Maroc : Onze millions de visiteurs en 2017

2m.ma – 29/12/2017

Onze millions de visiteurs en 2017
 Onze millions. C’est le nombre de visiteurs que devrait accueillir le Maroc d’ici fin 2017. Un chiffre record révélé par Saïd Mouhid, président de l’Observatoire marocain du tourisme.

Saïd Mouhid s’est félicité de ce rebond qui se concrétise pour la première fois dans le secteur, après une année 2016 placée sous le signe de la « résilience ».

« Les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles, mais nous sommes d’ores et déjà assurés de dépasser pour la première fois les 11 millions de touristes » a assuré ce vendredi le responsable à l’Agence Française de Presse (AFP). Et de préciser que l’année 2017 verra également la barre des 22 millions de nuitées franchies et générer des recettes en devise s’élevant à 68 milliards de dirhams contre 64 milliards l’année dernière.

Dans le détail, ce sont les Français qui constituent toujours –et de loin– le premier contingent de touristes, avec plus d’un tiers des arrivées, suivis des Espagnols, des Allemands et des Britanniques.

Près de la moitié des visiteurs sont d’origine marocaine, dont les Marocains résidant à l’étranger (MRE) étant considérés comme des touristes.

Cette reprise soutenue du flux touristique est le fruit d’actions engagées par les professionnels du secteur, à leur tête, l’Office national marocain du tourisme (ONMT), qui a multiplié tout au long de l’année les partenariats avec les compagnies aériennes, renforçant ainsi l’offre aérienne du pays, notamment les vols intérieurs, tout en misant sur le digital pour promouvoir la destination.

Marrakech, Agadir, et Casablanca arrivent en tête des villes les plus visitées. « La ville ocre va terminer l’année sur des performances record, en dépassant les deux millions de visiteurs », a affirmé à l’AFP le directeur du Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech, Abderrahim Bentbib. Il attribue cette « embellie » au lancement de nouvelles lignes aériennes, à « l’excellent rapport qualité-prix des hôtels de Marrakech » et à l’ouverture de nouveaux projets culturels à l’instar du « Musée Yves Saint Laurent ».

Secteur clé de l’économie marocaine, le tourisme pèse pour 10% de la richesse nationale. Afin de renforcer davantage ce secteur, les promoteurs du tourisme marocain parient sur de nouveaux marchés, en particulier la Chine et la Russie, avec une suppression des visas. Avec quelques dizaines milliers d’arrivées supplémentaires, Russes et Chinois dépassent encore à peine les 100.000 visiteurs.

Bonne et heureuse année 2018 à vous tous !

Comment faut-il vous le dire ?

en ALLEMAND ein gutes neues Jahr

en ALSACIEN e glëckliches nëies

en ANGLAIS happy new year

en ARABE sana saiida

en BASQUE urte berri on

en BERBÈRE asgwas amegas

en BRETON bloavezh mat

en CATALAN bon any nou

en CORSE pace e salute

en CRÉOLE GUYANAIS bon nannen

en CRÉOLE MARTINIQUAIS bon lanné

en CRÉOLE RÉUNIONNAIS bone-érèz ané

en ESPAGNOL feliz año nuevo

en ITALIEN felice anno nuovo

en LORRAIN Porscht nei Johr.

en PROVENCAL bona annada

en PORTUGAIS feliz ano novo

Je ne sais pas comment vous le dire !
Alors tout simplement :

Bonne année !

Et ne prenez que de bonnes résolutions pour l’année 2018 !
Par exemple : 

Dire « oui » au bonheur 
Dire « non » aux pensées négatives 
Dire « peut-être » aux occasions qui se présentent 
Dire « adieu » au stress 
Dire « pourquoi pas » à la paresse 
Dire « bye bye » à la mauvaise humeur 
Dire « pour toujours » à l’amour 

Tafraout, ses rochers de granit, ses hommes, sa fierté berbère

par Jaouad MDIDECH – leconomiste.com – 28/12/2017

tafraout-1-078.jpg

Destination prisée par les touristes internationaux pour ses paysages naturels, la ville reste en ce début du 21e siècle, malgré l’invasion des moyens de communication, égale à elle-même : fière, sobre et authentique

A 600 km de Casablanca et 165 km de Taroudant, la ville de Tafraout est une destination prisée par les touristes internationaux: 9 cars y arrivent chaque jour. La région est aussi riche de quelques sites mondialement réputés: la tête du lion, les gravures rupestres, les gorges d’Aït Mansour et le village Tahala qui abritait autrefois une importante communauté juive.

La ville a aussi produit des personnalités marquantes telles que Mohamed Hassad, Hassan Abou Ayyoub, Aziz Akhannouch, Saâdeddine El Othmani ou encore l’écrivain Mohamed Khair-Eddine. Carnets de route.

Tafraout, une cuvette au milieu de rochers de granit, où des centaines de douars gravitent tout autour, juchés sur les montagnes environnantes, certains incrustés à Ammeln, une vallée imposante par sa verdure et ses arbres fruitiers centenaires: amandier, palmier, olivier et, surtout, arganier, l’arbre roi dans toute les régions de Souss-Massa-Draâ.

Destination prisée par les touristes internationaux pour ses paysages naturels, la ville reste en ce début du 21e siècle, malgré l’invasion des moyens de communication, égale à elle-même: fière, sobre et authentique. Pour l’atteindre, il faut parcourir 600 km à partir de Casablanca, et le mieux pour le voyageur avide de paysages montagneux est de prendre la route nationale 203 (plutôt que l’autoroute via Agadir-Tiznit) qui mène, via le Haut Atlas et le col Tizi N’test, à Taroudant.

tafraout-2-078.jpg

La tête du lion, dans la vallée d’Ammeln, naturellement dessinée sur un rocher (Ph. J.M.)

Deux escales incontournables après avoir slalomé une centaine de kilomètres depuis Marrakech, tapies au pied du mont Tizi N’Test: Ijoukak et la mosquée de Tinmel. La première est immortalisée dans un livre signé Christine Daure Serfaty, appelé « La femme d’Ijoukak » (Editions Stock, 1997, et Tarik éditions 2005), où l’auteure, plutôt réputée par son action militante pour les droits de l’homme et son œuvre sur les années de plomb, revient dans ce roman à son enfance avec ses parents en plein pays berbère, celui des Goundafas.

