Archives de octobre 3rd, 2017

Delphinarium d’Agadir : pétition et mobilisation de la société civile

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Depuis quelques jours, l’ONG Surfrider Foundation Maroc mobilise la société civile marocaine ainsi que les médias internationaux autour d’un projet de création de Delphinarium d’Agadir prévu à Anza (quartier industriel). Une pétition à destination de M. Akhannouch (Ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux & forêts) ainsi qu’à M. Rebbah (Ministre de l’énergie, des mines et du développement durable) a été créée pour s’opposer à ce projet dont les travaux ont déjà débutés. En tant qu’acteur local et défenseur du littoral engagé, l’ONG se mobilise et vous invite à rejoindre le mouvement. Il faut agir et vite!  Votre voix compte : signez et partagez la pétition ici (http://bit.ly/2hhpOqa). Donnons une voix à ceux qui n’en ont pas !!

delphinarium d'Agadir

Delphinarium d’Agadir, un projet fortement contesté et contestable

Alors que le Maroc, sous la vision éclairée de sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, s’est doté d’une stratégie nationale de développement durable (SNDD) incluant notamment la création de parcs éoliens et solaires, la mise à niveau des décharges, la gouvernance, l’économie verte, la préservation de la biodiversité, la promotion de la culture du développement durable… pour relever courageusement les défis du XXIème siècle auxquels la Planète fait face aujourd’hui, la ville d’Agadir a autorisé la création d’un Delphinarium à Anza, allant à l’encontre même de la notion de développement durable. Les dauphins en captivité renvoient une image d’un animal joueur, docile, prêt à nous divertir, la forme de leur bouche leur donne un air souriant et joyeux, mais ces apparences cachent la bien triste réalité de leurs misérables conditions de vie en captivité et de leur asservissement total… Alors que les Delphinarium du monde entier sont de plus en plus contestés, voici pourquoi la création de nouveaux parcs n’est pas acceptable en 2017.

1. Les dauphins possèdent des capacités intellectuelles égales voire supérieures à celles de l’Homme 

  • Leur cerveau est plus gros que celui de l’Homme et leurs circonvolutions sont plus nombreuses. Ils possèdent un lobe frontal très développé, qui est le siège de la pensée consciente et de la cognition associative.
  • Les dauphins ont une conscience du soi. Les individus se reconnaissent en tant que tel et reconnaissent l’identité de leurs congénères (basé sur le test du miroir).
  • Leur langage est articulé et aussi complexe que celui de l’Homme. Il est basé sur la combinaison de sons pulsés (clics) et de sifflements modulés. Les langages diffèrent en fonction des groupes sociaux auxquels ils appartiennent et permettent à chacun de déterminer l’appartenance d’un dauphin à un groupe spécifique. Ils se pourraient même que ces langages réfèrent à des notions abstraites.
  • Ils disposent de facultés de raisonnement et de créativité. Ils sont capables de comprendre un très grand nombre de signaux sonores, graphiques et gestuels, de se servir d’outils et d’apprendre très rapidement. Ces facultés sont d’ailleurs exploitées par les dresseurs dans les Delphinariums.
  •  Ils ont développés des techniques de chasse complexes, variées et innovantes et propres au groupe auquel ils appartiennent. Les dauphins apprennent les techniques de chasse à leur descendance. Les contacts intergénérationnels sont fréquents durant toute leur vie.
  • Les dauphins vivent en sociétés complexes et organisées en communautés composées généralement d’une 100aine d’individus mâles et femelles de tout âge, elles-mêmes subdivisées en petits groupes de 5 à 15 individus. Les individus se déplacent en groupe sur de grandes distances et se mélangent avec les communautés voisines, changent de partenaire, se bagarrent… Les femelles sont au centre de la société et les mâles se regroupent à la périphérie du groupe.

delphinarium d'Agadir

2. Les conditions de capture des dauphins sauvages pour alimenter l’industrie des Delphinariums à travers le monde sont cruelles et scandaleuses

