5ème ÉDITION DU  « BEACH RACE PARADIS PLAGE » 

La 5ème édition de la course de sable « Beach Race Paradis Plage » se tiendra cette année sur 2 jours :
le samedi 18 novembre et le dimanche 19 novembre 2017.
Cette édition sera marquée par la participation de 4 champions :
Camille CHAPPELIERE, Julien TOURNESSI, Romain DUMONTIER et Halim SOULIMANI.
Ne tardez plus à vous inscrire, le dernier délai est le vendredi 17 novembre.

Maroc : Quels résultats du Fonds de développement rural ?

HD – lereporter.ma – 14/11/2017

Le Fonds de développement rural (FDR) est un mécanisme clé pour l’activation de l’approche intégrée du développement des zones rurales et montagneuses.

En effet, selon le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, la création du FDR a pour objectifs l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers le renforcement des équipements et des infrastructures de base, ainsi que l’amélioration de la compétitivité de l’économie rurale, grâce à la diversification des principales activités génératrices de revenus, tant dans le secteur agricole que non agricole.
Ce Fonds vise également à contribuer efficacement à la préservation de l’environnement des milieux ruraux et à la valorisation de ses ressources naturelles, ainsi qu’à la mise en place d’un cadre institutionnel qui consacre la consolidation de la gouvernance territoriale et la mobilisation des énergies locales.
Dans ce cadre, le ministère a initié, depuis 2008,  des réformes institutionnelles dans les secteurs agricoles et du développement rural, dont l’adoption du Plan Maroc Vert en tant que levier essentiel pour le développement des zones rurales et l’amélioration des indicateurs socio-économiques, outre l’élaboration du programme intégré pour le développement des zones montagneuses et la création de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et d’arganier.
Le ministère a également été chargé, en 2012, de proposer une politique gouvernementale en matière de développement rural et de veiller à sa mise en œuvre, en coordination avec les autorités gouvernementales concernées.
En 2016, il a été procédé à la création, au niveau de chaque région, de services relevant des directions régionales d’agriculture, chargés du développement rural et des zones montagneuses. En 2017, un système informatique a été mis en place pour unifier les besoins du développement rural et ce, en vue d’assurer l’exécution des projets et le suivi de leur réalisation et d’aider à la prise de décision, outre le parachèvement de la création de l’instance de gouvernance aux niveaux national et régional, pour le développement du monde rural et des zones montagneuses.
Pour ce qui est des projets réalisés dans le cadre du FDR, au titre de la période 2005-2015, Akhannouch a fait savoir que la plupart de ces projets ont atteint les résultats escomptés, tels que l’augmentation des revenus des agriculteurs et l’amélioration du niveau de vie des habitants des zones rurales. Le Fonds de développement du monde rural et des zones montagneuses a contribué, au niveau des régions de Souss-Massa, Tanger-Al Hoceima et Fès-Meknès, à la réalisation d’environ 183 projets.

SOUSS : LE FONDS VERT POUR LE CLIMAT FINANCE L’IRRIGATION

par Yassine SABER – leseco.ma – 14/11/2017

Le mécanisme financier des Nations Unies compte soutenir le projet de modernisation des systèmes d’irrigation des périmètres du Souss traditionnel à hauteur de 45 millions de dollars.

Le Fonds vert pour le climat (GFC en anglais), qui est attaché à la convention-cadre des Nations Unies continue de financer le Maroc dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques (CC). À l’issue de l’appui financier porté au projet de l’Arganiculture en environnement dégradé (DARED) en plus du financement des projets de la conservation de l’eau de Saïss avec la BERD et celui de l’aménagement hydro-agricole du périmètre Boudnib associé au Barrage Kaddoussa avec l’AFD, le mécanisme financier des Nations Unies compte soutenir aussi le projet de modernisation des systèmes d’irrigation des périmètres du Souss traditionnel.