Le voyageur, dans cette escale, ne peut qu’apprécier un tagine berbère ou des brochettes de chevreau, c’est selon, accompagnés du thé à la menthe. La mosquée de Tinmel, quant à elle, juchée au flanc d’une colline, juste à quelques encablures d’Ijoukak, s’imposera au voyageur par son architecture almohade. Elle résiste encore, 9 siècles après sa construction, à l’usure du temps, mais elle menaçait cependant ruine faute d’entretien si ce n’est que des mécènes se sont précipités, en 1997, à sa restauration. Qu’à cela ne tienne, notre destination est Tafraout. Mais il faudra d’abord dépasser le col de Tizi N’Test (haut de plus de 2.000 m), et entamer la descente vers la province de Taroudant.

Sur une route en zigzag, on aperçoit des parachutistes venus de l’étranger planer dans le ciel; quelques-uns, au bord de la route, rangent après la fin de leur vol leur équipement de parapentiste. Qu’est-ce qui les attire dans ces contrées marocaines si difficiles d’accès qu’ils ne trouvent pas ailleurs pour s’adonner à leur sport? «Les paysages magnifiques, le bon accueil et les routes qui ne sont pas en mauvais état. On ne trouve ces paysages qu’au Népal dans l’Asie du Sud-Est, et encore, là-bas, les routes pour atteindre un tel sommet ne sont pas si bonnes», répond l’un des parapentistes.

tafraout-3-078.jpg

L’entrée du mellah à Tahala, que des murs en ruine (Ph. J.M.)

Une première ville s’offre au voyageur après avoir foulé le sol de Souss-Massa : Oulad Berrehil. Aucun intérêt, il vaudra mieux poursuivre son chemin et emprunter la route 109 (puis R106), menant de Taroudant à Tafraout via Igherm, longue de 165 km. Mais un break, le temps d’une nuit, s’impose dans cette ville, pour récupérer la forme : Riad Hida est l’endroit idéal. Une chambre single à 500 DH, -ou double à 600 DH-, petit déjeuner compris, fera l’affaire.

Cet hôtel a une petite histoire: il est construit au 19e siècle par le pacha de la ville, Hida Oumiss. C’est Börg Kastberg, un Danois amoureux du sud du Maroc qui le visite un jour et qui tombe sous son charme. Il l’achète et le restaure. A sa mort, en 1989, c’est Mohammed Laafissi, un employé de l’établissement, qui l’hérite par testament légué par le propriétaire, c’est lui qui lui donne son visage actuel, en le transformant en maison d’hôtes, mais toujours avec beaucoup de verdure : l’odeur des orangers, palmiers, rosiers et autres bougainvilliers se conjugue avec le doux bruit des fontaines.

«Le chapeau de Napoléon»

Simple carrefour commercial vers lequel se dirigent de tout temps les populations des tribus avoisinantes pour s’approvisionner en marchandises, la Tafraout que nous avons rencontrée en ce mois de décembre 2017 ne demeure pas moins attrayante par l’accueil de ses habitants. Dès le premier contact avec la ville, le visiteur est frappé par l’amabilité de sa population, qui tranche avec la méfiance, le profit et l’égoïsme, traits marquants des relations sociales dans les grandes villes du Royaume.

tafraout-4-078.jpg

Au bord d’une route en zigzag, sur le Tizi N’Test, un parapentiste range son matériel (Ph. J.M.)

La ville est riche aussi par son histoire, elle a toujours été «réfractaire au Makhzen», le pouvoir central, avant et pendant le protectorat français. «Les tribus de Tafraout et ses environs ont toujours été gouvernées démocratiquement par la « Jmaâ », une assemblée des sages de la ville, laquelle n’a jamais accepté les « caïds » envoyés par le protectorat pour se substituer à elle dans la gestion des affaires des tribus locales», rappelle encore Brahim Akdim, expert-comptable à Casablanca.

Mohamed Farid Zalhoud, écrivain, poète et peintre, professeur de français dans un lycée à Tafraout, nous raconte, lui, cette histoire: lors de sa première visite à Tafraout, en 1960, le roi Mohammed V aurait demandé aux notables de la ville pourquoi la terre de leur ville produit peu de blé, ces notables lui auraient répondu: «Tafraout produit avant tout des hommes».

Zalhoud, très impliqué par ailleurs dans le travail associatif et dans quelques manifestations culturelles organisées dans la ville, n’a pas hésité, quand on le lui a demandé, de nous faire visiter les sites de la ville et de ses environs qui valent le détour.  «Le chapeau de Napoléon» d’abord, appellation saugrenue et incommode donnée à un rocher naturel, a fortiori dans un pays amazigh. Gros morceaux de rocher difformes auxquels, un jour, un touriste à l’imagination débordante, y décelant une espèce de ressemblance avec le chapeau de l’empereur français, lui attribua ce nom.

Une fois sur place, nous avons eu du mal à distinguer dans la forme du rocher une telle similitude, mais le site s’est tellement imposé aux autorités de la ville qu’il figure dans le guide des touristes. Le rocher abritait un ancien grenier, et la dénomination « Agadir N’Tfraout », selon les connaisseurs de la ville, se serait mieux adaptée au paysage, à la culture et aux traditions ancestrales locales.

Une civilisation vieille de 4.000 ans

On appréciera davantage un autre site, la « tête du lion », dans la vallée d’Ammeln, à quelques encablures du centre-ville, où l’on voit en effet la tête du félin naturellement dessinée au sommet d’une montagne. Ou encore les oasis d’Aït Mansour, à une trentaine de km du centre de Tafraout, incrustés au milieu d’un canyon. C’est un passage obligé des touristes, les 9 cars transitant chaque jour par Tafraout y font escale. Mais les plus emblématiques sites restent les gravures rupestres dont regorgent la ville et la région, témoignage d’une civilisation vieille de plus de 4.000 ans.

