Archives de juin 7th, 2017

Fondation Mohammed V : Toute une logistique derrière la solidarité

par Aziza EL AFFAS – leconomiste.com – 06/06/2017

  • 5.000 personnes mobilisées pour les paniers Ramadan
  • Audits et contrôles sur toute la chaîne
  • Le coût du panier ramené à 116 DH au lieu de 190
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L’opération «Ramadan 1438», qui mobilise une enveloppe budgétaire de 55 millions de DH, bénéficiera à près de 2,3 millions de personnes, soit 473.900 ménages

Un planning bien chargé pour la Fondation Mohammed V. Les dix premiers jours du mois de Ramadan sont marqués par la distribution de paniers de denrées alimentaires à des milliers de familles parmi les plus démunies. L’opération, lancée officiellement par le Souverain le 27 mai à Fès, nécessite un montant global de 55 millions de DH.

Le plus gros de ce budget est fourni par le ministère de l’Intérieur (30 millions de DH), le reste par les Habous (12,5 millions) et la Fondation Mohammed V (12,5 millions). Ces partenaires contribuent au bon déroulement de l’opération avec le soutien de l’Entraide nationale.

Au total, 473.900 paniers devront être distribués dans 83 provinces durant les 10 premiers jours du mois de Ramadan. Les effectifs mobilisés (près de 5.000 personnes) sont aujourd’hui rodés à l’exercice. En effet, cette opération, qui en est à sa 18e édition, nécessite toute une logistique bien huilée et une mobilisation 4 mois à l’avance. A commencer par le lancement des appels d’offres pour l’achat des denrées alimentaires, l’identification des bénéficiaires et la remise des cartes.

«Chaque année, des appels d’offres pour la fourniture de la farine, de l’huile, du thé et du sucre sont lancés et les moins-disants sont sélectionnés», soutient Sanae Dardikh, responsable communication de la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Ce qui permet de réduire le coût du panier à 116 DH (au lieu de 190 DH qui est le prix réel du marché). Grâce à ces économies, la Fondation a optimisé les coûts en réduisant le budget de l’opération à 55 millions de DH (au lieu de 56 millions en 2016), précise-t-elle.

Et pour garantir la transparence sur toute la chaîne, la Fondation impose un contrôle qualité des denrées alimentaires par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Parallèlement, des commissions locales étudient les dossiers des bénéficiaires afin de s’assurer de leur éligibilité (en situation de précarité). Elles se chargent ensuite de l’établissement des listes de bénéficiaires, des convocations et distribution sur les 1.593 points dans 83 provinces.

Les opérations de distribution sont conduites par l’Intérieur, l’Entraide nationale et des assistantes sociales. Quant au choix des provinces bénéficiaires, il est basé sur la carte de précarité. Cette année, c’est le Souss Massa qui arrive en tête du classement des régions bénéficiaires, avec 57.900 paniers, suivi par Marrakech-Safi (47.800 paniers), Meknès-Tafilalet (40.050) …

Le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la Trésorerie générale du Royaume (TGR) et Barid Al Maghrib prêtent également leur concours à la Fondation en contribuant au contrôle des aspects financiers de l’opération.

Pour acheminer des tonnes de denrées à des centaines de points de distribution, toute une machine logistique est déployée. Un appel d’offres pour la sélection du prestataire est lancé avant le démarrage de l’opération. Celui-ci se charge de la distribution des denrées et des paniers vides qui seront ensuite remplis sur les différents sites de distribution dans les différents territoires et régions du pays.

SOUSS MASSA : IMOURANE SE DOTE D’UNE PÊCHERIE

par Yassine SABER – leseco.ma – 07/06/0217

Les travaux de construction des gros-œuvres en fondations menés par l’Office national des pêches (ONP) en tant que maître d’ouvrage ont été achevés alors que les gros-œuvres en élévation et plancher sont avancés à plus de 50%.

La plage d’Imourane relevant de la commune rurale d’Aourir disposera à son tour d’un point de débarquement aménagé (PDA) pour la pêche artisanale, ce qui portera le nombre des points de débarquement aménagés en activité à plus de 7 complexes installés au niveau de la région Souss-Massa.

