Archives de décembre 21st, 2017

Commerce extérieur : Les acteurs du secteur agricole formés aux nouvelles directives européennes

huffpostmaghreb.com – 20/12/2017

TOMATOES EXPORT

Une formation se tient jusqu’au 22 décembre à Casablanca et Agadir, au profit des professionnels du secteur agricole.
Objectif : leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions phytosanitaires d’importation de produits végétaux dans l’Union européenne.

La Délégation de l’Union européenne (UE) à Rabat précise, dans un communiqué, que cette formation est menée en étroite collaboration entre la Commission européenne et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) afin de faciliter l’accompagnement de ces professionnels. Et c’est dans cet esprit que l’UE a mis à disposition de l’ONSSA le système de certification TRACES pour l’exportation de produits d’origine végétale « afin de compenser la surcharge administrative liée à l’émission des nouveaux certificats phytosanitaires ».

La Délégation de l’UE indique, dans son communiqué, que l’ONSSA utilise déjà ce système depuis 2008 pour les exportations de chevaux et de produits d’origine animale.

La nouvelle règlementation, ajoute la même source, entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2018. Elle introduit notamment la nécessité de munir les tomates importées au sein de l’UE, quelle que soit leur pays d’origine, de certificats phytosanitaires issus des autorités compétentes (cf. la Directive d’exécution au point 25.7.2). Les tomates seront ainsi soumises à un contrôle phytosanitaire aux points d’entrée de l’UE, souligne la Délégation.

Le contrôle documentaire (qui permet de vérifier la conformité des certificats phytosanitaires) s’appliquera, ajoute la même source, à 100% des certificats présentés. Le contrôle physique (qui permet d’évaluer les aspects de santé végétale) sera, lui, réduit dans le cas des tomates en provenance du Maroc à seulement 5% des volumes importés. La situation phytosanitaire actuelle de la production de tomates au Maroc est jugée « satisfaisante ».

La Délégation de l’UE souligne que le Maroc figure sur la liste des pays bénéficiant de contrôles allégés à l’exportation de tomates (Solanum lycopersicon) vers l’UE.

La Délégation de l’UE rappelle, par ailleurs, que la Commission européenne met régulièrement à jour, sur base des nouvelles données scientifiques disponibles, les conditions phytosanitaires d’importation. Et ce, afin d’éviter l’introduction sur le marché de l’UE de végétaux infectés par des organismes nuisibles (parasites et maladies) et de limiter leur propagation, s’ils sont malgré tout introduits.

La dernière mise à jour est contenue dans la Directive d’exécution (UE) 2017/1279 de la Commission du 14 juillet 2017 qui modifie notamment les Annexes de I à V de la Directive 2000/29/CE du Conseil du 8 mai 2000  concernant les mesures de protection contre l’introduction dans l’UE d’organismes nuisibles aux végétaux ou aux produits végétaux et contre leur propagation au sein de l’UE.

Le projet de nouvelle réglementation, ajoute le communiqué, avait été notifié à l’Organisation mondiale du commerce en février 2017, « et tous les membres de cette Organisation ont eu l’opportunité d’exprimer leurs observations au sein du Comité Sanitaire et Phytosanitaire (SPS) ».

TOURISME RURAL : L’HEURE EST AU BILAN

par Yassine Saber – leseco.ma – 20/12/2017

Le Réseau de développement touristique rural (RDTR), qui a tenu son Assemblée générale ordinaire, a fait le point sur les actions menées durant l’exercice 2016-2017.

Plus d’une année après l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante à la tête du Réseau de développement touristique rural (RDTR), l’heure est au bilan d’étape. Le collectif de PME touristiques rurales créé en 2011 vient tout juste de tenir son Assemblée générale ordinaire, à Agadir, en présence des adhérents du réseau. «Au titre de l’exercice 2016-2017, la priorité a été donnée au positionnement de notre collectif de PME touristiques rurales, en tant qu’interlocuteur privilégié auprès des parties prenantes, mais plus d’importance a été donné à l’amont de notre activité, en l’occurrence les chantiers de la formation et de la qualification de l’offre», tient à préciser Sabri Abdelhakim, président du RDTR depuis avril 2016. À cet égard, une deuxième campagne de labellisation «Label Qualité et Environnement» a été lancée en 2017 pour les structures d’hébergement adhérentes au RDTR. Au total, les structures labellisées cette année sont au nombre de 34.

S’agissant de la formation, 15 voies d’escalade ont été équipées à Tafraout au profit des jeunes dans le cadre de la promotion des sports en pleine nature au niveau de la région, en partenariat avec le département de l’Hérault et le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (CREPS) de Montpellier, ainsi que des randonnées pédestres, en V.T.T et des parcours d’escalade avec des itinéraires balisés. Le travail accompli jusqu’à présent a aussi permis de lancer une feuille de route dédiée à la communication digitale, axée essentiellement sur la refonte du site web du réseau, mais aussi sur la mise en place d’un système de réservation en ligne et la couverture des structures d’hébergement rurales par une connexion Internet par satellite. Une quinzaine de structures rurales, qui n’avaient pas accès à Internet, sont aujourd’hui connectées afin de permettre aux professionnels d’utiliser Internet pour développer leurs activités. Il s’agit entre autres de la résolution des contraintes liées aux réservations, de la gestion des e-mails, de l’amélioration de la visibilité à travers les différents canaux de promotion et de la présence sur les systèmes de réservation afin d’assurer une interactivité avec les clients potentiels. D’autres chantiers ont été poursuivis durant ce mandat. Il s’agit essentiellement du chantier du développement durable à travers la réalisation d’un guide sur les bonnes pratiques, mais aussi de la réduction des émissions de CO² et des rejets polluants à travers l’introduction des énergies renouvelables.

Dans ce sens, le RDTR accompagne les structures d’hébergement rural grâce à l’appui de l’organisation mondiale PNUD dans le cadre du projet d’économie circulaire. Ce qui se traduit par la réduction des émissions de CO², la stabilisation des concentrations de gaz à effet et à la réduction de la consommation du bois de la forêt. Pour les trois années à venir, la priorité sera donnée à la consolidation de la qualité et la promotion du développement durable, ainsi qu’au développement des produits touristiques, à l’accompagnement et à la formation. Une formation dédiée aux jeunes non diplômés dans le milieu rural sera, d’ailleurs, assurée dans le cadre de la convention signée entre le Conseil régional, l’ANAPEC et le ministère de l’Emploi.

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