Driss El Maloumi, l’enchanteur du luth

par Hassan Hermas – mapexpress.ma – 07/06/2017

Sous les applaudissements nourris du public, un accueil digne des artistes adulés, Driss El Maloumi monte sur scène au festival national “Dakka et Rythmes” de Taroudant. Dans la main, il porte son inséparable instrument, le luth dont il a une rare maîtrise qui en fait aujourd’hui l’un des maîtres de sa génération.

Souvent surnommé l’«enchanteur du oud» en hommage à la pureté et la délicatesse de son jeu et de sa musique, El Maloumi était accompagné par les deux membres de sa formation “Madar” : son frère Said et Lahoucine Bakire, deux talentueux percussionnistes.

Par sa technique et son inventivité, ce natif d’Agadir en 1970, captive l’auditeur par une musique puissamment évocatrice, ouverte et délicate qui éveille la sensibilité et la spiritualité.

Loin de tout ennui ou monotonie, le cœur et l’esprit sont sous le charme d’un jeu empreint de profondeur, de sensibilité et de parfaite maîtrise de cet instrument.

Lors de ces prestations, il réussit à susciter l’étonnement et la stupéfaction avec sa musique qui s’adresse à l’âme et à la conscience, tout en transmettant un message de paix, d’humanisme et de tolérance.

Pour nombre de critiques, Driss EL Maloumi fait partie aujourd’hui des artistes qui ont redonné au luth ses lettres de noblesse.

Avec son ensemble Madar, l’artiste nourrit de l’écoute et de la tradition des grands maîtres de musique explore, sans cesse, de nouveaux genres et crée une harmonie entre le Oud et différents instruments de percussions de la musique arabe et d’ailleurs.

Sa formation musicale classique arabe et occidentale, sa culture littéraire – il est titulaire d’un master en littérature arabe- et sa maîtrise instrumentale lui permettent en effet d’aborder avec aisance différents styles.

Les mélodies de Driss EL Maloumi ont fait le tour des scènes de par le monde croisant le chemin d’artistes de renom, tels que l’Espagnol Jordi Savall, le Français Pierre Hamon, l’Iranien Keyvan Chemirani, l’Irakien Mounir Bachir ou encore le guitariste indien Debashish Bhattacharya et le grand artiste libanais Marcel Khalife.

Celui qui dirige aujourd’hui le conservatoire de musique d’Agadir, a été en outre associé à la composition musicale pour des spectacles et des films aussi bien au Maroc qu’à l’étranger et sorti une série de disques en solo ou en collaboration avec des noms illustres de la musique mondiale.

Ce parcours jalonné de succès lui a valu une série d’hommages et de récompenses, dont le prix « Ziryab des virtuoses » au titre de 2011 remis par le comité national de la musique (CNM), membre du comité international de la musique relevant de la Maison de l’UNESCO.

Tout récemment, il s’est vu remettre les insignes de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres du ministère français de la Culture, en reconnaissance de son talent et de sa contribution au dialogue des cultures à travers la musique.

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

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