L’ouverture de ce projet étalé sur  environ 2 hectares permettra l’augmentation du revenu des pêcheurs et la diminution des charges d’exploitation. Il permettra aussi l’amélioration des conditions de travail des marins pêcheurs ainsi que la qualité et la valorisation des produits débarqués en plus de l’organisation et l’encadrement de la profession à travers la création de micro pôles de développement. Après l’installation du chantier, les travaux ont été lancés par l’Office national des pêches (ONP) en tant que maître d’ouvrage, le 24 janvier 2017. Actuellement, les travaux de construction des gros œuvres en fondations menés par la société Sotman construction ont été achevés tandis que les gros-œuvres en élévation et plancher sont avancés à plus de 50%.

À l’instar des autres PDA, ce projet intègre l’ensemble des aspects de la vie des pêcheurs-artisans puisqu’il est composé de plusieurs infrastructures, notamment la halle aux poissons. Cette dernière est constituée d’une zone d’étalage de poissons et de circulation de mareyeurs en plus d’un espace d’identification et de pesée ainsi que des locaux techniques et des équipements annexés à la halle tels que la chambre froide, la fabrique de glace en écailles et le bureau pour le vétérinaire… S’agissant de la zone dédiée aux marins pêcheurs, elle sera composée de 52 magasins pour pêcheurs et 5 magasins pour mareyeurs en plus des ateliers mécaniques et ceux de réparation des barques ainsi que des locaux sociaux et des installations annexes complémentaires au bon fonctionnement de l’activité de pêche.

En ce qui concerne les aménagements extérieurs, qui n’ont pas encore été réalisés, ils concernent la réalisation des aires de stationnement des barques et celles d’étendage des filets, à la plage, en plus des voiries et parkings. Une zone d’extension future est également prévue pour le développement de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie Halieutis, notamment l’axe de la performance et la stratégie nationale de développement de la pêche artisanale qui repose sur la construction d’une soixantaine de villages de pêcheurs et points de débarquement aménagés (PDA) au profit des artisans pêcheurs. Actuellement, plus de 43 points de débarquement aménagés pour la pêche artisanale et un réseau régional de 10 marchés de gros de poissons ont été réalisés au Maroc.

Les professionnels du tourisme ont du pain sur la planche

par Kawtar Tali – aujourdhui.ma – 07/06/2017

Les professionnels du tourisme ont du pain sur la planche

Promotion des destinations, développement de liaisons aériennes et digitalisation

Si Marrakech est mieux positionnée dans la sphère touristique, Agadir est, d’après les professionnels, un produit à mettre en valeur, notamment avec l’accélération de la mise en place de la station Taghazout.

Les territoires «Marrakech Atlantique» et «Agadir Souss Massa» sont dans le viseur des opérateurs touristiques nationaux. Les professionnels du secteur mettent l’accélérateur sur ces deux destinations pour dynamiser la destination Maroc. Il s’agit là de l’une des priorités que se sont fixées à la fois le ministère de tutelle, la Confédération nationale du tourisme et autres opérateurs. «Nous allons mettre sur les rails ces deux destinations qui affichent actuellement une masse critique en matière d’hébergement», nous explique Faouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT). Si Marrakech est mieux positionnée dans la sphère touristique, Agadir est, d’après les professionnels, un produit à mettre en valeur, notamment avec l’accélération de la mise en place de la station Taghazout. De même, des efforts restent à faire en termes de promotion.

L’urgence étant de développer des liaisons point à point sur des bassins émetteurs que le Maroc connaît d’ores et déjà. Il s’agit en l’occurrence de la France, de l’Espagne, du Royaume-Uni et de l’Allemagne où un manque de lignes aériennes est à combler. «Avant d’aller chercher de nouveaux marchés, il faut s’intéresser davantage aux marchés classiques et créer des lignes aériennes supplémentaires pour pouvoir aller chercher davantage de clients», affirme le vice-président de la CNT. Les professionnels œuvrent par ailleurs à développer une culture digitale. «A l’instar de ce qui s’est fait en Turquie, nous avons besoin de développer la notion de bloggeurs spécialisés dans le tourisme pour défendre notre destination. En mettant en place des canaux de distribution par internet et application on pourra contrecarrer toute information négative sur la destination Maroc et ce par des articles positifs», explique M. Zemrani.