Nous sommes allés voir sur place. Nous pouvons distinguer, en effet, à proximité du centre-ville, gravés à la main sur quelques rochers, des animaux disparus il y a longtemps dans cette région: antilope, éléphant, panthère, hyène… Ces gravures témoignent d’une civilisation pendant laquelle les hommes de l’Anti-Atlas domestiquaient nombre de ces animaux. «Elle s’étend de l’Anti-Atlas jusqu’au Tassili, en Algérie, sur toute cette étendue, nous avons la même population, les mêmes traditions, les mêmes espèces animales», explique Ahmed Omari, surveillant général et professeur d’histoire-géo dans un collège à Tahala.

«Cela veut dire que la terre, ici, était plus fertile, qu’il y avait une eau plus abondante et de denses forêts de chêne, d’arganier et de jujubier. Hélas, ces gravures sont victimes actuellement d’une destruction en règle, les gens croient qu’il y a des trésors qui se cachent derrière et vont creuser pour les chercher», se désole Omari. Des mines d’or existent dans la région, et les populations locales voient ainsi partout des trésors du métal précieux.

A la recherche des vestiges

Mais il serait impensable d’aller à Tafraout et ne pas visiter Tahala, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville sur la route de Tiznit via Idaoussemlal, le village qui a abrité l’une des communautés juives les plus nombreuses de l’Anti-Atlas. Nous sommes allés à la recherche de ses vestiges. Surtout le mellah que nous avions eu du mal à trouver nous-mêmes. Il a fallu toute la mémoire et l’expérience d’un octogénaire, rencontré par hasard, pour le localiser.

Il se prénomme Salah et il connaît intimement la localité pour y être né et y avoir vécu toute sa vie. Difficile de communiquer avec lui en darija, il ne comprend et ne parle que tamazight, et c’est le cas de toute cette population qui n’a que de contacts superficiels avec les villes et leur darija. C’est notre compagnon, Zalhoud, qui nous sert de traducteur.

tafraout-5-078.jpg

Gravures rupestres sur des rochers près de Tafraout (Ph. J.M.)

Salah a compris notre but, et nous emmène d’abord au cimetière. Le lieu, à l’abandon depuis des décennies, est actuellement protégé par un mur d’enceinte et pourvu d’une porte d’entrée. Ce sont des mécènes juifs d’origine marocaine, venus de l’étranger, qui ont financé cette rénovation. Mais cette dernière rentre en fait dans le cadre d’un grand projet de réhabilitation des cimetières israélites sur tout le territoire national, initié par le Conseil des communautés israélites du Maroc.

Les tombes sont sans épitaphes, et portent des inscriptions en hébreu gravées à la main. Les épitaphes, explique notre guide, ont été arrachées et emportées par les descendants des morts qui viennent se recueillir sur les tombes de leurs proches. Salah garde des souvenirs indélébiles de cette présence juive à Tahala.

Ils étaient, explique-t-il, surtout des commerçants et des artisans et excellaient dans la bijouterie, la fabrication des bâts d’ânes, et ne parlaient que la langue amazighe… C’est ce que nous avons pu arracher comme informations de notre guide. Quant au mellah, que ce dernier nous a fait visiter, à part la maison du Hazzan qui officiait aux prières des juifs, encore préservée, il ne reste que des murs en ruines, sa physionomie est méconnaissable.

On n’y distingue la moindre maison, la moindre boutique. Une insulte à cette mémoire et ce patrimoine, pourtant reconnus comme partie intégrante du patrimoine national par la Constitution marocaine. Ils étaient dans le tissage, le commerce du thé et du sucre…, «et ne possédaient, ajoute Omari, ni terre ni bétail, certains, pour acquérir ces privilèges réservés aux musulmans, ont dû se convertir à l’islam pour pouvoir en profiter…».

Mais il y a une autre destruction qui dénature Tafraout. Elle touche un autre patrimoine: le pisé. Autrefois matériau de construction par excellence, il cède de plus en plus la place au béton. Les Tafraoutis ayant émigré dans les grandes villes et à l’étranger n’ont pas de scrupule à investir, dans leur bled, dans des constructions improductives, faites de briques et de ciment, «au lieu de bâtir des hôtels, des écoles, des internats, des hôpitaux, et une agriculture bio…, ils construisent plutôt des maisons luxueuses pour faire étalage de leurs richesses et de leur réussite sociale», se désole notre interlocuteur.

La réhabilitation du cimetière juif  de Tahala

tahala_cimetiere_juif_078.jpg

Une tombe, sans épitaphe, dans le cimetière juif de Tahala (Ph. J.M.)

Le cimetière juif de Tahala, à Tafraout, comme tant d’autres au Maroc, a bénéficié d’une réhabilitation, une manière de préserver la mémoire judaïque marocaine dans cette région. La réhabilitation a concerné quelque 167 sites, répartis sur l’ensemble du territoire, aussi bien arabophone que berbérophone, en milieu rural et citadin, avec une forte concentration dans les régions du Souss-Massa-Draâ, de Marrakech-Tensift-Haouz et de Meknès-Tafilalet. On en trouve partout, dans les montagnes et sur les plaines, au bord et non loin de la mer. Un beau livre, pour rappel, qui rend compte de ce grand projet entamé en 2010, en a été tiré, dirigé par Serge Berdugo, ancien ministre et secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc (CCIM), le Grand Rabbinat du Maroc et le ministère de l’Intérieur (en charge des cultes), avec le soutien personnel du Souverain Mohammed VI. Objectif: faire des cimetières, mausolées et lieux de culte juifs des lieux de mémoire, restaurés et préservés comme partie intégrante du patrimoine religieux et culturel marocain. Ahmed Omari, professeur d’histoire-géo, dans un collège à Tahala, parle d’une destruction de ce patrimoine par la population elle-même, pour des considérations religieuses ou de superstition. Nous avons constaté, en effet, les traces de profanation de tombes lors de notre visite au cimetière, certains musulmans se seraient servis des restes des cadavres pour des besoins de sorcellerie, mais tout cela reste à vérifier. Une chose est sûre: les Marocains juifs dans cette région ont été, comme dans d’autres à travers le Maroc, séduits par la propagande sioniste et ont commencé à émigrer dans les années 1960 vers les grandes villes du Royaume, et vers Israël pour la plupart.

