Etude génétique sur les populations considérées comme « Arabes »

source : numidia-liberum.blogspot.com

Dans notre article « Génétiquement, les Maghrébins ne sont pas des Arabes« , nous avions écrit :

« Le Fantasme. Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %), et des autres Maghrébins, s’identifient culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères qu’ils ne le sont des Arabes. »

Des études récentes démontrent qu’il en est ainsi pour toute l’Afrique du Nord, y compris l’Égypte et la Libye. Inversement, des pays qui rejettent toute affiliation arabe, comme l’Iran, sont majoritairement arabes.  
Enfin, les conquêtes « arabes » en Europe sont, en réalité, des conquêtes berbères. Les Sarrasins étaient des Berbères islamisés, et non pas les « Arabes d’Andalousie » !
Dans l’étude ci-dessous, la désignation génome « nord africain »  signifie génome berbère.

Et si la science et la génétique faisaient tomber les derniers mythes éculés, la falsification de l’histoire, les dénis identitaires. Et si la science, pouvait rassembler plutôt que diviser, réconcilier les humains avec leur passé, couper l’herbe sous le pied des islamistes menteurs (pléonasme), sournois, marchands de facéties, politiciens véreux.

Tous ceux qui gouvernent le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Égypte, ont gardé dans leurs gênes authentiquement berbères, une soumission pathétique aux conquérants arabes du septième siècle. Depuis cette époque, pour gouverner, il fallait impérativement se dire « Arabe », courber l’échine devant Damas ou Bagdad, capitales de l’empire arabe. Les rares parenthèses de gouvernance authentiquement berbère sont négligées, sinon décriées. C’est ce qu’on appelle « le syndrome de Stockholm ».

Le projet Genographic project (Reference Populations – Geno 2.0 Next Generation) vient nous livrer (et nous délivrer d’une tromperie) les résultats d’une étude menée depuis plusieurs années, sur des groupes de populations sur les quatre continents.

Égypte

Arabie 17%
Diaspora juive 4%
Afrique de l’Est 3%
Afrique du Nord 68%
Asie Mineure 3%
Europe du Sud 3%

 

Au fur et à mesure que les populations anciennes émigrèrent d’Afrique, elles passèrent à travers l’Afrique du Nord-Est vers l’Asie du Sud-Ouest. Les composantes de l’Afrique du Nord et de l’Arabie en Égypte sont représentatives de cette ancienne route migratoire, ainsi que les migrations ultérieures du Croissant Fertile vers l’Afrique avec la propagation de l’agriculture au cours des 10.000 dernières années et les migrations arabes du VIIe siècle avec la propagation de l’islam. La composante de l’Afrique de l’Est reflète vraisemblablement un mouvement localisé vers le haut du Nil navigable tandis que les composantes du Sud de l’Europe et de l’Asie Mineure reflètent le rôle géographique et historique de l’Égypte en tant qu’acteur historique de la croissance économique et culturelle dans la région méditerranéenne

Iran

Bien qu’on ait toujours considéré l’Iran, ex Perse, comme un pays non arabe, il s’avère que génétiquement les Iraniens sont Arabes à 56%, les autres composantes génétiques sont très minoritaires.

     Arabie      56%
     Afrique de l’Est      4%
     Afrique du Nord      2%
     Asie centrale      4%
     Asie Mineure      6%
     Europe du Sud      2%
     Asie du Sud      24%

Les grandes composantes de l’Arabie et de l’Asie du Sud trouvées dans notre population iranienne de référence reflètent ces modèles anciens. Les composantes de l’Asie Mineure et de l’Asie Centrale sont probablement arrivées par les migrations de groupes originaires des régions situées plus au nord, comme les Turcs et les Mongols. La Route de la Soie peut également avoir servi à disperser les tendances génétiques asiatiques plus au sud et à l’ouest

Liban

     Arabie      44%
     Diaspora juive      14%
     Afrique de l’Est      2%
     Afrique du Nord      11%
     Asie Mineure      dix%
     Europe du Sud      5%

Comme certaines populations anciennes émigrées de l’Afrique, ils ont passé d’abord par le Moyen-Orient en route vers l’Eurasie. Certaines populations sont restées au Moyen-Orient et au fil du temps ont développé des modèles génétiques uniques. Le mélange d’Arabie, d’Afrique du Nord et d’Asie Mineure est unique dans cette partie du monde. Les composantes de l’Arabie et de l’Afrique du Nord reflètent des modèles anciens de colonisation et d’interaction dans la région, tandis que la Route de la Soie peut avoir servi à ajouter des profils génétiques plus au nord et à l’est.