Les pêcheurs procèdent à de grands rassemblements, rabattant les dauphins grâce à des sons les perturbant et les désorientant, puis les dauphins sont capturés en masse à l’aide de filets ou de lassos dans un climat d’une extrême violence. Sous le coup du stress et de la peur, les dauphins peuvent s’échouer ou se noyer, des femelles avortent même. Les dauphins sont triés, les spécimens les plus « beaux » sont revendus aux Delphinariums (en Europe, en Asie et en Amérique) au prix de 150 000 $ / dauphin, les autres sont massacrés pour leur viande au prix de 600 $ / dauphin, engendrant un bain de sang effroyable. Le massacre de dauphins le plus médiatisé et le plus terrifiant est celui de la baie de Taiji au Japon, baptisée « la baie de la honte », mais les captures ont également lieu aux Îles Salomon, à Haïti, à Cuba et en Afrique de l’Ouest… Les dauphins destinés aux Delphinariums sont ensuite transportés en brancard où ils sont maintenus hors de l’eau pendant des heures, leur peau se déshydrate et leur respiration devient difficile. Pour 1 dauphin capturé, 17 dauphins sont massacrés. Arrivés dans le bassin c’est le choc dû à la réduction de son espace vital, la dominance de l’Homme, la modification de son régime alimentaire, l’absence de vie sociale… Plus de la moitié des dauphins meurent durant leurs deux premières années de captivité. Ces techniques de capture ont des effets violents sur les groupes de dauphins sauvages qui sont rescapés : ils se voient amputés de l’un des leurs. Les dauphins sont des animaux hyper-sociaux et toute leur vie peut être bouleversée par cette perte.

delphinarium d'Agadir

 3. Les dauphins en captivité sont privés de leur liberté de mouvement et de leur sens premier : l’ouïe

Les dauphins en captivité sont enfermés dans des bassins peu profonds qu’ils parcourent en quelques coups de nageoires alors que les dauphins sauvages parcourent près de 100 km par jour et passent 80% de leur temps immergé dans les profondeurs de l’océan, pour se sociabiliser, s’amuser et chasser… Les dauphins en milieu naturel mènent une vie sociale très développée dans un environnement marin stimulant. En captivité les dauphins sont condamnés à vivre avec des dauphins provenant de groupes sociaux différents du leur, utilisant un langage différent du leur, et sont privés de leur sens premier : l’ouïe. Leur ouïe fonctionne par écholocation ce qui leur permet de se guider et de « voir grâce aux sons ». Ils seraient capables de percevoir l’intérieur du corps de leurs congénères et celui d’autres individus, y compris l’Homme… Dans les bassins en béton des Delphinariums, les ondes sonores se répercutent sur les parois et assourdissent les dauphins qui auraient le malheur d’utiliser leur sonar. Ils réduisent donc son utilisation car leur intelligence leur permet de mémoriser la structure de la prison dans laquelle ils sont enfermés.

delphinarium d'Agadir

4. Leurs conditions de vie en captivité ne sont pas acceptables

L’alimentation des dauphins captifs est constituée de poissons morts et découpés en fragments de qualité variable alors qu’en milieu naturel le régime alimentaire des dauphins est extrêmement varié. L’alimentation est enrichie en vitamines, antidépresseurs, antibiotiques pour les maintenir en vie, induisant des ulcères et d’autres affections. De plus, la nourriture est utilisée comme moyen de pression et d’asservissement dans les Delphinariums. Un dauphin adulte sauvage ingurgite jusqu’à 25 kilos de poissons par jour. Une acrobatie faite lors d’un spectacle donne droit à un poisson. La récompense est donc bien maigre. Une fois rassasiés, les dauphins n’obéissent plus aux ordres de leur dresseur. Les cétacés nagent dans une eau chlorée ou purifiée par ozone au lieu de l’eau de mer naturelle, renouvelée par les courants océaniques qui comportent des oligoéléments essentiels à leur bien-être. L’eau chlorée provoque des maladies de la peau et des troubles respiratoires, tel que l’asthme, connus pour avoir un effet similaire sur l’espèce humaine. Les systèmes de traitement des eaux usées sont souvent insuffisants, les dauphins captifs baignent dans une eau chargée de fèces engendrant des taux de bactéries coliformes très élevés qui induisent diverses maladies.