Infos pratiques

tafraout-6-078.jpg

– Comment se rendre à Tafraout:
Située à environ 200 km d’Agadir par Tiznit, et 165 km par Taroudant, Tafraout est perchée à 1.200 mètres d’altitude, c’est l’une des excursions les plus intéressantes pour les touristes étrangers dans la région. Deux routes sont possibles à partir de Marrakech: la route 203 via le mont Tizi N’test et Taroudant, et l’autoroute jusqu’à Agadir, puis Tiznit.

– Où loger:
Tafraout dispose d’une bonne capacité hôtelière avec des hôtels classés de 1 à
4 étoiles, des maisons d’hôtes et des auberges, à la portée de tous les budgets.

– Agenda culturel
– Le festival des amandiers qui se déroule au mois de février de chaque année.
– Le festival Anarouz de cinéma et montagne, il se déroule une fois par an pendant
le printemps.
– Le festival Tifaouine de chants et musiques, il a lieu une fois par an, en été.

                                                                              

Des hommes et des destins

hommes_tafrouat_078.jpg
 De gauche à Droite : Saâdeddine El Othmani, Aziz Ahkannouch, Mohamed Hassad, Mohammed Khair-Eddine, Hassan Abou Ayyoub

.
La ville de Tafraout a été généreuse de têtes bien faites, ayant fréquenté l’école publique avant de partir à l’étranger pour de grandes écoles et occuper, par la suite, de hautes responsabilités au service de leur pays.

Mohamed Hassad (il a fréquenté l’école primaire Mohammed V de la ville, -elle existe toujours-) et Hassan Abou Ayyoub sont parmi eux: le premier a fait Polytechnique et Ponts et chaussées, le second l’école de management de Lyon (ESC). N’oublions pas aussi Saâdeddine El Othmani, l’actuel Chef de gouvernement qui a fait, lui, des études de médecine. Il est originaire du village d’Aguercif, fief des tribus Amanouz, à quelques encablures de Tafraout, et Aziz Ahkannouch, homme d’affaires, actuel ministre de l’Agriculture, et l’une des grandes fortunes berbères du Royaume (1,7 milliard de dollars à son actif, cite le magazine américain Forbes), lui aussi est un Tafraouti pur jus. Sans parler du grand homme de lettres qu’est Mohammed Khair-Eddine, dont la maison natale se trouve au douar Azrou Wadou, et sa visite mérite le détour.

Ses frères travaillent d’ailleurs actuellement pour la transformer en une maison de culture. Le secret de cette réussite ? La réponse nous vient de Brahim Akdim, né à Tahala, le village le plus proche de Tafraout, actuellement expert-comptable à Casablanca, lui-même appartenant à une famille de Tafraout qui a fait fortune dans le secteur de la boulangerie et la pâtisserie.

«C’est simple, les parents de ces brillantes personnes ont été des commerçants ayant émigré aux années 1950, voire bien avant, vers les grandes villes, notamment Casablanca, et leurs enfants ont profité tout naturellement des bienfaits de l’école publique d’après l’indépendance. Ces parents, qui n’ont pas eu la chance, eux, de faire des études, avaient hâte que leurs enfants réussissent».

Tiznit : La culture, vecteur de développement de la région Souss-Massa

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 28/12/2017

Tiznit : La culture, vecteur de développement  de la région Souss-Massa

3ème Forum régional des politiques culturelles locales

La ville de Tiznit a abrité du 22 au 24 décembre la troisième édition du Forum régional des politiques culturelles locales sous le signe «Les chaînes de la production culturelle ; du diagnostic à la valorisation».

Organisée à l’initiative de l’Association Souss-Massa pour le développement culturel en partenariat avec le Conseil de la région, cette édition a connu la participation d’une pléiade de chercheurs et acteurs culturels aux niveaux régional et national venus débattre des modalités susceptibles de faire de la culture un véritable levier pour le développement local.

Le Forum de Tiznit s’inscrit, selon ses organisateurs, dans le cadre des échanges d’expériences en matière de planification culturelle et de traitement des enjeux relatifs à la culture en tant que levier du développement durable, et ce pour appréhender le potentiel du secteur de la culture en termes de développement et la place de la culture dans le programme de développement de la région Souss-Massa.

Selon les participants à ce forum, la culture agit à double titre sur le développement, par le biais de la contribution directe et indirecte des secteurs de la culture à l’activité économique et au développement matériel, et par leur potentiel en termes de développement économique, ainsi que par la contribution de la culture à la cohésion sociale, à la promotion de la tolérance, à l’intégration des catégories défavorisées de la population et à la gestion de conflits. De ce fait, les ressources financières investies pour appuyer le développement des secteurs de la culture et les actions culturelles se justifient pleinement. En outre, selon eux, la culture doit être prise en compte comme dimension fondamentale des efforts de développement dans tous les secteurs.

Le programme de cet évènement comprend des échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les différents acteurs et intervenants dans le secteur culturel ainsi que l’organisation d’ateliers et de séances plénières animées par des universitaires et des spécialistes de la planification culturelle.

La déclaration finale émise à l’issue de ce forum souligne que l’ensemble des intervenants dans le champ culturel au niveau de la région Souss-Massa doit s’impliquer davantage dans le renforcement de l’attractivité culturelle de cette région, et ce pour renforcer le développement de cette partie du Royaume, en instaurant une politique culturelle propre à chaque territoire de la région.

Agadir : La grogne des chauffeurs de taxi

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 27/12/2017

Agadir : La grogne des chauffeurs de taxi

Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de travail

«On ne comprend pas pourquoi on met autant de temps pour créer ces stations d’arrêt alors que cette mission incombe à la commune urbaine, d’autant plus qu’il s’agit d’une véritable urgence pour nous».

