Etudes supérieures : Le coup de pouce de Bridge to study away

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/10/2017

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«Une bonne orientation est le secret d’études supérieures réussies». C’est le credo de la caravane «Bridge to study away» qui a fait escale à Agadir en fin de semaine. La rencontre a été suivie en live sur Facebook et a connu une présence massive en salle. En effet, ils étaient plus de 7000 étudiants (bacheliers, Licence, Master, Doctorat) à venir s’informer sur le choix des bons projets d’études à mener à l’étranger.

Baccalauréat en poche, les étudiants ont souvent du mal à choisir la bonne filière malgré toute la motivation qui les anime. «Il est impératif d’opter pour des études dans des domaines où la passion va de pair avec la motivation», explique le consultant Youssef Rharib. «Tout le monde n’est pas censé devenir médecin ou ingénieur, on peut suivre et exceller dans des formations moins classiques: cuisine, automobile… pourvu qu’on soit animé de cette flamme intérieure», a-t-il ajouté.

Une présentation de différentes écoles et universités étrangères a permis à l’assistance de se faire une idée sur les conditions d’accès, les délais de dépôts des dossiers, les frais d’inscription et autres charges… Parmi les pays cités, le Canada, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Turquie, la Chine, la Corée du Sud, la Malaisie… Les trois conférences programmées lors de la journée ont été suivies par des séances de questions-réponses qui ont permis à l’assistance d’avoir tous les éclaircissements nécessaires.

Pour rappel, Bridge to study away est un cabinet d’orientation scolaire et de conseil en formation qui accompagne les étudiants mais aussi les parents dans l’évaluation, la prise de décision et la réalisation de leurs projets d’études. Après Agadir, la quatrième édition de la caravane des études à l’étranger se poursuit jusqu’au 10 décembre prochain dans d’autres villes. Rabat, Kenitra, Casablanca, Marrakech, El Jadida, Fès, Meknès, Tanger, Khouribga et Béni Mellal.

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Déficit hydrique dans le Royaume : Le nucléaire n’est pas un luxe!

perspectivesmed.ma – 20/10/2017

Déficit hydrique dans le Royaume: Le nucléaire n’est pas un luxe!

 

Une commission ministérielle chapeautée par Saad Eddine El Othmani a tenu une réunion d’urgence à Rabat, mercredi dernier, en vue de constituer une commission technique, formée à partir de plusieurs départements d’Etat, qui se chargera d’apporter des réponses concrètes et techniques au problème du déficit en eau portable et d’irrigation dans les régions rurales et montagneuses. Il s’agira donc d’anticiper une crise hydrique de l’approvisionnement en eau dont les conséquences seront fâcheuses pour le pays et d’éviter le cataclysme annoncé par le Rapport du centre américain Word Ressources Institute sur la pénurie en eau d’ici 2040. Le chef du gouvernement a rappelé, lors de cette réunion, l’importance de la mise en pratique des consignes royales, soit de lutter, entre autres, contre le phénomène de rareté des ressources en eau potable et l’obligation de faire participer l’ensemble des départements concernés et habilités à concevoir des solutions techniques et adéquates à ce problème.

Certes, le Maroc a pris quelques mesures novatrices en matière d’approvisionnement en eau, notamment avec la création de la plus grande station d’épuration et de réutilisation des eaux usées, à Marrakech. Les ressources ainsi dégagées contribuent actuellement à fournir de l’eau d’irrigation à cette région en attendant de généraliser la production à l’eau potable. Plus, à Agadir, une grande station de désalinisation de l’eau de mer est en cours de réalisation pour alléger un tant soit peu le déficit hydrique qui affecte la vaste région du Souss-Massa. Des projets de transfert des eaux de surface sont également envisagés pour permettre, dans le cadre d’une solidarité interrégionale, d’irriguer les zones arides via l’acheminement des surplus en eau des zones bien arrosées. Nul besoin de rappeler que tout cet effort est exigeant en termes de ressources à mobiliser : des milliards de dirhams devraient être investis dans ce cadre-là. Parallèlement au renforcement du patrimoine des ouvrages hydrauliques qui, souvent, subissent l’envasement.