Notons que ces priorités ont été dressées en marge de la rencontre qui a eu lieu la semaine dernière entre le ministre du tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, la secrétaire d’Etat chargée du tourisme et l’ensemble des professionnels. La rencontre a été l’occasion de présenter une étude qui avait été commanditée par l’ancien ministre du tourisme sur la vision 2020. Cette étude a démontré un certain nombre de dysfonctionnements concernant la mise en œuvre de la stratégie. Ces dysfonctionnements sont liés à des problèmes endogènes et exogènes ainsi qu’à la mauvaise appréciation des changements qui s’opéraient dans le cadre de la distribution des voyages. Ces facteurs-là ont par ailleurs entravé le développement des opérateurs. Tel est le cas pour la Confédération nationale du tourisme qui a eu du mal à atteindre les objectifs de ses plans d’action 2015-2017. «A la fin de notre mandat, nous faisons un constat d’échec pour la simple raison que nous avons été impactés par ce qui a impacté la vision 2020», affirme le vice-président du CNT. M. Zemrani a par ailleurs relevé un problème de cohésion entre les différentes associations que la confédération représente. La feuille de route de la CNT a été déclinée par région, or la fédération n’a pas réussi à mettre en place des antennes régionales. «Cela n’a pas été facile puisqu’on s’est heurté à un mur par rapport aux structures déjà existantes», conclut Faouzi Zemrani.

Pourquoi Ciné Atlas investit-il des dizaines de millions de dirhams dans les salles au Maroc ?

telquel.ma – 07/06/2017

L’entrepreneur, producteur et distributeur français Pierre-François Bernet a déjà mis 10 millions de dirhams sur la table pour la rénovation du cinéma Colisée à Rabat. Il s’apprête à en faire autant pour l’ouverture d’une salle à Agadir, puis dans les agglomérations de plus d’un million d’habitants.

C’est une petite révolution pour le secteur de l’exploitation de salles de cinéma au Maroc. Le groupe français Chrysalis Films, présidé par le producteur et distributeur Pierre-François Bernet, a créé Ciné Atlas Holding dans le but de rénover et de créer une dizaine de salles de cinéma en cinq ans au Maroc et ailleurs en Afrique. Et c’est déjà bien parti. Ciné Atlas a obtenu l’autorisation et a déboursé 10,5 millions de dirhams (fonds de roulement inclus) pour rénover le cinéma Colisée à Rabat, et faire des 1.000 places de la plus vieille salle du Maroc un multiplexe de quatre écrans. Prochaines étapes: Agadir, avec une salle à 9,5 millions de dirhams dans un mall en construction, puis les agglomérations de plus d’un million d’habitants. Il s’agira notamment de Casablanca, Marrakech, Tétouan, Safi… cite de manière non exhaustive Pierre-François Bernet. « Des gens de Meknès m’envoient des propositions. J’ai aussi visité de vieux cinémas à Salé.
On réfléchit aussi à l’Afrique subsaharienne, avec des propositions à Abidjan en Côte d’Ivoire, à Yaoundé au Cameroun, et au Sénégal
« , détaille-t-il.

Touriste au Maroc depuis 20 ans, Pierre-François Bernet passe depuis un an la moitié de son temps en phase de développement. Après 10 ans de production et 10 ans de distribution, il s’installera au Maroc dès juillet. « J’ai décidé que ce projet serait ma seconde partie de carrière« , explique-t-il. Diplômé de HEC et de l’ENS Cachan, agrégé de mathématiques, il livre son analyse du secteur vivotant de l’exploitation de cinémas au Maroc, où 31 salles étaient ouvertes pour 1,5 million d’entrées en 2016. « Mis à part quelques salles bien gérées, il n’y a plus de salles au Maroc. Pourtant, il y a évidemment un potentiel énorme. Ce que l’on veut, c’est rompre avec la réputation qu’ont les salles de cinéma. Cela passe d’abord par le taux de remplissage. L’idée, c’est de faire du cinéma un endroit chaleureux. C’est pourquoi nous sommes prêts à faire des salles plus petites, plus propres, plus confortables. La plus grande salle au nouveau Colisée ne fera que 200 places. Ça n’aurait pas de sens de refaire une salle 1.000 places », explique-t-il.

