EXPLOSION DES TRANSFERTS FRAUDULEUX D’ARGENT DEPUIS LE MAROC EN 2017

Par Tarik Qattab – le360.ma – 07/07/2017

Bab Sebta

Passage de Bab Sebta. © Copyright : DR

Au cours des six premiers mois de l’année, 220 tentatives de passage illégal d’argent vers l’étranger ont été enregistrées pour l’équivalent de 39,5 millions de dirhams. Un record.

Le nombre de tentatives de transfert frauduleux de fonds vers l’étranger au premier semestre 2017 a atteint 220 cas, contre 136 pour la même période de l’année dernière. En dirhams comme en devises, les montants concernés sont conséquents et totalisent 39,5 millions de dirhams, contre 28,2 pour la même période en 2016.

Le poste-frontière Bab Sebta reste le point de passage privilégié. 55 tentatives de passage illégal d’argent y ont été enregistrées depuis le début de l’année. Il est suivi par l’aéroport Marrakech-Ménara (48 tentatives), Fès-Saïss (30), l’aéroport Ibn-Battouta de Tanger (28 cas), Rabat-Salé (22) et le poste-frontière Beni Ansar (15). L’aéroport Mohammed V de Casablanca et celui d’Agadir Al-Massira arrivent en dernier avec respectivement 13 et 6 cas.

Les nationaux sont les premiers auteurs des tentatives de transfert frauduleux de fonds avec 24,4 millions de dirhams suivis des Français avec 2,3 millions de dirhams, des Irakiens avec 1,9 million de dirhams, des Espagnols avec 1,8 million de dirhams, des Mauritaniens (1,5 million de dirhams), des Anglais (713.141 dirhams) et des Iraniens (617.542).

PORT D’AGADIR : L’ANNONCE ÉLECTRONIQUE DE L’ARRIVÉE DES CONTENEURS OBLIGATOIRE À PARTIR DU 1ER SEPTEMBRE

Par Younès Tantaoui – le360.ma – 07/07/2017

Port d'Agadir

Vue aérienne du port d’Agadir. © Copyright : DR

A partir du 1er septembre, les opérateurs devront obligatoirement annoncer via la plateforme électronique PortNet l’arrivée des conteneurs pour accéder au port d’Agadir. La même obligation devrait être instaurée à Casablanca avant la fin de l’année.

A partir du 1er septembre prochain, seuls les conteneurs destinés à l’export et qui seront annoncés de manière électronique via le guichet unique PortNet pourront accéder au port d’Agadir.

C’est ce que vient d’apprendre le360 auprès de la société gérant le projet de dématérialisation des procédures d’import/export, PortNet SA, filiale de l’Agence nationale des ports.

Le 19 juin dernier, un nouveau service d’annonce des préavis d’arrivée des conteneurs via Portnet a été lancé au niveau des ports de Casablanca et d’Agadir, sans pour autant que le passage par la plateforme électronique ne soit obligatoire. Cette initiative entre dans le cadre de la stratégie de numérisation des ports et des efforts menés par la communauté portuaire pour accélérer le transit portuaire et rendre les ports plus compétitifs.

Début septembre, tout chargeur ou son représentant devra absolument annoncer l’arrivée du conteneur sur la plateforme pour accéder au port d’Agadir.  La même obligation devrait être instaurée avant la fin d’année au niveau du port de Casablanca.

L’usine de dessalement d’eau de mer d’Agadir : les non-dits de ce mega-projet

par SALIM MANSOURI – challenge.ma – 07/07/2017

Photo M. Terrier

Alors que la région Souss-Massa fait face à une réduction drastique de sa nappe phréatique, l’annonce d’un nouveau projet, dont la construction ne devra être lancée qu’en septembre prochain, est d’abord un aveu d’échec de la première usine de dessalement d’eau de mer qui devait entrer en service dès fin 2016, au bout d’un processus qui aura duré près de cinq ans depuis le démarrage en 2011 des études de faisabilité réalisées par le français Artelia pour le compte de l’Office National d’Eau et d’Électricité (ONEE), jusqu’à l’arrêt des travaux de construction initiés dès début 2015 par la société délégataire de ce service public dans le cadre d’un appel d’offres international, ayant abouti à la conclusion d’une concession de 20 ans signée en mai 2014 entre le délégataire et l’autorité délégante. C’est dire que cette usine que devait abriter Cap Ghir, à 40 km au nord d’Agadir, ne produira jamais les 100.000 m3 d’eau potable par jour comme prévu ni n’alimentera, dès cette année, plusieurs centaines de milliers d’habitants de la région.