Les chauffeurs de taxi de la ville d’Agadir se sont rassemblés en masse lundi devant la municipalité, pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment dans la zone touristique. Ils étaient près de 300 personnes à observer un sit-in. Ce mouvement de contestation émane, selon les «taxi drivers», d’un sentiment d’injustice.

Ce sit-in qui a paralysé la circulation au niveau de la ville d’Agadir lundi matin vient suite à l’appel lancé par les représentants de plusieurs associations professionnelles et syndicats pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, et qui ont pris cette décision pour faire entendre leur voix devant les responsables de la commune urbaine.

Dans un communiqué publié à l’occasion, les protestataires furieux contre le conseil municipal soulignent que plusieurs lettres ont été envoyées par les différents organismes professionnels au président de la commune urbaine, Saleh Elmalouki, pour demander la création de stations d’arrêt réservées aux taxis au niveau de la zone touristique, alors que les chauffeurs encourent toujours le risque du retrait systématique du permis de confiance par la police de circulation dans cette zone, ce qui se répercute sur leur seule source de revenu. Ces correspondances sont restées, selon eux, lettre morte. Aucun dialogue n’a été ouvert pour résoudre ce problème. La même source ajoute que le conseil municipal applique une politique de deux poids deux mesures pour les transports urbains, et ne montre d’ouverture d’esprit que lorsqu’il s’agit d’imposer la publicité sur les portières des taxis.

«On ne comprend pas pourquoi on met autant de temps pour créer ces stations d’arrêt alors que cette mission incombe à la commune urbaine, d’autant plus qu’il s’agit d’une véritable urgence pour nous. Aujourd’hui, nous sommes toujours menacés lorsqu’on pénètre dans la zone touristique», s’indigne l’un des participants à ce sit-in.
Enfin, les professionnels menacent d’accentuer leur mouvement de protestation si les choses ne s’arrangent pas rapidement. Chose qui risque de se répercuter sur la circulation urbaine dans la capitale du Souss-Massa.

Engouement des agriculteurs pour la souscription au Projet d’irrigation en eau de mer dessalée

lematin.ma – 28/12/2017

Depuis le lancement de l'opération de souscription, l'ORMVASM a œuvré pour faciliter le processus de souscription au profit des agriculteurs et a ouvert à cette fin des bureaux dans plusieurs collectivités territoriales et caïdats. Ph : DR   Depuis le lancement de l’opération de souscription, l’ORMVASM a œuvré pour faciliter le processus de souscription au profit des agriculteurs et a ouvert à cette fin des bureaux dans plusieurs collectivités territoriales et caïdats. Ph : DR

Les agriculteurs et investisseurs agricoles dans la plaine de Chtouka ont favorablement accueilli l’initiative de souscription réservée au suivi de leur part du financement nécessaire à la réalisation du projet de construction de la station d’irrigation de la zone Chtouka en eau de mer dessalée, a indiqué, mercredi, le directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole de Souss-Massa (ORMVASM), Hro Abro.

 L’opération de souscription lancée il y a deux semaines a atteint, jusqu’au 25 décembre 2017, un total de 2.500 hectares, a précisé Hro Abro, lors d’une conférence de presse, exprimant le souhait de parvenir à une souscription qui couvre 10 mille hectares en l’espace de trois mois.

Depuis le lancement de l’opération de souscription le 7 novembre dernier par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, l’ORMVASM a œuvré pour faciliter le processus de souscription au profit des agriculteurs et a ouvert à cette fin des bureaux notamment dans plusieurs collectivités territoriales et caïdats.

L’ORMVASM a, également, lancé un site web et contacté des entreprises travaillant dans le domaine de l’agriculture afin d’encourager les agriculteurs et les investisseurs agricoles à s’engager dans ce projet stratégique structurant, qui fournira les eaux d’irrigation ainsi que l’eau potable aux habitants du Grand Agadir, a ajouté Hro Abro.

Et de noter que l’ORMVASM a organisé une consultation élargie avec les agriculteurs pour s’assurer de leur capacité à couvrir les coûts de la production de cette matière vitale, ces derniers ayant annoncé qu’ils peuvent payer 7 dirhams le mètre cube, alors que l’étude scientifique du projet a démontré que le coût réel du mètre cube de l’eau de mer dessalée oscille entre 12 et 14 DH.

Il a souligné que grâce aux efforts de l’État marocain, les agriculteurs bénéficiaires du projet ne payeront que 5 DH/m2, ajoutant que le fait de bénéficier de ce projet requiert la souscription d’un montant de 10.000 DH pour chaque hectare, dont 5 hectares sera payé au début, alors que les 5.000 restants seront payés à la fin du projet.

Le coût de réalisation de ce projet participatif entre le secteur privé et public s’élève à plus de 3 milliards de dirhams, comprenant 1,97 milliard de dirhams pour la réalisation de dispositif d’irrigation, et 1,86 milliard de dirhams pour la mise en place d’eau potable, dont la réalisation sera assurée par la société espagnol «Abengoa» après avoir présenté la meilleure offre pour la réalisation de cette station qui faisait l’objet d’un appel d’offre international.

La station de dessalement, qui devrait être achevée en 2020, sur une hauteur de 44 mètres, est située à 300 mètres de la mer dans la zone géographique du parc naturel de Souss-Massa-Darâa.

La capacité de production de la station est estimée à 275.000 m3/j au démarrage du projet, avant d’atteindre 400.000 m3/j au terme de sa réalisation finale. La moitié de la production sera destinée à l’irrigation, alors que l’autre moitié sera consacrée à l’eau potable.

Les réseaux de distribution de la station s’élèvent à 464 kilomètres de canaux souterrains, qui fourniront près de 1.270 stations d’irrigation.

Premier bain 2018 « Les canards givrés ».

Pour bien commencer l’année et comme de coutume, l’équipe des « Canards givrés » de l’UFE vous convie au premier bain de mer le 1er janvier 2018.

Rendez-vous à 13 H 30 devant l’Hôtel Tafoukt et,…

à 14 H 00 précises, tout le monde à l’eau !