delphinarium d'Agadir

La captivité réduit l’espérance de vie des dauphins. Leur taux de mortalité est très élevé, en particulier vers 10-12 ans (correspondant à l’adolescence).En effet les dauphins captifs vivent deux fois moins longtemps que leurs congénères sauvages. La principale cause de cette faible longévité est le stress généré par la vie en captivité qui affecte leur système immunitaire et/ou leur psychisme. Les dauphins nés en captivité non plus rien à voir avec les dauphins sauvages, ils sont complètement déconnectés de leur mode de vie naturel. Le stress, le désespoir ou la dépression causée par leur condition de vie, les fausses-couches à répétition (dans le cas des femelles), l’arrivée d’un nouveau dauphin au sein d’un bassin,  engendrent des comportements d’automutilation (les dauphins se jettent contre les parois des bassins), des actes d’inceste, des comportements contre-nature et des comportements suicidaires. La respiration étant un acte conscient et volontaire chez les cétacés, ils peuvent à tout moment décider de cesser de respirer. Flipper, le plus connu des dauphins en captivité, s’est d’ailleurs suicidé.

5. Les delphinarium sont loin d’être des observatoires scientifiques

Aujourd’hui, les scientifiques se sont tournés vers l’observation des animaux en liberté car les conditions de vie et donc les comportements des dauphins en captivité n’ont rien à voir avec les conditions naturelles. Les informations obtenues sur des spécimens captifs, du fait de l’environnement artificiel, ne sont pas applicables au cas des dauphins sauvages. L’excuse des Delphinariums au nom de la science n’est plus acceptable.

delphinarium d'Agadir

6. Ces parcs d’animation sont contraires à l’éducation à l’environnement que l’ont souhaite transmettre à nos enfants

Les Delphinariums participent à une forme de mauvaise éducation de nos enfants. En effet, voir des dauphins enfermés, asservis, malades et stressés effectuer des acrobaties ne peut en aucun cas contribuer à éduquer le public sur les cétacés. Acheter un ticket d’entrée pour un Delphinarium, c’est acheter la prison à vie pour un dauphin et ainsi contribuer à la prospérité de cette industrie. S’ils n’étaient pas rentables, les Delphinariums n’existeraient plus depuis longtemps…

 

CONCLUSION :
Les études scientifiques ont démontré que les mammifères marins ne sont pas adaptés à la vie en captivité et les y contraindre s’apparente à une forme d’esclavagisme et de maltraitance et à un traitement cruel et non-éthique. Les conditions de vie des Delphinariums ne permettent pas de répondre à leurs besoins physiologiques et sociaux. Le manque d’espace, l’oisiveté forcée, la perte de contrôle de leurs activités sociales et de leur environnement sont la cause principale de souffrance et de décès des dauphins en captivité.
Par conséquent, les Delphinariums ne répondent pas à l’impératif exigeant qu’une espèce captive puisse disposer des moyens de vivre normalement et dignement dans un environnement artificiel recrée par l’Homme.
Il existe un lien direct entre l’industrie des spectacles de dauphins en captivité et les eaux sanglantes de la baie de Taiji. Il n’y a pas de différence entre donner de l’argent pour assister à un spectacle de dauphins, et massacrer un dauphin à Taiji. C’est l’industrie des spectacles de dauphins qui fait perdurer cette chasse. L’abattage des dauphins l’accompagne. Les Delphinariums, leurs spectateurs et les gouvernements autorisant ces pratiques ont tous le sang de dauphins innocents sur les mains.
Les Delphinariums et leurs dresseurs prétendent que les dauphins adorent faire des pitreries, qu’ils sont heureux, mais il s’agit d’animaux sauvages qui n’ont pas pour vocation de nous divertir, et au contraire, qui ont droit à leur liberté. Si on aime les dauphins on ne peut pas accepter de les voir souffrir. Aller à leur rencontre dans leur milieu naturel, tout en les respectant, plutôt qu’en les extrayant de force pour les incarcérer dans le nôtre est possible. Des projets d’éco-tourisme et de Dolphin Watching ont vu le jour ces dernières décennies et permettent d’éduquer les générations futures, tout en respectant la Vie animale et en se conformant à une idéologie de développement durable.
Depuis des millénaires, les dauphins sauvages nous témoignent leur amitié : ils accompagnent nos bateaux, nagent avec nous, viennent à notre rencontre et nous secourent même en cas de danger. Donnons donc une voix à ceux qui n’en ont pas…

delphinarium d'Agadir

 Donnons une voix à ceux qui n’en ont pas. Dites NON à la création du Delphinarium d’Agadir !

partagez la pétition :
 http://bit.ly/2hhpOqa

S.O.S Zagora se meurt de… soif

par Hassan Bentaleb – libe.ma – 03/10/2017

Bien d’autres régions trinquent en l’absence d’une politique de développement durable et intégré

 

S.O.S Zagora se meurt de… soif
«Imaginez une ville privée d’eau durant des mois », s’est exclamé  Jamal Akchbabe, président de l’Association des amis de l’environnement de Zagora (AAEZ). Et de poursuivre : « Pas une goutte pour boire, faire sa toilette, la lessive ou le ménage. Même les élèves ne peuvent plus faire leurs besoins dans les toilettes de leurs établissements scolaires faute d’eau. Les hôtels et les cafés ne peuvent plus, eux aussi,  offrir leurs services puisqu’ils ne disposent plus de réserves en eau».  D’après lui, la situation est catastrophique et risque de se dégrader davantage si rien n’est fait. Notamment dans les villages et les Ksours de Zagora qui sont ainsi frappés d’une mort lente.
« Les pénuries en eau potable ne datent pas d’aujourd’hui. Mais, ce problème a atteint son paroxysme durant le mois de Ramadan dernier et il s’est accentué davantage pendant l’été à tel point que lors de l’Aïd El Kébir, la population n’a pas trouvé suffisamment d’eau pour nettoyer les tripes des moutons et ça dure  jusqu’à aujourd’hui », nous a indiqué notre source. D’après elle, cette détérioration des ressources hydriques est due, par-delà de la faiblesse chronique des précipitations et de la succession des  cycles de sécheresse, à l’absence d’une stratégie intégrée et globale de gestion des ressources hydriques. «Il n’existe pas de volonté réelle pour résoudre ce problème.  Notre région souffre de l’absence d’une stratégie destinée à valoriser ses ressources hydriques  et du manque d’investissements publics orientés vers les infrastructures de dessalement ou le forage des puits. Ceci d’autant plus que l’irrigation des champs de pastèques qui s’étendent sur des milliers d’hectares consomme énormément d’eau. Selon une étude menée par l’Agence du bassin Souss-Massa-Draâ, cette culture consomme plus de 9 millions de m3 par an et 12 millions de m3 si l’on y ajoute la culture du henné et du fourrage. Le pire, c’est que  ces cultures surexploitent les réserves de la nappe phréatique qui constituent la source  d’approvisionnement en eau potable de la région », nous a-t-elle précisé.
Le président de l’AAEZ impute la responsabilité de cette situation, en premier lieu, à l’ONEE qu’il accuse de ne pas garantir l’accès à  l’eau potable à la population zagourie et de se croiser les bras face à cette crise. « Aujourd’hui, on règles des  factures de l’ONEE alors qu’on n’a pas d’eau chez nous. Pis, on est obligés de nous acquitter mensuellement de deux factures : celle de l’ONEE et une autre pour l’achat des stocks d’eau potable acheminés par les camions citernes. Et ces charges ont été triplées puisqu’on débourse trimestriellement plus de 600 DH en moyenne contre 200 auparavant ».
Le ministère de l’Agriculture est également mis au banc des accusés. « La responsabilité de ce département est évidente puisqu’il encourage la culture des pastèques dans une région qui souffre de la  rareté de ses ressources hydriques», nous a-t-il indiqué. En effet et selon certaines statistiques,  400 millions de m3 des réserves en eaux superficielles du bassin du Draâ sont entièrement destinées  à l’irrigation de 26.000 ha comme le sont près de  88% des ressources souterraines de la région estimées à 100 millions de m3 et de ne réserver que 12% à la distribution d’eau potable. Les mêmes statistiques ont révélé que les besoins en eau dans le bassin du Draâ étaient estimés à 617 M de m3 en 2010 et pourraient atteindre 642 M de m3 en 2020 dont  610 M de m3  destinés à l’agriculture et 32 M de m3 à l’eau potable.
La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, chargée de l’Eau est aussi pointée du doigt.  En effet, elle a promis des mesures d’urgence pour solutionner ce problème mais elles n’ont jamais vu le jour. « Il y a eu  l’idée de forger plusieurs trous hydrauliques dans la région de Feija considérée comme la source d’eau potable de Zagora ainsi que dans d’autres collectivités locales. Il y a eu également le projet de construction du barrage d’Agdez et celui du dessalement de l’eau, mais ces efforts n’ont pas encore donné leurs fruits. Et pour en bénéficier, il faudra attendre cinq ou six ans afin qu’ils deviennent opérationnels», nous a déclaré Jamal Akchbabe. Une situation qui risque de transformer la région en poudrière.
En fait, le ras-le-bol de la population a commencé à se manifester comme en attestent les sit-in et les accrochages avec les forces de l’ordre. « Les protestations ont débuté durant le Ramadan et plusieurs sit-in ont été organisés, mais ils ont été violemment dispersés par les forces de l’ordre », nous a expliqué le président de l’AAEZ. Et de poursuivre que « cette violence n’a pas entamé la volonté de la population puisque plusieurs sit-in spontanés ont eu lieu dans certains quartiers  et villages.  Le dernier en date a connu la participation des femmes et des enfants qui ont été également dispersés avec violence sans parler de l’arrestation de sept personnes et leur poursuite par le Parquet ».
De leur côté, les autorités locales ont observé un silence de mort. « Aucune information ne filtre sur le sujet. Seule l’approche sécuritaire prime », a témoigné Jamal Akchbabe. Et de conclure : «C’est purement de la mauvaise gestion et une absence patente de  vision en matière de développement durable et intégré. Cela fait maintenant plus de six ans qu’on tire la sonnette d’alarme concernant la culture des pastèques alors que les responsables savent pertinemment que la région subit fortement les effets des changements climatiques. Peut-être qu’ils comptent sur un éventuel exode  collectif de la population pour résoudre ce drame ».

19 POINTS NOIRS

Intervenant le mois dernier devant la Commission parlementaire des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement, Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) a souligné  que le Maroc pourrait être secoué cette année par une crise hydrique  au cas où les précipitations tarderaient à montrer le bout du nez.
Pour ce qui est des zones qui souffrent déjà d’un manque en eau, il a assuré que son établissement s’est engagé à résoudre le problème de six d’entre elles avant la fin de l’année en cours et de 13 autres en 2018.

CONSEIL RÉGIONAL SOUSS-MASSA : LE STATUT DE LA SDR RETIRÉ DE LA SESSION D’AUJOURD’HUI

par Yassine Saber – leseco.ma – 02/10/2017

La mouture du statut de la Société de développement touristique qui devait être soumise aujourd’hui à l’étude et l’approbation des membres du conseil régional lors de la session ordinaire a été retiré de l’ordre du jour par Brahim Hafidi, président de cette institution.

La Société de développement régional (SDR) du tourisme au niveau de la région Souss-Massa connaît un nouveau rebondissement. Son statut qui devait être soumis, aujourd’hui à l’étude et l’approbation des membres du Conseil régional Souss-Massa lors de la session ordinaire du Conseil régional a été retiré de l’ordre du jour par Brahim Hafidi, président du Conseil régional. C’est à l’issue d’une réunion de communication tenue en milieu de semaine dernière à Agadir avec les professionnels du CRT d’Agadir et en présence de la Chambre de commerce, d’industrie et des services, en plus de la section régionale de la CGEM, que cette décision a été prise en concertation avec les acteurs précités.

