Export d’agrumes : La clémentine marocaine cartonne sur le marché canadien

Par Malika Alami – aujourdhui.ma – 19/11/2017

Export d’agrumes : La clémentine marocaine cartonne sur le marché canadien

Bonne nouvelle pour les exportateurs. La clémentine marocaine connait un véritable engouement depuis son arrivée sur le marché canadien, il y a près de quatre semaines.

La commercialisation du produit se maintient à 5,99 dollars le colis de 2,3 kg. La délégation marocaine, composée de représentants de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination (EACCE) et de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam), qui a fait le déplacement la semaine dernière pour une visite des surfaces de distribution, l’a constaté de visu.

Dans tous les supermarchés, le produit est exposé à l’entrée et les importateurs se disent satisfaits de la qualité du fruit en ce début de campagne. Les Canadiens en raffolent et les acteurs de la filière de distribution le savent bien. L’origine Maroc est la plus consommée dans sa catégorie sur le marché. Mais avec l’approche des fêtes de fin d’année, les grandes enseignes ne tarderont pas à se livrer à une guerre des prix pour attirer encore plus de consommateurs. Eu égard au grand intérêt porté par tous à la clémentine marocaine, les commerçants font de l’origine Maroc un produit d’appel. Cette approche marketing nuit cependant à la rentabilité de l’activité de l’exportateur, comme à celle du producteur et mine la profession. Mais pas seulement, puisqu’elle impacte également toute la chaîne d’importation et de distribution, souligne un importateur.   

De l’avis d’un exportateur, les retombées de cette situation sont notamment la chute du retour net producteur. Il est estimé à 0,50 dollar canadien le kg exporté actuellement, alors qu’il était de 0,75 dollar canadien le kg exporté, il y a 4 ou 5 ans. «Eu égard à la valeur actuelle du dollar canadien, déprécié de 8 DHS à 7,30 DHS, le producteur ne devrait recevoir cette année que 0,40 dollar canadien le kg exporté», précise le professionnel.   

Mais difficile de freiner la guerre des prix à  laquelle  se livrent chaque année les grosses enseignes canadiennes, qui occupent plus de 85% du commerce de détail. Dans un environnement concurrentiel et compétitif, le marché canadien est de plus une place qui se sature très vite. C’est de fait un marché grand en superficie mais petit en nombre de consommateurs qu’il faut encore partager avec le reste du monde, dans un contexte de concurrence féroce. De plus, les autres pays producteurs tels que les USA et l’Espagne tendent à offrir de nouvelles variétés précoces.

Ce qui perturbe aussi la commercialisation de l’origine Maroc à chaque campagne d’exportation c’est aussi l’atomisation de l’offre sur le marché. «Il n’y a pas de barrières à l’entrée du produit, n’importe qui peut s’improviser importateur», déplore un représentant d’une grosse entreprise du marché canadien. Cette situation a tendance à tirer vers le bas la commercialisation du produit Maroc. Sur le marché de détail canadien, il n’est pas rare de voir les prix de l’origine Ibérique bien plus élevés que ceux du produit Maroc alors que de l’avis de consommateurs, l’origine marocaine est de meilleure qualité gustative et bien plus prisée par les ménages canadiens.

Ainsi, si la tendance est à la hausse au niveau de la demande avec des volumes d’agrumes exportés en évolution vers ce marché, au niveau de recettes, il est important de réfléchir comment mieux faire.

Face aux surfaces de distribution mastodontes qui occupent le marché (Métro, Loblaws, Sobeys, Costco, Walmart), il est plus que grand temps pour aller de l’avant, de revoir la stratégie commerciale. Peut-être que la solution serait la mise en place d’une plate-forme de commercialisation sur le marché canadien à travers laquelle les exportateurs accorderaient leurs violons et parleraient d’une même voix face à leurs acheteurs. Il y a en tout cas encore des parts de marché à prendre.

A noter que lors de la campagne 2016-2017, le volume expédié vers ce marché a atteint 70.300 tonnes. Dans ses données, Statistique Canada communique des volumes importés du Maroc de 58.594 tonnes lors de la campagne 2014-2015 et 59.290 tonnes en 2015-2016, d’une valeur respectivement de 90,48 millions de dollars américains et 92,85 millions de dollars américains.

