Université d’été / Amazighité : Agadir accueille la 13e édition

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/06/2017

  • La manifestation prévue du 4 au 8 juillet prochain
  • Focus sur l’amazighité, les valeurs sociétales et le vivre-ensemble
  • Ahmed Assid animera la conférence inaugurale

L’Université d’été d’Agadir aura lieu du 4 au 8 juillet dans le chef-lieu du Souss. Cette 13e édition retient pour thème «Amazighité, valeurs sociétales et le vivre-ensemble». Plus de 35 spécialistes en sciences sociales participeront à cette manifestation culturelle. Ils sont issus des universités et instituts d’Algérie, de France, Tunisie, du Canada et du Maroc.

Ainsi, durant 5 jours et sur une programmation en 9 séances, les chercheurs se pencheront sur les différentes questions liées aux valeurs dans la culture amazighe et leur contribution à la mise en place  d’une société démocratique multiple, respectueuse du principe du «vivre-ensemble». La séance d’ouverture est prévue le mardi 4 juillet 2017 à 18h à la salle Brahim Erradi, à la municipalité d’Agadir.

Elle sera suivie par la conférence inaugurale sur «le système des valeurs et le sens du vivre-ensemble» animée par Ahmed Assid. A noter que les précédentes éditions ont aussi connu la contribution de personnalités de renommée comme Mohamed Chafik, Abbas El Jirari, Ali Sadqi Azaykou, Ahmed Boukous, Hassan Aourid, Tassadit Yacine, Hassan Rachik…

Pour cette version 2017, les organisateurs prévoient de rendre hommage aux past-présidents de l’association. A savoir Lahcen Gahmou, Hassan Elmarjou, Jamaa Jghaimi, Lahcen Dargoun et Mohamed Sguenfel. Par ailleurs, les publications de l’Association seront offertes au Conseil communal d’Agadir. L’objectif étant de les mettre à disposition des intéressés dans les maisons de quartier et les centres culturels de la ville.

Pour rappel, l’Université d’Agadir est organisée par l’association éponyme. Et ce, en partenariat avec le Conseil communal d’Agadir et l’Institut royal de la culture amazighe. Avec le soutien du Conseil régional Souss Massa, la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH), Université Ibn Zohr d’Agadir et l’Association Timitar.

Carte-visite…

L’Université d’été d’Agadir est une association à caractère académique créée depuis 1979. Elle œuvre dans le domaine de la langue et la culture amazighes, de la diversité culturelle et de la justice linguistique. Elle a largement contribué au développement du discours du mouvement amazigh et au rapprochement entre les différents avis et tendances au sujet de l’amazighité dans une ambiance sereine.
L’Association qui a pour  tradition de publier les actes de ses colloques, a à son actif 12 ouvrages. Ils sont reconnus comme des références incontournables à tout chercheur dans le domaine amazigh et de la gestion de la diversité culturelle.

La mer hier près du cap Ghir

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En début d’après-midi, alors que le temps était calme à Agadir, très fort vent au cap Ghir, qui donnait un air inhabituel à la mer :

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Signature de deux conventions de financement à Rabat

aujourdhui.ma – 29/06/2017

Signature de deux conventions de financement à Rabat

Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, présidera ce jeudi deux cérémonies de signature de conventions de financement.

La première concernera la conclusion d’un accord de prêt avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour le financement du programme d’irrigation de la plaine de Saïss.
La deuxième cérémonie portera sur la signature des documents contractuels avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable  pour la réalisation du projet de dessalement de l’eau pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable dans la Région du Souss-Massa.

Notons que ces cérémonies connaîtront la participation de Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Marie-Alexandra Veilleux-Labori, directrice du bureau de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) au Maroc, et Ali Fassi Fihri, le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable.

LES NOUVEAUX HOMMES FORTS DES TERRITOIRES

par Wadie El Mouden – leseco.ma – 28/06/2017

Présidé par le roi la veille de l’Aïd, le Conseil des ministres a opéré un vaste mouvement chez les walis et gouverneurs. De nouveaux profils rejoignent l’autorité territoriale. Les anciens directeurs de l’Agence du Sud, de l’AMDL et de l’ADA font partie des nouvelles nominations.