N’hésitez pas à participer ou à venir les soutenir.

Bonnes fêtes de fin d’année.

Le Bureau de l’UFE Agadir

Festivités de passage à l’an 2018 à Agadir

A l’occasion de la célébration des fêtes de Fin d’année,voici les animations prévues sur la promenade d’Agadir, les Samedi 30, Dimanche 31 décembre et Lundi 1er janvier 2018 à partir de 16h30 :
 
Elles sont organisées par la Wilaya de la Région Souss Massa, le Conseil de la Région Souss Massa, le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa en partenariat avec le Conseil Communal d’Agadir :
 
  • Sur la Promenade : Musique authentique de la Région d’Agadir :

Photo M. Terrier

Ahwach msgina
Gnawa 
Issimgane Gnawa
Issawa
Tissinte
Houwarra
Ahwache Nhaha
Kalaa mgouna
Acrobates 
Et autres… Cracheurs de feux…
 
  •  Sur le Sable de la Promenade toujours pendant les 3 jours : Spectacles de Fantasia sur la plage du Côté de la Marina d’Agadir et Spectacles de Fantasia au quartier  »Hay Mohammadi ». 

Photo M. Terrier 12/2016

  • Dimanche 31 decembre à Minuit : lancement des feux d’artifice sur le sable de la Promenade en face de la place Alwahda (Face au Tafoukt).
Photo M. Terrier

L’offshoring, une niche importante de création d’emplois pour les jeunes

par Samir SAADAOUI – mapexpress.ma – 26/12/2017

L’Offshoring, qui représente un levier de développement considérable, est une niche importante de création d’emplois pour les jeunes, a affirmé le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy.

L’offshoring, une niche importante de création d’emplois pour les jeunes

“L’Offshoring est sans conteste un secteur porteur pour l’économie nationale, en raison de sa forte participation à l’employabilité des jeunes et de sa contribution appréciable à la balance commerciale de notre pays”, a indiqué M. Elalamy dans un entretien à la MAP.

A ce jour, l’ensemble des écosystèmes structurés dans le secteur ont permis de créer 75.000 emplois, a-t-il relevé, notant que “d’ici 2020, et grâce à la vision déployée, nous visons à porter l’effectif du secteur à 123.000”.

Ce secteur contribue fortement à la dynamique de création d’emplois et constitue un véritable levier de développement social pour la jeunesse marocaine, a-t-il soutenu, ajoutant qu’avec l’engagement et la détermination que manifestent les opérateurs, ces objectifs seront largement atteints, voire même dépassés.

Le Royaume est parvenu à attirer près de 80% des entreprises du top 10 des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) mondiales, a-t-il fait savoir, ajoutant que l’activité de ces leaders, qui ne cesse de se développer, constitue une véritable locomotive pour le secteur.

Les écosystèmes mis en place dans l’offshoring sont appelés à appuyer cette dynamique et à favoriser une montée en gamme du secteur, à travers l’amélioration de la compétitivité des acteurs et le ciblage de nouvelles filières à haute valeur ajoutée, a-t-il précisé.

“Ils permettront aussi de positionner le Maroc dans le club fermé des destinations offshoring reconnues dans le monde”, a-t-il assuré, notant que des leaders mondiaux de ce marché se sont déjà implantés au Maroc.

Pour une répartition plus équilibrée des activités de l’offshoring sur le territoire et pour créer des emplois dans le secteur au plus près des citoyens, “nous favorisons l’investissement en dehors de l’axe Casablanca-Rabat avec des avantages très attractifs pour l’investissement dans les régions”.

Outre le projet lancé en 2017 dans la région de Casablanca-Settat, sept autres ont vu le jour durant la même année dans les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Souss-Massa, a rappelé le ministre.

Ces projets, qui concernent les filières de la gestion de la relation client et de l’externalisation des activités d’ingénierie et des processus IT, créent 8.800 nouveaux emplois dans le secteur et génèrent un chiffre d’affaires de 2,69 milliards de dirhams, a-t-il indiqué.

Pour ce secteur, deux principaux segments doivent être mis en avant, a-t-il fait savoir, précisant que le premier correspond essentiellement aux activités CRM (gestion de la relation client) dont le télémarketing, le support technique et la réalisation de sondages et d’études de marché.

“Ce segment représente, à lui seul, près de 60% du chiffre d’affaires du secteur”, a-t-il poursuivi.

Le deuxième segment, qui totalise près de 30% du chiffre d’affaires de l’offshoring, est celui de l’ITO (Information Technology Outsourcing). Il englobe, notamment, la gestion d’infrastructures et le développement et la maintenance applicative, d’après M. Elalamy.

Avec la structuration des 5 écosystèmes de l’offshoring, “nous œuvrons à la diversification des filières implantées et au développement d’autres segments” à l’exemple de l’ESO (Engineering Services Outsourcing ou ingénierie outsourcée), une filière qui attire déjà des références mondiales comme Altran, Alten, ou encore Lear, a-t-il déclaré.

Les objectifs à horizon 2020 des 5 écosystèmes lancés sont de créer 60.000 emplois directs additionnels, de réaliser un chiffre d’affaires à l’export de 18 milliards de dirhams et de drainer des investissements d’un montant de 1,5 milliard de dirhams, a-t-il souligné.

Les autoroutes du royaume bientôt équipées de bornes électriques

2m.ma – 26/12/2017

Les autoroutes du royaume bientôt équipées de bornes électriques

Leur déploiement constituera un véritable accélérateur au développement de la mobilité durable au Maroc. Les premières bornes électriques seront mises en place durant le premier trimestre de 2018 sur l’axe autoroutier Tanger-Agadir.

Dans une optique de promouvoir le véhicule vert, Autoroutes du Maroc installera les premières bornes électriques durant le premier trimestre de 2018 sur l’axe Tanger-Agadir. L’extension sur le reste du réseau ADM se fera progressivement.

Cette décision a été actée à l’issue d’une journée d’étude et de réflexion réunissant l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), l’ensemble des partenaires pétroliers installés sur l’axe autoroutier et les principaux fournisseurs de solution pour la recharge des voitures électriques.