Il entend aussi donner une dimension de quartier à ces futures salles, en s’adaptant à la demande. « Pour certains, la priorité c’est le prix de la place de cinéma. Pour d’autres, c’est le confort. À Souissi, il se pourrait qu’on ait des sofas, complètement électroniques, très haut de gamme. À Salé, c’est assez populaire, donc on choisira aussi des fauteuils confortables, mais pas en cuir par exemple« , explique encore Pierre-François Bernet, qui a déjà recruté 14 personnes, dont une équipe de sécurité et d’hygiène. « On est à l’aube d’un boom africain. En Afrique, ça peut aller beaucoup plus vite qu’en Asie du sud-est. Les studios et les distributeurs français sentent bien que ça frémit et que le marché de demain sera africain« , prophétise-t-il encore, envisageant également de faire de la place au spectacle vivant dans ses futures salles.

Pour financer ce projet, Chrysalis a d’abord investi en fonds propres, en créant de la dette et en opérant une augmentation de capital. La société a également eu recours à des émissions obligataires via la plateforme de financement participatif Investbook. Une commission du Centre cinématographique marocain (CCM) se réunira également début juillet pour accorder une subvention que Pierre-François Bernet espère à hauteur de 20% de son investissement. Le CCM dispose en effet d’un budget de 7 millions de dirhams pour financer jusqu’à 50 % des projets de numérisation, création ou rénovation de salles.

Exposition-vente des créations des femmes artistes de la Coopérative Talayte à L’Echappée Belle, Etape Berbère – L’atelier d’IZZA

L’Echappée Belle, Etape Berbère – L’atelier d’IZZA présente le samedi 10 juin, une exposition-vente des créations des femmes artistes de la Coopérative Talayte : le livre sur les proverbes populaires du Maroc illustré de magnifiques calligraphies, mais aussi les bijoux créés par ces femmes artistes, sur lesquels j’avais publié récemment un article.

Etude génétique sur les populations considérées comme « Arabes »

source : numidia-liberum.blogspot.com

Dans notre article « Génétiquement, les Maghrébins ne sont pas des Arabes« , nous avions écrit :

« Le Fantasme. Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %), et des autres Maghrébins, s’identifient culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères qu’ils ne le sont des Arabes. »

Des études récentes démontrent qu’il en est ainsi pour toute l’Afrique du Nord, y compris l’Égypte et la Libye. Inversement, des pays qui rejettent toute affiliation arabe, comme l’Iran, sont majoritairement arabes.  
Enfin, les conquêtes « arabes » en Europe sont, en réalité, des conquêtes berbères. Les Sarrasins étaient des Berbères islamisés, et non pas les « Arabes d’Andalousie » !
Dans l’étude ci-dessous, la désignation génome « nord africain »  signifie génome berbère.

Et si la science et la génétique faisaient tomber les derniers mythes éculés, la falsification de l’histoire, les dénis identitaires. Et si la science, pouvait rassembler plutôt que diviser, réconcilier les humains avec leur passé, couper l’herbe sous le pied des islamistes menteurs (pléonasme), sournois, marchands de facéties, politiciens véreux.

Tous ceux qui gouvernent le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Égypte, ont gardé dans leurs gênes authentiquement berbères, une soumission pathétique aux conquérants arabes du septième siècle. Depuis cette époque, pour gouverner, il fallait impérativement se dire « Arabe », courber l’échine devant Damas ou Bagdad, capitales de l’empire arabe. Les rares parenthèses de gouvernance authentiquement berbère sont négligées, sinon décriées. C’est ce qu’on appelle « le syndrome de Stockholm ».

Le projet Genographic project (Reference Populations – Geno 2.0 Next Generation) vient nous livrer (et nous délivrer d’une tromperie) les résultats d’une étude menée depuis plusieurs années, sur des groupes de populations sur les quatre continents.