Deux walis sont appelés à regagner l’Administration centrale pour y occuper de nouvelles fonctions. D’une part, Zineb El Adaoui, la première femme wali au Maroc (récemment à Souss Massa après avoir occupé la même fonction à la wilaya du Gharb-Chrarda-Bni Hssen s’est vu désormais confiée le poste d’inspecteur général de l’administration territoriale. Elle cède sa place à Souss-Massa à l’ancien directeur de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud, Ahmed Hajji.

D’autre part, Khalid Safir quitte la wilaya de Casablanca-Settat pour regagner l’administration centrale en tant que directeur général des collectivités locales. Il succède à un autre polytechnicien et ancien haut cadre du ministère de l’Économie et des finances, Samir Mohamed Tazi, nommé à son tour directeur général du Fonds d’équipement communal (FEC), une banque dédiée au financement des investissements du secteur public local. Pour remplacer Safir à Casablanca-Settat, le choix s’est porté sur Abelkébir Zahoud, l’ancien secrétaire d’État istiqlalien chargé de l’eau, fonction qu’il a occupé de 2002 à 2011 sous plusieurs gouvernements. Pour sa part, l’ancien inspecteur général au ministère de l’Intérieur et jusqu’à récemment gouverneur intérimaire de la province d’Al Hoceïma, Mohamed Faouzi devient le nouveau secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Les nouvelles nominations de l’autorité territoriale ont mis fin aux rumeurs annonçant le départ du wali de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, en lien avec la gestion des événements du Rif. Mohamed El Yaakoubi a finalement été maintenu. Il sera néanmoins épaulé par un nouveau gouverneur à la tête de la province d’Al-Hoceïma, en la personne de Farid Chourak (originaire de Berkane, ancien directeur du CRI de l’Oriental et récemment gouverneur de Rhamna).

Le gouverneur d’El Jadida et ancien directeur du CRI de Casablanca, Mouad Jamai, est promu au rang de wali de l’Oriental. Il remplace ainsi Mohamed Mhidia, ce dernier étant appelé à remplir le poste vacant de wali de Rabat-Salé-Kénitra depuis la nomination de Abdelouafi Laftit au ministère de l’Intérieur.

L’ancien gouverneur de Chtouka Ait Baha, de Boujdour et de Tarfaya, Mohamed Ennajem Abhai, s’est vu lui aussi propulsé wali de Guelmim-Oued Noun. Il succède ainsi à Mohamed Ben Rebak qui, lui, a été désigné wali de Draâ-Tafilalet. Sur la liste des gouverneurs nommés lors du Conseil des ministres réuni la veille de l’Aïd El-Fitr, entre mutations et promotions de secrétaires généraux des préfectures et provinces, force est de souligner la cooptation de deux nouveaux profils dont la carrière s’est faite jusqu’ici en dehors du circuit habituel des diplômés de l’Institut royal de l’administration territoriale. Il s’agit de Mohamed El Guerrouj, DG de l’Agence pour le développement agricole (ADA), nommé gouverneur d’El Jadida et de Younes Tazi, DG de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) nommé gouverneur à Tétouan.

La liste des gouverneurs comprend également Jamal Khalouk (Chtouka-Aït Baha), Othmane Soualli (Midelt), Mohamed Salem Essabti (El Youssoufia), Mohamed Rochdi (Driouch), Aziz Bouiniyane (Rhamna), Noureddine Ouabou (Berrechid), Nabil Kharroubi (Sidi Bernoussi), Ali Khalil (Nador), Mohamed Ali Habouha (Berkane), Larbi Touijer (Taourirt), Mohamed Kernachi (Fquih Bensaleh), Hamid Nouaimi (Es-Smara), Mohamed Derhem (Figuig), Ibrahim Ibn Ibrahim (Boujdour) et Hassan Ibn El Mahi (Guercif).