Tunisie

     Arabie      4%
     Afrique du Nord      88%
     Europe du Sud      5%
     Afrique occidentale et centrale      2%

L’emplacement de la Tunisie sur la Méditerranée en Afrique du Nord contribue à sa grande diversité génétique. En majorité d’Afrique du Nord, il existe aussi des composantes clairement européennes et arabes. La composante arabe est arrivée probablement en deux vagues, l’une avec l’arrivée de l’agriculture du Moyen-Orient, il y a environ 8.000 ans, et l’autre avec la conquête islamique du VIIe siècle. Les Tunisiens ont également des composantes d’autres régions d’Afrique, comme l’Afrique occidentale et centrale.

Conclusions

D’abord, l’étude nous révèle que plusieurs pays, considérés comme Arabes, ne le sont que peu ou prou. C’est le cas de l’Égypte, que le génome de sa population avec 68%, désigne clairement comme une nation Nord-Africaine, au même titre que la Tunisie, l’Algérie, la Libye ou le Maroc. Au fait, elle n’est arabe qu’à 17% et même un peu juive à 4% !
La Tunisie, quant à elle, choisie comme représentant le Maghreb, est à seulement 4% arabe, à 88% Nord-Africaine et à 5% européenne. Génétiquement, la Tunisie est plus européenne qu’arabe !!

Le Liban, comme on peut s’y attendre, est l’un des peuples les plus hétéroclites au monde. Il comporte 14% de génome Juif, 11% du génome Nord-Africain, et  44% de génome arabe!

Autres surprises : le génome nord-africain se retrouve sur quatre continents : Afrique, Europe, Asie, et… en Amérique latine !

Une autre révélation renversante est l’absence totale du génome arabe dans des pays où était admise leur présence, pour des raisons religieuses, comme en Espagne, au Portugal, en France et en Afrique subsaharienne (Sénégal et Nigeria). C’est d’ailleurs dans ces contrées, où s’était propagé l’Islam, que la présence du génome nord-africain est la plus forte. C’est ainsi que les Ibériens (Espagnols et Portugais) ont 9% de part du gène Nord-Africains et tenez-vous bien 0% de gêne arabe. La Sardaigne 11%, le Sénégal avec une grande part de 12% et Yarubans (Nigeria) 3% d’ADN Nord-Africain,

Une dernière révélation est la présence surprenante de génome Nord-Africain sur le continent américain et notamment celui du Sud. Cela appuie la théorie selon laquelle les Berbères, auraient pu atteindre le continent des Amériques bien avant les colons Européens au 15e siècle[1], mais également, la présence d’équipages berbères au sein de l’expédition de Christophe Colomb, et des conquistadors partis des Îles Canaris. C’est ainsi que l’on retrouve 5% d’ADN Nord-Africain chez les Argentins, et 6% chez les Colombiens.

On retrouve également l’ADN d’Afrique du Nord dans les Bermudes, Chez les Mexicains, les Péruviens 3%, les Mexicains Américains 4%, à Puerto-Rico 3%, en Grèce 3%, en Iran 4%, en Italie et en France (2%), au Kenya et en Éthiopie avec 4%. Cette découverte bouche un coin aux adeptes du Maghreb Arabe  qui enseignent à nos enfants que les Maghrébins sont à 80% arabes et à 20% de « mélanges ».  

