Archives de janvier 11th, 2018

Agadir / Tourisme

2 articles de Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 05/01/2018

Un nouveau portail pour mieux vendre la destination

  • Visitagadir.com, une plateforme évolutive et interactive en trois langues
  • Un investissement de 1,1 million DH

Récemment a été mise en place une stratégie digitale triennale et le lancement d’un nouveau portail visitagadir.com, un projet qui a vu le jour grâce à l’appui financier (1,1 million DH) du Conseil communal d’Agadir dans le cadre du plan conjoint Commune/Conseil régional de tourisme (CRT).
La plateforme, à la fois évolutive et interactive, est réalisée avec le système de gestion de contenu «Drupal», pour sa puissance, ses nombreuses fonctionnalités et son interface facile d’utilisation.

Conçu par l’entreprise Void d’Agadir, le portail propose un contenu varié couvrant l’ensemble du territoire de la région Souss Massa avec des reportages photos, des vidéos thématiques… Il est actuellement disponible en français, anglais et arabe, la version allemande étant en cours. Les visiteurs sont invités à contribuer à la richesse du site par le biais de la publication de commentaires, de photos ou de partage sur les réseaux sociaux.

Les professionnels ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent accéder à un espace membre, via un extranet qui apporte toute l’information disponible en termes de statistiques et de communication spécialisée. Cet outil va de même devenir un moyen de communication efficace entre les structures hôtelières, qui disposent chacune d’une page propre modifiable grâce à des codes d’accès. Une formation sera d’ailleurs dispensée aux professionnels prochainement, est-il indiqué.

Stratégie numérique

«Ce portail est un premier pas réussi dans le cadre d’une stratégie numérique globale», se félicite Asma Oubou, Directrice du CRT. «La prochaine étape est le management collectif et collaboratif de la plateforme par les professionnels qui sont appelés à s’impliquer pour le développement numérique cohérent de la destination», a-t-elle ajouté.
Dans le détail, la stratégie digitale du CRT se décline en 4 axes. Il s’agit de réaffirmer la stratégie online/offline de la destination, promouvoir la destination et renforcer sa bonne visibilité sur Internet, d’améliorer l’accueil numérique et faciliter l’accès à l’information avec la création d’une «smart city» (accès wifi public, bornes interactives, QR codes…) Et enfin, de mettre en place des outils de gestion de la e-réputation.


De bons scores mais peut mieux faire

  • La barre des 4,3 millions de nuitées franchie durant les 11 premiers mois de 2017
  • Les commerces ne profitent pas vraiment des arrivées touristiques
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Le Maroc, la France et l’Angleterre sont les marchés qui ont permis à la destination Agadir de terminer l’année 2017 sur une note positive (Statistiques sur les 11 mois de 2017)

Le secteur touristique dans la destination Agadir clôture l’année 2017 dans le vert. En effet, l’augmentation est de +8,60% pour les arrivées et de +11,35% pour les nuitées comme le fait ressortir l’analyse du cumul enregistré dans les hôtels classés de la ville durant les 11 premiers mois de 2017, en comparaison avec la même période en 2016.

Avec 915.420 touristes reçus, la barre de 4,3 millions de nuitées a été franchie, selon les données statistiques du Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir Souss Massa. Sans surprise, le marché national vient en tête avec 339.853 Marocains ayant visité le Chef-lieu du Souss en 2017, soit une hausse de 4,32%. Il est suivi par le marché français avec 133.058 visiteurs reçus, soit plus de 14,44% par rapport aux onze premiers mois de 2016.

Le marché allemand performe quant à lui avec 113.955 touristes reçus, ce qui représente une augmentation de 32,77%. L’Angleterre, la Pologne et le Canada sont parmi les autres marchés en évolution avec respectivement une variante de +17,01%, +27,81% et +41,64% par rapport à 2016. D’autres marchés sont toutefois en baisse.

Cas de la Belgique et de l’Arabie Saoudite, avec respectivement -2,69% et -18,98%. Mais la régression la plus spectaculaire est enregistrée par le marché russe (moins 43,09%!) et dont la progression spectaculaire enregistrée en 2016 n’est plus aujourd’hui que de l’histoire ancienne.
Le peu de fidélisation des touristes belges, saoudiens et russes représente une perte de près de 152.000 nuitées.

Par ailleurs, la durée moyenne de séjour durant les 11 premiers mois de 2017 a enregistré une augmentation de 4,77%, contre 4,65% en 2016. Quant à lui, le taux d’occupation marque une hausse de +10,04%. Il est vrai que de manière globale, les statistiques de la destination Agadir sur les onze premiers mois de 2017 sont en évolution, mais la performance que mérite la ville est encore loin malgré la sécurité, des kilomètres de sable fin et 360 jours ensoleillés par an.