Reste une option qui n’a pas encore été sondée par les décideurs. La généralisation des solutions de dessalement de l’eau de mer d’autant plus que le pays se développe avec un rythme de littoralisation soutenue. Bien entendu, le dessalement reste une solution énergivore. D’où la pertinence du choix du nucléaire pour atténuer les surcoûts induits par le poste énergie. Deux à trois centrales nucléaires permettraient au pays de gérer au mieux son déficit hydrique. La piste mérite d’être prise au sérieux…

Taroudant : Première édition du Festival international du cinéma et de l’histoire en avril 2018

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lematin.ma – 20/10/2017

La ville de Taroudant accueillera en avril prochain le Festival international du cinéma et de l’histoire avec pour thème «Cinéma de la résistance».

 

Cette première édition prévoit une compétition internationale, un panorama de films sur le thème du cinéma de la résistance et un concours national autour du scénario historique, indique l’association Al Atlassain (les deux Atlas) pour la culture, la pensée et les arts, qui organise cette manifestation du 9 au 14 avril.  À l’affiche du Festival international du cinéma et de l’histoire de Taroudant (FICHTA) figurent également une Master Class sur le cinéma du point de vue des sciences sociales, des ateliers d’initiation à l’écriture du documentaire, une séance de signature de livres, deux tables rondes sur «L’histoire entre le roman et le cinéma» et «Le cinéma de la résistance au Maroc», ainsi qu’une exposition de peinture dédiée à l’artiste Claudio Bravo, peintre d’origine chilienne ayant vécu à Taroudant jusqu’à son décès en 2011.

 Durant le festival, des projections de films sont, en outre, envisagées dans d’autres villes et villages de la province. La direction du festival est assurée par l’universitaire Abdelaziz Bendo, la direction artistique est confiée au critique de cinéma Mohammed Bakrim alors que le comédien et artiste Mohamed Hamza préside le comité d’organisation. Le Festival international du cinéma et de l’histoire de Taroudant est organisé en collaboration avec plusieurs organismes et institutions publics et privés, dont la province de Taroudant, le Conseil de la région de Souss-Massa, le Centre cinématographique marocain, la commune urbaine et le conseil provincial de Taroudant, l’Initiative nationale pour le développement humain ainsi que des opérateurs économiques privés.

L’Institut Français du Maroc organise la tournée du spectacle « Les cavaliers »

lnt.ma – 20/10/2017

À l’invitation de l’Institut français du Maroc, le metteur en scène Éric Bouvron présente au Maroc, et après un gros succès en France, son adaptation du chef d’œuvre « Les cavaliers » de Joseph Kessel, du 31 octobre au 10 novembre 2017 à Tétouan, Fès, El Jadida, Essaouira et Agadir, note un communiqué de l’Institut.

Fasciné par ce roman d’aventures sur les steppes afghanes, Éric Bouvron a adapté avec brio pour le théâtre le chef d’œuvre « Les cavaliers » de Joseph Kessel et a obtenu pour ce spectacle le Molière 2016 du théâtre privé. Cette adaptation est transformée en une sorte d’un conte des mille et une nuits afghanes qui plongent immédiatement le spectateur au cœur d’une contrée dans la culture fascine par ses coutumes, ses traditions et ses superstitions. À travers un décor épuré, un tapis et quelques accessoires, Éric Bouvron déclare « avoir souhaité raconter sur scène cette histoire extraordinaire et universelle. Dévoiler une époque qui exprimait des valeurs que nous aujourd’hui cherchons dans nos vies quotidiennes. Une histoire d’homme, d’honneur, de dignité, de fierté. »

