Le HCP dresse le profil des jeunes Marocains

libe.ma – 14/08/2017

Selon les données issues du Recensement général de la population et de l’habitat de 2014, les jeunes de 15 à 24 ans constituent en 2014 près du cinquième de la population marocaine, indique le HCP dans une Note d’information publiée à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août de cette année.

Leur nombre a diminué de 6,09 millions en 2004 à près de 6,03 millions en 2014, correspondant à une baisse de 1%. 49,9% sont de sexe masculin et 50,1% de sexe féminin. 58,9% résident en milieu urbain contre 41,1% en milieu rural. La région du Grand Casablanca-Settat totalise près du cinquième des jeunes de 15 à 24 ans, soit 19,1%. La région de Marrakech-Safi vient en seconde position (13,5%), suivie par Rabat-Salé-Kénitra (13,2%) et Fès-Meknès (12,6%). En revanche, les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed Dahab enregistrent les proportions les plus faibles, respectivement 1,3%, 1,1% et 0,3% de l’ensemble de la population marocaine. La part des jeunes qui sont des mariés a augmenté de 14% en 2004 à 16,6% en 2014. Parmi cette catégorie des jeunes, 29,2% des filles de la même tranche d’âge ont déjà contracté un premier mariage contre 3,8% des garçons. Les jeunes sont globalement moins exposés à l’analphabétisme, avec toutefois des disparités selon le sexe et le milieu de résidence. En 2014, le taux d’analphabétisme des jeunes est de 11% au niveau national contre 32,2% pour l’ensemble de la population. 14,8% des jeunes filles sont analphabètes contre 7,2% des garçons. Ce taux est de 4,6% dans le milieu urbain contre 20,1% dans le milieu rural. La différence d’analphabétisme entre les jeunes garçons et les jeunes filles se réduit considérablement lorsqu’on passe du milieu rural au milieu urbain, soit respectivement 15 et 2,8 points d’écart. Par région, les taux d’analphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans varient de 4% à Laâyoune-Sakia El Hamra à 13,3% à Béni Mellal-Khénifra. En 2014, 10,1% des jeunes de 15-24 ans n’ont aucun niveau d’instruction contre 28,8% en 2004. 24,8% ont le niveau primaire (24,4% en 2004), 29,6% le niveau secondaire collégial (25,9% en 2004), 24,7% le niveau secondaire qualifiant (14,6% en 2004), et 10% le niveau supérieur (5,0% en 2004).
En 2014, 69,5% des jeunes garçons ont bénéficié d’une formation du secondaire ou du supérieur (contre 52,1% en 2004) et 59% des jeunes filles (contre 39,1% en 2004). 14% des jeunes filles n’ont aucun niveau d’instruction contre 6,1% des jeunes garçons, contre respectivement 39,1% et 18,1% en 2004. 22,9% des jeunes garçons ont le niveau du primaire (27,4% en 2004) contre 26,8% des filles (21,5% en 2004). 4,3% des jeunes sans niveau d’instruction résident en milieu urbain (13,1% en 2004) contre 18,4% en milieu rural (46,8% en 2004). Prés du tiers des jeunes des villes ont le niveau du secondaire qualifiant (22,5% en 2004) contre 11,8% des jeunes des campagnes (5,4% en 2004). Seuls 3,7% parmi les jeunes ruraux ont atteint le supérieur (1,6% en 2004), contre 14,3% parmi les jeunes urbains (7,8% en 2004). Le taux d’activité des jeunes de 15 à 24 ans a baissé entre 2004 et 2014. Il est passé de 47% à 35,2%. Il est de 38,6% dans les campagnes (53% en 2004) contre 32,8% dans les villes (41,9% en 2004). Il s’établit à 52,6% pour les jeunes garçons (64,4% en 2004) contre 17,9% pour les jeunes filles (30,4% en 2004). Les taux d’activité des régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Dakhla-Oued Eddahab, de 42,2% et 41,6% respectivement, dépassent le taux national de 35,2%. Les régions de Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra, l’Oriental et Marrakech-Safi présentent des niveaux proches du taux national. En revanche, c’est dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (32,5%), Souss-Massa (29,7%), Drâa-Tafilalet (28,2%) et Guelmim-Oued Noun (26,3%), où l’on observe les plus faibles taux d’activité des jeunes.

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Le HUSA d’Agadir se renforce avec huit nouvelles recrues

lionsdelatlas.ma – 13/08/2017

Le HUSA d'Agadir se renforce avec huit nouvelles recrues

Le club du Hassania d’Agadir de football a été très actif sur le marché des transferts cet été avec l’arrivée de huit nouvelles recrues.
L’équipe d’élite du Souss a fait signer des joueurs dans presque tous les compartiments du jeu dans une volonté d’être plus compétitive cette saison.
Sur la liste des nouveaux arrivants figure l’attaquant brésilien Cristiano Marcolino Santos, 29 ans, engagé pour deux ans. Ce joueur a, déjà, évolué au sein du Sport Club Santa Cruz et Globo FC au Brésil, ainsi que dans l’effectif d’Al Dhaid et Masfout Club aux Emirats Arabes Unis.
Les autres joueurs sont : le gardien Abderrahman Lhouasli, les défenseurs Yacine Rami, Soufiane Bouftini, Amine Saddki, Hicham Belahcen et le milieu Abdelali Khanboubi, ainsi que les attaquants Badr Kachani et Youssef El Gnaoui.
L’équipe dirigée par le coach argentin Miguel Angel Gamodi, a récemment présenté ces nouvelles recrues lors d’une séance d’entraînements au stade Al-Inbiaat, ouverte au public.
Le HUSA affrontera l’Olympique de Safi pour le compte de la première journée de la Botola Pro Maroc Telecom.

