Archives de janvier 10th, 2018

D’autres photos de l’inauguration du « Parc des Cactus »

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Merci à Ariane Marinetti qui a eu la gentillesse de m’envoyer toutes ces photos de l’inauguration du parc. Vous y reconnaîtrez  en particulier
M. Ahmed Hajji, Wali de la région de Souss-Massa, Philippe et Christine Alléon, Luc Fougeirol (malgré son changement de look), Jean-Claude Rozier, Jacques Alléon, Ariane Marinetti….

 

 

Crocoparc Agadir : Inauguration du « Jardin des cactus »

Source : page Facebook du Consulat Général de France à Agadir :
https://www.facebook.com/consulfrance.agadir

Inauguration du « Jardin des cactus », nouvelle extension de CrocoParc Agadir, où se promènent tortues géantes et iguanes au milieu d’impressionnants cactus du monde entier. Un lieu splendide à découvrir.
Bravo à Philippe et Christine Alléon et à Luc Fougeirol, ainsi qu’à tous ceux qui contribuent à la réussite de Crocoparc, pour le plus grand plaisir des 150.000 visiteurs annuels.

Photos : facebook.com/consulfrance.agadir

Amicale francophone de Taroudant : reprise du petit marché guinguette du mardi

Excusez-moi du retard pour vous en avertir, mais ce sera pour la semaine prochaine !

Images intégrées 1

Tata : Portes Ouvertes sous le thème : Economie de la culture dans les Oasis marocains : Diversité des produits culturels et Potentiels de développement et de commercialisation du 08 au14 Avril 2018

L’association MOULTAKA des jeunes pour le développement (AMJD), section Tata, ainsi que le Laboratoire de recherche des langues et de communication (LARLANCO), de l’université Ibn Zohr d’Agadir, organisent la 2ème édition des Portes Ouvertes sous le thème : « Economie de la culture dans les Oasis marocains : Diversité des produits culturels et Potentiels de développement et de commercialisation », du 08 au 14 avril 2018, à la ville de Tata.

Tata. Ph. M. Terrier

Le présent événement culturel, économique, artistique, éducatif et scientifique s’inscrit dans le cadre des « Rencontres culturelles et scientifiques sur le développement culturel et l’avenir du territoire, dans des régions oasiennes, notamment dans le sud du Maroc », sous le prisme du marketing, de la promotion, du développement et de la médiatisation.

L’AMJD et LARLANCO seront les pilotes de cette 2ème Edition. La 1ère édition s’est déroulée sous la forme du Colloque National intitulé : « Patrimoine culturel et Marketing territorial : Nouvelles approches », les actes dudit colloque sont sous presse.

Argumentaire du colloque des Portes Ouvertes

La grande importance du secteur culturel se détermine par son rôle socioéconomique et son impact au niveau local. Ainsi, la création et l’industrie culturelles, le tourisme scientifique et la culture durable s’avèrent décisifs quant au développement des sociétés, des régions, des collectivités territoriales, ainsi que des individus et des communautés qu’elles abritent.

Les infrastructures culturelles font office d’outils stratégiques susceptibles de créer des activités professionnelles génératrices de revenus, notamment dans les régions à fort potentiel culturel et disposant d’une main d’œuvre compétente, particulièrement dans la valorisation des produits locaux.

Dans ce cadre, l’AMJD et LARLANCO organisent cet événement pluridisciplinaire à caractère culturel, économique et scientifique, pour mettre en exergue le rôle de la création et l’industrialisation culturelles dans le développement durable, notamment dans les oasis du sud marocain (Tata et autres régions similaires). Il est, également, escompté de montrer comment le patrimoine culturel, matériel et immatériel, peut-il être, potentiellement, à l’origine de l’émergence de l’économie de ces régions rurales.

Pour ce faire, les organisateurs vont se concentrer sur la mise en œuvre des facteurs forts qui peuvent créer cette dynamique économique, à travers des secteurs comme : le tourisme culturel, scientifique, religieux, les monuments historiques, le patrimoine naturel, le savoir-faire artisanal, les institutions sociales et éducatives, les coopératives professionnelles, les associations artistiques, les organisations médiatiques et les entreprises.

