Voyage en France : Problème avec la douane espagnole à Tanger

.

Transmis par l’UFE Agadir :

Voici une mésaventure arrivée à deux de nos compatriotes français :

Notre Président, Jean-Claude ROZIER, a saisi le Consul Général de France à Agadir de cet incident . Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites qui seront données.
Le Bureau de l’UFE Agadir

Bonjour,

Nous vous adressons ce message pour vous faire part d’une mésaventure qui vient de nous arriver lors de notre retour en France la semaine dernière, afin que vous puissiez apporter une information aux personnes qui viennent à la permanence de l’UFE pour avoir des renseignements administratifs ou à tous les résidents actuellement membres de l’UFE.

Voilà les faits :

Mercredi nous avons pris le bateau à Tanger Med pour Algésiras. A notre arrivée, nous avons été (comme plusieurs autres personnes) bloqués par la douane. Celle-ci nous a indiqué que nous étions en infraction, car l’adresse figurant sur la carte de grise de notre véhicule (immatriculé au Maroc), n’était pas la même que celle sur notre passeport. En effet, la carte grise comporte notre adresse à Agadir et sur le passeport celle de France où a été établi ledit passeport qui est toujours en cours de validité (le changement d’adresse n’étant pas obligatoire ; information vérifiée par mes soins sur le site du ministère concerné).

Du coup, on nous a infligé une contravention et comme les services administratifs de la douane (en face du port) étaient fermés, il a fallu après avoir laissé la voiture en douane, trouver un hôtel pour pouvoir dormir le soir, avant d’aller le lendemain, payer la dite amende.  Le lendemain matin, nous nous sommes présentés au service concerné. Il a fallu une matinée pour d’une part obtenir un avis de paiement pour aller ensuite payer l’amende dans une banque en ville et revenir pour obtenir le quitus.

Nous avons dû ensuite retourner à la douane, avec ce document où il nous a été remis la carte grise pour pouvoir aller acheter un billet de retour au Maroc, car il nous a été notifié l’obligation de retourner sur le territoire marocain, car nous n’avions pas le droit de laisser la voiture sur le territoire espagnol. Après être allés acheter les billets de bateau à la gare maritime, nous sommes revenus les montrer au douanier, qui nous a remis les clés de la voiture afin que nous puissions nous mettre dans la queue des véhicules repartant au Maroc. Pour compléter l’information, un couple de français résidant à Casablanca, (qui allait à un mariage d’une nièce en Bretagne et qui n’ont du coup pas pu y aller) ont eu une amende de 300 euros, car c’est le mari qui conduisait au moment de « l’interpellation », alors que la carte grise est au nom de Madame.

Il s’agit tout simplement d’un racket, car l’année dernière nous avons fait plusieurs fois le voyage Maroc-France en voiture (par Tarifa et Barcelone) et n’avons jamais eu de problème. Les gens de casa eux, font le voyage depuis 6 ans et sont passés plusieurs fois par Algésiras, sans avoir été inquiétés.

Donc, il faut informer les gens qui souhaitent être résidents au Maroc (et ceux qui y sont déjà) que s’ils achètent une voiture au Maroc et qu’ils souhaitent remonter en France avec, il faut qu’il fassent changer leur passeport même s’il est toujours en cours de validité (le changement de passeport pour un changement d’adresse est a priori gratuit), qu’il y ait ou non un lieu de résidence en France.

Il serait également souhaitable, que lorsque les gens vont s’inscrire au Consulat, que celui-ci relaye l’information.

En ce qui nous concerne, nous sommes bien arrivés à destination (Dieppe) hier avec notre voiture, après des péripéties sur lesquelles, je ne m’étendrai pas ici.

Bonne continuation à tous sous le soleil.

Daniel et Dominique

Igîlîz, la perle archéologique de Taroudant

yabiladi.com – 28/05/2017

Le prix d’archéologie de la fondation Simone et Cino Del Duca a été décerné en 2015, à une mission archéologique franco-marocaine. Cette dernière a mis en lumière un site archéologique important de l’histoire marocaine situé dans la montagne d’Igîlîz.