Selon l’ADA, qui est accréditée par le GFC, la requête de financement qui est estimée à 45 millions de dollars américains est en cours d’approbation puisque la démarche de facilité de préparation de projet (PPF) a été déjà soumise au GFC alors que l’accord de principe pour le financement de ce projet a été également acquis. S’agissant de l’objectif principal du projet, il vise essentiellement la modernisation et l’adaptation du réseau d’irrigation (goutte-à-goutte) sur 20,237 hectares. Et c’est l’Office régional de mise en valeur de la région Souss-Massa (ORMVA-SM) qui se chargera de l’exécution dudit projet. Aujourd’hui, «les superficies équipées en irrigation localisée ont plus que triplé, passant de 160.000 ha à près de 520.000 ha durant cette année», explique Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime lors de la journée d’information et de sensibilisation au sujet du projet de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation de la plaine de Chtouka-Aït Baha . Quant à la région Souss-Massa, qui assure 85% et plus de 50% des exportations de primeurs et agrumes, «la superficie en irrigation localisée a atteint plus de 90.000 ha cette année», note Hro Abrou, directeur de l’Office régional de mise en valeur de la région Souss-Massa (ORMVA-SM).

Dans le détail, 85% de la superficie, soit 90.000 ha de la superficie totale a été équipée en goutte-à-goutte alors qu’il reste actuellement 20.000 ha, soit 20% pour qu’elle soit équipée totalement en irrigation localisée dans le cadre du Fonds vert pour le climat. Dans le détail, les travaux seraient lancés selon le ministère de tutelle en fin d’année prochaine en vue de couvrir au niveau de la région Souss-Massa toute la superficie agricole en irrigation localisée. Par conséquent, les chiffres réalisés jusqu’à présent font de cette région le premier périmètre en termes d’équipement d’économie d’eau. «C’est grâce essentiellement au financement intégral de l’irrigation localisée, sous forme d’incitation, qui est passé de 40 à 100% par le Fonds de développement agricole que cet objectif a été atteint», explique Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa.

CaixaBank Agadir: Au service des opérateurs du Souss

perspectivesmed.ma – 14/11/2017

CaixaBank Agadir: Au service des opérateurs du Souss

 

Suite à l’ouverture de sa première agence à Agadir en juin dernier,  et compte tenu des caractéristiques de l’économie du Souss, CaixaBank propose spécifiquement une offre de produits adaptés aux secteurs du Tourisme, de la Pêche et de l’Agriculture. L’agence développe également à destination de ses clients le savoir-faire d’AgroBank, la ligne métier spécialisée dans l’agriculture et l’agroalimentaire de CaixaBank.  En effet, la banque hispanique est actuellement l’une des entités financières les plus actives dans les secteurs, de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la pêche en Espagne, avec plus de 345.000 clients, et un volume d’activité qui dépasse les 17.400 milliards d’euros.  Forte de cette spécialisation, CaixaBank est en mesure d’offrir à ses clients une expertise décisive sur ces secteurs et, surtout, les sous-secteurs productifs de chaque région.  Les conseillers d’AgroBank mettent également la technologie au service de leurs clients et peuvent grâce à des équipements mobiles réaliser leur activité de conseil financier et de prestation de services, in situ, directement dans les exploitations agricole de leurs clients. Grâce à son importante équipe d’experts, son expérience dans les activités et les projets internationaux ainsi qu’à travers son réseau partenaire, CaixaBank peut accompagner les entreprises exportatrices avec des produits et des spécificités, adaptés à leurs besoins. Ces services d’adressent  aussi bien aux grands groupes qu’aux PME qui lancent leurs activités d’export et qui sont régulièrement confrontées à des projets internationaux plus complexes.

Venez fêter l’arrivée du beaujolais nouveau au Côté Court

Le Jeudi 16 Novembre Midi et Soir

au Côté Court

Venez fêter l’arrivée du beaujolais nouveau ! ! !

MENU à 130 dhs
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Salade Lyonnaise
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Saucisse fumée aux lentilles
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Tarte fine aux pommes caramélisées

 

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Tennis : Tournoi international Future et Coupe du Sahara à Agadir

aujourdhui.ma – 14/11/2017

Tennis: Tournoi international Future et Coupe du Sahara à Agadir

Les courts du Royal Tennis Club d’Agadir abritent, depuis samedi et jusqu’au 18 novembre, le tournoi international Future et la Coupe du Sahara, deux épreuves dotées de 30.000 dollars.