Les portes ouvertes constituent, aussi, une opportunité pour renforcer la re/qualification et la professionnalisation de la main d’œuvre dans le domaine culturel, en général, et ce à travers l’organisation des ateliers et des formations sur place, encadrés par des professionnels.

Faut-il signaler, par ailleurs, que cette manifestation constitue aussi une continuité du premier Colloque National organisé à Tata, par L’AMJD, et ses partenaires L’Institut Royal de la Culture Amazighe (L’IRCAM), Ministère de la culture, LARLANCO et Dar Infiane de Tata, sous le thème : Le patrimoine culturel et le Marketing territorial : Nouvelles approches, les 17 et 18 Mars 2017. Ce projet, réalisé en concertation, s’inscrit dans le cadre d’une vision prospective concernant les régions et les oasis du sud marocain. Une démarche qui combine la recherche académique, scientifique et les pratiques professionnelles, s’appuyant sur une approche participative et citoyenne.

Il s’agit, dès lors, d’adopter une posture réflexive et de s’interroger sur de nouvelles dimensions afférentes à l’économie et à l’institutionnalisation de la culture et des biens symboliques. De même qu’il est question d’intégrer des sujets liés au développement et à la promotion des régions oasiennes portant sur l’agriculture, l’énergie renouvelable, la communication, etc. D’où l’intérêt de confronter des approches aussi bien diversifiées que complémentaires, et des études, tout aussi pragmatiques que prévisionnelles de chercheurs, d’experts, de décideurs et de professionnels. Une telle démarche vise à mettre en lumière les atouts de l’économie culturelle et son rôle dans la promotion territoriale des oasis de Tata et des régions identiques.

Les portes ouvertes proposent des thèmes de réflexion et de partage d’expériences, qui mettent en exergue la construction, voire la reconstruction, d’une nouvelle économie territoriale des oasis du sud marocain autour de certains axes, dont voici quelques-uns à titre d’illustration, loin de toute exhaustivité :

  • L’économie de la culture : nouveau levier du développement territorial.

  • Rôle économique de l’artisanat et du « savoir-faire » locaux et son impact sur le développement économique et les changements sociaux dans la région.

  • Les nouvelles institutions sociales féminines comme nouvelle forme de l’économie sociale et citoyenne.

  • L’économie de la culture comme lien identitaire et facteur de cohésion sociale et de renforcement de la citoyenneté.

  • L’apport de la femme dans l’économie de la culture ou valorisation du rôle de la femme dans la société oasienne.

  • L’économie de la culture comme facteur d’intégration des personnes handicapées.

  • Modes de gouvernance de l’économie de la culture.

  • Problèmes de financement des secteurs d’activité culturelle.

  • Risques de piraterie des biens et des services culturels.

  • Stratégie et politiques de l’économie de la culture.

  • Le patrimoine littéraire oral local et les expressions artistiques : comment créer une base de données destinées au tourisme, au cinéma et à la recherche académique ?

  • Les programmes nationaux et internationaux de coopération culturelle.

  • Les filières culturelles dans les oasis de Bani et dans les régions similaires.

  • Communication et médias numériques.

  • Le tourisme culturel et religieux dans les oasis de Tata et leurs rôles dans la création de nouvelles destinations touristiques.

  • Le tourisme et la commercialisation territoriale des oasis : diversité des potentiels et des cultures : comment éviter les obstacles pour mettre la région au premier plan ?

  • Les énergies renouvelables : nouveaux atouts de développement écologique.

  • L’agriculture dans les oasis : un levier d’implantation et de promotion socio-économique.

  • L’impact de l’industrie culturelle et artistique.

  • La musique des oasis marocains et la musique subsaharienne : Influence et convergence.

Les participants peuvent proposer, également, des sujets qui peuvent nourrir et enrichir la problématique et les actions programmées pour ces portes ouvertes.

Outre les tables ronds et les débats académiques et scientifiques, des actions (stands, expositions, concerts…) qui impliquent les acteurs locaux, les professionnels, la société civile seront organisées au cours de ces portes ouvertes.