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La gestion actuelle de l’eau agricole peut-elle épargner l’amplification du stress hydrique ?

lnt.ma – 22/11/2017

Le Maroc est essentiellement un pays aride à semi-aride, puisque près de 90 % de sa superficie reçoivent des niveaux moyens de pluie inférieurs à 400 mm par an. En outre, le changement climatique prédit le risque d’y induire une chute de près de 15 % des précipitations et une hausse de l’ordre de 2°C des températures moyennes au cours des décennies à venir, ce qui va exacerber les effets du stress hydrique.

Dans ces conditions, il est légitime de se demander si les options qui ont été adoptées pour en atténuer les impacts, notamment la conversion des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte et, plus récemment, le dessalement de l’eau de mer, sont porteuses de solution. C’est pour contribuer à ce débat crucial pour l’avenir du pays que cet écrit se propose de rappeler la réalité du stress hydrique dans l’agriculture marocaine et d’évaluer les alternatives pour y faire face.

L’agriculture marocaine face à un stress hydrique permanent

Les consommations d’eau au Maroc demeurent très largement déterminées par celles du secteur agricole qui représente plus de 85 % des volumes annuels utilisés.

Autant dire que ce dernier mérite un maximum d’attention dans toute discussion ultérieure sur les ressources hydriques du pays et leur durabilité.

Or, les choix d’intensification agricole ont plus porté d’attention à l’augmentation des usages d’eau, avec peu de considération pour leurs effets.

A l’image du mythe californien de transformation de paysages quasi désertiques en contrées verdoyantes, une course effrénée vers l’accroissement des surfaces irriguées a été engagée dans tout le pays, et ce, depuis la période du Protectorat.

Ces logiques ont atteint leur limite et menacent la continuité des activités anthropiques, en raison de perturbations dans l’approvisionnement en eau domestique dans plusieurs centres urbains.

En effet, dans les régions les moins arrosées du pays, au Sud et à l’Est, l’absence de régulation des pompages a généré des baisses marquées des niveaux des nappes.

Comme palliatif, des solutions supposées économes en eau, comme l’irrigation au goutte-à-goutte, ont été promues.

Le goutte-à-goutte ou l’illusion d’hypothétiques économies d’eau

Les coûteuses subventions pour la conversion de systèmes traditionnels d’irrigation vers le goutte-à-goutte ont accentué l’illusion d’économies d’eau à la parcelle, mais sans évaluer précisément les volumes réels utilisés.

Or, en réalité, le goutte-à-goutte a plus induit une extension des surfaces irriguées par pompages privés, renforçant l’augmentation des volumes d’eau prélevés dans plusieurs bassins hydrauliques. Certes, il octroie une relative aisance dans la conduite de l’irrigation et permet aux exploitations l’indépendance dans le choix des cultures.

Mais, le plus souvent, ceux-ci se portent sur des cultures estivales (agrumes, oliviers, maraîchage, luzerne, maïs, etc.), très exigeantes en eau.

De ce fait, elles ne valorisent que très peu l’eau pluviale. En outre, leurs produits ne bénéficient pas toujours de conditions de marché idéales, comme le montrent les évolutions récentes des prix.

En effet, des surproductions de fruits tels que les agrumes ou les pommes, et de légumes tels que l’oignon et la pomme de terre ont parfois fait diminuer les prix de vente, générant des déficits dans les exploitations agricoles tout en amplifiant les baisses de niveau des nappes.

Dans certains contextes, notamment dans le bassin du Souss-Massa, celles-ci ont atteint une ampleur telle que le dessalement de l’eau de mer a commencé à être présenté comme une solution au stress hydrique.

Le dessalement de l’eau de mer, ou le trompe-l’œil d’une eau inépuisable à coût abordable

A cause de la baisse inquiétante du niveau des nappes, accélérée par l’extension des surfaces équipées en goutte-à-goutte (483 000 ha en 2016), l’acharnement à maintenir une agriculture intensifiée en zones arides a mené à la promotion du dessalement de l’eau de mer.

Dessalement : Un grand projet pour Souss-Massa

par Hamid Dades – lereporter.ma – 21/11/2017

Une journée d’information a été organisée à Agadir autour du projet de dessalement de l’eau de mer, pour les besoins de l’irrigation et pour l’approvisionnement en eau potable dans la région de Souss-Massa.