En attendant l’approfondissement des discussions au sujet de cette société, il était question de se concerter sur l’ensemble des détails, notamment la mouture du statut afin d’aboutir à la création de cette société dont le schéma de prise de participation du capital a été constitué par six actionnaires avec un capital égal à 1 MDH, soit 100.000 actions au total. Il s’agit du Conseil régional Souss-Massa qui devrait être l’actionnaire majoritaire car il détiendrait 34% du capital en plus de l’ONMT (30%) et la CDG (10%) alors que la Commune urbaine d’Agadir et la SMIT détiendront, à parts égales, 8% chacune. Le reste sera détenu par la Maison de l’artisan à hauteur de 10%.

Selon la mouture du statut dont Les Inspirations Éco détient copie, le conseil d’administration est constitué de 12 administrateurs dont le président du CRT d’Agadir, Guy Marrache, qui a présenté sa démission le 5 septembre 2017. Toutefois, il n’est pas actionnaire dans le tour de table de ladite société qui devrait élire domicile au siège du Conseil régional Souss-Massa. C’est pourquoi, l’enjeu principal lors des prochaines réunions est la concertation autour des attributions en termes de capital, mais aussi la place des professionnels du tourisme dans cette société de développement touristique. Partant de ce constat, le sort du CRT d’Agadir en tant que structure représentative est essentiellement lié à l’évolution de cette société alors qu’aucune date n’est encore avancée pour l’assemblée ordinaire et le Conseil d’administration du CRT d’Agadir pour l’organisation d’une assemblée élective d’un nouveau président.

Monarch Airlines n’assurera plus les vols vers le Maroc

bladi.net – 02/10/2017

Monarch Airlines n'assurera plus les vols vers le Maroc

La compagnie aérienne britannique à bas coûts Monarch Airlines ne proposera plus les vols vers le Maroc. Elle a annoncé aujourd’hui avoir déposé le bilan.

En difficultés financières depuis plusieurs années, l’une des plus anciennes compagnies britanniques a été contrainte par les autorités de mettre la clé sous la porte, laissant sur le carreau plus de 100.000 voyageurs qui avaient déjà réservé leurs billets.

Ayant cherché depuis plusieurs mois un éventuel repreneur, sans succès, Monarch Airlines ne proposera donc plus des vols au départ de la Grande-Bretagne pour le Maroc, notamment pour les très touristiques villes de Marrakech et d’Agadir.

SOUSS-MASSA : PLUS DE 30 MDH POUR LA RÉHABILITATION DE LA KASBAH D’AGADIR

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/09/2017

Cette fois-ci, sera-t-elle la bonne pour la restauration et la réhabilitation, tant attendues, de la kasbah d’Agadir Ighir ou Agadir O’Fella ? Tout porte à le croire pour ce projet de valorisation du site, qui a fait récemment l’objet d’une convention de réhabilitation et de restauration, étalée sur 3 ans, entre le ministère de la Culture, le Conseil régional Souss-Massa, la Commune urbaine d’Agadir en plus du forum Izorane N’Agadir et l’Association des habitants originaires de la kasbah.

Aujourd’hui, après 57 abandons, les acteurs se sont mobilisés à travers l’attribution d’une enveloppe budgétaire estimée à 30 MDH pour valoriser ce site qui retrace la mémoire collective de la ville. Selon Younes Sefiani, coordinateur du projet, «les travaux de mise à niveau de la kasbah concerneront le confortement de la muraille, notamment la restauration des zones endommagées en plus de la reconstruction des parties effondrées ou celles qui ne respectent pas les modalités de restauration», indique-t-il. S’agissant de la réhabilitation extérieure, elle porte essentiellement sur l’enlèvement de toutes les violations, notamment l’installation des antennes de télécommunication, la prolifération des activités informelles en plus des constructions qui ont dénaturé le site alors que la réhabilitation extérieure porte sur l’aménagement de l’environnement immédiat de la kasbah.