Les villes de Tata, Aqqa, Foum Lahcen, Tissint et Foum Zguid seront au rendez-vous de ses activités.

Calendrier

  • Le Colloque des Portes Ouvertes aura lieu au complexe socioculturel de Tata, les 10 et 11 avril 2018.

  • Les Débats culturels, Scientifique, Economique, Artistiques et Pratiques (sous forme de retour d’expériences), auront lieu du 08 au 14 avril 2018, au Complexe Socioculturel, sur les places publiques, lieux touristiques et établissements Scolaires de Tata.

Participation et Soumission :

La participation aux colloque et la contribution aux autres débats et Rencontres Scientifiques et Culturelles, sont à envoyer, par courriel, avant le 31 janvier 2018, à l’adresse suivante :

Portesouvertestata18@gmail.com

Pour les propositions de communication au Colloque :

Ne pas dépasser 10 lignes pour le résumé (format Word – P : Times New Roman- C : 12).

  • Les réponses aux propositions de participation seront transmises avant le 10 février 2018.
  • La langue d’intervention : Français, arabe, tamazight, anglais, espagnole.

Les textes soumis feront l’objet d’évaluation par le comité de lecture en vue d’une publication.

Comité d’organisation :

Brahim Hasnaouy : abounyas@gmail. com ( + 212 6 70 64 48 31)

Mokhtar El Maouhal: elmaouhal@gmail.com (+212 6 61 38 55 83)

Rachid Ezati: ezzati1@gmail.com (+212 6 61 50 72 60)

Khadija Genzar: dija.ganzar@gmail.com (+212 689990895)

Brahim Ouadi: brahimouaddi6@gmail.com (+212 6 71910020)

Comité Scientifique :

  • Abderahmane Amseder, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Mohamed Ben Attou, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Abdelmijid Sahnouni, UV, Mohamed 5, Rabat

  • Ahmed Iraqbi, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Abdelkarim Ezzaidi, Faculté des Sciences, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Abdelkader Ait Lrazi, Faculté des Lettres, UV, Sultan Moulay Sliman, Béni Mellal

  • Daniela Merola, Institut National des Langues et Civilisations orientales (INALCO), Paris, France

  • Thiery Roche, Faculté des Arts et de Lettres, Université Aix- Marseille, Aix en Province, France

  • Asmaee Bouaouinate, UV, Hassan II, Mohammedia

  • Omar Abdhou, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Caroline Renard, Faculté des Arts et de Lettres, Université Aix- Marseille, Aix en Province, France

  • Hassan Ramou, UV, Mohamed V, Rabat

  • Mohammed Sguenfel, ENCG, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Fatima Echabai, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Mohammed Benyahya, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Aziz Bentaleb, CIERGCSCOM, Ouarzazate

  • Asmahri El Mahfoud, IRCAM, Rabat

  • M’barek Ait Addi, IRCAM, Rabat

  • Hicham Madâcha, UV, Ibn Zohr, Agadir

  • Fabien Bouly, UV, Paris Ouest Nanterre, la défense, Paris, France.

 

Agadir : Omar Halli, homme de l’année amazighe 2968

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 07/01/2018

Agadir : Omar Halli, homme de l’année amazighe 2968

Il a été distingué pour les services rendus à la langue et à la culture amazighes

Pour célébrer le passage au Nouvel An amazigh 2968 qui coïncide avec Idh Yennayer, l’Association Tayri N Wakal (Amour de la terre) prévoit un programme riche en activités à Agadir du 10 au 12 janvier.

Cette année, Omar Halli, président de l’Université Ibn Zohr, a été choisi par l’association «l’homme de l’année 2968», en reconnaissance des services rendus à la langue et à la culture amazighes.  A cette occasion un hommage spécial lui sera rendu.

Âgé de 54 ans, M. Halli est connu à Agadir pour ses qualités humaines, sa sympathie, son fervent militantisme universitaire et sa participation dynamique au développement de la culture et du savoir dans la région Souss-Massa.

Titulaire d’un baccalauréat en lettres modernes du lycée Youssef Ben Tachfine à Agadir, d’une licence en littérature, d’un diplôme d’études universitaires supérieures de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Casablanca, d’un diplôme des études supérieures et d’un doctorat d’Etat sur l’autobiographie, Omar Halli a constamment été un membre très actif dans l’Université Ibn Zohr avant d’y devenir président.

Le programme établi par l’association prévoit également la distribution de plusieurs prix dans différents domaines. Ainsi en  économie, le prix Ahmed Oulhaj Akhannouch sera décerné à l’homme d’affaires Mustapha Moucharik, en culture le prix Mbarek Oularbi sera attribué au comédien Rachid Aslal, en sport à l’ex-joueur du Hassania d’Agadir Mustapha Ouchrif, alors que dans le domaine religieux le prix sera décerné, à titre posthume, à Houcine Bakri Elafrni.

D’après un communiqué de Tayri N Wakal, la célébration d’Idh Yennayer cette année sera ponctuée par une conférence à la salle Brahim Radi relevant de la commune urbaine d’Agadir sur le thème «De l’Institut royal de la culture amazighe au Conseil national des langues et de la culture marocaine», et qui sera animée par une pléiade d’académiciens et de chercheurs concernés par la culture amazighe, ainsi qu’une opération de bienfaisance dédiée à apporter un soutien matériel à dix élèves orphelins pour les aider à poursuivre leurs études.

Le public de la région aura également rendez-vous à la plage d’Agadir avec une soirée artistique émaillée de cérémonials dans la pure tradition de la célébration du Nouvel An amazigh, ainsi qu’une exposition pour le livre, les arts plastiques et les habits amazighs. La commémoration d’Idh Yennayer est au fond une célébration de la terre, de l’homme et de la mémoire, en tant que composantes essentielles d’une identité nationale multiple et forte de ses affluents.

Vague de froid, Tuta Absoluta… Menaces sur la campagne agricole

par Mohamed Amine Hafidi – lematin.ma – 09/01/2018

 

Les dernières pluies auront un impact bénéfique sur la campagne agricole 2017-2018, à condition que la vague de froid actuelle s’estompe. Si le climat conditionnait d’une manière étroite la bonne tenue de la campagne agricole, le retour de l’insecte Tuta Absoluta pourrait compromettre la production de tomate dans la région de Souss-Massa.

Comment s’annonce la campagne agricole cette année ? S’il est encore tôt pour se prononcer, les dernières pluies du mois de janvier, considéré comme un baromètre de la campagne, notamment céréalière, devraient sauver la campagne. Pour Saâd Soulaimani, secrétaire général de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel), il ne faut pas, toutefois, crier victoire. Selon lui, la situation n’est pas très reluisante pour la filière légumineuse. La campagne a, en effet, commencé par une vague de chaleur qui a duré plusieurs semaines, retardant d’ailleurs le coup d’envoi de la campagne agricole, suivie ensuite par une importante vague de froid, accompagnée d’averses, de rafales de vent… «Cette vague de froid que nous traversons actuellement a eu des impacts négatifs sur le rendement en tonnage et la production. Celle-ci a baissé, faisant augmenter les prix, puisque la demande est plus forte que l’offre», déclare Saâd Soulaimani au Matin-Eco. Cette vague de froid n’est pas près de s’estomper. Ce qui se répercutera davantage sur la production les prochains jours, selon le secrétaire général de l’Apefel. Ce n’est qu’au début février, marquant le retour à des températures plus modérées, que les prix des fruits et légumes devraient revenir à la normale. En parallèle à cette vague de froid, les producteurs font face à une véritable «guerre» contre la Tuta Absoluta, selon les termes de Soulaimani. Cet insecte qui a fait des ravages lors de la campagne agricole 2016-2017, est de retour cette année, chez les producteurs de tomate de la région de Souss-Massa, révèle le responsable de l’Apefel au Matin Eco. Aux côtés de la tomate, produit vedette de la région du Souss, d’autres cultures maraîchères seraient menacées par cet insecte. «Nous menons actuellement des discussions avec le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts pour nous aider contre la Tuta Absoluta. Nous n’avons pas encore évalué l’impact sur les exploitations, mais beaucoup de producteurs ont été considérablement touchés par ce fléau», regrette Soulaimani. Malgré ces risques (vague de froid et Tuta Absoluta), l’Apefel ne semble pas pessimiste et s’attend à une campagne agricole moyenne.

Le ton est, par ailleurs, à l’optimisme chez la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri). Son président, Mohamed Fikrat, aussi PDG de Cosumar, ne cache pas son optimisme pour la suite de la campagne agricole 2017-2018. «Les dernières pluies vont être extrêmement bénéfiques que ce soit pour l’élevage ou les cultures végétales. Les précipitations, notamment la neige, devront alimenter les nappes phréatiques et les barrages dont le niveau est très bas», se réjouit Fikrat. Pour la filière sucrière, le PDG de Cosumar prévoit une campagne identique à celle de l’année dernière. «Nous avons terminé la période de semis des betteraves. Elle a été satisfaisante. Cependant, nous enregistrons un déficit en eau dans la région de Melouya. Les quatre autres régions, à savoir Doukkala, Tadla, le Gharb et le Loukkos, sont bien irriguées», déclare Fikrat. Celui-ci mène des réflexions avec l’Office régional de mise en valeur agricole de Moulouya afin de trouver des solutions pour une meilleure irrigation dans la région. En tout cas, pour Fikrat, la campagne 2017-2018 ne serait pas compromise. Pour lui, le défi se situerait dans la valorisation du produit agricole à travers le développement de l’industrialisation dans l’agroalimentaire. «Un secteur très prometteur qui a besoin d’incitations à l’investissement, d’une lutte plus acharnée contre l’informel et un meilleur déploiement à l’international notamment en Afrique», selon Fikrat.

 

Maroc : avec le TGV, des chantiers d’infrastructure à grande vitesse

echotechno.fr – 09/01/2018

Un projet symbole des nouvelles ambitions du Maroc qui investit désormais massivement dans des projets d’infrastructures ambitieux et structurants avec un objectif : l’émergence à grande vitesse.

Le TGV marocain va considérablement accélérer les communications entre les trois principales villes du pays. Tanger-Rabat en 1h20 et Tanger-Casablanca en 2h10 (contre plus de 5 heures actuellement) pour une vitesse de pointe de 320 kilomètres/heure. Du jamais vu sur le continent africain pour un investissement total de deux milliards d’euros.

Une ligne grande vitesse qui prend en considération les réalités marocaines avec des billets à 12 euros pour un Tanger-Casablanca, voire moins, pour des réservations faites à l’avance et en dehors des heures de pointe. Une politique tarifaire rendue possible par des coûts d’exploitation bien moindres qu’en Europe (9 millions d’euros le kilomètre contre 20 millions en moyenne en Europe).

La ligne TGV s’inscrit dans une vaste politique de création d’infrastructures menée depuis plusieurs années par les autorités marocaines et qui bat aujourd’hui son plein. Fin décembre, l’organisme qui gère les zones portuaires du pays, l’Agence nationale des ports, a annoncé plus de 500 millions d’investissements dans les ports sur les cinq prochaines années, dont près de la moitié en 2018.

Des projets de rénovation ou d’agrandissements portuaires qui concernent notamment « le nouveau chantier naval du port de Casablanca, le port de pêche de Casablanca, la construction d’un bâtiment communautaire au port de Casablanca, l’extension du port d’Essaouira et la réalisation d’un terminal polyvalent au port d’Agadir », selon l’ANP.

Dans le domaine des énergies renouvelables, où le Maroc ambitionne de devenir l’un des leaders mondiaux, les travaux se poursuivent à la centrale solaire Noor de Ouarzazate. Lancée par le roi Mohammed VI, la première tranche de ce méga-projet de production photovoltaïque est en service depuis 2016.

