Archives de janvier 22nd, 2018

Souss Massa : La CGEM encourage la transformation digitale

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 19/01/2018

  • Le digital pour un meilleur décollage de la région
  • L’ADII, la CNSS… parmi les structures déjà digitalisées

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Dans le Souss Massa, la digitalisation reste un domaine encore marginalisé. C’est dans ce contexte que la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM), région Souss Massa, a récemment tenu son assemblée générale sous le thème «Digital, outil de développement économique et social».

L’optique étant d’encourager la transformation digitale de la région qui doit s’investir pour créer des écosystèmes innovants de croissance en puisant dans le potentiel existant, et en valorisant les ressources humaines. «La transformation digitale permet de mieux accompagner la mondialisation et de faire tomber les frontières, et il est temps que la région s’y mette», a déclaré Majid El Joundi, président de la CGEM région Souss Massa.

Il est aussi question d’impliquer les jeunes, férus du numérique, afin qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. «Notre vision est de dynamiser l’économie de notre région par un soutien local à l’entrepreneuriat, à l’innovation et à la transformation digitale à travers le Digihub d’Agadir», explique Zakaria Oulad, président du Club des jeunes entrepreneurs Souss Massa.

En plus de favoriser l’émergence de projets innovants et de nouveaux talents, cet espace devrait permettre de faire jaillir un écosystème dynamique et créateur de valeurs. S’il est vrai que la transformation digitale n’est pas encore généralisée dans le Souss, des administrations publiques ont déjà pris le train en marche. C’est le cas de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) dont l’évolution numérique constante est exemplaire.

C’est, en effet, l’une des premières structures informatisées dans un esprit d’innovation et de valorisation des technologies. «La réussite de la dématérialisation des déclarations de cession au cours de l’année 2017 nous encourage à la généraliser incessamment à tous les régimes douaniers, ce qui permettra aux utilisateurs de réaliser leurs opérations de dédouanement directement de leurs bureaux avec zéro papier», a précisé Abdellah Driche, directeur régional des Douanes.

L’ADII dispose de plusieurs services numériques dont le système BADR, un système transactionnel de dédouanement électronique destiné aux opérateurs de commerce extérieur, couvrant la majorité des métiers douaniers est le plus important. Elle dispose aussi du paiement multicanal, un système de paiement dématérialisé, le portail internet hébergeant toute la documentation concernant les démarches auprès de l’ADII ou encore des canaux de contact avec les services douaniers notamment le dépôt de requêtes (réclamations et demandes d’information) et leur suivi en ligne.

Les systèmes ADIL (Aide de dédouanement en ligne) et MCV (Mise à la consommation des véhicules) font également partie des prestations offertes en ligne. Pour rappel, les rapports moral et financier de la CGEM ont été adoptés lors de l’AG à laquelle ont pris part plusieurs institutions publiques et privées.

Stratégie numérique de la CNSS

Depuis quelques années, la CNSS a aussi développé son offre digitale. «La numérisation nous permet d’établir une communication en temps réel avec les utilisateurs tout en leur garantissant un accès rapide et facile à l’information», explique Soufiane Akaoui, directeur régional de la CNSS Agadir. Parmi les projets, Damancom, un portail des déclarations des salaires et de paiement des cotisations sociales. Ma CNSS est une application Smartphone qui permet le suivi des différents dossiers de prestations, réclamation et consultation des déclarations. D’autres services numériques sont disponibles. Notamment le portail professionnel de la santé qui permet entre autres aux établissements de soins de disposer de l’information relative à l’éligibilité de leurs patients au régime de l’AMO et de consulter la situation des prises en charge demandées, des factures déposées ainsi que des paiements effectués à leur profit.

Agadir : Crocoparc s’agrandit

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 19/01/2018

  • Il comprend désormais un jardin des cactus avec une collection végétale unique
  • Un concept nouveau au Maroc
  • Des tortues et autres crocodiles, nouveaux résidents
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 Crocoparc abrite plus de 300 crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus). Certains spécimens mesurent aujourd’hui plus de 3 mètres et atteindront 6 mètres pour un poids d’une tonne (Ph. Yacoubi)

Fidèle à lui-même, le parc à reptiles de la ville d’Agadir revient avec une autre nouveauté. Il s’agit cette fois d’un «Jardin des cactus», une extension qui s’inscrit dans le prolongement de l’espace tropical et de la succession des bassins existants conçus par Luc Fougeirol et réalisés par l’équipe de Crocoparc.

Le contraste qu’offre cette surface est impressionnant de par son design et le soin particulier apporté à son aménagement. «Ce concept, d’un genre nouveau au Maroc, regroupe une collection végétale unique, dont les plus vieux spécimens atteignent 5 mètres et ont plus de cinquante ans», explique Ariane Marinetti, directrice générale de Crocoparc. Sur un cheminement de 200 m, les visiteurs peuvent ainsi passer d’une place à l’autre tout en découvrant des cactées issues de pays lointains.

Dans le prolongement de la visite, et pour parfaire ce paysage de zones arides, une vingtaine de tortues Sulcatas se prélassent au soleil. A noter que la tortue «sillonnée» est la plus grosse tortue terrestre du continent africain. En effet, elle peut atteindre une centaine de kilogrammes à l’âge adulte pour 80 cm de long.

