Présentation du livre de Elena López « Marina di Beyrouth » à l’Echappée Belle, Etape Berbère

Quelques courts extraits du livre :

Marina di Beyrouth est un portrait de l’Histoire contemporaine du Liban au travers de deux âmes à la dérive (une femme espagnole en quête de bonheur et un jeune Libanais à la recherche de lui-même) qui se rencontrent par hasard à Beyrouth pendant la guerre de 2006. Dans ce livre déroutant et inclassable, Elena López brise les tabous qui déchirent le peuple libanais avec un étrange mélange d’insolence et de respect.

Elena la révoltée ira jusqu’au bout pour savoir ce qui se cache derrière tous ces conflits, pour découvrir la vérité que les Libanais eux mêmes n’ont plus ni l’envie ni le courage de chercher !

Karen Boustany, journaliste libanaise

Avec une naîveté feinte ou voulue, Elena assène des vérités sur une guerre qu’elle a vécue au quotidien. Ses observations sur la guerre, le confessionnalisme… sont pleines de perspicacité et de finesse et ce n’est pas sans émotion qu’on referme Marina di Beyrouth, après l’avoir lu comme un conte pour enfants.

Viviane Edde, Mondanité (revue libanaise)

Un livre inclassable et déroutant, comme le signale Jalal Khoury, qui en a signé la préface: La configuration de cette chronique, écrit-il, n’a ni le profil d’une pièce de théâtre ni celui d’un récit ou d’un conte, encore moins d’une narration, d’un scénario ou même d’une routarde en quête de sensations de toutes sortes. L’Orient le Jour, journal libanais

Sujets abordés dans le livre:

A: La guerre de 2006

B: La tolérance entre les différentes confessions religieuses

C: La guerre civile (1975-1990)

D: Le futur du Liban

La guerre de 2006

Marina- Beyrouth est devenue une ville fantôme. Dimanche dernier, les rues débordaient de gens fêtant la finale entre la France et l’Italie ; aujourd’hui elles sont désertes.

Joseph- C’est ça le Liban. On passe soudain du calme au chaos le plus absolu en quelques minutes ou secondes.

Marina- Dans ce conflit qu’on suit en direct, où aucun pays, même arabe, n’intervient pour que ça s’arrête, le Liban est comme une femme qu’on violerait en toute impunité en plein jour. Elle implore à haute voix du secours mais tous détournent le regard, feignant de ne rien voir.

La guerre civile

Joseph- Cette guerre dure toujours, elle continue encore, sous d’autres visages, très subtils, beaucoup plus dangereux que si nous étions en guerre ouverte. Tu sais, un pays peut être en guerre même s’ils n’y a pas de gens qui meurent sous les bombes.

Marina- Vous devez faire table rase, pardonner de la même façon qu’un enfant devenu adulte pardonne de tout son coeur un père qui a détruit son enfance. Vous n’avez pas d’autre solution.

Joseph- Cette guerre a détruit les âmes de tout un peuple. Elle a fait de nous tous des morts-vivants., tu n’imagines pas combien de rêves elle a brisés.

La tolérance religieuse

Joseph- Tu ne verras dans aucun pays des mosquées et des églises si proches les unes des autres.

Marina- Si proches et si lointaines en même temps, s’ignorant les unes les autres. Il manque une synagogue pour que le Dieu des Juifs m’écoute aussi.

Joseph- Nous vivons ensemble mais nous nous méconnaissons. Chaque communauté se sent supérieure à l’autre.

Marina- Le Liban est né du néant, mais s’il existe encore, cela veut dire qu’il est fait pour l’éternité.

Joseph- Je ne suis pas si optimiste. Un jour, il éclatera.

Marina- Non. Ton pays survivra: il est comme une chienne agonissante , frappée depuis sa naissance. Mais à chaque fois, elle a trouvé la force, comme le phénix, de se relever, encore plus hautaine et fière.

Qui est Elena López ?

Elena López: arts8marina@gmail.com

Titulaire d’une Maîtrise en Langue, Littérature et Civilisation espagnole en France (Université François Rabelais à Tours), j’ai enseigné ma langue maternelle en Belgique et en France (Commission Européene à Bruxelles, École Supérieure de Comerce à Grenoble…) plusieurs années. Journaliste freelance, je collabore dans le journal NHU à Madrid (culture et monde arabe).