Nominations diplomatiques

Un peu plus de deux mois après l’annonce du rétablissement des relations avec Cuba après une rupture diplomatique de plus de 35 ans, l’on connaît d’ores et déjà le nom de celui qui va représenter la diplomatie marocaine au pays des Castro. Il s’agit de Boughaleb Attar, l’ancien journaliste au quotidien arabophone de l’Usfp qui occupait jusqu’à récemment une haute fonction à l’Ambassade du Maroc à Madrid. Outre La Havane, le Conseil des ministres réuni dimanche a validé la désignation du nouvel ambassadeur à Nouakchott, Hamid Chabar, fin connaisseur du dossier du Sahara. Il a été par le passé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, représentant permanent-adjoint du royaume auprès de l’ONU à New York, wali de Oued Eddahab-Lagouira et wali directeur de la coopération internationale au ministère de l’Intérieur. Chabar est aussi membre de la commission ayant élaboré le projet d’autonomie pour la région du Sahara, présenté aux Nations Unies en avril 2007. La nouvelle vague des nominations diplomatiques marque le retour de l’ancien dirigeant du RNI et de la première Chambre du Parlement, Mustapha Mansouri, nommé ambassadeur au Royaume d’Arabie saoudite, succédant à Abdeslam Baraka. Aussi, suite à la réintégration du Maroc à l’Union africaine, Mohamed Laaroussi est désigné ambassadeur représentant permanent auprès de cette organisation panafricaine. Les autres nominations concernent la représentation du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies et des Organisations internationales à Genève (Omar Zniber), l’Espagne (Karima Benyaich), la Chine (Aziz Mekouar), le Canada (Soria Othmani), le Portugal (Othamne Bahnini), l’Ukraine (Faouz Achabi), la Roumanie (Fadel Benyaich), la République Tchèque (Hanane Saâdi) et enfin le Ghana (Mohamed Farahat).


Feu vert pour une quarantaine de conventions internationales

Pas moins de 42 conventions internationales, dont 34 conventions accompagnées de lois ont été approuvées par le Conseil des ministres de ce dimanche 25 juin. Parmi ces accords, 28 conventions s’inscrivent dans le cadre du parachèvement des procédures légales pour le retour du Maroc au sein de l’Union africaine et lui permettre de contribuer effectivement aux différents organes de l’Union. Les 14 autres conventions bilatérales et multilatérales portent sur le renforcement du libre-échange dans les régions arabe et méditerranéenne ainsi que la coopération économique, fiscale et douanière dans les domaines de l’énergie, de la protection de l’environnement et la coopération judiciaire et militaire.

Walis / Gouverneurs : Un casting à multiples enjeux

par Amin Rboub – leconomiste.com – 28/06/2017

  • Des profils multidisciplinaires avec une logique économique
  • Les têtes d’affiche de ceux qui vont déployer la régionalisation

Un mouvement à multiples enjeux à l’échelle territoriale. Secrétariat général de l’Intérieur, direction des collectivités locales, Fonds d’équipement communal, walis de régions, gouverneurs de provinces… Des changements stratégiques qui annoncent l’esprit de l’opérationnalisation effective de la régionalisation avancée.

Autre particularité de ces nominations: le choix de profils bardés de diplômes: Ecole Polytechnique, Ponts & Chaussées, Ensam Paris, Inra Nancy, Ecole supérieure des mines de Douai, Institut supérieur de béton armé de Marseille (ISBA), Ecole Hassania des travaux publics, Ecole Mohammadia d’ingénieurs, Cycle supérieur de l’Iscae…

Autant de références solides qui confirment le nouveau concept d’autorité lequel repose sur la logique, la caution scientifique, la rationalité, le raisonnement par objectifs, le développement économique, les créations et répartitions rationnelles des richesses, le désenclavement ou encore la transparence et surtout les principes de bonne gouvernance dans les différents territoires et régions. Zineb El Adaoui, Khalid Safir, Mohamed Faouzi… rejoignent ainsi l’administration centrale.

Faouzi, le tout nouveau secrétaire général du ministère de l’Intérieur est un ancien cadre dirigeant de l’ONA. Il a été également inspecteur général de l’administration territoriale. Pour sa part, Khalid Safir assure désormais la direction générale des collectivités locales. Ce lauréat de l’Ecole Polytechnique de Paris a d’abord fait ses preuves en tant que directeur puis secrétaire général au ministère des Finances.

Il a également assuré avec succès le poste de gouverneur de la préfecture d’arrondissements d’El Fida Derb Sultan. Khalid Safir a également assuré le pilotage territorial de la plus grande ville du Maroc (Casablanca) en tant que wali avec le déploiement du Plan d’accélération du développement de la métropole économique.

Gouvernance de Rabat et Casablanca

Parmi les nouveaux walis, Mohamed  Mhidia et  Abdelkébir Zahoud, nommés respectivement wali de Rabat-Salé et de Casablanca-Settat. Deux fonctions hautement stratégiques, puisqu’elles concernent la gouvernance des deux principales villes du Maroc, avec une démographie importante et des projets de développement économique aux multiples enjeux.

La nomination de Mouad Jamai en tant que wali de la région de l’Oriental et gouverneur d’Oujda Angad revêt une extrême importance compte tenu des projets de développement de ce territoire et des chantiers déjà enclenchés dans la région. L’empreinte de Jamai assurera certainement un nouveau décollage de la dynamique d’investissement dans l’Oriental.

Force est de constater que le wali de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma  (Mohamed El Yaakoubi) est maintenu dans ses fonctions. En revanche, Farid Chourak, l’ancien gouverneur des Rhamna, remplace Mohamed Zhar, ex-gouverneur d’Al Hoceïma. Un poste extrêmement sensible compte tenu de la tension qui a duré plus de 7 mois dans le chef-lieu du Rif et l’urgence de l’accélération des chantiers de développement au niveau de cette province.

                                                                                   

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■ Zineb El Adaoui, la dame de fer

Nommée wali, inspecteur général de l’administration territoriale, Zineb El Adaoui a été membre de la Commission consultative de la régionalisation en 2010, du Conseil national des droits de l’homme en 2011 et de la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la justice en 2012. Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en sciences économiques, Zineb El Adaoui a auparavant été juge à la Cour des comptes, puis présidente de la Cour régionale des comptes de Rabat. Elle a également été wali de la région du Gharb Chrarda-Béni Hssen et gouverneur de la province de Kénitra, de celle de Souss-Massa et de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane. En 2013, El Adaoui a été décorée du Wissam Al Moukafaa Al Watania de Grand officier.

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■ Abdelkébir Zahoud: Un politique à la tête de Casablanca
Abdelkébir Zahoud est le nouveau wali de la région de Casablanca-Settat et gouverneur de la préfecture de Casablanca. Diplômé de l’EHTP, Zahoud a été  membre du Bureau national du comité marocain des grands barrages (CNGB), membre président de l’Association marocaine des entreprises de forages (AMEF) et du conseil d’administration de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP).
En 2002, cet istiqlalien a été nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement, fonction qu’il a exercée jusqu’à fin 2011.

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■ Khalid Safir, le polytechnicien de l’Intérieur
Khalid Safir est le nouveau directeur général des collectivités locales. Il a assuré jusque-là les fonctions de wali de la région du Grand Casablanca, puis wali de la région de Casablanca-Settat et gouverneur de la préfecture de Casablanca. Auparavant, il était gouverneur de la préfecture d’arrondissements d’Al-Fida-Mers-Sultan puis gouverneur de la préfecture d’arrondissement de Casa-Anfa.

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■ Mohamed Mhidia: Un ancien de l’Equipement à Rabat
Mohamed Mhidia est nommé à la tête de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Il a été jusque-là wali de la région Marrakech-Tensift-Al Haouz en 2010 et de la région de l’Oriental en 2012, puis en 2015. Ce lauréat de l’Ecole nationale supérieure des mines de Douai en France, et de l’Institut supérieur du béton armé (ISBA) de Marseille, a entamé sa carrière au ministère de l’Equipement où il a occupé plusieurs postes de responsabilité. Mhidia a été décoré en 2010 du Wissam du Trône de l’ordre de Chevalier.