Une épopée épique au cœur des steppes afghanes

Le récit dresse le portrait du jeune et orgueilleux Ouroz qui participe au tournoi le plus important d’Afghanistan, le Bouzkachi du Roi. C’est un sport très violent pour des cavaliers où tous les coups sont permis. Mais Ouroz échoue, tombe de son cheval, et se brise la jambe. Il doit à présent retourner dans sa province lointaine pour faire face à son père, le grand Toursène, qui fut champion de ce jeu cruel et porte la fierté et la gloire d’une famille qui n’a jamais failli dans les grandes épreuves. Ainsi commence pour Ouroz un long et périlleux voyage initiatique. Il est accompagné de son fidèle serviteur Mokkhi et de Jehol, son magnifique cheval fou. Ils vont rencontrer des êtres plus incroyables les uns que les autres, et vont traverser des lieux d’une rudesse extrême.

Souss-Massa : 24 projets validés pour un investissement global de 6,48 milliards DH

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 19/10/2017

Souss-Massa : 24 projets validés pour un investissement global de 6,48 milliards DH

Chtouka Ait Baha en tête de liste avec 68% des montants engagés

La région du Souss-Massa poursuit sa dynamique d’investissement à un rythme croissant. 29 projets d’investissement ont été examinés lors de la réunion de la Commission régionale d’investissement et de dérogation tenue la semaine dernière sous la présidence d’Ahmed Hajji, wali de la région du Souss-Massa.

Selon un bilan du CRI Souss-Massa, la Commission a émis un avis favorable pour 24 projets (82%) totalisant un investissement de près de 6,48 milliards de dirhams et permettant la création de près de 2.369 emplois directs, alors que 5 projets (18%) ont reçu un avis défavorable. Les motifs de rejet sont aussi bien d’ordre juridique, technique qu’économique. Ils concernent essentiellement l’indisponibilité du terrain demandé, la faible valeur ajoutée du projet ou la non-conformité avec les dispositions du plan d’aménagement. L’analyse territoriale des projets d’investissement dans la région du Souss-Massa en termes de montant d’investissement positionne la province de Chtouka Ait Baha en tête de liste avec 68% des montants engagés, suivie de la préfecture d’Agadir-Idaoutanane avec 28% du volume d’investissement global.

La province de Taroudant est en 3ème position avec 3%, et enfin la préfecture d’Inezgane Ait Melloul et la province de Tata 1% chacune du volume d’investissement global approuvé. La Commission a validé lors de cette séance le projet d’un établissement d’enseignement privé, qui sera réalisé sur un terrain de 2 ha, mitoyen au CHU, et sera composé d’école primaire, collège, lycée, et université en plus d’un business center. Le montant global du projet s’élève à 45 millions DH et permettra de créer 250 emplois permanents. Le projet de la station de dessalement d’eau de mer a eu un accord favorable pour la signature d’une convention-cadre d’investissement avec l’Etat. Ce projet structurant, qui s’étale sur une superficie de près de 20 ha au niveau de la commune Inchaden, nécessitera un investissement de l’ordre de 4,4 milliards DH et permettra de créer environ 627 emplois.

Dans la province de Taroudant, la commission a validé le projet de construction d’une nouvelle usine d’emballage. Ce projet, qui s’étale sur une superficie de près de 3 ha, enregistre un montant d’investissement de l’ordre de 21,3 millions DH et permettra de créer près de 20 emplois directs. Au niveau de la commune d’Inezgane, et sur une superficie de 71.240 m², la commission a émis un avis favorable pour la construction d’un complexe d’animation touristique comprenant un aquaparc, un pôle ludique et une aire de service. Le projet nécessitera un investissement de près de 45 millions  DH et permettra de créer plus de 80 emplois directs.

Aux alentours de l’aéroport militaire de Bensergao, la commission a validé le projet de réalisation d’une clinique privée. Le projet sera réalisé sur une superficie de 1.794 m2 avec une enveloppe budgétaire de près de 31,76 millions DH et permettra de créer près de 20 emplois directs et 40 emplois indirects.