Parcourant le monde…

2017

Tunisie Salon International du Livre à Tunis

Festival International de théàtre à Gafsa (avril)

Maroc Rencontre Internationale de théâtre de Marrakech en collaboration avec le Réseau de Lecture de Marrakech

Espagne Foire du Livre hispano-arabe à Cordoue

Organise Círculo hispano-árabe, en collaboration avec Casa Arabe.

2016

Uruguay Festival International de théâtre MERCOSUR à Paysandú Argentine Rencontre internationale de littérature sur le Liban à Rosario Organisé par le CAIL (Centre de Recherche sur l’inmigration libanaise) Tunisie Festival international de théâtre à Gafsa Espagne Foire du Livre hispano-arabe à Madrid

2015

Chili Rencontre Internationale de théâtre à Chillán Sénégal Rencontres pour un Développement Durable à Saint-Louis Présentation à l’Institut Français. Prix au meilleur texte dramatique. Invitée par l’Institut Cervantes et l’Ambassade d’Espagne lors du Jour International du livre. Argentine au CAIL (Centre de Recherche sur l’Inmigration libanaise) à Rosario France Festival International des Langues à Tours

2014

Maroc Festival International de théâtre à Tanger Portugal Librairie Gato Vadio à Porto Espagne Casa Zorrilla à Valladolid

Sport : bientôt, un championnat panafricain de jet-ski

Par Fahd Iraqi – jeuneafrique.com – 29/06/2017

Le Maroc accueillera en novembre prochain la finale du championnat du monde endurance de jet-ski. Un événement encore jamais organisé en Afrique et qui sera l’occasion de lancer un championnat continental, créé par la fédération africaine.

Voilà un événement qui devrait faire plaisir à Mohammed VI, connu pour sa grande passion pour le jet-ski. La ville d’Agadir doit accueillir, du 11 au 19 novembre prochain, la finale du Championnat du monde endurance de jet-ski. Une première en Afrique ! « La fédération internationale de jet-ski (IJSBA) a à cœur de développer la compétition de jet-ski en Afrique et particulièrement au Maroc, où j’ai eu le privilège d’entraîner en 2005 le pilote marocain Jamal Belhasni, sacré champion du monde à Lake Havasu, USA, cette même année », souligne Peter De Smet, président de la branche européenne de cette fédération.

L’organisation de cet événement a été confiée à l’Association marocaine des professionnels de jet-ski à Agadir (AMPJSA) qui, déjà en 2014, avait lancé une manifestation inédite dans cette ville du Souss, à l’occasion de l’anniversaire du prince héritier Moulay El Hassan. C’est ainsi que fut inauguré le championnat national, auquel participent désormais chaque année une vingtaine de pilotes marocains licenciés par les huit clubs affiliés à la Fédération royale marocaine de motonautique.

Une fédération africaine nouvellement créée

« Dès la troisième édition de cette manifestation sportive, nous avons pu accueillir des concurrents de France et d’Italie. Un représentant de l’ISJBA a également fait le déplacement, marquant ainsi un tournant pour notre événement, qui a pris une dimension internationale », explique Abdelhalim El Aidi, président de l’AMPJSA. Quelque mois plus tard,  El Aidi est à son tour invité par l’ISJBA pour assister à une étape du championnat d’Europe, en Pologne. « De là naît le projet d’organiser la finale du championnat du monde d’endurance à Agadir », poursuit le président de l’AMPJSA, désigné par la suite président de l’ISJBA Africa, la toute récente fédération africaine.

Mis à part le Gabon et le Maroc, le jet-ski reste un sport peu structuré en Afrique

« C’est une fédération à monter de toute pièce, précise El Aidi. Mis à part le Gabon et le Maroc, le jet-ski reste un sport très peu structuré en Afrique et notre ambition est justement de remédier à cela. » Le Morocco grand prix qui se tient à Agadir sera ainsi l’occasion de lancer le premier championnat africain de cette discipline. Le Gabon, la Libye, la Tunisie et l’Égypte ont d’ores et déjà annoncé leur participation dans cette première étape du futur circuit africain. « Nous espérons la confirmation d’autres pays d’ici novembre prochain », conclut le président de la fédération.