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■ Mohamed Faouzi, un SG doublé de super-wali
Mohamed Faouzi est le nouveau wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Avant cette nomination, il a été wali, inspecteur général de l’administration territoriale en 2014 et a assuré l’intérim du wali de la région de Drâa–Tafilalet en 2016, puis celui du gouverneur de la province d’Al Hoceïma à partir de mars 2017. Depuis 2004, Faouzi a été, plusieurs fois, nommé gouverneur et wali de différentes régions du Royaume. Il a été décoré en 2007 du Wissam du Trône de l’ordre de Chevalier. Lauréat de l’EMI et titulaire d’un diplôme du cycle supérieur de gestion de l’Iscae, ce natif de Ouezzane a démarré sa carrière en tant que chef de service chez Somifer, pôle mines de l’ONA. En 2001, il prend la tête de SIM Distribution Brasserie-Maroc. Faouzi est aussi l’un des fondateurs de la société de logistique et de distribution, Dislog.

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■ Mouad Jamaï: Capitaliser sur les acquis d’El Jadida
Mouad Jamai est le nouveau wali de l’Oriental. Jamai était gouverneur de la province d’El Jadida depuis novembre 2010
Auparavant, il a assuré la direction du CRI du Grand Casablanca en 2002 avant d’être nommé en 2005 chargé du secrétariat général de la préfecture de Casablanca.
Diplômes: DESS en informatique de l’Inra de Nancy en 1985 et doctorat en informatique de l’Ensam de Paris.

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■ Farid Chourak, de Rhamna à… Al Hoceïma
Chourak était jusque-là gouverneur de la province des Rhamna. Auparavant, il occupait la fonction de directeur du Centre régional d’investissement  (CRI) de la région de l’Oriental. Il doit désormais veiller au développement économique du chef-lieu du Rif et surtout veiller au suivi et contrôle des chantiers enclenchés.
Diplômes: Doctorat en sciences économiques à l’Université de Lumière-Lyon.

Femmes séropositives au Maroc : La triple peine

par SOLÈNE PAILLARD – yabiladi.com – 28/06/2017

Dans une étude consacrée à la sexualité des Marocaines atteintes du VIH, le sociologue Bouchaib Majdoul analyse la perception du sida dans l’inconscient collectif marocain et les conséquences qui en résultent sur les femmes.

Ph. Aijaz Rahi/AP/SIPA

Difficile entreprise que l’étude de la sexualité féminine et du rapport au corps dans les pays arabo-musulmans, de surcroît lorsqu’il s’agit de femmes séropositives. Bouchaib Majdoul, professeur de sociologie et d’anthropologie à la Faculté des lettres et sciences humaines Ibn Zohr d’Agadir, s’est pourtant attelé à cette épineuse question, ô combien taboue.

Dans une étude intitulée «Sexualité des femmes séropositives au Maroc» publiée le 24 juin, le sociologue a compilé des témoignages qu’il a glanés dans les locaux de l’Association de lutte contre le sida (ALCS) à Casablanca. Ouvrières, prostituées, étudiantes, salariées, femmes au foyer, jeunes et moins jeunes ; les propos recueillis dressent un panorama varié en termes d’appartenances socioprofessionnelles, de statut matrimonial, d’âge («de 17 ans jusqu’à 40 et plus») et d’appartenance géographique («des femmes du sud comme du nord»).

La femme, première source de propagation ?

Après une longue introduction qui voit s’opposer la sociologue Fatima Mernissi à Freud sur la sexualité féminine, la première reprochant au second le caractère ethnocentré de sa théorie («En définitive, Fatima Mernissi reproche essentiellement à Freud d’avoir voulu construire ‘une théorie scientifique, avec tout ce que cela implique d’objectif et d’universel’, à partir d’une conjoncture qui ‘n’est que le résultat défini de sa propre culture’»), Bouchaib Majdoul revient longuement sur la manière dont les chercheurs et les professionnels de santé ont façonné le VIH dans l’inconscient collectif marocain. Il écrit : «Dès le début de l’épidémie, les chercheurs ont construit des ‘groupes à risque’, pour désigner des ensembles d’individus exposés en fonction de leur comportement. La dynamique des programmes nationaux et internationaux, les programmes marocains de lutte contre le sida ont désigné en premier lieu : les prostituées de sexe féminin, groupe présenté par les acteurs de santé comme principal vecteur de la contamination.»