La montagne d’Igîlîz recèle un pan de l’histoire Almohade méconnu. A son sommet se dresse une forteresse érigée contre les assaillants et qui fut longtemps oubliée. Beaucoup d’historiens cherchaient l’endroit, mais n’arrivaient pas à le trouver jusqu’au moment où la mission franco-marocaine d’archéologie a mis la main dessus. Dirigée par le professeur Abdallah Fili de l’Université d’El Jadida et Jean-Pierre Van Staëvel de l’Université Paris-Sorbonne ainsi qu’Ahmed Ettahiri de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP). Allons à la découverte du site à l’origine de la rébellion qui a mené les Almoravides à leur perte.

La montagne d’Igîlîz se trouve à une soixantaine de kilomètres de Taroudant (région Souss-Massa), dans l’Anti-Atlas, dans la commune de Toughmart, fief de la tribu des Arghen. Les ruines archéologiques de la forteresse médiévale se trouvent dans une région enclavée avec une vue à couper le souffle sur les vallées et les montagnes. «C’est la raison pour laquelle le site résistait aux assaillants», explique Abdellah Fili, professeur en archéologie en charge des fouilles sur Igîlîz. «On ne s’attendait pas à découvrir le site du premier coup. En 2004, nous nous sommes basés sur les sources arabes écrites médiévales et sur les travaux de nos prédécesseurs pour localiser l’endroit», informe l’archéologue spécialisé dans la période islamique. Selon lui, des archéologues se sont intéressés au site dès les années 20, mais n’arrivaient pas à le trouver.

Igîlîz est un site majeur de l’histoire marocaine. Il est relié à un événement clé : celui de la genèse du mouvement almohade. Ce dernier a été à l’origine du plus grand «empire de l’occident musulman».

A l’origine de l’avènement des Almohades

«Beaucoup d’historiens pensent que l’origine des Almohades se trouve à Tinmel. Ils se trompent puisque Ibn Tumert, le fondateur de cette dynastie est né à Igîlîz et s’y est réfugié quand les Almoravides l’ont chassé lors de sa révolte», confie le professeur. De 1120 à 1124 à peu près, Ibn Tumert rassemble autour de lui les tribus environnantes lors de ses premiers prêches. Pendant cette période, le révolutionnaire gagne ses premières confrontations contre les Almoravides. Peu de temps après, il décide d’installer son quartier général à Tinmel, à une centaine de kilomètres de Marrakech pour continuer sa bataille.

De 2009 jusqu’à présent, les fouilles archéologiques ont permis de faire la découverte des structures archéologiques du site, avec le matériel de l’époque «dans une région complètement isolée comme la région de Souss». Le travail a mis en lumière une meilleure compréhension des stratégies défensives du site «notamment les fortifications et les alentours», précise Abdallah Fili. Igîlîz se constitue de beaucoup d’habitats, d’une grande mosquée et deux autres plus petites. «Des structures d’habitats collectifs se démarquent, elles étaient destinées à l’enseignement religieux et également de lieux de repas collectifs», ajoute le scientifique. A présent, c’est «une référence à l’échelle internationale».

Pour visiter, il faut avoir une voiture «solide» pour y accéder. Un programme de mise en valeur du site est en cours. «Nous avons entamé les discussions avec les différents acteurs du ministère de la Culture, de la commune de Toughmart et de la province de Taroudant pour pouvoir valoriser le site. La direction du patrimoine culturel a construit depuis l’année dernière une maison de l’archéologie sur place. Cela permet de pérenniser les recherches archéologiques et surtout de valoriser au niveau local le travail déjà réalisé», conclut Abdellah Fili.

Localisation :
GPS : 30°23’58,3″ N ;  8°21’57,58 W
(cliquez sur la carte) :

Vidéo :

Gouvernement El Othmani – Quelles études ont fait les ministres?

campus.ma – 24/05/2017

Beaucoup de chemins mènent aux plus hauts postes de l’Etat. Zoom sur les études et le parcours de chacun des 19 ministres du gouvernement El Othmani, nommés le 5 avril dernier.