VIDÉO : LES DÉTAILS DU PROJET TITANESQUE DE DESSALEMENT D’EAU DE MER À AGADIR

Par Mohamed Chakir Alaoui et Mehdi Hakki – le360.ma – 29/06/2017

Cover Vidéo... مشاريع كبرى للسقي بمنطقة سايس وجهة سوس ماسة

© Copyright : Le360

Le projet sera le plus grand du monde par sa capacité de production pour l’irrigation et l’eau potable. Il sera également le plus grand projet du genre à être alimenté par des énergies renouvelables. Ministres de l’Agriculture et des Finances, Aziz Akhannouch et Mohamed Boussaid expliquent.

Les Conventions pour la réalisation de la plus grande unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable de la région de Souss-Massa ont été signées, jeudi 29 juin à Rabat, entre le ministère de l’Economie et des finances, le ministère de l’Agriculture, l’ONEE, des entreprises espagnoles Abengoa, Abengoa water international, SEDA, et la BMCE.

Ce grand projet, qui nécessitera dans ses deux composantes (eau potable et eau agricole) un coût global de l’ordre de 4 milliards de dirhams, devrait permettre, à terme, de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée dans la zone de Chtouka.

Le projet sera le plus grand du monde par sa capacité de production pour l’irrigation et l’eau potable. Il sera également le plus grand projet du genre à être alimenté par des énergies renouvelables.

Vidéo  : sur 5 minutes, Interview de Aziz Akhannouch, en arabe (1 minute 30) puis interview de Mohamed Boussaid en français.

Pour la composante eau potable, le projet sera d’une capacité de 150.000 m3/jour au démarrage et atteindra 200.000 m3/jour à terme. Il vise la sécurisation de l’alimentation en eau potable au profit d’une population de 2,3 millions d’habitants à l’horizon 2030, dont 20% en milieu rural. Ce projet de grande envergure permettra également de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 100% au niveau du Grand Agadir.

Le plus grand projet de dessalement de l’eau de mer verra le jour dans la région Souss-Massa 

Intervenant lors de la cérémonie de signature de ces conventions, le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid a souligné l’importance de ce projet en matière de dessalement d’eau de mer pour les deux usages eau potable et eau agricole, notant qu’il permettra d’avoir à la sortie une disponibilité d’eau agricole à des prix extrêmement compétitifs de l’ordre de 5 DH/m3.

Pour le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, le projet de dessalement de l’eau de mer est une solution incontournable pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée de la zone de Chtouka. « Il constitue un levier pour une croissance socio-économique durable pour toute la région », a-t-il assuré.

Le directeur général de l’ONEE, Ali Fassi Fihri a, pour sa part, indiqué que ce projet vise la protection des ressources souterraines, du littoral et le renforcement du développement humain dans la région de Souss-Massa. Ce projet permettra au Maroc de s’inscrire dans « cette vision de développement durable » et de satisfaire les besoins de la région Souss-Massa en eau potable et agricole, a-t-il fait observer.

La cérémonie de signature des conventions relatives à ce projet a été marquée par la présence de la ministre déléguée chargée de l’Eau, Charafat Afilal et de l’Ambassadeur d’Espagne, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez.

Tennis de table : Agadir accueille trois compétitions continentales en une semaine

par Brahim Oubel – lematin.ma – 28/06/2017
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Tennis-de-table-bn.jpg La sélection marocaine féminine, qui occupe la 6e place continentale, bénéficiera du soutien du public d’Agadir et visera la première marche du podium.
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La ville d’Agadir s’érige en véritable capitale africaine du tennis de table. Elle abrite trois événements majeurs de la discipline en l’espace d’une semaine : le Championnat d’Afrique des clubs champions (du 28 au 30 juin), la Coupe d’Afrique des nations (du 1er au 3 juillet) et la Coupe d’Afrique du Nord (du 4 au 5 juillet). Le Maroc est représenté au niveau des trois compétitions.