Un projet qui devrait se finaliser dans les mois à venir avec l’inauguration de la dernière tranche de l’usine Noor et une production portée à 500 MW sur une superficie de plus de trois mille hectares. De quoi atteindre l’objectif annoncé par le gouvernement de compter d’ici 2020 jusqu’à 40% de production d’énergies renouvelables dans le mix énergétique du royaume.

Des chantiers tous azimuts qui positionnent le Maroc comme le pays d’Afrique le plus attractif en 2017, selon l’Observatoire Intermat du BTP. Une première place qui s’explique par la création programmée de plus de 15 villes nouvelles d’ici 2035 et des besoins croissants en équipements de construction, évoquant notamment « le Plan Maroc Rail et le Plan Tramways, qui sont les masters plans qui permettront au Royaume de promouvoir la mobilité durable et de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de l’énergie ».

D’ici 2035, l’organisme professionnel des BTP, estime des projets d’investissements dans le secteur du bâtiment pour plus de 14,6 milliards d’euros à travers le pays. Avant de lister les projets-phares des années à venir : « la Cité Mohammed VI Tanger Tech qui mobilise un investissement initial de 1 milliard de dollars et de 10 milliards de dollars dans dix ans, et le chantier de la ligne LGV Tanger- Casablanca, ainsi que le méga projet Nador West Med (Nador Med), le futur port marocain de transbordement pétrolier ».

Haut Atlas central : Scènes de survie chez les habitants d’Ait Bougmez

par Stéphanie Jacob – leconomiste.com – 09/01/2018

  • Une vallée où vivent 15.000 personnes
  • Coupées du monde pendant l’hiver, leur pari est à l’autonomie
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La vallée d’Ait Bougmez dans le Haut-Atlas central réunit 15.000 habitants, qui vivent essentiellement de l’élevage et de l’agriculture

Il est 8 heures du matin, une tempête de neige gronde et les enfants partent à l’école. Alors qu’il est difficile de voir à plus d’un mètre, les petites silhouettes entament les 3 kilomètres à pied qui les séparent de leur salle de classe. Ils n’ont pas 10 ans. Leurs mères surveillent de loin leur progression. En cette période d’examen, même avec ce climat hostile, impossible de rater les cours.

Dans la vallée d’Ait Bougmez dans le Haut-Atlas central, les habitants vivent au rythme du temps et de la nature. Malgré les températures négatives, ils sont heureux de voir tomber la neige. Sans elle et sans la pluie, les réserves ne sont pas suffisantes pour passer l’été. Certaines années, il faut obéir aux restrictions. Plus le droit de laver le linge. Le conseil du village est strict.

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Toute l’année, le troupeau est au coeur de la survie des villageois. Mais pendant l’hiver, sans pâturage, le coût de l’alimentation du bétail est une grande source de préoccupations

Comme ils n’attendent rien de l’extérieur, toutes les solutions sont réfléchies et appliquées en interne, et gare à celui qui ne respecte pas les engagements. Tout le monde ici ne pense qu’à une chose: l’indépendance. Si aujourd’hui, il y a des engins pour déblayer les routes, pendant très longtemps, les villages pouvaient rester totalement isolés pendant plusieurs mois.

Pour eux pourtant, les infrastructures ne sont pas leur priorité. «Plus que les routes, il nous faut surtout de quoi nourrir nos troupeaux, car toute notre vie dépend de nos animaux» confie Brahim, berger dans la vallée. En effet, pendant l’hiver, plus question d’engraisser le bétail.

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Les animaux, sources de revenus et de chaleur, partagent les mêmes maisons que les habitants

«Si le fourrage vient à manquer, nous préférons sacrifier quelques têtes plutôt que d’acheter de quoi manger. De toute façon, nous n’avons pas le choix» explique Mohamed Outemgount, qui vit de l’élevage et de la culture des pommes, la production phare ici.

A 17 heures, la neige ne tombe plus. Pendant que leurs parents déblayent les toits des maisons, les enfants se sont réunis sur un terrain en pente transformé en piste de ski. Leurs bottes en plastique «Bahia» offrant de belles glissades. Cette accalmie permet de faire quelques travaux et loisirs dehors avant, ce qu’ils appellent ici avec malice, le couvre-feu. Du coucher du soleil au petit matin, la famille se repose autour du poêle confectionné à partir d’un bidon d’huile en métal.