Organisée par l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) de Souss-Massa, en présence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, cette journée avait pour objet de lancer la campagne d’information et de souscription des agriculteurs audit projet, né du besoin de faire face aux défis de la gestion des ressources hydriques et de pérenniser l’activité agricole florissante dans la région.
A cette occasion, Akhannouch a indiqué que l’Etat a contribué, à hauteur de 3,2 MMDH, au financement de ce grand projet. Il a relevé que, depuis la signature de la convention de partenariat pour la réalisation de la station de dessalement de l’eau de mer à Chtouka APit-Baha, les parties concernées par la mise en œuvre de ce projet n’ont cessé de veiller à la conclusion des autres conventions nécessaires, ainsi qu’à la promulgation des lois et décrets y afférents. Il a, en outre, mis en exergue les efforts consentis par les pouvoirs publics pour la conservation des ressources en eau dans le Souss-Massa et le soutien apporté à la mise en place du système d’irrigation goutte-à-goutte, la réalisation d’un canal d’irrigation à partir du barrage Aoulouz à Taroudant, pour redonner vie à près de 10.000 hectares de superficies réservées aux agrumes dans la région d’El-Guerdan.
Selon l’ORMVA de Souss-Massa, ce projet de dessalement de l’eau de mer, pour les besoins de l’irrigation et pour l’approvisionnement en eau potable, est le plus grand du genre à l’échelle mondiale par sa capacité de production mutualisée pour les besoins de l’irrigation et de l’eau potable. Il s’inscrit parfaitement dans son environnement naturel et constituera un levier pour une croissance socio-économique durable pour l’ensemble de la Région.
La problématique de saturation des ressources en eau conventionnelles, en provenance des eaux de surface et des eaux souterraines, étant un véritable obstacle au développement durable à la région, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) ont décidé de mutualiser leurs efforts, dans le cadre d’un grand projet de dessalement de l’eau de mer pour les besoins de l’irrigation et pour l’approvisionnement en eau potable dans la région, d’une capacité à terme de 400.000 m3/jour. Sa mise en service est prévue pour fin 2020. Il permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée de la zone de Chtouka, sur près de 15.000 ha.

DECATHLON FAIT DU MAROC SA PORTE D’ENTRÉE VERS L’AFRIQUE

par Yassine SABER – leseco.ma – 22/11/2017

L’entrepôt logistique de Decathlon, qui est déjà opérationnel au niveau de la zone franche logistique à Tanger Med, sera officiellement lancé en décembre, une fois  agrandi. Toute la marchandise acheminée vers le continent africain transitera par cette plateforme.

Decathlon Maroc accélère le rythme de ses implantations. Après l’inauguration de son 8e magasin, en ce début de semaine, à Agadir, deux autres flagships seront ouverts, ce mercredi et jeudi, à Meknès et à Kénitra respectivement, tandis que le lancement d’un autre magasin est programmé le mois prochain à Casablanca. C’est dire l’évolution que connaît actuellement le maillage régional du géant français de la distribution d’articles de sport au Maroc. Et selon Borja Sanchez, président de Decathlon Maroc, qui s’est exprimé lors de l’ouverture du magasin gadiri, l’ambition est d’inaugurer 11 sites d’ici la fin de cette année.

À cet égard, bien que la majorité des magasins Décathlon soit adossés aux hypermarchés Marjane, celui d’Agadir, qui a nécessité 15 MDH, a été développé -une première- avec le groupe Label’Vie, dans le magasin Atacadão à Agadir, sis quartier Adrar pour des raisons de foncier. À cet égard, ce magasin est le deuxième en termes de superficie (2.000 m²) après celui de Aïn Sebaâ à Casablanca (3.000 m²). Mais au-delà du développement au niveau national, le royaume est considéré, selon Decathlon Maroc, comme la porte d’entrée vers le continent africain. «Notre entrepôt logistique, qui s’étend sur 20.000 m² à Tanger Med et qui est déjà opérationnel, desservira toute l’Afrique. Et il sera officiellement lancé le 7 décembre prochain, après son agrandissement», annonce Borja Sanchez, président de Decathlon Maroc.