Saad-Eddine El Othmani, un psychiatre aux commandes

Si Abdelilah Benkirane était titulaire d’une licence de Physique, notre nouveau Chef du gouvernement est bardé de diplômes, avec un parcours original entre la psychiatrie et… les études islamiques. Il est originaire d’Inezgane. Après un doctorat en médecine générale, obtenu à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca en 1986, il décroche un diplôme en Psychiatrie au CHU de Casablanca. Ce n’est qu’en 1999, soit plus de dix ans après son doctorat, qu’il se tourne vers un DES en études islamiques de la Faculté des Lettres de Rabat. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il renoue avec la passion politique qui l’animait déjà durant ses années fac, en rejoignant le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (actuel Parti de la Justice et du Développement).

Nasser Bourita, diplomate et cohérent

Nasser Bourita est titulaire d’une Licence en droit public obtenue à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales à Rabat. Suivront un Certificat d’études supérieures en Relations internationales, puis un DES en Droit international public. Il intègre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en 2009 pour y gravir peu à peu les échellons, devenant Secrétaire général du ministère, puis ministre délégué, avant d’être nommé ministre à 47 ans.

Aziz Akhannouch, du marketing à l’agriculture

Originaire de Tafraout, Aziz Akhannouch effectuera toute sa scolarité à Casablanca. Ce sera ensuite un MBA en Marketing de l’université de Sherbrooke, au Canada, décroché en 1986. Son diplôme en poche, il rentre au Maroc pour se dédier aux affaires familiales. Dix ans plus tard, c’est en homme d’affaires aguerri qu’il rachète le groupe de presse Caractères (Femmes du MarocLa Vie éco…). Il est aussi connu en tant que président du groupe AKWA, président du RNI (Rassemblement national des indépendants) et Ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime depuis 2007.

Mohamed Laaraj, le droit à la culture

Le nouveau ministre de la Culture et de la Communication est professeur universitaire, titulaire d’une licence en droit de l’université de Fès et d’un doctorat en droit public obtenu à l’université de Rabat. Le rapport avec la culture ? Il faut bien défendre les droits des créateurs et la culture comme un droit pour tous ! Il est accessoirement passionné de lecture et auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

Mohamed Hassad, le premier de la classe

Mohamed Hassad est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole nationale des ponts et chaussées de Paris, rien que ça ! Ex-ministre de l’Intérieur, c’est aux commandes de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qu’on le retrouve. Une source d’inspiration pour les étudiants, et d’espoir pour l’éducation nationale.

Mohamed Boussaid, la tournée des ministères

Autre parcours brillant que celui de Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances depuis 2013, qui ne s’est pas contenté d’un diplôme d’ingénieur option génie industriel de l’Ecole nationale des ponts et chaussées (Paris) : un MBA de l’International School of Business de la même école viendra clore en beauté ses années étudiantes. Commence alors une carrière en banque, avant de rejoindre des cabinets ministériels (Travaux publics puis Agriculture) et d’être nommé ministre chargé de la modernisation des services publics, puis ministre du Tourisme et de l’Artisanat en 2007. Vous arrivez à suivre ?

Abdelouafi Laftit, Maroc trotteur

Notre ministre de l’Intérieur est doublement diplômé des prestigieuses écoles parisiennes Polytechnique et ponts et chaussées, comme son prédécesseur, Mohamed Hassad. Après un début de carrière en finance en France, il devient directeur de l’Office d’exploitation des ports (ODEP) à Agadir, Safi puis Tanger, avant de diriger le Centre régional d’investissement (CRI) de Tanger-Tétouan, puis d’être nommé gouverneur de Fahs-Anjra, de Nador et enfin de Rabat. Mobile et disponible, quoi.

Rachid Talbi Alami, de la finance au sport

Après un début de parcours à l’université Mohammed V de Rabat, le ministre de la Jeunesse et des Sports – autrefois ministre de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications – décroche un doctorat en Gestion et Finance de l’université de New York, option finances locales. Ce diplôme déterminera son statut d’expert en décentralisation et système financier local, et son engagement : il fait partie de l’Association internationale de la planification stratégique pour la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Bassima El Hakkaoui, une (seule) femme au pouvoir

De nouveau nommée ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement social (oui, « de la Femme » a été remplacé par « de l’Egalité », mais pour la parité gouvernementale, patience), Bassima El Hakkaoui est titulaire d’un DES en psychologie sociale. Elle a été enseignante en sciences de l’éducation, avant de devenir députée PJD en 2002. Elle est l’auteure de nombreuses publications sur la femme, l’approche genre et l’éducation.