En ce qui concerne la réhabilitation intérieure, des dossiers techniques détaillés seront réalisés selon la convention au sujet de chaque zone. Dans le détail, les contributions afférentes à la restauration seront versées au Fonds national pour l’action culturelle alors que celles de la réhabilitation seront assurées par la Commune urbaine d’Agadir qui se chargera aussi de l’entretien du site. Parallèlement, un atelier participatif, a été initié, la semaine dernière, au sujet de la restauration et la réhabilitation du site. Il a abordé la question des dépouilles des habitants enfouis encore sous les décombres après le tremblement de 1960, en plus de la nécessité d’intégrer la kasbah dans le produit touristique de la destination Agadir, en prenant en considération les particularités historiques, culturelles et symboliques du site. Partant de ce constat, les travaux de cet atelier se sont achevés par l’émission d’un projet de recommandations et leur mise en place.

Les participants ont insisté, entre autres, sur le respect des lois émises pour la protection d’Agadir Ighir et les autres sites affectés, suite au tremblement de terre, y compris le respect des normes parasismiques ainsi que les lois régissant les opérations de restauration et de réhabilitation. S’ajoutent à cela, la consultation du Conseil supérieur des Ouléma, concernant le sort du «cimetière collectif» à Agadir Ighir, en plus de la préservation de l’identité et la mémoire collective de la Kasbah.

Air Arabia Maroc inaugure sa base d’Agadir, une route vers Toulouse

par François Duclos – air-journal.fr – 03/10/2017

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La compagnie aérienne low cost Air Arabia Maroc a inauguré sa nouvelle base à Agadir, sa sixième destination dans le Royaume. Elle y lance sept nouvelles liaisons, dont une vers Toulouse ce mardi.

Annoncée en avril dernier en collaboration avec l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), la quatrième base au Maroc de la spécialiste du vol pas cher basée à Sharjah accueille désormais un Airbus A320 de 168 sièges, qui lui permet de lancer 14 rotations hebdomadaires. Depuis le 1er octobre 2017, Air Arabia Maroc propose deux vols par semaine entre l’aéroport d’Agadir-Al Massira et Copenhague (mercredi et dimanche), en concurrence avec Norwegian Air Shuttle ; le même nombre de fréquences est opéré vers Manchester face à Thomson Airways (jeudi et dimanche). La low cost y a lancé hier deux rotations hebdomadaires vers Munich (lundi et jeudi face à Condor et SunExpress Deutschland) ainsi que deux vers Cologne-Bonn (lundi et samedi face à SunExpress Deutschland).

 Ce 3 octobre, Air Arabia Maroc inaugure ses vols entre Agadir et Toulouse-Blagnac, avec des vols décollant mardi à 9h45 (arrivée à 13h40) et vendredi à 7h10 (arrivée à 11h05) ; les vols retour quittent la France mardi à 22h35 (arrivée à 0h25) et vendredi à 19h55 (arrivée à 21h45). La low cost est en concurrence avec TUIfly Belgium sur cette route, sa troisième vers Toulouse après celles au départ de Casablanca et Fès.

Toujours à partir d’aujourd’hui, deux vols par semaine sont lancés vers Stockholm-Arlanda (mardi et vendredi face à Norwegian), tandis qu’à compter de demain Agadir sera reliée à Dublin le mercredi et le samedi, sans concurrence.

Agadir est la 6e destination marocaine d’Air Arabia Maroc, après Casablanca, Fès, Marrakech, Nador et Tanger. Selon un communiqué repris par la presse locale, la nouvelle base « vise à promouvoir la destination de la capitale du Souss, en la reliant à 7 nouvelles destinations internationales et principaux bassins émetteurs de touristes ». Air Arabia Maroc pourra ainsi « desservir pour la première fois des nouvelles destinations qui intéresseront à la fois les voyageurs de loisirs et d’affaires, et développer des connexions point à point de manière régulière sur toute l’année ».

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