Organisé à l’occasion du 42ème anniversaire de la Marche Verte, sous l’égide de la Fédération royale marocaine du tennis, le tournoi Future, qui en est à sa 9ème édition, réunira des joueurs du Maroc et de plusieurs autres nations alors que la première Coupe du Sahara est ouverte aux dames, indique un communiqué du club organisateur.

14éme Festival international cinéma et migrations : Le Cameroun à l’honneur

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 14/11/2017

14éme Festival international cinéma et migrations : Le Cameroun à l’honneur

Un hommage posthume pour Mohamed Bastaoui

L’Association «L’initiative culturelle» organisera du 14 au 18 novembre la 14ème édition du Festival international cinéma et migrations d’Agadir.

Cette manifestation culturelle et artistique initiée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI est organisée en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et avec le soutien du ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, du Centre cinématographique marocain, du Conseil de la région Souss-Massa, du conseil préfectoral et de la commune urbaine d’Agadir.

Après la Côte d’Ivoire, c’est le Cameroun qui est l’invité d’honneur cette année. Le 7ème Art de ce pays ami sera ainsi célébré avec éclat dans la capitale du Souss, à travers la projection de films, de débats et de rencontres avec des cinéastes, des réalisateurs et des acteurs camerounais.

Le programme de cette édition prévoit un hommage posthume à Mohamed Bastaoui et l’actrice et réalisatrice Sofia Manousha, ainsi que plusieurs ateliers de formation assurés par des experts venus du Maroc et de l’étranger. Egalement au menu, des tables rondes sur les Marocains du monde et des productions cinématographiques, ainsi que sur le parcours de réussite dans les médias, la culture et la création.

Le festival donne également rendez-vous avec une exposition photos du réalisateur et photographe franco-algérien, Farid Dms Debah sur le thème «à face pour les enfants du Maroc», à travers une  galerie de portraits de diverses personnalités médiatiques, du Maroc et d’ailleurs, faisant face au fléau de la maltraitance infantile sous toutes ses formes. Le festival se joint à l’Association des baies d’Agadir et Agadir Surf Academy pour une action sportive, écologique et de promotion de la baie d’Agadir.

Selon les organisateurs, «au-delà de sa dimension artistique, le Festival cinéma et migrations confère à la ville d’Agadir un rayonnement important à la faveur de la présence massive de représentants des média nationaux et étrangers. Pendant une semaine, la capitale du Souss se trouve sous le feu des projecteurs, une visibilité si cruciale pour mettre davantage en valeur le riche potentiel culturel, touristique et socio-économique de cette partie du Royaume».

La même source ajoute que cet événement sera l’occasion pour lancer un appel aux instances concernées par la question culturelle et artistique, aux niveaux local, régional et national, pour doter la ville de salles de cinéma et répondre à l’engouement du public pour cet art noble, que nous constatons et vivons à l’occasion de chaque édition du festival.

Maroc : du bon usage des colères royales de Mohammed VI

Par Fahd Iraqi – jeuneafrique.com – 14/11/2017

 

Tombées comme un couperet à la lumière du rapport sur l’exécution des projets d’Al Hoceima au Maroc, les sanctions extrêmement sévères décrétées par Mohammed VI – dont la deuxième vague est tombée ce lundi 13 novembre – illustrent un style de gouvernance aussi maîtrisé qu’imprévisible.

«Séisme politique ! » La formule choisie par Mohammed VI dans son discours du 13 octobre devant le Parlement a pris tout son sens une dizaine de jours plus tard. Le 24 octobre, le cabinet royal rendait public un communiqué aux allures de couperet : quatre responsables gouvernementaux et un patron d’une entreprise publique sont sèchement limogés. Cinq autres anciens ministres, appartenant au gouvernement précédent, sont bannis à vie et n’occuperont plus jamais de poste officiel.

Enfin, quatorze commis de l’État sont dans le purgatoire en attendant les sanctions de Saadeddine El Othmani. Le chef du gouvernement, qui a assisté, pantois, à la présentation devant le souverain de la synthèse du rapport de la Cour des comptes sur les dysfonctionnements qui ont ponctué le projet « Al Hoceima, phare de la Méditerranée », se retrouve désormais face à une nouvelle crise à gérer.

