans la capitale du Souss, du forum d’investisseurs Golfe-Maroc les 16 et 17 novembre prochain.
Et lors d’une rencontre avec les autorités de la ville, l’accent a été mis sur les perspectives des investissements des pays du Golfe, notamment le secteur privé, au Maroc en général et dans le Souss-Massa en particulier. A suivre !

Rapport de la Cour des comptes : Le ministère de la Culture, une coquille vide?

huffpostmaghreb.com – 24/04/2017

Le ministère de la culture a tout d’une coquille vide. C’est du moins ce qui se dégage du rapport 2015 de la Cour des comptes. Les sages de cette instance ont d’emblée donné le ton: « Les documents présentés par le ministère de la Culture tels qu’ils sont établis ne peuvent être considérés comme des stratégies », est-il indiqué. Et d’ajouter que la programmation stratégique a été scindée en trois périodes ( 2003-2007, 2008-2012 et 2012-2016), mais qu’aucune n’a été déclinée en objectifs détaillés et chiffrés avec des moyens, des plans d’action et des délais précis.

Proximité culturelle

Censée promouvoir les centres culturels, la tutelle n’en a créée que 57 sur un total de 463, indique la même source. Quant à la répartition spatiale de ces institutions, elle est marquée de disparités, ajoute la Cour des comptes. En effet, plus de 32% de ces centres culturels se trouvent dans les régions de Souss-Massa et de Tanger-Tétouan, alors que quatre grandes régions n’en accueillent que 7,3% :Oued-Eddahab–Lagouira, Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, Gharb-Chrarda-Beni Hssen et Chaouia-Ouardigha.

Monuments historiques

Côté monuments historiques, la Cour des comptes n’est pas plus clémente. Dans son rapport, elle précise que le ministère de tutelle lance des chantiers de restauration sans les mener à terme. Ainsi, des projets entamés durant les années 2006 et 2007 ne sont pas encore achevés à ce jour. La Cour des comptes cite comme exemple les projets de restauration du site volubilis (3ème tranche), d’aménagement de Hri Souani et du musée et du jardin des Oudayas.

La Cour des comptes craint surtout pour le devenir des monuments historiques. En cause, les imprécisions du cadre législatif relatif à la protection de ces sites. Ainsi, la loi n°22-80 évoque une autorisation administrative pour assurer l’entretien et la restauration des monuments sans attribuer clairement cette tâche au ministère de tutelle.

Plus grave encore, la tutelle ne désigne pas des agents chargés de la constatation des infractions aux dispositions de la réglementation. Résultat: aucun rapport devant relever des infractions n’a été élaboré depuis la création de ce ministère. Pourtant, les cas d’atteinte aux sites historiques ne manquent pas. Des actes de destruction et de vandalisme commis par des groupes de « chasseurs de trésors » dans des sites historiques comme Gantrat El Fellous et Dar Oum Sultan font encore parler d’eux.

Reddition des comptes

La gestion des galeries relevant du ministère de la culture, dont le nombre s’élève à 47 structures, n’obéit toujours pas à des règles de transparence, soulève par ailleurs le rapport. « À l’exception des expositions réalisées au niveau des galeries de Rabat, le ministère ne dispose pas des statistiques sur celles organisées par ses structures au niveau régional », précise-t-on dans le document. Dans la même lancée, la Cour des comptes constate que seules les galeries de Rabat possèdent un règlement intérieur.

La voie express Tiznit-Laâyoune en bonne place dans le programme gouvernemental

par Lahcen Oudoud – lematin.ma – 23/04/2017

Infrastructures-routieres-b.jpgCe chantier est appelé à contribuer à l’élargissement et au renforcement du réseau routier entre Tiznit, Laâyoune et Dakhla.

La réalisation de la voie express Tiznit-Laâyoune et l’élargissement et le renforcement de la liaison entre Laâyoune et Dakhla figurent en bonne place dans les chantiers d’infrastructures du nouveau gouvernement. Portant sur près de 1.055 km, les deux projets nécessiteront 8,5 milliards d’investissements dans une première phase qui durera 6 ans.

La réalisation de la «voie express atlantique» entre Tiznit et Laâyoune est au menu du nouveau gouvernement. Le programme gouvernemental présenté mercredi par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, devant les deux Chambres du Parlement réunies en séance commune intègre, en effet, à son plan d’action la réalisation de cette infrastructure routière d’une longueur de 555 kilomètres et qui coûtera de 6,2 milliards de DH. Au programme également, l’élargissement et le renforcement de la liaison entre Laâyoune et Dakhla sur 500 km qui devra mobiliser 2,3 milliards de DH.

À noter que le projet de voie express, annoncé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 6 novembre 2015, a déjà été entamé avec le lancement des études technico-économiques et même le démarrage de la construction d’un pont sur l’oued Drâa dans la province de Tan-Tan.
Ces études, lancées par le ministère de l’Équipement, du transport et de la logistique début 2016, concernent les quatre principales sections du projet : Guelmim–Oued Drâa, Oued Drâa–Oued Lwaar, Oued Lwaar–Tarfaya et Tarfaya–Laâyoune. Ces études portent notamment sur les contraintes topographiques, hydrauliques et géotechniques.

Portant sur près de 1.055 km, les deux projets (réalisation de la voie express Tiznit-Laâyoune et l’élargissement de la liaison entre Laâyoune et Dakhla) nécessiteront donc 8,5 milliards d’investissements dans une première phase qui durera 6 ans. Les financements seront notamment mobilisés à travers des fonds publics, dont ceux des ministères de l’Équipement, des Finances, de l’Intérieur, mais aussi en partenariat avec les régions.
Ce chantier est appelé à contribuer à l’élargissement et au renforcement du réseau routier entre Tiznit, Laâyoune et Dakhla. La voie express a pour objectif de réduire la durée des déplacements, éviter les coupures de routes suite aux inondations et à l’ensablement, baisser les charges d’exploitation des véhicules et améliorer les services de logistique au profit des voyageurs et du transport de marchandises. Le projet prévoit entre autres la création d’aires de repos, de services ainsi que des parkings pour camions. Le développement de cet axe routier, qui constituera un levier important pour l’investissement public et privé, impactera positivement et directement une population de plus de 2,2 millions d’habitants, répartie sur 10 provinces de plus de 420.000 km² des régions de Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.

Les Marocains, friands de fromages… fondus

Par Reda BENOMAR – leconomiste.com – 24/04/2017

  • Le fromage de chèvre est le plus réussi par les artisans marocains
  • Les industriels ne proposent pas de gammes étoffées et se concentrent sur ce qui marche
  • Le segment du haut de gamme comble la demande des puristes

L’enseigne les Maîtres du Marché a ouvert ses portes le 26 novembre 2016. «Depuis, l’engouement est clairement perceptible», confie Yassine Benjelloun, propriétaire du magasin

Le choix en fromage est très limité pour le consommateur lambda. Le fromage fondu étant le plus courant au Maroc. Il est largement préféré aux pâtes sèches et pressées. L’essentiel de la production locale est assurée par Les Fromageries Bel, La Fromagerie des Doukkala appartenant à la Centrale Danone ainsi que Fromital.

Il est ancré dans les habitudes de consommation marocaine du fait de son faible coût et de son accessibilité. «Il y a des consommateurs qui préfèrent acheter des portions individuelles, chose qui n’est pas possible avec du parmesan ou du Comté», explique un industriel du secteur. «Le fromage fondu est souvent de piètre qualité. Dans le meilleur des cas il est composé de produits laitiers, sinon ce n’est que de l’amidon, de la farine», ajoute-t-il.

Dans les années 30 le fromage fondu provenait de fromage fissuré, qui n’était pas présentable à la vente tel quel. Ce n’était pas une finalité d’en faire. Son histoire au Maroc remonte aux années 60 quand les soldats américains se faisaient livrer des portions de fromage fondu à la base militaire de Kenitra.

Ce n’est que fin 1998 que la Centrale Danone (ex-Centrale Laitière) s’associe au groupe international fromager Bongrain pour lancer une nouvelle entité: Fromagerie des Doukkala. Avec son fromage fondu «Cœur de lait» l’objectif était de concurrencer les fromageries Bel et leur produit «La vache qui rit» présent depuis la fin des années 70. Les derniers chiffres communiqués par les professionnels du secteur remontent à 2013. Ils faisaient état de 56.000 tonnes consommées, tous fromages confondus, pour 1 kg par personne.

Afin de protéger la production locale, le fromage fondu est taxé à hauteur de 30% hors contingent et à 17,35% pour un contingent de 350 tonnes. Ceux à pâte persillée sont taxés à 5%. Pour le reste des fromages, les frais de douane ont largement baissé durant la dernière décennie. L’administration autorise un contingent tarifaire de 1.300 tonnes à 0% et entre 3,5% et 5% à plein tarif. «C’est ce qui explique qu’il y ait moins de contrebande», confie Rafiqi, directeur commercial chez Fromital, entreprise basée à Agadir.

Dans les fromages de l’entreprise on revendique l’absence de conservateurs et d’amidons. «Nous définissons nos fromages comme étant des fromages nature, nous sommes d’ailleurs les seuls à avoir un agrément d’export vers la Russie», explique le directeur commercial. Nous avons une politique stricte en ce qui concerne l’approvisionnement en lait. Il vient de la région de Souss Massa Drâa, dans la vallée du Toubkal», conclut-il.

■ Une législation bancale qui ouvre la voie à tous les abus
La législation marocaine reste très vague sur la composition exacte d’un fromage pour qu’il mérite son appellation. A peine encadre-t-elle le taux de matière grasse. Selon le décret n°2-00-425 parut au BO n°4862 du 04/02/2001, l’appellation fromage fondu est réservée au produit provenant de la fonte du fromage et d’un mélange de fromages, additionné éventuellement à d’autres produits laitiers, présentant une teneur minimale en matière grasse de 40 g pour 100 de produit.

L’appellation fromage de chèvre est, elle, réservée aux fromages de forme et de poids variables, préparés exclusivement avec du lait de chèvre. Ces fromages doivent contenir au moins 45 grammes de matière grasse pour 100 grammes de fromage après complète dessiccation. Le fromage bleu a, lui, droit à la définition la plus vague qui puisse exister. Selon le texte de loi, «la dénomination bleu est réservée à un fromage affiné à pâte légèrement salée, malaxée et persillée en raison de la présence de moisissures internes de couleur bleue».

Les textes de loi n’étant pas plus clairs, les industriels s’appuient sur les directives de la commission du Codex Alimentarius. Créée en 1963 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de mettre en place des normes alimentaires, elle a élaboré plusieurs normes individuelles pour les fromages. Pour l’edam par exemple, des facteurs essentiels de composition et de qualité sont clairement définis ainsi que les additifs alimentaires tolérés et la méthode d’analyse et d’échantillonnage préconisée.

■  Le segment du haut de gamme et de l’artisanal sauve la face
Les puristes se tournent eux vers les petits producteurs et surfaces spécialisées, souvent tenues par des passionnés. Le fromage du terroir marocain, essentiellement du chèvre de Meknès, est reconnu pour sa qualité supérieure. Kamal Daoudi et Anne Tisserand sont les références incontestables. Tous les deux travaillent dans l’élevage de chèvres et la fabrication de fromages.

Leurs produits sont commercialisés localement dans la ville de Meknès, mais aussi dans les grands restaurants gastronomiques de Casablanca. C’est aussi le cas du Domaine de la Pommeraie, à 25 km de Fès, qui fournit une trentaine d’adresses haut de gamme.