«Ces touristes à badges que la destination reçoit restent confinés dans leurs hôtels étant donné le mode de séjour pour lequel ils ont opté», déplore cet artisan en pointant du doigt la formule du all inclusive.
«Notre commerce en pâtit, c’est la léthargie… sachant que nous sommes positionnés en zone touristique», a-t-il ajouté.

Les autres commerces, restaurants, salons de coiffure… ne sont pas mieux lotis. D’ailleurs, c’est surtout grâce aux nationaux qu’ils continuent de tourner, nous indique-t-on. Mais le All inclusive n’est pas le seul à incriminer, la destination traînant d’autres boulets: un vieux parc hôtelier, des établissements hôteliers en difficulté, peu d’animation, manque d’éclairage dans les rues et les principales artères… en plus du manque d’hygiène dans certains cafés et restaurants de la place.

L’urgence aujourd’hui est d’abord d’optimiser l’existant et de mener une réflexion commune afin de redorer le blason de la destination, d’autant plus qu’elle est coursée par des pays comme la Tunisie et la Turquie. L’implication de tous est nécessaire, professionnels, opérateurs, élus, acteurs associatifs… et surtout universitaires.

Energies vertes : Une station de transfert d’énergie par pompage pour bientôt

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 10/01/2018

  • 3 milliards de DH pour ce nouveau bijou technologique dans le Souss Massa
  • Le contrat est remporté par Vinci Construction
  • Objectif, économiser 12% de la consommation d’énergie en 2020 et 15% en 2030

3 milliards de DH pour une station de transfert d’énergie par pompage (STEP) dans le Souss Massa. Après le méga projet de la station de dessalement, la région accueillera prochainement cette nouvelle infrastructure sur le site du barrage Abdelmoumen, à 70 km d’Agadir. Cette station, dont le maître d’ouvrage est l’ONEE, branche électricité, sera réalisée par le groupe Vinci Construction pour un montant de 284 millions d’euros.

 

Le Groupe français s’engage à assurer les études d’exécution, la réalisation du génie civil, la fourniture de matériel et des équipements de transfert, le montage, les essais et la mise en service de la station. Les travaux, qui s’étaleront sur une durée de 48 mois, nécessiteront la mobilisation de 840 personnes dont 780 recrutées localement, indique le Groupe. Un programme de formation sera d’ailleurs mis en place pour garantir la sécurité et la qualité du chantier.

«Nous avons passé un accord avec l’ONEE pour mettre à sa disposition un volume hydrique global de 1,3 million de m3 nécessaire au fonctionnement de la future station», explique Mohamed El Feskaoui, directeur de l’Agence du Bassin hydraulique Souss Massa et Draâ.

Dans le détail, les travaux de génie civil réalisés par Vinci Construction incluent le terrassement de deux bassins, le creusement de l’usine de production installée à flanc de colline et enterrée, l’installation de la conduite de transfert sur 3 km, dont 1 km enterré. L’accès aux installations pour le chantier et pour l’opération future du site nécessite la création de nouvelles routes et la réhabilitation de plusieurs autres, est-il indiqué.

L’équipement électromécanique, pris en charge par le groupe canadien Andritz Hydro, comprend entre autres deux turbines Francis de 175 MW mises au point spécialement dans le laboratoire de l’entreprise et l’installation d’un poste à haute tension.
Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du plan de développement et d’intégration des énergies renouvelables au Maroc.

Pour le ministère de tutelle, l’efficacité énergétique ainsi que le développement des énergies renouvelables, constituent une priorité dans la stratégie nationale. «L’objectif est d’économiser 12% de la consommation d’énergie en 2020 et 15% en 2030», précise Khadija Sami, directrice régionale de l’Environnement rappelant que cette future STEP est un des projets essentiels du Plan territorial régional de réchauffement climatique (PTRC) de Souss Massa.

Fonctionnement

L’Eau stockée dans un bassin en altitude sera libérée à travers une conduite de transfert (conduite forcée et galeries) de 3 km, sur un dénivelé naturel d’environ 550 mètres vers un bassin situé en aval. Une usine hydroélectrique de 350 MW sera installée entre les deux bassins le long de la conduite. Cette usine réversible permettra, en mode turbinage, la production d’énergie et en mode pompage la remontée de l’eau du bassin aval vers le bassin en altitude pour produire ainsi de l’énergie renouvelable à la demande.
Le changement de cycle (pompage / turbinage) pourra se faire jusqu’à 20 fois par jour en fonction des surplus ou besoins d’énergie du réseau électrique marocain.