A travers cette nouvelle initiative – qui devra permettre aux automobilistes d’effectuer de longs trajets à bord de leurs véhicules électriques – ADM entend anticiper la transition vers le véhicule vert en créant les conditions de la mobilité électrique.

Consciente des défis technologiques globaux à venir, le choix technologique automobile qui va s’imposer ainsi que le coût au km, ou encore la disponibilité et la couverture optimale, la société nationale a indiqué dans un communiqué  avoir fait de la mobilité durable un des axes stratégiques de son engagement inscrit sur sa feuille de route de développement durable. « Le véhicule électrique est un des leviers de l’évolution vers une éco-mobilité. En effet, ce véhicule est une réponse efficace et concrète pour diminuer l’empreinte environnementale des transports », a encore précisé la société.

AGADIR : LES HÔTELIERS CONTESTENT LA TAXE SUR LES DÉCHETS MENAGERS

par Yassine Saber – leseco.ma – 26/12/2017

Les hôteliers d’Agadir ont reçu un courrier du Conseil communal d’Agadir qui les obligent à payer 250 DH/tonne pour la collecte, le transport et la mise en décharge des déchets ménagers et assimilés. Ce tarif qui a suscité les inquiétudes des professionnels est entré en vigueur depuis le 2e trimestre 2017…Détails.

Un cadeau de fin d’année. C’est le qualificatif que les hôteliers d’Agadir ont utilisé pour décrire la nouvelle taxe imposée par la Commune urbaine d’Agadir au sujet des redevances liés à la collecte des déchets ménagers et assimilés. Il va sans dire que les professionnels ont été surpris par un courrier adressé au nom du président du Conseil communal d’Agadir qui les somme de payer de manière trimestrielle et déclarative (en vertu de l’article 26 de l’arrêté fiscal communal) 250 DH/t (130 DH/t  pour la collecte, l’enlèvement et le transport des déchets ménagers et assimilés et de 120 DH/ts pour la mise en décharge de ces déchets). Une facture qui va pénaliser davantage la situation critique des établissements touristiques.

Panoplie de taxes
En chiffres et rien que pour un établissement qui génère une moyenne de 3 tonnes par jour de déchets, la facture serait de 237.750 DH par an. Les professionnels affirment qu’ils paient déjà plusieurs taxes, allusion faite à la taxe professionnelle, celle de séjour, la taxe urbaine et la taxe des services communaux, en plus de celle sur les débits de boissons de même que les taxes de promotion touristique, d’enseigne et de licence…. «Cette résolution a été prise lors de la session ordinaire de novembre 2016»,  indique la commune urbaine d’Agadir qui s’appuie  sur la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, en plus de la circulaire n°25.472 du ministère de l’Intérieur du 17 décembre 2012 afférente à la mise en œuvre des redevances du traitement et de la gestion des déchets solides.

Les tarifs visés par l’autorité de tutelle
À noter que cette circulaire remonte à 2012. Aussi, les professionnels se demandent pourquoi l’avoir activé seulement aujourd’hui? «Nous ignorons le contenu de cette circulaire et nous ne connaissons pas les modalités de son application», indique un hôtelier d’Agadir. Cela dit, les professionnels reprochent à la commune la non-concertation au moment de la mise en œuvre de cette résolution qui se réfère aussi à l’arrêté fiscal communal n°447/2017 fixant les tarifs des taxes, redevances et droits exigibles au profit de la commune. «Les tarifs précités qui ont été visés par les autorités locales de tutelle, en application des dispositions de l’article 118 de la loi organique 113-14 relative aux communes sont entrés en vigueur à compter du deuxième trimestre 2017», répond le service de l’assiette et des contentieux fiscaux relevant de la division des affaires financières et budget.

Accroître les recettes communales ?
Toujours est-il que ce nouvel arrêté fiscal a déjà suscité la contestation de la Chambre régionale de commerce, d’industrie et des services mais aussi les commerçants et restaurateurs exploitant le domaine public communal. Si pour le Conseil communal, il s’agit d’appliquer l’article 23 de la loi n° 78-00 qui appellent les communes à la perception de cette redevance pour les hôteliers, la décision avec ses modalités d’application vise essentiellement l’augmentation des recettes financières de la Commune urbaine d’Agadir. Pour preuve, les augmentations du mode de concession des plages privées sont passées aussi de 5 à 30 DH/m2 par an. Dans le détail, le Conseil communal affirme qu’il veut éviter les critiques de la Cour des comptes en matière de perception de cette redevance. Sans une vraie adhésion des hôteliers, il sera difficile de mettre en œuvre cette nouvelle résolution qui concerne aussi les restaurants-cafés, les centres commerciaux, les structures de soins ainsi que les entreprises et les cantines scolaires.

Stand by à Marrakech
En réalité, ils peuvent facilement la contourner en se débarrassant de leurs déchets dans les bacs prévus pour les ménages. De surcroît, une bonne partie des hôteliers procède déjà au tri sélectif et à la livraison des déchets tels que le pain, le verre, le plastique, le carton et les déchets de fruits et de légumes à des sociétés de ramassage et valorisation alors que d’autres pensent carrément à l’externalisation de ce service. L’autre limite selon les professionnels est la non application de cette mesure à Marrakech. «Grâce à l’intervention de la Wilaya dans le cadre d’une réunion entre professionnels et le conseil communal, cette résolution est actuellement en stand-by», rappelle un professionnel de Marrakech.

Mode d’emploi des déclarations
Selon la commune urbaine d’Agadir, les déclarations doivent être remplies sur un imprimé modèle fourni par le service de l’assiette et des contentieux fiscaux communal. Ces déclarations doivent être déposées auprès du service précité avant le 20 du mois suivant la clôture du trimestre. Elles doivent être accompagnées du paiement au niveau de la régie des recettes communale. Les paiements trimestriels spontanés ont une valeur d’acomptes provisionnels, vu que les quantités réelles annuelles traitées devront faire l’objet d’une déclaration annuelle récapitulative sur l’imprimé et ceci avant le 31 mars de l’année suivant celle où ont été enregistrées les déclarations trimestrielles. Par ailleurs, le calcul de la redevance exigible est établi sur la base du tonnage des déchets ménagers et assimilés traités réellement à travers la contenance des bacs à ordure en mètre cube dont disposent les établissements.