D’ailleurs, bien avant les études génétiques récentes, des chercheurs avaient déjà conclu que les populations maghrébines ne sont « arabes » que par la langue officielle (l’arabe littéral) imposée à l’école et dans les médias. 

Voici ce qu’écrit wikipédia :
 » Selon Gilbert Meynier, la population Nord Africaine serait principalement berbère bien qu’officiellement elle est de majorité arabe. En effet, si l’apport des Arabes en Afrique du Nord n’est pas aussi important sur le plan démographique qu’il n’est déterminant sur les plans linguistiques, culturels et religieux, les Arabes arrivés à partir du VIIe siècle avec les invasions musulmanes, ont contribué à convertir à l’islam l’Afrique du Nord après plusieurs années de guerre, malgré la résistance et les combats de la Kahena et Koceila. L’apport démographique arabe est beaucoup plus significatif à partir duXIe siècle, lorsque le pouvoir des chiites Fatimides envoya, dans le but de réprimer des dynasties berbères ayant proclamé leur indépendance, certaines tribus arabes telles que les Hilaliens et les Banu Soulaym.
Les estimations en termes de déplacement de population vont de 80.000 à 200.000 ou 250.000. Selon Charles-André Julien, les actuelles populations arabophones, majoritaires au Maghreb, seraient en grande partie berbères. Selon l’historien Gabriel Camps, les « invasions hilaliennes » ont été « d’un poids insignifiant sur le plan démographique, mais déterminant sur les plans culturel et socio-économique. » De nos jours, l’arabe littéral est la langue officielle des pays du Maghreb, c’est-à-dire la langue des médias et de l’école. »

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

6 réflexions sur « Etude génétique sur les populations considérées comme « Arabes » »

  1. Une majorite d’algeriens (53;9%) et de tunisiens (50;6%) sont génétiquement arabe selon the Institute of molecular Anthropology, 44 rue Monge, 75005 Paris, France : « Nous avons analysé la diversité du chromosome Y dans la région de la Méditerranée occidentale, en examinant p49a, f TaqI haplotype V et subhaplotypes Vb (berbère) et Va (arabe). Un total de 2196 échantillons d’ADN indépendantes, appartenant à 22 populations d’Afrique du Nord et de la côte sud de la Méditerranée de l’Europe occidentale, ont été saisis. Subhaplotype Vb, prédominant dans une population berbère du Maroc (63,5%), a également été constaté à des fréquences élevées dans le sud du Portugal (35,9%) et l’Andalousie (25,4%). Le >>> subhaplotype arabe Va, prédominant en Algérie (53,9%) et la Tunisie (50,6%) <<<, a également été trouvé à une fréquence relativement élevée en Sicile (23,1%) et Naples (16,4%); sa fréquence la plus élevée dans la péninsule ibérique était dans le nord du Portugal (22,8%) et l’Andalousie (15,5%). Dans Iberia il existe un gradient décroissant de fréquences de latitude pour les deux subhaplotypes Va et Vb, liées à huit siècles de domination musulmane (8e-15e siècles) dans le sud de la péninsule ibérique. »

    Author information

    1Institute of molecular Anthropology, 44 rue Monge, 75005 Paris, France
    source :
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17216803

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  2. Selon Cadenas et al, semino et al, et JE Puis et al, :
    « Les recherche montre que l’haplogroupe J1 fait environ 72% de la population du Yémen, 34% des personnes des Émirats Arabes Unis, 58% des qataries, 50% des Irakiens, 55% des Arabes palestiniens, 48% des Omanais, 34% des tunisiens, et 35% des algériens. Dans le reste de ces pays, les populations est un mélange d’autres haplogroupes (principalement J2, E1b1b, G et R1b) (Source: Y-chromosome diversity characterizes the Gulf of Oman by Cadenas et al. 2008) and (Semino et al. : Origin, Diffusion, and Differentiation of Y-Chromosome Haplogroups E and J: Inferences on the Neolithization of Europe and Later Migratory Events in the Mediterranean Area) and (The Levant Versus the Horn of Africa by J.R Luis et al 2004