Le « Jardin des cactus », nouvelle extension du parc à crocodiles d’Agadir

medias24.com – 10/01/2018

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Le « Jardin des cactus » est la nouvelle extension du parc à crocodiles d’Agadir, une collection végétale qui regroupe divers spécimens dont les plus vieux atteignent 5 mètres et ont plus de cinquante ans.

L’espace a été inauguré, mardi 9 janvier, au terme d’une année de travaux et s’inscrit, selon son concepteur, Luc Fougeirol, dans le prolongement de l’espace tropical et de la succession des bassins existants au Croco Parc.

Ce parc animalier, unique du genre au Maroc, avait ouvert ses portes au public en 2015 dans la commune de Drarga, en périphérie de la ville, sur une superficie de 4 ha avec plus de 300 crocodiles et un jardin botanique.

Le nouveau jardin des cactus constitue « un bel agrandissement du parc sur 4.000 m2 de plantes de zones sèches regroupant plus de 350 espèces », a déclaré à la MAP M. Fougeirol.

Pôle d’attraction touristique, Croco Parc se veut également un lieu d’apprentissage qui permet aux visiteurs, notamment parmi les élèves et les chercheurs, de découvrir les crocodiles, leurs espaces de vie et leur quotidien, ainsi qu’une large variété d’espèces végétales.

Le bilan pluviométrique devient excédentaire sur quelques régions du Maroc

Par Kenza Khatla – medias24.com – 10/01/2018

Le bilan pluviométrique devient excédentaire sur quelques régions du Maroc
 

Un bilan pluviométrique excédentaire de 1 à 10% sur quelques régions du pays, et des chutes de neige dépassant l’altitude de 900 m; le bilan au mercredi 10 janvier. Un gros déficit pluviométrique persiste dans l’Oriental et le Souss. Dans les Chaidma et les Doukkala, le déficit a fortement baissé et pourrait être résorbé dans les prochains jours. De nouvelles pluies sont en effet attendues à partir de dimanche prochain.

Du vendredi 5 au mercredi 10 janvier, « la situation météorologique a été caractérisée par l’affaiblissement de l’anticyclone des Açores au Maroc, ce qui a laissé place au rapprochement d’une dépression sur le nord du pays », déclare à Médias 24 Houcine Youabed de la Météorologie nationale.

« Cette dépression a généré un flux d’ouest qui a ramené des masses d’air humides et froides en provenance de l’Atlantique donnant des pluies ».

Les pluies étaient généralisées, et ont concerné le Nord, le centre et l’Est du pays, touchant également les régions intérieures et les reliefs de l’Atlas, le Souss et le Nord des provinces Sud.

Des chutes de températures ont aussi été enregistrées, notamment sur les reliefs de l’Atlas et le Rif, entrainant des chutes abondantes de neige sur les hauteurs dépassant 900 m.

Quantités de neige recueillies

Durant cette période, les chutes de neige ont atteint à:

– Al Haouz: Toubkal 140/60 cm; Oukaimden 100/85 cm;

– Azilal: Azourki 120/72 cm; Ayouy 125/83 cm;

– Chichaoua: Imindounit 110/70 cm; Lalla Aziza 80/70 cm;

– Ouarzazate: col Tichka 100/50 cm; Télouet 40/15 cm;

– Béni Mellal: Aghbala 67/40 cm;

– Ifrane: Habri 43/38 cm; Michlifen 41/36 cm.

Qu’en est-il des pluies? 

Concernant les précipitations, c’est encore Rabat qui a le plus bénéficié des dernières pluies. La ville a enregistré, du 1er au 9 janvier, un cumul pluviométrique de 192 mm.

La capitale est suivie par Casablanca (87 mm), Larache (76 mm ), Ifrane (75 mm), Settat (71 mm), El Jadida (70 mm), Essaouira (63 mm ), Safi (47 mm), Fès (45 mm) et Agadir (15 mm).

Les pluies étaient donc généralisées, profitant ainsi aux régions agricoles.

Selon M. Youabed, « la moyenne des précipitations enregistrée dans la majeure partie du Royaume a connu une nette amélioration, et le déficit par rapport à la normale calculée sur 30 ans, s’est affaibli« .

Le bilan est devenu excédentaire de 1 à 10% sur le Gharb, l’ouest de la Chaouia, le Haouz, et le Sud des provinces sahariennes.

Par ailleurs, le bilan reste légèrement déficitaire de 5 à 10% sur Chiadma et Doukkala; de 10 à 20% sur le Nord de l’Oriental; de 20 à 30% sur Abda et les plateaux des phosphates; de 30 à 40% sur les plaines de Tadla, le Saiss et sur l’Atlas.

Il est encore plus déficitaire sur le Souss et le Nord des provinces sud (de 40 à 55%); sur le Sud de l’Oriental (de 50 à 60%); et sur les versants sud-est (de 60 à 70%).

 

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