Que dit la loi n° 78-00

L’article 3 de la loi relative à la gestion des déchets et à leur élimination stipule que «les déchets ménagers sont des déchets issus des activités des ménages alors que les déchets assimilés aux déchets ménagers proviennent des activités économiques, commerciales ou artisanales qui par leur nature, leur composition et leurs caractéristiques, sont similaires aux déchets ménagers». S’agissant de l’article 22 de la même loi, ce dernier édicte que «les prestations rendues par le service public des déchets ménagers et assimilés, quel que soit son mode de gestion, donnent lieu à la perception d’une redevance». Les taux de cette redevance sont fixés par le conseil communal, conformément aux dispositions de la loi n° 78-00 portant charte communale, notamment son article 69.


Il s’agit de contribuer au financement du service public !

Mohamed Bakiri
1er vice-président de la Commune  urbaine d’Agadir

Les Inspirations ÉCO : Qu’est-ce qui a motivé l’instauration de cette taxe ?   
Mohamed Bakiri : Notre Conseil communal s’est appuyé essentiellement sur la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination en plus de l’arrêté fiscal, actualisé, lors de notre session de février 2017 et la circulaire n°25.472 du ministère de l’Intérieur, du 17 décembre 2012. Cette dernière explique clairement les modalités d’application de cette résolution et elle propose aussi une liste exhaustive des structures ciblées.

Cela peut pénaliser ce secteur, déjà en crise ….
Avant tout, il faut dire que le Conseil communal a inscrit parmi ses priorités le travail avec l’ensemble des partenaires afin de contribuer au développement du secteur touristique au niveau de notre destination et que le conseil a déjà financé plusieurs projets, parmi eux, les travaux de réaménagement du Souk El Had, la valorisation de la plage d’Agadir qui a acquis pour la seconde fois consécutive le Label bleu en plus de notre appui annuel au CRT d’Agadir. Pour la question de la redevance, les établissements concernés dans la circulaire sont invités à contribuer au financement du service public communal car sans ces financements, on ne peut améliorer l’attractivité de notre ville. Le conseil reste ouvert afin d’étudier avec les professionnels du tourisme toutes les modalités de mise en application de cette résolution.

Pourquoi aviez-vous attendu jusqu’à fin 2017 pour l’appliquer, sachant bien que vous faisiez partie de l’ancienne équipe du conseil ?
Le retard lié à la mise en œuvre de la circulaire est dû à la non programmation de la redevance dans le cadre de l’arrêté fiscal qui a concerné seulement la taxe afférente aux déchets industriels. Au moment où les tarifs ont été visés avec l’arrêté fiscal communal, la procédure administrative a été déclenchée pour la mise en application des closes de cette circulaire. En tant que gestionnaire du service communal, la commune est responsable de l’activation de ce cadre réglementaire précité surtout en ce qui concerne la fiscalité locale et l’environnement qui sont des secteurs gérés par principe de gestion déléguée. 

Agadir : Un nouveau parc d’attractions ouvrira bientôt ses portes

lematin.ma – 25/12/2017

Un nouveau parc d'attractions ouvrira bientôt ses portes

X-treme park est le nouveau parc d’attractions réalisé à Agadir qui ouvrira ses portes prochainement au grand public. Ce lieu de divertissement vient conforter l’offre en animation de la première station balnéaire nationale. Non loin du Grand Stade de la ville, le parc est situé à l’intérieur du Centre de karting permettant aux Gadiris et aux touristes nationaux et étrangers de profiter d’un complexe de sport et de loisirs s’étendant sur une superficie totale de plus de quatre hectares.
Ce lieu de divertissement cible une clientèle familiale et offre des attractions pour tous les âges, a souligné, dans une déclaration à la MAP, le directeur technique et marketing de Mondial Riders Park, partenaire italien de ce projet, à l’occasion d’une cérémonie officielle. Une cinquantaine d’animateurs et d’employés marocains travaillent dans cette structure, dont le volet technique est assuré par une équipe italienne. Saluant le soutien des autorités de la ville pour la réalisation de ce projet, Khalid Kabbaj, de Racing Kart Agadir, a mis en exergue l’effet bénéfique d’un tel investissement en termes d’animation et de divertissement en plein cœur d’Agadir.
Même sentiment exprimé par le consul général de France à Agadir, Dominique Doudet, qui s’est félicité de l’ouverture du parc qui vient, a-t-il dit, conforter l’attractivité de la destination Agadir et ravir une clientèle jeune et moins jeune. Selon Bruno Alexandre, partenaire français du projet, tous les manèges et les machines sont neufs et de construction allemande avec des conditions de sécurité qui répondent aux normes européennes. L’accès au parc coûte 10 dirhams et donne droit à des spectacles gratuits dans l’espace enfants, tandis que le prix des attractions commence à 10 DH avec un pack global à 140 DH.

La colère royale pourrait s’abattre sur les présidents de commune

bladi.net – 25/12/2017

© Copyright : DR

Après deux séismes politiques qui ont vu le limogeage de plusieurs ministres et la sanction de plusieurs dizaines de responsables locaux, une colère royale pourrait à nouveau s’abattre sur les présidents de commune.

Le chiffre de 40 maires est avancé par le journal Al Ahdath Al Maghribia qui fait part de la fin de l’enquête menée par la Cour des comptes sur des dossiers qui lui été transmis par le ministère de l’Intérieur.

On reproche à ces élus des dysfonctionnements dans les finances de leurs communes ou encore des marchés publics conclus de manière plus que douteuses, en d’autres termes, ils pourraient être entachés de corruption ou de favoritisme.

Le journal avance l’idée de la non-inscription de ces élus dans les prochaines listes électorales comme possible sanction, synonymes pour eux de l’impossibilité de se représenter aux prochaines élections.

 

%d blogueurs aiment cette page :