Les Maîtres du marché, enseigne spécialisée, fraîchement installée dans le quartier Racine de la métropole, commercialise toutes sortes de fromages. Reblochon de Savoie, Comté, Roquefort, Brie, tout y est. «Nos gammes de produits sont faites à partir de lait cru, les fromages sont affinés et médaillés. Un client peut débourser entre 35 DH, cela peut monter à 2.000, voire 3.000 DH si le client prend un assortiment de différents fromages», explique Yassine Benjelloun, propriétaire de l’enseigne. Même constat chez les Franchouillard. Même gamme de prix aussi.

«Nous avons réalisé un CA de 2 millions de DH en 2016», confie Stéphane Bosch, copropriétaire du magasin. Les deux enseignes distribuent du fromage venu de l’importation à l’exception du chèvre, de la Ricotta ou du burrata qui peuvent provenir de la production locale. Abderrazak Khoubbane est lui basé à Essaouira. Il tient un restaurant, La Fromagerie, établissement sans prétention, incontournable dans la région.

«Essaouira est une ville unique qui regorge d’amateurs de bons vins et fromages», explique-t-il. Ce passionné produit lui-même son fromage de chèvre et de chamelle artisanale. Il dispose d’un élevage et sa production varie d’année en année selon les naissances et le lait qu’il arrive à en tirer. De grands noms de l’hôtellerie de luxe intègrent ses fromages à leur carte d’ailleurs.

Boule rouge ne rime pas toujours avec fromage

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Dans les grandes surfaces, jouxtant la boucherie, il y a souvent ce que les professionnels appellent un espace de découpe. Charcuterie et fromage y sont exposés. «Quand vous demandez du fromage “rouge” vous vous attendez à avoir de l’edam ou de l’emmental», explique un grand industriel du secteur. «Mais, en général, c’est une pâte à la composition inconnue qui vous est servie. Demandez à regarder l’étiquette, dans 80% des cas l’appellation fromage n’y figurera même pas. Il faut avoir ses entrées pour pouvoir écouler ce genre de marchandises», confie-t-il.

Agro-industrie: «Le contrat-programme, une opportunité pour MedZ»

Par Youness SAAD ALAMI – leconomiste.com – 24/04/2017

  • Il boostera la commercialisation des agropoles de MedZ
  • Entre 800 et 900 millions de DH d’investissements en 2017
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Omar El Yazghi, président du directoire de MedZ «Il ne faut pas que l’investissement s’arrête. C’est pourquoi nous développons ces zones, anticipant les besoins de nos clients et des prospects (Ph.YSA)

– L’Economiste: MedZ réalise 3 des 6 agropoles prévues par le PMV. Quel est l’état d’avancement de ces projets?
– Omar El Yazghi:
Aujourd’hui, nous avons deux agropoles qui sont opérationnelles, à savoir l’Agropolis de Meknès (106 ha) et celle de Berkane (50 ha). Pour ces deux projets, l’investissement est finalisé et les clients s’installent déjà. Pour ce qui est de la commercialisation des lots, elle avoisine les 50% à Meknès et 70% à Berkane. Nous avons à la fois des PME et des grands comptes au niveau de ces deux zones. A Berkane, nous avons 100% d’entreprises marocaines dont une grande structure de Diana Holding (280 millions de DH d’investissement), une coopérative spécialisée dans les produits laitiers et des firmes exportatrices de la fromagerie. Ces implantations ont permis à ce jour de créer quelque 1.500 emplois. Sur Meknès, c’est plus varié dans le sens où on a des multinationales, mais aussi des grandes PME de Casablanca et beaucoup de PME de la région de Meknès. Les unités opérationnelles emploient plus de 6.000 personnes. Enfin, pour l’agropole de Souss Massa, les travaux d’aménagement ont été lancés fin 2016 et la finalisation des investissements est prévue pour juin prochain. Je pense que la 1re tranche (32ha) sera entièrement commercialisée d’ici fin 2017. A noter que l’investissement engagé par MedZ pour l’aménagement des trois agropoles avoisine 1 milliard de DH.