Tout sur l’industrie navale au Maroc, poulpe, thon rouge, contrebande… Entretien avec Kamal Sabri, président de la Chambre de pêches maritimes du nord

Propos recueillis par Naîma Cherii – lereporter.ma – 20/10/2017

Kamal Sabri, président de la Chambre de pêches maritimes du nord, estime que le secteur de la pêche maritime se porte bien. Plusieurs signes en témoignent, affirme-t-il et il nous explique pourquoi.

Comment se porte aujourd’hui le secteur de la pêche au Maroc ?

Le secteur se porte bien. Les gens continuent d’y croire et d’y investir. La preuve, c’est que la construction des bateaux est en train de se développer. On ne construit pas des bateaux dans un pays où il n’y a pas de ressources. D’ailleurs, nous sommes le seul pays au monde qui a une industrie de construction navale qui tourne à merveille. On est à l’œuvre pour construire une quarantaine de bateaux par an. Ce ne sont pas de nouvelles licences. Ce sont de vieux bateaux existants, mais qui sont en train d’être renouvelés ou remplacés par de nouveaux bateaux modernes et plus chers. Tous les chantiers navals sont «full» en commandes, jusqu’à 2020. Et, dois-je le signaler, ce sont des armateurs marocains qui, il y a encore quelques années, avaient des difficultés. Aujourd’hui, ils sont en train de construire ces nouveaux bateaux. Nous sommes passés de la construction artisanale des bateaux en bois à la construction en acier. A Agadir, par exemple, dix bateaux en acier sont déjà livrés et dix autres sont en cours de construction. De même, une quarantaine d’unités sont en cours de construction en bois, notamment à Agadir, Safi, Larache et El Jadida.

Plusieurs campagnes de pêche viennent de prendre fin. Quelle évaluation en faites-vous à la Chambre ?

Parmi les points qui figurent à l’ordre du jour de notre Assemblée générale du jeudi 5 octobre, il y a justement l’évaluation de quatre saisons de pêche, à savoir notamment celles relatives aux algues, au thon rouge, à l’espadon et aux petits pélagiques. Cette Assemblée coïncide d’ailleurs avec la fin de ces quatre saisons de pêche. S’agissant du ramassage des algues, dont la saison a pris fin il y a un mois, sincèrement, je peux dire que l’on est en train de récolter les fruits de la stratégie Halieutis. Aujourd’hui, la ressource en matière d’algues est en train de reprendre ses forces. La preuve en est que, cette année, il y a eu une hausse, en termes de quotas de pêche, de 10% par rapport à l’année dernière. En plus, il y a une valorisation au niveau des prix. Aujourd’hui, on ne trouve plus de braconnage en mer. Pour la simple raison que le plongeur, pendant l’arrêt biologique, sait qu’il ne trouvera pas à qui vendre sa marchandise sans les documents. En parlant du segment des algues, il faut rappeler qu’avant la mise en place d’un plan d’aménagement des algues, le Maroc ne contrôlait pas ce qu’on ramassait de la mer. L’export des algues ne passait pas par les halles et il n’y avait pas un quota à l’export. Conséquence, l’administration n’avait aucune information sur cette ressource. Au moment de l’export, les gens faisaient des fraudes au niveau des déclarations. Les gens s’adonnaient au ramassage sur toute l’année. On ignorait donc ce qu’on produisait réellement en matière d’algues. Mais depuis quatre ans, des licences à l’export sont délivrées aux exportateurs. Sans ces licences, on ne peut donc pas exporter ce produit. Enfin, je dois souligner qu’avant, il y avait l’anarchie totale et ceux qui en profitaient, c’étaient les industriels européens. Mais les choses ont changé avec l’arrivée de la stratégie Halieutis. Pour encourager l’activité de ramassage des algues sur le plan local et valoriser le produit localement, cette stratégie a favorisé les industriels en leur réservant 80% de ce qui est pêché. Ce qui signifie que ce quota doit être valorisé au Maroc pour préserver les emplois à terre.