«Si les ‘prostituées’ ont été incriminées dès le début de la prise en compte de la maladie, au Maroc comme dans d’autres pays africains (Desclaux, 1996), c’est parce que le sida – maladie qui se transmet par le sang et les relations sexuelles – est trop chargé symboliquement pour être appréhendé autrement que dans le cadre de la déviance sexuelle et sociale», poursuit Bouchaib Majdoul. Au début perçu comme une maladie «purement masculine», le sida s’est peu à peu mué en un virus féminin en raison de l’assimilation des prostituées à un «groupe à risque».

«Le processus de féminisation de la maladie a très tôt associé femmes et sida dans les représentations sociales de la maladie», explique le sociologue. Une association femme-sida qu’il juge «fondatrice de l’histoire marocaine du sida et tout se passe comme si les programmes de lutte ne pouvaient que la développer et la confirmer. Le sida, désigné comme maladie de la prostitution et par extension de l’inconduite, reste pensé comme une maladie dont les femmes sont la source et le vecteur et où l’homme n’est qu’un intermédiaire dans le processus de propagation».

La maladie de l’Ailleurs

Si d’autres professions composent ces «groupes à risque», notamment les «transporteurs, camionneurs, chauffeurs de taxi et marins», reste que la prostitution s’affiche comme le principal vecteur de propagation, d’après des études sur les prostituées et les ouvrières réalisées ces dernières années. «Ce groupe corrobore aussi parfaitement cette version de l’épidémie. En effet, les membres de ce groupe voyagent, traversent les frontières et sont donc censés entretenir des relations sexuelles avec des prostituées. Le sida est donc une maladie de la prostitution, de la débauche, il menace le pays de l’intérieur ; maladie de l’Autre (l’étranger, le touriste, l’Européen et l’Africain), il le menace de l’extérieur», écrit Bouchaib Majdoul.

«Pourquoi moi ?»

A l’intérieur, la menace est bel et bien incarné par la femme ; la mère en l’occurrence :

«Les mères sont les seules responsables de l’infection de leurs enfants et les pères sont au-delà de tous soupçons. Les femmes sont donc présentées comme contaminants aux deux bouts de la chaîne.»

Ces mères séropositives écopent ainsi d’une double peine : «la souillure et la dangerosité». L’une d’elle raconte : «Même si c’est mon mari qui m’a contaminée, les autres me voient comme coupable et seule responsable, et avec la mort de mon mari et de ma petite fille je représente désormais un danger pour les autres (…).»

Au regard culpabilisant de la société, s’ajoute un sentiment d’injustice, surtout lorsque le virus se transmet dans le cadre d’une relation conjugale, trahissant ainsi un adultère. Une autre s’insurge : «(…) C’est injuste, (…) je n’ai rien fait de mal, je n’ai jamais eu de relations sexuelles extraconjugales, ni avant mon mariage ni après. (…) C’est le virus qui est venu me chercher chez moi (…) Pourquoi les milliers de prostituées qui sont dans la rue n’ont rien, alors que les femmes comme moi souffrent à cause d’une faute qu’elles n’ont pas commise ?»

Dans le miroir, l’image s’en voit bientôt déformée, abîmée. Le rapport au corps se fait plus dur, lui aussi : «L’imputation de la responsabilité directe de la propagation de la maladie aux femmes affecte profondément la représentation des femmes d’elles-mêmes et leur perception de leur propre corps.» La double peine devient triple : culpabilité, injustice, dévalorisation.

