Des spécialistes en apiculture sur la route du miel (VIDEO)


par NADIA LALLEMANT – dhnet.be – 

 

VIDEO :

NAMUR-LUXEMBOURG – Le Rochefortois Nicolas Vereecken et le Tennevillois Francis Moureau au chevet des abeilles marocaines.

Deux de nos spécialistes en apiculture participent jusqu’au 24 octobre à l’Eductour, une rencontre internationale centrée sur le thème de la conservation de l’agro biodiversité dans la région de Souss-Massa au Maroc.

Le Rochefortois Nicolas Vereecken, l’un des rares spécialistes des abeilles en Europe, auteur du livre Découvrir et protéger nos abeilles sauvages et professeur à l’ULB, accompagné par Francis Moureau, fondateur de l’école d’apiculture de Tenneville, apportent leur expertise dans un projet visant à mettre en place un mécanisme innovant pour inverser la perte de la dégradation de l’écosystème et à valoriser deux produits du terroir, le miel et l’huile d’argane.

Dans cette région du Maroc, l’abeille saharienne est, comme notre abeille noire en Ardenne, menacée d’érosion génétique. « En Belgique, nous avons mis en place un conservatoire de l’abeille noire », a informé à ses hôtes marocains, Francis Moureau. « Il subsiste un seul territoire de 2OO km2 où cette espèce est légalement protégée. Il s’agit du conservatoire de Chimay, à la frontière française. Votre abeille jaune pourrait être protégée de la même manière en privilégiant cette espèce et en faisant l’élevage de reines. »

Le Rochefortois , qui s’intéresse aux abeilles depuis une quinzaine d’années – il vient de se faire tatouer sur le bras un eucère aux longues antennes, une abeille menacée de disparition – a rappelé l’importance des abeilles sauvages pour la pollinisation. « Ces abeilles qui ne produisent pas de miel, à la différence des mellifères, sont très importantes pour la biodiversité. Il y a plus de 2O.OOO espèces dans le monde. Le coût de la suppression de la pollinisation par les insectes a été chiffré à 5oo milliards d’euros. Il est urgent de mettre en place un mécanisme de paiement pour les éco services systémiques. Un soutien financier doit être apporté à certaines activités qui permettent de sauver les abeilles. »

Au Maroc, la sécheresse qui sévit depuis une quinzaine d’années constitue la principale menace. Les spécialistes namurois et luxembourgeois ont pu s’en rendre compte lors de la visite du rucher d’Inzerki, le plus grand rucher collectif du monde. Alors qu’il compte 1200 cases, il ne contient au printemps que 300 ruches.

Les autorités marocaines projettent de le dynamiser en l’intégrant au futur circuit touristique sur le thème de la route du miel.

Catégories :Actualités

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