Rose à parfum : La R&D incontournable pour valoriser la ressource

Par Sabrina BELHOUARI – leconomiste.com – 09/06/2017

  • Elle reste très timide dans cette filière, notamment pour des raisons financières
  • La rose de Kelaat M’Gouna a tous les atouts pour écraser ses concurrentes sur le marché mondial
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La R&D doit être faite à tous les niveaux de la filière, depuis la plantation jusqu’à la commercialisation sur le marché, en passant par la production de boutons floraux, la cueillette, le transport des fleurs, la transformation et la commercialisation (Ph. L’Economiste)

La recherche et développement dans la filière de la rose à parfum marocaine est un axe stratégique pour le développement de connaissances sur le produit et sur les pratiques qui s’y rattachent. A ce jour, et pour ce qui est relatif à la rose à parfum de Kelaat M’Gouna, on retrouve quelques thèses ou autres travaux de fin d’études, niveau ingénieur horticole (travaux de thèse faits à l’IAV Hassan II, Rabat, et au CHA à Agadir, thèse de fin d’études réalisée à l’ENA de Meknès).

Un récent travail de thèse de doctorat sur la caractérisation des rosiers dans la région de Kelaat M’Gouna,  fruit de partenariat entre le complexe horticole de l’Institut agricole et vétérinaire d’Agadir et la faculté des sciences Ibn Zohr d’Agadir, est actuellement en cours. «Ce qui caractérise la rose à parfum marocaine est sa qualité supérieure. Mais pour les chercheurs, ceci reste une hypothèse sur laquelle il faut mener des travaux scientifiques.

Actuellement, et dans le cadre d’une thèse de doctorat sur la caractérisation des rosiers dans la région de Kelaat M’Gouna, on fait des analyses des aromes extraits de groupes de clones de la région qu’on peut comparer à d’autres variétés d’Iran, de Turquie et de Bulgarie», assure Mokhtari, professeur à l’IAV Hassan II, complexe horticole d’Agadir.

La recherche appliquée est nécessaire dans la mesure où elle permet de maintenir et d’améliorer la qualité des produits, mais aussi de capitaliser sur les efforts des producteurs sur place. D’où l’intérêt d’une recherche intégrée et compartimentée. Cette recherche doit être faite à tous les niveaux de la filière, depuis la plantation jusqu’à la commercialisation sur le marché, en passant par la production de boutons floraux, la cueillette, le transport des fleurs, la transformation et la commercialisation.

«On trouve beaucoup de difficultés à poursuivre les travaux de recherches sur la rose, les seuls moyens sont des moyens propres aux institutions sans soutien budgétaire pour la filière. Après la caractérisation morphologique, on est contraint de faire une identification moléculaire des clones, ce qui n’est pas possible à ce jour pour des raisons financières», explique Pr Mokhari.

Dans cette perspective, une convention-cadre entre la Fimarose et le ministère de l’Agriculture est en cours de signature et sera dotée d’un budget de 4 millions de DH étalé sur une période de 5 ans. Il s’agit, entre autres, de lancer les recherches sur les espèces plus performantes de la Rosa damascena. L’objectif est la sélection clonale, l’optimisation de la conduite technique et la valorisation des produits de la rose.

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

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