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Même quand la tempête de neige gronde, les enfants doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied pour aller à l’école. Ils n’ont pas 10 ans et doivent composer avec le froid

L’effet est immédiat. Dans cette pièce qui sert à la fois de cuisine, de salon et de chambre à coucher, il fait bien chaud. Et les animaux, au rez-de-chaussée ou au sous-sol, représentent eux aussi une vraie source de chaleur. Chez Ali, ils sont plusieurs générations à vivre ensemble. C’est l’arracheur de dents de la région, qui officie dans les souks ou à domicile.

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Chez Ali, ici avec son fils Ahmed et son petit-fils, on vit entre générations. C’est l’arracheur de dents de la région, qui officie dans les souks ou à domicile

Quelques minutes suffisent pour extraire une dent qui fait si souffrir que certains de ses patients ont fait une longue marche pour venir le voir. Puis, le temps passe au rythme du thé, qui réchauffe et réunit. Il faut occuper les longues heures d’hiver, quand la neige paralyse la vie en extérieur.

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Le temps passe ici au rythme du thé, qui réchauffe et réunit. Il faut occuper les longues heures d’hiver, quand la neige paralyse la vie en extérieur

Le bétail est si essentiel que les conflits entre les nomades de Ait Atta et les sédentaires de la vallée ont déjà fait des morts. Quand certains s’installent et s’essayent à l’agriculture, ce sont autant de pâturages qui disparaissent. Et quand il n’y a vraiment rien à donner à manger aux bêtes, les bergers sont obligés de partir dans le Souss, près d’Agadir ou jusqu’à Zagora, l’Oriental ou dans la région de Casablanca.

Un voyage en camion avec plusieurs centaines de têtes pour tenir les 6 mois d’hiver, ponctué là aussi par quelques conflits de territoire. Pour eux, il est toujours moins cher de chercher l’herbe verte ailleurs, que de rester dans leur vallée et acheter de la nourriture pour le bétail.

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Brahim, berger dans la vallée, a commencé par garder le troupeau d’un autre. Après un an de travail, il pouvait gagner pour son compte une trentaine de moutons. Aujourd’hui, il possède une centaine de têtes. Mais son rêve à lui est d’être chauffeur de camion pour parcourir le monde

(Ph. Mokhtari)

ENERGIES RENOUVELABLES : UN CONTRAT DE 284 MILLIONS D’EUROS POUR VINCI À AGADIR

Par Younès Tantaoui – le360.ma – 09/01/2018

schéma station de pompage

Infographie de la station que devra réaliser Vinci. © Copyright : DR

Le français Vinci vient de remporter un contrat de 284 millions d’euros pour la réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage près d’Agadir.

Vinci Construction, filiale du groupe et mandataire d’un consortium comprenant également l’entreprise d’électromécanique Andritz Hydro, s’est vu attribuer ce projet qui consiste à stocker l’énergie sous forme hydraulique.

Dans un communiqué diffusé sur son site, le groupe Vinci rappelle que le projet s’inscrit dans le cadre du plan de développement et d’intégration des énergies renouvelables au Maroc. «Il comprend les études d’exécution, la réalisation du génie civil, la fourniture de matériel et des équipements de transfert, le montage, les essais et la mise en service de la station», est-il détaillé.

Concrètement, Vinci Construction devrait s’occuper des travaux de génie civil réalisés, notamment le terrassement de deux bassins, le creusement de l’usine de production installée à flanc de colline et enterrée, l’installation de la conduite de transfert sur 3 km, dont 1 km enterré. «L’accès aux installations pour le chantier et pour l’opération future du site nécessite par ailleurs la création de nouvelles routes et la réhabilitation de plusieurs autres», ajoute l’entreprise.

Quand à Andritz Hydro, il se chargera de l’équipement électromécanique, comprenant entre autres deux turbines de 175 MW et l’installation d’un poste à haute tension.

Le projet devrait être réalisé en quatre années, avec une livraison prévue début 2022.

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