Plus petites, les femelles ne dépassent pas les 60 kg. Cette tortue végétarienne creuse des terriers très profonds qui lui permettent de se protéger des excès de chaleurs et du froid. Très active, elle demande beaucoup d’espace en captivité. Et c’est le cas dans le nouveau jardin des cactus où son espace naturel est bien reproduit.

Un pont suspendu de 40 mètres de long permet par ailleurs aux visiteurs les plus téméraires de profiter d’une vue d’ensemble et sur les jardins et sur les arganiers des alentours. La sortie de cet espace naturel exceptionnel se fait par un canyon conçu par Michel Bultel (décorateur d’Euro Disney) qui laisse découvrir une formation géologique très particulière dite en «nid d’abeille».

Le Jardin des cactus de Crocoparc d’Agadir se divise en plusieurs espaces distincts portant chacun un nom spécifique selon les plantes qu’il abrite: «Place des Aloès», «Place des Agaves», «Place de l’île rouge», «Place des pieds d’éléphant», «Place des Euphorbes» et «Place des cactus».

Pour rappel, Crocoparc a ouvert ses portes en mai 2015. Il abrite plus de 300 crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus). Certains spécimens mesurent aujourd’hui plus de 3 mètres et atteindront 6 mètres pour un poids d’une tonne. Les reptiles, arrivés au Maroc à l’âge de trois ans, sont nés en élevage à Djerba (Tunisie) où le climat est assez similaire à celui d’Agadir. Ce qui a permis une très bonne adaptation des espèces à leur nouvel environnement.

André Giraud : «Agadir deviendra une véritable base pour athlètes français»

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 20/01/2018

André Giraud : «Agadir deviendra une véritable base pour athlètes français»

Entretien avec André Giraud, président de la Fédération française d’athlétisme

Agadir confirme sa vocation de destination prisée pour les entraînements sportifs de haut niveau. Dans cet entretien le président de la FFA revient sur le camp de base établi pour deux semaines par l’équipe de France d’athlétisme dans la capitale du Souss-Massa.

ALM : Pourquoi le choix d’Agadir pour abriter votre dernier stage ?

André Giraud : Le choix d’Agadir a été fait suite à l’expérience menée par Pierre-Ambroise Bosse, champion de monde du 800 mètres, qui était venu se préparer ici à Agadir au mois de juillet avec son entraîneur dans de très bonnes conditions vu les installations du stade. A son retour il nous a sollicités en nous disant que si à cette époque de l’année, on envoie nos athlètes dans des pays plus chauds, alors pourquoi pas Agadir. Donc l’ancien champion Mehdi Baâla qui est également là avec nous, et qui est le directeur des équipes de France, est venu sur place en novembre, et il nous a dit que les conditions étaient réunies pour qu’on puisse faire un stage ici en janvier avec nos meilleurs sprinteurs.

Est-ce que Agadir présente toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir de grandes compétitions internationales ?

Nous avons trouvé ici des infrastructures de qualité. Les athlètes sont restés ici du 2 au 18 janvier, donc c’est une longue période, et nous avons trouvé les conditions idéales pour travailler en grande qualité sur le sprint. Il y a des points à améliorer si on veut faire venir d’autres disciplines comme par exemple les sauteurs en hauteur ou les perchistes. Nous avons eu des réunions avec les représentants des autorités locales, et je crois que les choses vont dans le bon sens, leur volonté c’est de faire en sorte qu’Agadir devienne une véritable base pour athlètes français, pour préparer les grandes échéances, et aussi pour les athlètes marocains. Lors de ces rencontres on a évoqué plusieurs possibilités, notamment celle de faire des formations ici aux entraîneurs, puisqu’il y a des jeunes intéressés dans cette région, et donc on peut à la fois allier la partie stage de haut niveau et formation d’entraîneurs. Le souhait des autorités marocaines c’est qu’on signe une convention entre la FFA, la FRMA et la ville d’Agadir, pour mettre en place un certain nombre d’actions, et en particulier pour les jeunes, avec pour objectif de les aider dans leurs préparations quand ils auront les Jeux olympiques en 2024 à Paris.

Quelles sont vos priorités en tant que président de la FFA ?

On a quatre axes portant sur le développement de l’athlétisme de haut niveau lors des stages, l’athlétisme de découverte pour les enfants avec des outils que la fédération a mis en place, desquels on pourrait faire profiter aussi les écoles marocaines, l’athlétisme de bien-être, santé et loisir. Le dernier axe fort c’est la formation à tous les niveaux parce qu’aujourd’hui il faut des coaches bien formés pour convaincre les jeunes de faire de l’athlétisme. Ces axes sont partagés avec les représentants des autorités que j’ai rencontrés à Agadir.

Quels regards portez-vous sur l’athlétisme marocain ?

Par le passé il y eut de grands champions comme Said Aouita, Hicham El Guerouj et d’autres. L’athlétisme marocain a besoin de se redynamiser, dans les rencontres que je vais avoir avec le président de la FRMA on va évoquer cela, pour voir quels sont les accords de coopération qu’on peut conduire ensemble.

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