Mais cela est quand même présenté avec beaucoup d’optimisme comme une occasion unique de rebondir sur un projet plus ambitieux (on parle de 250.000 md’eau dessalée par jour à terme, dont 60% en eau potable et un investissement de 2,6 milliards de DH, soit presque deux fois et demi plus important), mais également plus prestigieux au regard de son statut de « première » mondiale « plus grand projet de dessalement de l’eau de mer mutualisé d’irrigation et d’eau potable dans le monde alimenté par des énergies renouvelables ». Rien que cela ! Qu’à cela ne tienne. Gageons qu’un retard de trois ans n’est rien face au caractère opportun d’un redimensionnement aux retombées socio-économiques indéniables, sachant qu’outre la problématique d’eau potable, la région concentre 13% de la superficie cultivée en plantations fruitières au niveau national, ce qui pose manifestement des enjeux non négligeables en matière d’irrigation.

Mais les autorités publiques partie prenante de ce partenariat public-privé, qui ont repris – sans passer par la case de la mise en concurrence – le même délégataire du premier projet avorté, à savoir la Société d’Eau Dessalée d’Agadir (SEDA), se sont-elles entourées, cette fois-ci, de toutes les garanties nécessaires pour éviter un nouveau dérapage dans les délais, voire une défaillance pure et simple de cette filiale de l’espagnol Abengoa qui compte dans son tour de table le fonds InfraMed que gère la CDG ? Rappelons que les difficultés financières d’Abengoa (opérateur du projet et actionnaire majoritaire de SEDA qui avait frôlé la faillite en 2016), sont loin de n’être qu’un mauvais souvenir. Cet ex-fleuron européen de l’économie verte a même multiplié par six ses pertes en 2016 en essuyant une perte abyssale de près de sept milliards d’euros (près de 80 milliards de DH !).

Agadir se dote du plus grand centre de formation aux métiers du pétrole et du gaz d’Afrique

huffpostmaghreb.com – 07/07/2017

VIDEOOSITA

La ville d’Agadir se dotera bientôt du plus grand centre de formation aux métiers du pétrole et du gaz d’Afrique, annonce le centre de formation « Agadir International Training Center » dans un communiqué.

Selon ce dernier, ce centre aura pour objectif de « répondre aux besoins des pays africains comme ceux des autres pays où le besoin s’y ressent. Il se positionne comme étant le plus grand centre en Afrique spécialisé dans les différentes formations liées à l’hygiène, la sécurité et la santé dans le monde industriel avec des formations telles que BOSIET, HUET, FOET, NEBOSH (…) »

Former les compétences marocaines et africaines en priorité

Les formations sont destinées aux étudiants comme aux professionnels. Concernant les frais, pour les formations NEBOSH par exemple, il faudra compter 13 000 dirhams pour les étudiants et 28 000 pour les professionnels, les deux durant 11 jours.

Ce centre, qui ouvrira ses portes à proximité du CHU de la capitale du Souss et du parc des exposition « a pour mission de former les compétences marocaines et africaines en premier lieu », a précisé le centre indiquant toutefois qu’il est ouvert à toutes les nationalités.

Pour ce qui est de la cible, le centre est dédié « aux profils opérant dans le secteur pétrolier, gazier (onshore et offshore) et dans celui de la sécurité ».

Le centre disposera d’une salle de formation, d’un amphithéâtre de 206 places, d’une salle de conférence et une autres de réunion. Le bâtiment industriel disposera, lui, d’un atelier de soudure, d’une air de formation, une piscine d’entrainement et une cafeteria, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous: 

La Cour constitutionnelle annule l’élection du député PAM d’Agadir Hamid Ouahbi

h24info.ma – 07/07/2017

 

La Cour constitutionnelle a annulé l’élection du député Hamid Ouahbi (Parti Authenticité et Modernité) à la circonscription électorale locale d’Agadir-Ida Outanane, au titre des législatives du 7 octobre 2016, ordonnant la tenue d’élections partielles conformément aux dispositions de l’article 91 de la loi organique relative à la Chambre des représentants.

 Cet arrêt de la Cour constitutionnelle intervient suite à un recours en annulation introduit par le candidat dans la même circonscription, Saleh El Mellouki (Parti Justice et Développement), pour le motif que « le secrétariat local du parti au nom duquel le défendeur s’est porté candidat avait publié, le 30 septembre 2016, sur sa page aux réseaux sociaux, une photo de jeunes vêtus de gilets portant le symbole du parti, avec une grande image comprenant le drapeau national et l’emblème du Royaume ».

La Cour a motivé son arrêt, publié sur son site web, par le fait que cette attitude va à l’encontre des dispositions de l’article 32 de la loi organique relative à la Chambre des représentants, qui stipule que les affiches électorales doivent être préparées, affichées et distribuées conformément à l’article 118 de la loi relative aux listes électorales générales et aux référendums et à l’utilisation des médias audiovisuels publics lors des campagnes électorales et référendaires.

 Elle a, de même, rappelé que cet article stipule que les programmes de la période et de la campagne électorales ne doivent pas porter sur l’usage des symboles nationaux, soulignant que l' »utilisation du drapeau national et de l’emblème du Royaume, comme c’est le cas dans l’affaire traitée, est considéré comme violation des articles 32 et 118 susmentionnés ».