Festival « Juste pour rire » d’Agadir: « Il y a une complémentarité entre nous et le Marrakech du rire »

Par  – huffpostmaghreb.com – 13/08/2017

HUMOUR – C’est presque un an et demi de travail qui va bientôt se concrétiser pour Oussama El Khaili. Ce natif d’Agadir a, avec un groupe de jeunes acteurs associatifs, décidé de lancer un festival culturel dans la ville du sud. Ils choisissent alors de solliciter « Juste pour rire », une entreprise qui produit des festivals dédiés à l’humour, souvent surnommée la « multinationale du rire ».

Il faut dire que ce festival franchise son nom depuis un certains nombres d’années. Ainsi, après Montréal, Toronto, Sydney, Londres, Bruxelles, Lyon et Johannesburg, Victor, la célèbre mascotte du groupe « Juste pour rire », qui fête cette année ses 35 ans d’existence, posera ses valises dans la première station balnéaire nationale, du 23 au 26 août.

Mais « Juste pour rire » est également célèbre à travers le monde grâce à un programme très connu des Marocains, les fameuses caméras cachées. « Cette mascotte est reconnaissable à travers le monde » explique au HuffPost Maroc Oussama El Khaili, président de l’association initiatrice de l’événement.

Avec ce dernier, nous sommes revenus sur les prémices de ce festival, l’implication de la société « Juste pour rire » ainsi que l’impact que pourrait avoir cet évènement sur la ville d’Agadir.

oussama el khaili

HuffPost Maroc: Quelle est la genèse de ce projet?

Oussama El Khaili: Ce projet a été porté par de jeunes agadiris, pour la plupart entrepreneurs, qui ont voulu un jour « faire bouger les choses », et palier le manque d’activités culturelles de la ville. Aujourd’hui, les grandes villes touristiques vivent également à travers les évènements culturels qu’elle organisent. Agadir à des festivals, mais pas de renommée comparable au Festival du film de Marrakech ou au Festival de musique Gnaoua d’Essaouira. Créer un nom est compliqué, cela prend du temps. Pour certains festivals au Maroc, cela a pris 10 ou 15 ans avant qu’ils deviennent reconnus.

Comment avez-vous procédé pour lancer ce festival?

Il nous fallait une base solide. J’ai rencontré Gilbert Rozon, fondateur de « Juste pour rire », qui m’a parlé du système de franchise de la marque et cela nous a intéressés. Le groupe existe depuis 35 ans, ils sont présents dans 12 villes, et ils ont surtout une mascotte que tout le monde connait. Car il ne faut pas oublier que le Marocain est très visuel: quand on montre la mascotte, tout le monde la reconnait!

Comment avez-vous réussi à convaincre les acteurs locaux?

Cela fait plus d’un an et demi que je travaille sur ce projet. Il y a en effet eu beaucoup de personnes à convaincre. Mais dans ma quête, j’ai croisé la route de Zineb El Alaoui, ancienne wali de la région Souss-Massa, qui a entendu parler du projet. Elle nous a beaucoup aidés à obtenir des supports et des contacts. On a été soutenus par le conseil régional du tourisme, le maire, la région… C’est un projet encouragé par les politiques locaux.

Et du côté de « Juste pour rire », comment s’est déroulé cette collaboration?

Avec « Juste pour rire », on n’est pas lâchés dans la nature, l’entreprise est certes présente partout dans le monde, mais pour Gilbert Rozon, c’est plus intéressant de développer une équipe locale adaptée au pays. On a eu une formation, pendant un an, on a été conseillés. Gilles Morin, vice-président du groupe, a fait le déplacement 5 fois, des formateurs sont venus, on a fait valider nos choix de visuels… Mais malgré tout, nous gardons une certaine liberté pour faire de ce festival un festival marocain. Victor, par exemple, a été « marocanisé » pour l’occasion.

victor

Qu’est ce qui pousse « Juste pour rire » à investir à Agadir?

Gilles Morin est venu en avril dernier, il a visité Agadir et les infrastructures de la ville, les hôtels, a rencontré les responsables politiques. Ils sont venus, ils ont vu ce côté ville « challenger » qui les intéresse. « Juste pour rire » nous rapporte une image mais eux, cela leur rapporte le fait de participer au projet global d’une ville.

Ce festival a l’air plus tourné vers les artistes arabophones que le « Marrakech du rire », pourquoi avoir fait ce choix?

Tout d’abord, il est important de dire qu’il n’y a aucune concurrence entre nous et la famille Debbouze, c’est une famille qui est très proche de « Juste pour rire » et Gilbert Rozon. Le Maroc est un grand pays qui peut attirer plusieurs manifestations humoristiques.

Il faut savoir qu’avec le MDR, il y a une complémentarité, c’est un choix de faire un spectacle un peu plus orienté arabophone car nous souhaitons être un tremplin et créer un pont entre les artistes. On a d’ailleurs un spectacle inédit qui réunit les trois pays du Maghreb, avec comme représentant du Maroc Eko, Abdelkader Secteur pour l’Algérie et Lotfi Abdelli pour la Tunisie. Ces trois artistes trépignent à l’idée de ce spectacle! On oublie parfois que l’on fait partie du Maghreb arabe, malheureusement certaines choses font que c’est pas toujours rose, mais les artistes ont vraiment envie de jouer ce spectacle.

Des noms comme Eko, Abdelkader Secteur, Lotfi Abdelli, Booder, Roman Frayssin et les artistes amazighs Rachid Aslal, Mustapha Sghir, Lahcen chawchaw font partie de la palette de comédiens du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de France, de Belgique et de Côte d’Ivoire, annoncés pour ce rendez-vous.