Égypte

Arabie 17%
Diaspora juive 4%
Afrique de l’Est 3%
Afrique du Nord 68%
Asie Mineure 3%
Europe du Sud 3%

 

Au fur et à mesure que les populations anciennes émigrèrent d’Afrique, elles passèrent à travers l’Afrique du Nord-Est vers l’Asie du Sud-Ouest. Les composantes de l’Afrique du Nord et de l’Arabie en Égypte sont représentatives de cette ancienne route migratoire, ainsi que les migrations ultérieures du Croissant Fertile vers l’Afrique avec la propagation de l’agriculture au cours des 10.000 dernières années et les migrations arabes du VIIe siècle avec la propagation de l’islam. La composante de l’Afrique de l’Est reflète vraisemblablement un mouvement localisé vers le haut du Nil navigable tandis que les composantes du Sud de l’Europe et de l’Asie Mineure reflètent le rôle géographique et historique de l’Égypte en tant qu’acteur historique de la croissance économique et culturelle dans la région méditerranéenne

Iran

Bien qu’on ait toujours considéré l’Iran, ex Perse, comme un pays non arabe, il s’avère que génétiquement les Iraniens sont Arabes à 56%, les autres composantes génétiques sont très minoritaires.

     Arabie      56%
     Afrique de l’Est      4%
     Afrique du Nord      2%
     Asie centrale      4%
     Asie Mineure      6%
     Europe du Sud      2%
     Asie du Sud      24%

Les grandes composantes de l’Arabie et de l’Asie du Sud trouvées dans notre population iranienne de référence reflètent ces modèles anciens. Les composantes de l’Asie Mineure et de l’Asie Centrale sont probablement arrivées par les migrations de groupes originaires des régions situées plus au nord, comme les Turcs et les Mongols. La Route de la Soie peut également avoir servi à disperser les tendances génétiques asiatiques plus au sud et à l’ouest

Liban

     Arabie      44%
     Diaspora juive      14%
     Afrique de l’Est      2%
     Afrique du Nord      11%
     Asie Mineure      dix%
     Europe du Sud      5%

Comme certaines populations anciennes émigrées de l’Afrique, ils ont passé d’abord par le Moyen-Orient en route vers l’Eurasie. Certaines populations sont restées au Moyen-Orient et au fil du temps ont développé des modèles génétiques uniques. Le mélange d’Arabie, d’Afrique du Nord et d’Asie Mineure est unique dans cette partie du monde. Les composantes de l’Arabie et de l’Afrique du Nord reflètent des modèles anciens de colonisation et d’interaction dans la région, tandis que la Route de la Soie peut avoir servi à ajouter des profils génétiques plus au nord et à l’est.

Tunisie

     Arabie      4%
     Afrique du Nord      88%
     Europe du Sud      5%
     Afrique occidentale et centrale      2%

L’emplacement de la Tunisie sur la Méditerranée en Afrique du Nord contribue à sa grande diversité génétique. En majorité d’Afrique du Nord, il existe aussi des composantes clairement européennes et arabes. La composante arabe est arrivée probablement en deux vagues, l’une avec l’arrivée de l’agriculture du Moyen-Orient, il y a environ 8.000 ans, et l’autre avec la conquête islamique du VIIe siècle. Les Tunisiens ont également des composantes d’autres régions d’Afrique, comme l’Afrique occidentale et centrale.

Conclusions

D’abord, l’étude nous révèle que plusieurs pays, considérés comme Arabes, ne le sont que peu ou prou. C’est le cas de l’Égypte, que le génome de sa population avec 68%, désigne clairement comme une nation Nord-Africaine, au même titre que la Tunisie, l’Algérie, la Libye ou le Maroc. Au fait, elle n’est arabe qu’à 17% et même un peu juive à 4% !
La Tunisie, quant à elle, choisie comme représentant le Maghreb, est à seulement 4% arabe, à 88% Nord-Africaine et à 5% européenne. Génétiquement, la Tunisie est plus européenne qu’arabe !!