La compagnie Air Arabia lance une nouvelle ligne Toulouse-Agadir au mois d’octobre

actu.fr/occitanie – 29/06/2017

Les Toulousains pourront bientôt découvrir une nouvelle destination au Maroc : Agadir. La compagnie aérienne low cost Air Arabia inaugure la ligne Toulouse-Agadir en octobre 2017.

La compagnie low cost propose une nouvelle ligne Toulouse-Agadir à partir du 3 octobre 2017. (©Air Arabia)

La compagnie aérienne low-cost Air Arabia va lancer une nouvelle ligne entre Toulouse et Agadir(Maroc), dès le 3 octobre 2017.

Deux vols par semaine

Après les villes marocaines de Casablanca et FèsAgadir, plus au sud, est la prochaine destination du pays accessible depuis Toulouse. Deux vols par semaine seront assurés, les mardis et vendredis. Compagnie low cost, Air Arabia propose des allers Toulouse-Agadir à partir de 70 €.

L’ouverture de cette ligne se fait dans un contexte particulier pour la compagnie, qui installe en octobre 2017 une nouvelle base à AgadirSept destinations européennes, dont Toulouse, sont prévues depuis la ville marocaine.

Festival Timitar : Agadir accueille les musiques du monde

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/06/2017

  • La 14e édition prévue du 5 au 8 juillet 2017
  • 40 spectacles, 3 scènes et plus de 400 artistes de différents horizons
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Près d’un million de festivaliers sont attendus durant quatre jours
(Ph. L’Economiste)

Le festival Timitar, signes et cultures revient pour une 14e édition très attendue en ce début d’été 2017. Comme chaque année, ils seront près d’un million de festivaliers à vibrer sur les rythmes du monde quatre jours durant. De quoi démarrer la saison estivale dans la joie, la bonne humeur et la diversité culturelle. Le festival Timitar étant toujours fidèle à ses valeurs et à sa volonté de faire découvrir au public la richesse culturelle nationale et internationale.

En effet, les musiques amazighes invitent pour cette version 2017 une pléiade d’artistes issus de différents horizons: Oumou Sangare du Mali, Wiyaala du Ghana, Bruna Tatiana d’Angola, Les Afrodiziac du Gabon, Ibrahim Ferrer de Cuba, Elida Elmeida du Cap Vert. En plus de groupes musicaux tels, Mashrou’ Leila du Liban, Les Amazones d’Afrique du Mali, Trad Attack d’Estonie, Arnaud N’Gaza de la Côte d’Ivoire, Labess d’Algérie, Nomfusi de l’Afrique du Sud…

Et, du côté marocain, Asma Lemnouar, Abdelaziz Stati, Ghany, Ahmad Soultan, Najat Rajoui, Hamid Bouchnaq, Sami Ray, Nouri, Mehdi Qamoum, groupe Masta Flow, Ribab Fusion, Hicham Massin, Rayssa Fatima Tabaamrant, Rayss Hassan Arsmouk, ainsi que les troupes musicales d’Ahwach Mesguina, Tiout et Tafingoult…En plus de DJs qui se relaieront pour mettre le feu aux platines dans les trois espaces qui accueilleront les spectacles.

A savoir Place Al Amal, Place Bijaouane et Théâtre de verdure. Le challenge des organisateurs est de démontrer que les ponts construits par les hommes pour aller les uns vers les autres sont solides. Car Timitar, est aussi mené par  la détermination des habitants de la région du Souss Massa qui se veulent le porte-drapeau d’un Maroc uni. Et ce, à travers, la culture et le patrimoine amazigh ouverts sur le monde avec pour devise, paix et joie entre les peuples.

Par ailleurs, le programme de Timitar prévoit l’organisation d’un colloque international. Avec pour thème retenu «La création artistique amazighe: les perspectives pour les professionnels et les enjeux pour un meilleur accompagnement du secteur». Cette table ronde permettra aux participants de définir un cadre stratégique de promotion du territoire Souss Massa sur le plan culturel et artistique aux fins de les doter d’un outil efficace pour accompagner les territoires. Notamment, dans des processus de valorisation de leurs atouts comme terre de création théâtrale, musicale et cinématographique. L’objectif étant d’en maximiser l’impact.