Après avoir accueilli le gotha continental du handball à l’occasion de la Coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de Coupes en avril dernier, Agadir se met au tennis de table cette semaine. D’abord à l’occasion du championnat d’Afrique des clubs champions, qui a démarré mercredi et qui enregistre la participation de 21 équipes, représentant 8 nations. Chez les hommes (12 équipes), on notera la présence d’Al Ahly et Enppi (Égypte), l’Union Banque et NDTS (Nigeria), Rabiz CTT (Tunisie), Alarbaa TT (Algérie), Ethtiopia Electric Sport (Éthiopie), Al Ouahda TT (Libye), Seychelles TT (Seychelles) et les clubs de Béni Mellal, Ain Aouda et le CAF (Maroc). Les 12 équipes ont été réparties en quatre groupes de trois. Pour leur part, les équipes «dames» sont au nombre de 9, réparties en trois groupes : Al Ahly (Égypte), Alarbaa et ACB (Algérie), Ethiopia Commercial Bank (Éthiopie), Seychelles TT, CANA (Nigeria) et RBM, OCK, Ajial Salé (Maroc). Les 2 premières équipes de chaque poule seront qualifiées au tour suivant. Agadir accueille également la CAN 2017 qu’elle avait abritée récemment (24-30 octobre 2016).

Prévue initialement au Mozambique, l’édition 2017 a été transférée au Maroc qui offre davantage de garanties pour la réussite de cet événement qualificatif à la prochaine Coupe du monde. Il se déroulera du 1er au 3 juillet avec la participation de 8 pays. La qualification des Marocains reste à priori très difficile face aux ténors du continent comme le Nigeria, l’Égypte, la Tunisie ou encore l’Algérie. Même incertitude pour la 3e compétition au programme à savoir la Coupe d’Afrique du Nord qui regroupera, pendant deux jours (4 et 5 juillet), les sélections du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Libye et d’Égypte. Le Maroc comptera, chez les hommes, sur des pongistes de talent comme Mohamed Qrichel (champion du Maroc 2017), sociétaire du RBM ou encore Mustapha Remmal (Club d’Ain Aouda). Mais l’espoir repose plus sur les Marocaines en lice, qui occupent le 6e rang continental.

Agadir: 2,6 milliards de dirhams pour la « première unité de dessalement au monde alimentée par l’énergie renouvelable »

telquel.ma – 29/06/2017

Agadir: 2,6 milliards de dirhams pour la "première unité de dessalement au monde alimentée par l'énergie renouvelable"

L’ONEE et le ministère d’Agriculture sont associés sur ce projet, qui permettra l’irrigation et l’alimentation en eau potable dans la région Souss-Massa.

La région Souss-Massa aura son unité de dessalement de l’eau de mer. Le projet qui nécessitera une enveloppe d’investissement global de 2,6 milliards de dirhams est porté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et le ministère de l’Agriculture. Les deux partenaires ont procédé à la signature d’un projet de partenariat public/privé pour la construction de cette unité, selon un communiqué diffusé ce jeudi 29 juin.

« Il s’agit du plus grand projet de dessalement de l’eau de mer mutualisé d’irrigation et d’eau potable dans le monde alimenté par des énergies renouvelables », explique le communiqué. La région est alimentée actuellement à 80% par les ressources superficielles (barrages de Moulay Abdellah et d’Abdelmoumen) et à 20% par les ressources souterraines (nappe du Souss).

Le projet est divisé en deux composantes. La première est celle de l’eau potable, et nécessitera un investissement de 2 milliards de dirhams. Le projet de dessalement de l’eau de mer sera d’une capacité de 150.000 m3/jour au démarrage, et atteindra 200.000 m3/jour à terme.

Il permettra la sécurisation de l’alimentation en eau potable pour une population de 2,3 millions d’habitants à l’horizon 2030 dont sont établis 20% en milieu rural. Le communiqué explique qu’en plus de l’investissement lié au projet de l’usine de dessalement de l’eau de mer, l’ONEE consacrera des investissements additionnels de 600 millions de dirhams.

Cette somme sera destinée à la pose de 44 kilomètres de conduites, à la construction d’un réservoir d’eau potable de 35.000 m3, à l’installation de trois lignes électriques de haute tension sur 55 km à partir du poste source de Tiznit connecté au complexe solaire Noor Ouarzazate, ainsi qu’à la construction de deux stations de pompage et deux réservoirs de mise en charge.