La saison de pêche du thon rouge a, semble-t-il, connu quelques problèmes. Cela n’a-t-il pas influencé négativement les résultats de cette campagne ?

Je dois dire que la saison de pêche du thon rouge est très bonne. La capture du thon rouge, qui ne dure que 15 jours, a pris fin le 30 juillet. Les préparatifs, quant à eux, durent deux mois pour le calage du matériel en mer. 80% de ce thon capturé sont destinés à l’export. Le système est bien contrôlé. Il faut savoir que, dans ce segment de pêche de thon, les gens ne gagnent pas dans la pêche directe, mais plutôt dans l’engraissement. Au Maroc, cette technique a commencé à voir le jour, même pour les madragues. Une première expérience a d’ailleurs vu le jour à Larache où une ferme s’est installée. C’est sa 3ème année d’activité. Et les résultats sont très satisfaisants. A noter que le Maroc bénéficie d’un quota de 1.200 tonnes. Mais aujourd’hui, avec cette technique d’engraissement, on peut ainsi garder un poisson de 150 kg en le nourrissant: il peut  atteindre 300 kg. Le chiffre d’affaires réalisé est donc très important. Enfin, je tiens à souligner que l’ICCAT (organisme international qui fixe le quota pour chaque pays membre en thon rouge) organise sa prochaine Assemblée à Marrakech, en décembre 2017. C’est une reconnaissance que le Maroc est un bon élève et qu’il respecte toute la réglementation en matière de pêche de cette espèce.

Mais la saison de cette année a été marquée par quelques problèmes au début de la campagne, notamment à Ksar Seghir. Qu’en est-il donc, de la part de la Chambre de pêches maritimes du nord ?

En fait, ce qui s’est passé à Ksar Seghir, c’est que les gens se sont attaqués à une espèce qui n’est pas destinée à l’export. Les pêcheurs l’ont capturée en grande quantité et le marché ne pouvait pas absorber toute cette quantité en cette période-là, c’est-à-dire deux ou trois jours. En ce qui concerne la zone atlantique, deux membres de la Chambre de pêches maritimes du nord s’adonnent à cette activité de pêche du thon rouge. Un des membres a deux madragues de thon rouge et un autre a deux bateaux thoniers. C’est pourquoi d’ailleurs nous avons programmé ce point au menu des travaux de notre Assemblée.

Qu’en est-il des pêcheries de poulpe ?

Je peux vous assurer qu’aujourd’hui, c’est plus qu’une réussite. La saison des pêcheries de poulpe est très positive. Dans la région qui relève de notre Chambre, allant de la zone de Moulay Bousselham jusqu’à Essaouira, il y avait quelques problèmes concernant la pêche de poulpe. Comme à Safi, par exemple, où il y avait encore du trafic, notamment pour la pêche artisanale. En fait, c’était une question d’organisation. L’heure d’arrivée des barques ne coïncidait pas avec l’heure de l’ouverture de la vente pour la pêche artisanale. Car la halle n’était pas ouverte. Ce qui poussait les pêcheurs à stocker leur poisson. Et cela influençait les prix. Mais nous avons résolu ce problème durant cette saison. Avant la stratégie Halieutis, toutes les sociétés étaient en redressement judiciaire. Tous les bateaux de la pêche hauturière (320 unités) étaient à vendre, mais ils ne trouvaient pas d’acheteurs. C’est que, il y a six ans, le secteur connaissait plusieurs problèmes, notamment au niveau des ressources. Mais aujourd’hui, vous pouvez aller chez les armateurs de la pêche hauturière et leur demander de vous vendre leurs bateaux à n’importe quel prix. Je peux vous assurer que vous n’aurez aucune offre. Cela veut dire que la ressource a repris et c’est devenu un business gagnant. Concernant, les petits pélagiques, là aussi, la saison est très satisfaisante. C’est sur la bonne voie. Moi-même, à part le fait que je sois président de la Chambre de pêches maritimes du nord, j’ai des investissements dans ce segment de petits pélagiques et je continuerai d’y investir. J’y crois, car il y a de la visibilité dans le secteur. D’ailleurs, les armateurs de la pêche hauturière refusent de vendre aujourd’hui leurs bateaux. Ce qui est un bon signe. Sachant que les bateaux qui ont été vendus, il y a cinq ans, à 5 millions de dirhams, coûtent aujourd’hui 20 millions de dirhams.