– L’aménagement de l’agropole de Béni-Mellal a été confié à Sapino (filiale de la SNI). Est-ce qu’il s’agit d’une concurrence ou d’une complémentarité?
– Nous agissons dans un secteur où plus il y a d’intervenants, plus il est attractif. Si on était resté tout seul, il fallait s’inquiéter pour MedZ. Le fait qu’il y est aujourd’hui un certain nombre d’intervenants comme Sapino, Tmsa, Al Omrane et d’autres acteurs privés (à Casablanca notamment) permet d’initier nombre de projets un peu partout au Maroc. Ce qui serait ingérable pour un seul acteur. Donc, plus il y a d’intervenants, plus il y aura de demande pour le foncier industriel.

– Le contrat-programme signé lors des Assises est plutôt une bonne nouvelle pour MedZ…
– Tout à fait. Ce contrat-programme vient dans la continuité du PMV. A son démarrage, cette stratégie a mis les moyens pour faire évoluer la production des filières agricoles. Aujourd’hui, le nouveau contrat-programme signé permettra une accélération au niveau industriel. Pour MedZ, il s’agit d’une véritable opportunité dans le sens où l’Etat met en place des aides très importantes (plus de 4 milliards de DH) encourageant l’investissement dans l’agro-industrie. C’est similaire à ce qui a été fait dans d’autres secteurs tels l’aéronautique, l’automobile, etc. Cet appui donnera une impulsion réelle à la création d’industrie de valorisation des produits. En parallèle, le contrat-programme prévoit un accompagnement au niveau de l’export. Les débouchés ne se situent pas seulement au niveau du Maroc, il y a aussi un fort potentiel à l’export. Ainsi, le nouveau contrat-programme est un point d’inflexion par rapport au développement du secteur agro-industriel. Il permettra l’accélération des investissements et la création d’emplois et de la valeur ajoutée, particulièrement au niveau des agropoles.

Pour qui ont voté les Français du Maroc?

par S. E. O. – media24.com – 24/04/2017

Sur les 34.400 électeurs inscrits aux listes électorales, 18.232 se sont déplacés pour voter au scrutin présidentiel. Un taux de participation de 53% contre environ 80% en France. Voici les résultats.

Contrairement à la métropole, Marine Le Pen a été classée 5e derrière Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron.

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, on en sait plus sur le vote des Français expatriés au Maroc ou disposant de la double nationalité.

Le premier enseignement de ce scrutin est un taux d’abstention double à celui enregistré en France.

Le taux de participation finale des électeurs au Maroc a été de 53% contre environ 80% en France (soit 47% de taux d’abstention contre 20% sur le territoire français).

Selon les chiffres recueillis par Médias24 auprès de l’Ambassade de France, Emmanuel Macron s’est classé premier des 11 candidats avec un score de 31,6% (contre 23,9% en France). Attention, les chiffres du tableau sont provisoires.

François Fillon a obtenu 28,9% des suffrages exprimés au Maroc contre 19,9% en France.

La troisième marche du podium est occupée par Jean Luc Mélenchon avec 25,8% des votes contre 19,6% en France.

Benoit Hamon candidat du parti socialiste a obtenu 5,7% des suffrages soit moins que son score réalisé en France (6,3%).

La candidate du Front national arrive ensuite avec un score de 4,1% (contre 21,4%).

Les électeurs français ont voté dans 28 bureaux de vote dépendants des six consulats généraux situés à Rabat, Casablanca, Agadir, Marrakech, Tanger et celui qui regroupe les villes de Fès, Meknès et Oujda.

 

Dimanche à Marrakech, petite file devant le bureau de vote. (Ph. AIC Press)