« Saadeddine El Othmani est tenu de sévir contre des fonctionnaires, car le roi lui a demandé de lui soumettre un rapport dans ce sens, nous explique un politologue. Et pour cause, les sanctions royales n’ont concerné jusque-là que les responsables qu’il nomme lui-même, ministres et patrons d’entreprises publiques stratégiques, en application parfaite de la Constitution. »

Lundi 13 novembre, une deuxième vague de sanction est tombée. Sept secrétaires généraux de ministères et trois directeurs centraux ont été « remerciés ».

Violentes charges

Des sanctions d’une grande ampleur, le Tout-Rabat les attendait depuis quelques mois en retenant son souffle. Le 25 juin, dernier jour du ramadan, le premier Conseil des ministres du gouvernement El Othmani avait en effet été le théâtre d’un retentissant coup de gueule royal.

Après avoir exprimé sa déception et son mécontentement, le souverain avait en outre « décidé de ne pas autoriser les ministres concernés [par les projets d’Al Hoceima] à bénéficier du congé annuel », note le communiqué du porte-parole du roi à l’époque.

Certains se risquent à qualifier le style de Mohammed VI de « management par l’humeur »

Une privation de vacances qui aurait pu paraître anecdotique et être mise sur le compte d’une colère passagère, mais quelques semaines plus tard, le 29 juillet, dans le discours du Trône, la charge royale sera encore plus violente.

« Si le roi du Maroc ne fait pas confiance à nombre d’hommes politiques, que reste-t-il donc au peuple ? » a asséné le monarque, qui, la veille de cette allocution, avait accordé sa grâce à des dizaines de membres du Hirak du Rif, dont le mouvement de contestation sociale à Al Hoceima avait tourné à la désobéissance civile.

Les observateurs tablaient alors sur des sanctions immédiates, car cela ressemblait davantage au style supposé de Mohammed VI, que certains se risquent même à qualifier de « management par l’humeur ».

“Colère royale”

« La “colère royale” est devenue d’ailleurs une formule consacrée dans les médias pour justifier toute décision de révocation prise dans l’administration, même si celle-ci ne nécessite aucunement l’intervention du souverain », rappelle un professeur de droit.

En effet, de la réaffectation d’un préfet de police après une visite royale dans une ville au limogeage d’un gouverneur ou d’un directeur d’entreprise publique, jusqu’à l’éclipse d’un garde du corps ou d’un conseiller royal, tout changement de casting dans la grande galaxie du sérail est souvent présenté comme le fruit d’une « colère royale », alimentant les conversations et les rumeurs dans les salons feutrés du quartier Souissi, à Rabat.

Pourtant, il est très rare que le roi manifeste publiquement son courroux. Parmi les plus célèbres, il y a celui qui ponctua le lancement du programme national destiné aux marchands ambulants, annulé à la dernière minute. Le 25 mars 2015, Mohamed Hassad – alors ministre de l’Intérieur –, qui devait accueillir le roi à la wilaya de Rabat, se retrouve contraint de monter à la tribune pour annoncer, devant les maires et les présidents de région conviés, l’annulation de l’activité royale : « Sa Majesté a appelé il y a quelques instants. Le souverain a exprimé son mécontentement vis-à-vis du projet qui lui a été soumis. »

Malgré ce désaveu cinglant, Mohamed Hassad, en bon serviteur de l’État, a continué d’assumer de hautes fonctions jusqu’à ce que le communiqué du 24 octobre vienne mettre fin à sa carrière dans l’administration, avec huit autres de ses collègues…

Enquête sur Al Hoceima

Les sanctions d’Al Hoceima ne doivent cependant rien au hasard. Elles sont intervenues à la lumière des conclusions d’une enquête très poussée qui aura duré quatre mois. Ordonnée en juin par Mohammed VI, celle-ci a mobilisé l’Inspection des finances, l’Inspection générale des collectivités territoriales et même la Cour des comptes, présidée par Driss Jettou, lequel a soumis le rapport final au souverain.