Dans certaines zones du Royaume, on continue pourtant de parler de contrebande, notamment durant la période de repos biologique…

Malgré tout, le phénomène a beaucoup diminué. Aujourd’hui, on est à 5%, alors que, dans les plus grands pays, l’informel représente 20% dans le secteur de la pêche. A savoir qu’à l’époque, on était à 90%, voire 100% et ce, durant les années 2010-2012 et jusqu’à 2016. Il faut dire que c’est grâce à la stratégie Halieutis, qui a mis en place un certain nombre de dispositifs (contrôle, documents de traçabilité, etc.) pour la préservation des ressources, que l’on est aujourd’hui à 5%.

Les réserves de biosphère en débat à Agadir

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 19/10/2017

Les réserves de biosphère en débat à Agadir

40 participants de 20 pays prennent part à la rencontre

La ville d’Agadir abrite depuis mardi 17 jusqu’à ce jeudi 19 octobre une rencontre internationale qui réunit 40 participants de 20 pays de la région arabo-africaine pour échanger leur expérience autour de l’initiative des réserves de biosphère en tant qu’observatoire du changement climatique et laboratoire de développement durable dans la région arabo-africaine.

Initiée par le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, le département de l’eau, l’Unesco et l’Isesco, la deuxième rencontre arabo-africaine sur les réserves de biosphère se tient sous le thème «Les réserves de biosphère : observatoire du changement climatique et laboratoire de développement  durable dans la région arabo-africaine».

D’après les organisateurs, il s’agit de l’initiative arabo-africaine de biosphère qui a été initiée lors de la première rencontre arabo-africaine conjointe MAB-PHI (Programme sur l’Homme et la biosphère- Programme hydrologique international) qui a été organisée à Tanger en octobre 2016 et lancée lors de la COP22 en novembre dernier.

Cette rencontre a pour objectif d’initier et soutenir les Etats membres à mettre en place un dispositif (opérationnel à l’échelle arabo-africaine) d’observation des effets du changement climatique et ce en concertation avec le MAB arabe et le MAB Afrique, aussi bien en phase de conception qu’en phase de déploiement.

L’évènement vient aussi pour mettre en place une plate-forme de données relatives aux impacts du changement climatique sur les les réserves de biosphère (RB) dans la région arabo-africaine. Soutenir les RB dans leurs efforts à constituer des espaces privilégiés pour tester de nouvelles approches de développement durable et observer les phénomènes de changement climatique. Cette initiative a été retenue comme étant l’une des actions post-COP22 les plus importantes et s’inscrit dans les axes stratégiques de l’Unesco et l’Isesco en matière de lutte contre les changements climatiques. Elle sera lancée par le HCEFLCD lors de la COP23 qui se tiendra à Bonn du 6 au 17 novembre prochain. L’évènement est aussi une occasion pour mettre l’accent sur la réserve de biosphère de l’arganeraie et aussi sur l’expérience marocaine.

A rappeler que la biosphère a une influence déterminante sur l’atmosphère et le réchauffement climatique. Les forêts, les océans, les sols, les prairies et les zones humides sont au cœur du cycle du carbone et du devenir de notre atmosphère. La modification des couverts forestiers et herbagers est ainsi responsable de près de 25% des émissions de gaz à effet de serre et diminue durablement la quantité de carbone stockée dans les écosystèmes.