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  3. Selon le numéro 1 de la génétique des population Eupedia : « Dans les pays arabes J1 culmine, chez les Arabes des Marais du sud de l’Irak (81%), des arabes soudanais (73%), des Yemenites (72%), des Bedouins (63%), des Qatari (58%), des Saoudiens (40%), des Omanais (38%) et des Arabes Palestiniens (38%). Des pourcentage élevés sont observés dans les Emirats arabes unis (35%), Algerie côtière (35%), Jordanie (31%), Syrie (30%), Tunisia (30%), Egypte (21%) et Liban 20%. La plupart du J1 Arabe appartient à la Variété J1c3 . « source Eupedia 2014: http://www.eupedia.com/europe/Haplogroup_J1_Y-DNA.shtml

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  4. Selon familypedia : « L’haplogroupe J1 apparaît à haute fréquence parmi les populations du Moyen-Orient , d’Afrique du Nord et d’ Ethiopie (Thomas et al., 1999). J1 a été propagé par deux épisodes migratoires temporellement distincts, le plus récent probablement associé à la diffusion des musulmans d’Arabie depuis le VIe siècle de notre ère. [1]

    Haplogroupe J1 est le plus fréquent chez les Arabes du Levant méridional , à savoir les Arabes palestiniens (Sempine et al.) Et les Bédouins arabes (62% et 82% dans les Bédouins du désert du Néguev) (38,4%). Il est également très courant parmi les populations arabophones, comme l’Algérie (35%), la Syrie (30%), l’Irak (33%), la péninsule du Sinaï et la péninsule arabique . La fréquence de l’Haplogroupe J1 s’effondre soudainement aux frontières des pays arabes avec des pays principalement non-arabes comme la Turquie et l’Iran mais se retrouve à basse fréquence parmi les populations de ces pays ainsi qu’à Chypre et en Sicile . Il est entré en Ethiopie dans le néolithiqueavec la Révolution néolithique et la propagation de l’agriculture, où il se trouve principalement parmi les locuteurs sémitiques (par exemple Amhara 33,3%, mais Oromo 3,8%). Elle s’est répandue plus tard en Afrique du Nord dans les temps historiques (comme l’a identifié le motif YCAIIa22-YCAIIb22, les Algériens 35,0%, les Tunisiens 30,1%), où elle est devenue un marqueur de l’expansion arabe au début du Moyen-Âge (Semino et al., 2004 ). Les chercheurs croient que le marqueur DYS388 = 17 (Y test ADN pour STR – Short Tandem Repeater) est lié à l’expansion ultérieure des tribus arabes dans le sud du Levant et en Afrique du Nord (Di Giacomo et al., 2004). http://familypedia.wikia.com/wiki/Haplogroup_J_(Y-DNA)

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  5. Des étude à sérieuse il y en plein; dès que nous les sortont nous sommes qualifié de raciste..
    39;4% des Égyptiens sont génétiquement arabes selon Lucotte G 1 , Mercier G : « Brève communication: les haplotypes du chromosome Y en Egypte.

    Lucotte G 1 , Mercier G .
    Informations sur l’auteur
    Abstrait
    Nous avons analysé les haplotypes du chromosome Y dans la vallée du Nil en Egypte chez 274 mâles non apparentés, en utilisant le polymorphisme p49a, f TaqI. Ces individus sont nés dans trois régions situées le long de la rivière: à Alexandrie (Delta et Basse Egypte), en Haute-Égypte et en Basse-Nubie. Quinze haplotypes de p49a, f TaqI différents sont présents en Egypte, les trois plus courants étant l’haplotype V (39,4%), l’haplotype XI (18,9%) et l’haplotype IV (13,9%). L’haplotype V est un haplotype arabe caractéristique, avec une distribution géographique nordique en Egypte dans la vallée du Nil. L’haplotype IV, caractéristique des populations subsahariennes, montre une répartition géographique méridionale en Egypte.
    Copyright 2003 Wiley-Liss, Inc.

    PMID: 12687584 EST CE QUE JE: 10.1002 /

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12687584

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