Hassan II pouvait passer un savon à l’un de ses ministres, voire l’insulter copieusement. Mais jamais il ne laissait transparaître ses colères

« C’est un processus de sanction qui a été construit et préparé dans les règles. On ne peut pas dire, dans ce cas, que la décision de sévir a été prise sur un coup de sang », admet Me Mohamed Ziane. Pour cet ancien ministre des Droits de l’homme de Hassan II – le seul à avoir osé démissionner en 1996 –, il n’y a aucune comparaison possible entre le style de Mohammed VI et celui de son père en matière de gestion des hommes.

« Hassan II pouvait passer un savon à l’un de ses ministres, voire l’insulter copieusement. Mais jamais il ne laissait transparaître ses colères », explique Me Ziane. Il n’empêche que, sous Hassan II, au-delà des nombreuses anecdotes sur les hauts responsables tétanisés à chaque convocation royale, un ministre pouvait passer directement de son bureau à la case prison.

 

Cela a été le cas lors de la célèbre affaire dite Pan Am, en 1971-1972, où six anciens ministres du gouvernement Ahmed Laraki avaient été poursuivis et condamnés pour corruption, avant d’être graciés quelques années plus tard. « Le contexte était différent : le Maroc vivait l’état d’exception, et la monarchie avait besoin de regagner en popularité après la tentative de coup d’État de Skhirat, nuance Me Ziane. Aujourd’hui, nous sommes en démocratie, et, pour ce genre d’affaires, où il n’y a eu, comme le dit le rapport, ni malversation ni détournement de fonds, la sanction devait en principe venir des urnes et non du Palais. »

Apaisement ?

Seulement, Mohammed VI n’est pas homme à se priver de ses prérogatives constitutionnelles quand il est persuadé que la classe politique ne joue plus son rôle d’intermédiaire ou de rempart contre les mouvements de contestation sociale. Il l’a d’ailleurs expressément signifié lors du discours du Trône : « Quand le bilan est décevant, on se retranche derrière le Palais royal et on lui en impute la responsabilité […]. Voilà pourquoi les citoyens se plaignent auprès du roi des administrations et des responsables. Voilà pourquoi ils sollicitent son intervention pour mener leurs affaires à bonne fin. »

 

En montant donc au front et en sévissant pour le retard d’exécution d’un projet auquel il avait apporté sa caution – il en avait présidé la cérémonie de présentation en octobre 2015 –, Mohammed VI exerce donc pleinement son pouvoir de contrôle (et donc de sanction) à l’égard des ministres de son gouvernement. Mais, surtout, il cherche à rendre opérationnel le sacro-saint principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, une formule de plus en plus présente dans ses discours.

Abdelilah Benkirane, en tant qu’ancien chef du gouvernement, est tout aussi responsable que ses ex-ministres sanctionnés

Le résultat ne s’est d’ailleurs pas fait attendre : la lecture du communiqué du cabinet royal a été accueillie par des youyous dans la salle de tribunal où se tenait, ce même 24 octobre, une audience avec des militants du Hirak. Certains détenus ont annoncé l’arrêt de leur grève de la faim séance tenante, et le leader du mouvement, Nacer Zefzafi, s’est même fendu d’un message apaisant depuis sa cellule.

Equilibres politiques

Toutefois, malgré la sévérité des sanctions, Mohammed VI continue de ménager les équilibres politiques. Le fait que le Parti de la justice et du développement (PJD) ait été complètement épargné par ce séisme (aucun de ses ex-ministres, anciens ou actuels, n’a été sanctionné) est perçu comme une façon pour le Palais d’éviter d’envenimer les relations déjà tendues avec ce parti qui dirige le gouvernement.

« Abdelilah Benkirane, en tant qu’ancien chef du gouvernement, est tout aussi responsable que ses ex-ministres sanctionnés, affirme un politologue sous le couvert de l’anonymat. Mais il faut admettre qu’il a déjà quelque part payé avec sa destitution par le roi en mars dernier. »

Idem pour le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui s’en sort à bon compte. Son nouveau chef de file, Aziz Akhannouch, est même encensé par le rapport de la Cour des comptes, qui souligne des réalisations supérieures à 100 % de son département dans les projets d’Al Hoceima. « Cela tend à renforcer le sentiment que le RNI est désormais le parti politique qui a les faveurs du Palais », poursuit notre source. Mais le principe de reddition des comptes, en l’occurrence scrupuleusement observé, n’y est sans doute pas étranger.