Le Liban, comme on peut s’y attendre, est l’un des peuples les plus hétéroclites au monde. Il comporte 14% de génome Juif, 11% du génome Nord-Africain, et  44% de génome arabe!

Autres surprises : le génome nord-africain se retrouve sur quatre continents : Afrique, Europe, Asie, et… en Amérique latine !

Une autre révélation renversante est l’absence totale du génome arabe dans des pays où était admise leur présence, pour des raisons religieuses, comme en Espagne, au Portugal, en France et en Afrique subsaharienne (Sénégal et Nigeria). C’est d’ailleurs dans ces contrées, où s’était propagé l’Islam, que la présence du génome nord-africain est la plus forte. C’est ainsi que les Ibériens (Espagnols et Portugais) ont 9% de part du gène Nord-Africains et tenez-vous bien 0% de gêne arabe. La Sardaigne 11%, le Sénégal avec une grande part de 12% et Yarubans (Nigeria) 3% d’ADN Nord-Africain,

Une dernière révélation est la présence surprenante de génome Nord-Africain sur le continent américain et notamment celui du Sud. Cela appuie la théorie selon laquelle les Berbères, auraient pu atteindre le continent des Amériques bien avant les colons Européens au 15e siècle[1], mais également, la présence d’équipages berbères au sein de l’expédition de Christophe Colomb, et des conquistadors partis des Îles Canaris. C’est ainsi que l’on retrouve 5% d’ADN Nord-Africain chez les Argentins, et 6% chez les Colombiens.

On retrouve également l’ADN d’Afrique du Nord dans les Bermudes, Chez les Mexicains, les Péruviens 3%, les Mexicains Américains 4%, à Puerto-Rico 3%, en Grèce 3%, en Iran 4%, en Italie et en France (2%), au Kenya et en Éthiopie avec 4%. Cette découverte bouche un coin aux adeptes du Maghreb Arabe  qui enseignent à nos enfants que les Maghrébins sont à 80% arabes et à 20% de « mélanges ».  

D’ailleurs, bien avant les études génétiques récentes, des chercheurs avaient déjà conclu que les populations maghrébines ne sont « arabes » que par la langue officielle (l’arabe littéral) imposée à l’école et dans les médias. 

Voici ce qu’écrit wikipédia :
 » Selon Gilbert Meynier, la population Nord Africaine serait principalement berbère bien qu’officiellement elle est de majorité arabe. En effet, si l’apport des Arabes en Afrique du Nord n’est pas aussi important sur le plan démographique qu’il n’est déterminant sur les plans linguistiques, culturels et religieux, les Arabes arrivés à partir du VIIe siècle avec les invasions musulmanes, ont contribué à convertir à l’islam l’Afrique du Nord après plusieurs années de guerre, malgré la résistance et les combats de la Kahena et Koceila. L’apport démographique arabe est beaucoup plus significatif à partir duXIe siècle, lorsque le pouvoir des chiites Fatimides envoya, dans le but de réprimer des dynasties berbères ayant proclamé leur indépendance, certaines tribus arabes telles que les Hilaliens et les Banu Soulaym.
Les estimations en termes de déplacement de population vont de 80.000 à 200.000 ou 250.000. Selon Charles-André Julien, les actuelles populations arabophones, majoritaires au Maghreb, seraient en grande partie berbères. Selon l’historien Gabriel Camps, les « invasions hilaliennes » ont été « d’un poids insignifiant sur le plan démographique, mais déterminant sur les plans culturel et socio-économique. » De nos jours, l’arabe littéral est la langue officielle des pays du Maghreb, c’est-à-dire la langue des médias et de l’école. »

Ftour en chansons au restaurant « la Plage Bleue »

Super ambiance hier soir à « La Plage bleue » pour un ftour en chansons.

Beaucoup de monde (environ 120 personnes) avait répondu présent pour venir chanter, déguster le copieux ftour qui était servi et passer un très bon moment ensemble, avec, toujours la même joyeuse équipe : Annie, Olivier, Thierry et Alain auxquels étaient venus se joindre Elisabeth et Jean-Pierre.

A bientôt, pour la prochaine édition !

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