Mustapha Ramid, un avocat aux droits de l’Homme

Mustapha Ramid aux droits de l’homme stricto sensu, avouons que ça fait sens. Ex-ministre de la Justice et des Libertés sous Benkirane, notre ministre des Droits de l’Homme a fait des études de droit (niveau licence) pour devenir avocat au barreau de Casablanca, avant de suivre des cours de religion à Dar El Hadith Al Hassania.

Mohamed Yatim, option philo

Sa licence de philosophie et son DES en sciences de l’éducation en poche, Mohamed Yatim enseignera ces deux matières à l’université. Deputé PJD depuis 2002, il est actuellement en charge du délicat ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle.

Mohamed Sajid, je suis ton maire

Après un passage par l’Ecole supérieure de commerce de Lille, Mohamed Sajid a été député de la circonscription de Taroudante, puis maire de Casablanca avant que le Roi le nomme ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale.

Abdelkader Amara, scientifique militant

Après un doctorat de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat, Abdelkader Amara sera pendant dix ans conseiller scientifique au près de l’Organisation mondiale des sciences, en Suède. Ajoutez à cela un fort militantisme politique (membre fondateur du PJD), et vous obtenez un potentiel ministre. Il a d’abord été nommé ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies en 2012, avant de devenir notre actuel ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

Nabil Benabdellah, traducteur mais pas que

Une carrière sans nuages pour cet interprète-traducteur assermenté, expert auprès des tribunaux, mais aussi engagé en politique auprès du PPS. Actuellement ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, il est diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Paris), options relations internationales. Il a également été ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ambassadeur du Maroc à Rome.

Moulay Hafid Elalamy, du business à la politique

S’il est un des rares a avoir un petit nom (MHE), c’est parce que Moulay Hafid Elalamy est une figure majeure de l’économie marocaine. Son parcours professionnel est impressionnant et pourtant, une seule ligne à la rubrique « études » de son CV : diplômé en Systèmes d’information de l’université de Sherbrooke (la même qu’Akhannouch). C’est tout naturellement qu’il a été reconduit en tant que ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique.

Ahmed Toufiq, l’érudit

Licence de Lettres (option histoire) à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Rabat et certificat d’archéologie pour Ahmed Toufiq, notre ministre des Habous et des Affaires islamiques. A l’origine professeur d’Histoire, il est l’auteur de nombreux écrits sur l’histoire du Maroc. Une encyclopédie vivante sur le Maroc d’hier et d’aujourd’hui.

Aziz Rebbah, l’ingénieur durable

Fort d’un diplôme d’ingénieur de l’INSEA, spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information, et d’un master en Génie logiciel de l’université de Laval au Québec, Aziz Rebbah a occupé différents postes ministériels clés avant de se consacrer à celui de ministre de l’Equipement et du Transport sous Benkirane. Il est actuellement ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable.

Mohamed Aujjar, du journalisme à la justice

Le ministre de la Justice est – naturellement – titulaire d’une licence en Droit de l’université Mohammed VI d’Oujda, mais a toujours été passionné par l’information. Il a ainsi été journaliste puis directeur du quotidien Al Mithaq Al Watani, membre fondateur du Club de la presse, mais aussi de l’OMDH (Organisation marocaine des droits humains). Cet ancien ministre des Droits de l’Homme est également représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève depuis 2014.

El Houcine Louardi, à la rescousse

Ministre de la Santé, El Houcine Louardi est médecin spécialisé en anesthésie-réanimation et expert reconnu par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en médecine d’urgence et de catastrophe – jolie métaphore du ministère dont il prend les rennes pour la seconde fois. Il a par ailleurs longtemps été professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, auteur de plusieurs recherches sur la médecine d’urgence au Maroc.

Fête des mères