Pour rappel, le festival Timitar reconnu parmi les 25 meilleurs festivals du monde par le prestigieux magazine anglais Songlines mettra encore une fois Agadir sous les feux de la rampe. Organisé sous le haut patronage royal par l’Association éponyme, il a pour partenaires la wilaya de la région Souss Massa, le conseil régional SM, la municipalité d’Agadir, l’ONMT, le Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir et l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIH).

M. Akhannouch préside la cérémonie d’installation du Wali de la région de Souss-Massa et Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Ou Tanane

rni.ma – 28/06/2017

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et forêts, Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi à Agadir, la cérémonie d’installation de M. Ahmed Ahmed Hajji, que SM le Roi Mohammed VI a nommé Wali de la région de Souss-Massa et Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Ou Tanane.
Après lecture du dahir de nomination, M. Akhannouch a félicité le nouveau Wali pour la confiance placée en lui par SM le Roi, soulignant que sa nomination s’inscrit dans une dynamique visant la mise en valeur des potentialités naturelles et humaines de cette région et la promotion de la bonne gouvernance territoriale. Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre a souligné l’ampleur des défis et des attentes du chantier de réforme dans le cadre de la régionalisation avancée, invitant le Wali à œuvrer en vue de la mise à niveau économique et sociale du Souss-Massa en veillant à la réalisation des programmes engagés par le gouvernement dans les délais impartis, à la mise en valeur des potentialités naturelles et humaines de la région au profit de ses habitants et à établir un cadre incitatif à l’investissement privé, et ce dans le cadre d’une approche participative et de concertation avec tous les partenaires locaux.Tout en relevant le riche parcours professionnel de M. Hajji, tant dans le public que dans le privé, le ministre l’a appelé également à veiller à assurer une équité territoriale en donnant toute l’importance nécessaire aux infrastructures de base, et à assister le secteur privé pour réaliser des projets dans ce domaine en accordant la priorité aux zones marginalisées.

M. Akhannouch a insisté, dans son allocution, sur la nécessité de placer le citoyen au coeur de toutes les politiques publiques à travers une vision claire basée sur la bonne gouvernante, la concertation et l’application stricte des principes de l’Etat de droit afin de réaliser davantage de progrès et de prospérité conformément aux Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI.

Il a, par ailleurs, salué le parcours professionnel de l’ancien Wali de la région, Mme Zineb El Adaoui, gratifiée de nouveau de la confiance de SM le Roi qui a bien voulu la nommer Wali, Inspecteur Général de l’Administration Territoriale.

Flexibilité des changes : La date d’entrée en vigueur de la réforme sera annoncée jeudi

lesinfos.ma – 28/06/2017

Flexibilité des changes : La date d'entrée en vigueur de la réforme sera annoncée jeudi

Le ministère de l’Economie et des Finances ainsi que Bank Al Maghrib livreront la date officielle de l’entrée en vigueur de la réforme du régime de change à partir de ce jeudi 29 juin.

 Après les rumeurs et appréhension, l’heure est à la mise au point ! La flexibilité des changes tant commentée et décriée par certains économistes entrera très prochainement en vigueur. En effet, selon nos confrères du 360, la date officielle de l’application de la réforme du régime de change sera dévoilée à compter du jeudi 29 juin.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid ainsi qu’Abdellatif Jouahri de Bank Al-Maghrib tiendront à cet effet une conférence de presse au siège de la Banque centrale, afin de faire le point sur cette réforme.

Par ailleurs, selon la même source, plusieurs professionnels du secteur bancaire, cette importante réforme pourrait prendre effet à partir du lundi 3 juillet, introduisant par la même occasion de nouvelles bandes de fluctuations du dirhams.

Par ailleurs, selon un communiqué du département du chef du gouvernement, relayé par nos confrères de Médias 24, le Conseil du gouvernement suivra un exposé présenté par le ministre de l’Economie et des Finances portant sur le passage progressif à un régime de taux de change plus flexible.