Paul Bermejo, en route pour Tanger

11/06/2017

Ce matin encore un épais brouillard côtier à Essaouira. Pas bon pour la production solaire… Je décide donc de ne pas poursuivre par la route côtière et je continue ma remontée vers le Nord, par la N1, à l’intérieur des terres. Au bout de 5km plein Est, je retrouve le ciel bleu et le grand soleil. La production monte rapidement à plus de 100w. La route est bien roulante et peu de circulation, en ce dimanche, en plus de cette période de ramadan. Les seules agitations proviennent de quelques souks de villages que je traverse . Cheveaux, caleches chargées en tout genre vont et viennent en tout sens. Je passe difficilement au milieu de tas de grosses pastèques, melons, légumes, galettes de pains, sacs de grains etc…Peu, voire pas de femmes…une grande majorité d’hommes en djelabah, paysans de cette magnifique campagne berbère. Je suis un extraterrestre qui passe au milieu de la foule et des étals colorés. On me salue en me souhaitant《Bon voyage…》. Je poursuis ma route et je dois néanmoins franchir de bonnes côtes sévères. Au sommet, je suis récompensé par de belles vues sur des paysages magnifiques. Vers 13H30, je m’arrête, pour un pique-nique bien mérité, tout en haut d’une grande côte. Le vent y souffle très fort ce qui atténue quelque peu la grosse chaleur. 26km avant mon arrivée à Safi, je dois quitter la N1 pour revenir vers la côte. Au fil des km le ciel s’assombrit en plus d’un fort vent sur ma gauche puis de face. La température chute de plus de 10° avec le vent froid et la grisaille de la proximité de la mer. Finalement, j’arrive dans la périphérie de Safi par la pollution d’une grande usine de plâtre puis en traversant les fumées nauséabondes d’une immense décharge des poubelles de la ville avant de basculer, enfin, vers le centre de la ville neuve de Safi, après 139km parcourus. Vu la grisaille du ciel, je renonce au camping pour me réfugier dans un hôtel du centre-ville. Mon trike solaire y dormira dans le hall d’accueil. Après une bonne douche réparatrice j’attends l’heure de la rupture du jeûne pour me rendre au restaurant et reprendre des forces.

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

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