Aujourd’hui, après l’ouverture du premier magasin en Tunisie, l’enseigne française de vêtements et d’équipements sportifs se développera aussi en Algérie et en Égypte, en plus d’autres implantations en Côte d’Ivoire, au Ghana ainsi qu’en Afrique du Sud et au Sénégal. Dans ce sens, toute la marchandise acheminée vers le continent africain passera par l’entrepôt situé au niveau de la zone franche logistique gérée par Medhub au sein du complexe portuaire Tanger Med, avec des expéditions d’environ 10.000 tonnes. Par ailleurs, le groupe français, présent au Maroc depuis 1994 par le biais de son bureau de production, a déjà signé avec le ministère de tutelle, dans le cadre du Plan d’accélération industrielle, un contrat pour le développement d’une plateforme de sourcing local pour le textile, la fabrication de vélos, l’assemblage métallique ainsi que les chaussures de sport, mais aussi pour le développement de son réseau de magasins au Maroc.

Agadir : 2ème Forum des avocats marocains résidant à l’étranger les 24 et 25 novembre

yabiladi.com – 21/11/2017

Le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration organise, en partenariat avec l’Association des barreaux du Maroc, le 2e Forum des avocats marocains résidant à l’étranger, les 24 et 25 novembre 2017 à l’hôtel Atlantic Palace à Agadir, indique le ministère dans un communiqué.

Cette rencontre sera marquée par la participation de plusieurs avocats marocains d’ici et d’ailleurs. Outre les avocats relevant de l’Association des barreaux du Maroc, et leurs confrères membres du réseau des compétences «Avocats marocains du monde», institué lors de la première édition tenue le 8 avril 2016 à Rabat, de nouvelles compétences marocaines exerçant le métier d’avocat au sein des barreaux de plusieurs pays d’accueil prendront également part à cet évènement.

Durant les deux journées de cette rencontre, plusieurs thématiques seront abordées, à savoir «l’accompagnement juridique et judiciaire des MRE en situation de vulnérabilité (personnes âgées, détenus, mineurs non accompagnés)», «les mécanismes de coopération et de coordination entre l’Association des barreaux du Maroc et le réseau des avocats MRE», ainsi que «les défis auxquels se heurte la profession d’avocat à l’ère de la globalisation».

Agadir : un Palais royal transformé en station touristique

Noura Mounib (avec Mohamed Assouar) – lesiteinfo.com – 22/11/2017

 photo d'archives
Photo d’archives

 

La nouvelle station devrait abriter plusieurs hôtels de luxe, des jardins, une corniche, un port de plaisance et des espaces sportifs. 

Les préparatifs vont bon train pour transformer l’un des Palais royaux, cadeau du prince qatari Tamim Ben Hamad Al Nhayane au roi Mohammed VI, en station touristique. Situé dans la région d’Aourir et d’Anza, aux environs d’Agadir, ce Palais, qui appartenait au ministre saoudien de la Défense, a été acheté par le prince qatari au prix de 150 millions de dollars. Sur une superficie de 46 hectares, le Palais royal compte plus de 70 bâtiments, des piscines et des centres sanitaires.

 La nouvelle station devrait abriter plusieurs hôtels de luxe, des jardins, une corniche, un port de plaisance et des espaces sportifs. D’ailleurs, des sources locales ont confié à Le Site Info que le wali d’Agadir s’est réuni d’urgence avec les autorités locales afin de passer à l’acte et entamer les rénovations du Palais. Aussitôt averties, ces dernières se sont mobilisées pour l’octroi des autorisations de construction et, ainsi, entamer les travaux.

Contacté par Le Site Info, Lahcen Belkadi, président du Conseil communal d’Aourir, a qualifié la décision royale de bonne initiative et ce, pour le développement de la région et pour la promotion du secteur touristique. Il a également ajouté que la transformation du Palais royal en station appuie les projets touristiques de cette région du sud. « Un gros investisseur va prendre en charge ce gigantesque projet », précise enfin notre source.

Photos de l’ouverture du 4ème Congrès international de l’Arganier.

.Le Congrès est organisé par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et l’Institut National de Recherche Agronomique.
Il se tient du 20 au 22 Novembre 2017.
Il vise
1-le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux, les gestionnaires forestiers, les acteurs économiques et les institutions de développement
2-la contribution à la mise en œuvre du Contrat Programme de la filière d’arganier sur des bases scientifiques solides.

Discours de M. Brahim Hafidi, Président de la région Souss-MassaDiscours de M. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts