Archives de mars 10th, 2018

Agadir, Rencontre Izoranes du 7 mars 2018

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58 ème Année post — Séisme
Mercredi 7 Mars 2018, siège IZORANE

Grands lignes de l’échange de cette rencontre :

Convaincus du principe et du droit  » à l’information », les membres du bureau ont tenu cette année à programmer une séance de communication directe avec les adhérents et des journalistes des médias locaux. Un exercice de Transparence en interne et envers l’opinion publique Gadirie. Il s’agissait hier de communiquer sur le BILAN de notre forum qui milite depuis 2010 en tant qu’association de la société civile d’Agadir. Une association engagée à défendre le Patrimoine de notre Cité, des Valeurs, des Richesses, des Idées et le Devenir d’Agadir. Certes, les membres dirigeants de IZORANE sont conscients des limites de leurs moyens sur les plans juridiques, humains, financiers et socioculturels, toutefois ils sont déterminés à OPTIMISER l’action de leur Forum : Le slogan de la commémoration de cette année n’est point fortuit : [[ Ensemble pour une prise de conscience RÉFLÉCHIE pour la préservation et la valorisation de notre Patrimoine ]]. Ce slogan illustre la conviction et la détermination des IZORANEs à passer à une autre étape de travail Mémoriel plus structuré et institutionnalisé. Or, cet objectif ne peut se faire, que dans le cadre d’une SYNERGIE des efforts des partenaires du Forum : Collectivités territoriales, Autorités gouvernementales (Wilaya), ministère de la Culture via sa direction régionale Souss-Massa et les associations locales, ayant le même degré de motivation et d’abnégation pour Agadir ! À cette occasion, le président de l’association a insisté hier sur des IDÉES (plan d’actions) pour les 2 ans à venir : * le F.I.N.A est largement satisfait de l’effet – impact de son travail sur la Mémoire Collective Nombreuses sont les personnes, et même des associations qui ont suivi son exemple de sensibilisation et de vulgarisation sur la nécessité de préserver et de valoriser notre Patrimoine matériel et immatériel. * Aujourd’hui, Il est temps de passer à un stade supérieur de traitement du potentiel mémoriel d’Agadir en instaurant une autre approche et attitude envers la documentation existante (ou celle à découvrir). * Agadir et ses alentours, sont une « Terre fort ancrée » dans son Histoire (à valoriser), son environnement Identitaire et son riche terroir socioculturel. Le potentiel culturel et touristique est à découvrir, à faire connaître et à améliorer afin d’en faire une véritable RESSOURCE économique attrayante et un enjeu de développement durable. * Le site d’Agadir est un site sismique confirmé par les différents experts et la lectures hebdomadaire des tracés enregistrés par des sismographes balaient toute équivoque : Ça serait une ABERRATION à continuer à ignorer ou occulter — sciemment –cette donnée dans la Gouvernance et dans l’urbanisme de cette ville et de ses environs (de oued Asserssif à Aourir jusqu’au sud de Biougra, à Oued Massa).
* Le risque sismique DOIT être INTÉGRÉ dans les comportements par une éducation volontariste. C’est à dire une formation à inculquer aux citoyens pour minimiser des dégâts humains face à une secousse destructive, et aussi, un entraînement professionnel permanent des secouristes et tout autre intervenant dans ce genre de cataclysme. * Les décideurs DOIVENT impérativement avoir des dispositifs d’ANTICIPATION face à une secousse tellurique, qui engendrerait des dégâts matériels et/ou humaines (ministères de la Santé & Intérieur via Protection Civile…) pour une agglomération de plus d’1 million d’habitants — résidents). * Le relâchement constaté — depuis plus d’une décennie — sur les normes du parasismique doit être énergiquement combattu, surtout pour les immeubles à caractère publics ou résidentiels. En corrélation à cette dernière exigence juridique, les établissements publics devraient avoir systématiquement un Plan d’ÉVACUATION, voire faire régulièrement des exercices de simulations improvisées pour préparer et entraîner les Gadiris à éviter des mouvements de foule. Ces derniers pourraient être tragiques si les choses ne sont pas prises en mains dès maintenant.

* Les versants des monts surplombant la ville sont la  » zone la plus fragile  » sur le plan géologique, donc la plus risquée. Pourquoi s’entêter à l’urbaniser, autant par les riches (Illigh) que pour les couches sociales démunies (Amounssis, Ighil Oudordor…) ? Ne serait — il pas salutaire pour ces gens là et pour l’ensemble de la ville de les ré-implantés ailleurs ; afin d’éviter des milliers de morts surtout ceux qui des habitations précaires ? * Cette zone des versants a été déclarée autrefois l’emplacement de  » la ceinture verte » de la ville dans des réunions officielles ( parallèlement à celle de Rabat…). Quelle belle opportunité à permettre à cette ville d’améliorer son quotient espace vert en m2 / habitant. Beaucoup de faits d’entraînement en normes d’environnement seraient améliorées. Mieux, cette zone verte offrirait à cette agglomération grandissante une aire supplémentaire de détente /loisirs, de récréation et de parcours sportifs… Irréaliste dirait un contradicteur ? Évaluez le coût des équipements en cours pour ces douars appelés à être des  » ghettos / favelas à la marocaine « , leur infrastructures socioculturels, le coût sécuritaire et les charges de flux pendulaires pour leurs habitants…et très vite, vous pencherez à faire habiter DIGNEMENT leur 4000/5000 personnes dans des lotissements appropriés !!! * L’ urgence de TRAITER sérieusement la problématique de Hay Mohammadi et du l’ancien site du quartier industriel en mutation par floraison d’immeubles (R+8/10). Il est impensable de ne pas tenir compte aujourd’hui le grave problème de mobilité urbaine d’Agadir : ceux de la fluidité, de la connexion et de la circulation vers les autres quartiers de la ville. Peut-on fermer les yeux sur l’obligation urgente à réserver des espaces pour les parkings et autres servitudes / services urbains…?
* Enfin, le Forum est disposé à travailler en réseau associatif RESPONSABLE, sous forme de partenariat avec toute association ou institution qui viserait à fructifier les efforts déployés des uns et des autres, pour le développement global et durable de notre ville. * D’autre part, le président a rappelé que le Forum est ouvert à toute compétence souhaitant s’engager en tant que membre associatif à la seule condition :  » d’être une / un / une passionné (e) d’Agadir « . * « Nous tenons à ce que notre Agadir demeure une ville prospère, humaine où il est agréable de vivre et en SÉCURITÉ ».
Tel était le souhait par lequel le président de F.I.N.A a achevé son intervention et les réponses aux questions soulevées par l’assistance pendant plus de 100 minutes.
Mohamed Bajalat, F.I.N.A

Moins d’eau pour la même quantité de tomates ? C’est possible En réduisant de moitié la quantité d’eau d’irrigation, la qualité commerciale, nutritionnelle et fonctionnelle des tomates serait conservée

par Chady Chaabi – libe.ma -10/03/2018

Moins d’eau pour la même quantité de tomates ? C’est possible
A l’heure où les ressources planétaires en eau diminuent comme peau de chagrin, notamment à cause de l’agriculture qui a un impact sur leur état quantitatif et qualitatif, des experts de la Faculté de pharmacie et de l’Ecole technique supérieure d’ingénierie agricole (Etsia), affiliée à l’Université de Séville ont fait une découverte majeure concernant la culture du deuxième
« légume » le plus consommé au monde, la tomate et plus précisément, deux variété de tomates cerises ainsi que neuf de ses variétés automnales et printanières.
A travers une étude parue à Food Chemistry, une revue scientifique bimensuelle spécialisée dans le domaine de la chimie et de l’alimentation, et relayée par le site web hortitecnews.com, ce groupe de scientifiques montrent qu’en réduisant de moitié la quantité d’eau d’irrigation dans les cultures de tomates, la qualité de celles-ci, à la foi commerciale, nutritionnelle et fonctionnelle serait conservée, et même mieux, le produit connaîtrait une augmentation de la teneur en caroténoïdes, des composés bioactifs qui jouent un rôle important dans la nutrition et la santé, car plusieurs sont des provitamines A, et certains présentent aussi des activités anti-cancer et antioxydantes
Cette technique surnommée «L’irrigation à déficit contrôlé» pourrait représenter une aubaine pour un pays comme le Maroc. Car d’une part, le Royaume est classé dans le Top 20 des pays les plus touchés par le stress hydrique, et d’autre part, la culture de tomate est l’une des plus prédominantes de l’agriculture marocaine, dont les exploitations sont divisées en trois types : primeurs, sous serre ou en plein champ, tomates de saison ou tomates industrielles. D’ailleurs, c’est la culture maraîchère la plus importante avec 18 642 ha pour une production annuelle d’environ 1,3 million de tonnes.
Dans les faits, la technique se traduit par la réduction autant que possible de l’irrigation, notamment au stade le plus résistant. Une réduction accompagnée de l’augmentation de l’approvisionnement en eau, à proportion que les plantes commencent à être plus sensibles au stress «Il ne s’agit pas d’utiliser la moitié de l’eau, mais d’effectuer une étude sur l’état hydrique de la plante et, si elle est bien consciente de ses besoins, d’irriguer la culture de manière appropriée au moment optimal», a indiqué Mireia Corell, professeur de sciences agroforestières, via la même source.
Ces conclusions sont le résultat d’une étude de trois ans et renforce la faisabilité et l’application de cette nouvelle technique d’irrigation, laquelle met également en lumière d’autres bien faits, à commencer par ceux dont profiteront les différents producteurs qui tireront avantage de cette méthode innovante dans l’aspect hydro-durable, puisqu’elle leur permettra d’optimiser et de réduire au maximum leur consommation aussi bien énergétique qu’hydrique. Et puis, à travers le prisme du consommateur, c’est un produit encore plus respectueux de l’environnement qui leur sera offert, valorisé par une meilleure qualité nutrionnelle, symbolisée notamment par l’abondance de caroténoïdes.
En somme, ce sera du gagnant-gagnant. Et les agriculteurs marocains seraient bien inspirés de s’y pencher, surtout les producteurs dans la région Souss-Massa de tomates primeurs, dédiée à l’exportation vers l’Union Européenne, la Russie ou encore le Canada. Et pour cause, la région est fortement assujettie à un appauvrissement inquiétant de la nappe phréatique, d’où la réalisation d’une unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer à Chtouka pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable de la région Souss-Massa.

8 Mars : Asmaa Oubou, la première patronne d’un CRT

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 08/03/2018

Asmaa Oubou est femme à s’investir à fond. Sa rigueur au travail et sa passion pour tout ce qu’elle entreprend lui ont permis de se retrouver, depuis juin dernier, à la tête du Conseil régional de tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa. Une première à ce poste habituellement dédié aux hommes.

 

Photo M. Terrier

Mais c’est au terme de 15 ans d’expérience et de persévérance que son travail a pu être payant et que ses pairs au sein du CRT ont adhéré à la décision de l’installer à ce poste sensible. «Avec de la pugnacité et de l’investissement personnel, nous pouvons changer positivement la donne», assure la jeune femme qui s’est fixé pour mission d’accompagner pleinement le développement du tourisme dans sa région, car ce secteur économique est vital pour la première destination balnéaire au Maroc.

Depuis 2015, la jeune élue, qui appartient à une famille de juristes dans le Souss, est aussi conseillère municipale et présidente de la Commission des équipements publics et des services au Conseil communal d’Agadir. Lauréate de l’Isiam (Univesrsiapolis), Asmaa a auparavant occupé le poste de manager du programme «Agriculture et agrobusiness intégrés (AAI)» mis en œuvre par la compagnie américaine Chemonics International et financé par l’Usaid.

Elle a également été directrice administrative et comptable du projet «Assistance aux Centres régionaux d’investissement et à la promotion des investissements» financé par l’Usaid et responsable commerciale au sein du Groupement régional d’intérêt touristique (GRIT) d’Agadir. Cette diplômée en biochimie et en biologie moléculaire est aussi une militante associative engagée dans des missions médicales dans le monde.

Lutte contre les changements climatiques : Le Souss-Massa lance son plan territorial

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 09/03/2018

  • La région soumise a une importante vulnérabilité des ressources en eau
  • C’est le premier PTRC mis en oeuvre sur le plan national
  • Cet outil de gouvernance environnementale nécessitera 1,22 milliard de DH
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Dans la région Souss-Massa, le niveau de vulnérabilité des ressources en eau est alarmant

Une bonne chose pour l’environnement et une urgence pour le Souss-Massa. La région est peut-être la première au Maroc à avoir lancé son Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC), mais il est primordial dans ce territoire précisément.

Les premières évaluations font état de chiffres alarmants en matière de vulnérabilité des ressources en eau face aux changements climatiques. Aussi, c’est avec beaucoup de ferveur que les acteurs locaux, concernés par cette problématique, ont conduit le processus d’élaboration de l’outil de gouvernance environnementale, qui représente une véritable feuille de route dans le territoire Souss-Massa.

«L’objectif est de s’approprier une politique territoriale de lutte contre le réchauffement climatique conforme aux orientations nationales inscrites dans l’engagement stratégique du Royaume en matière d’adaptation et d’atténuation», a déclaré Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable.

La région s’est ainsi engagée à contribuer à l´effort national en matière de lutte contre les effets du changement climatique (CC) en résonance avec les spécificités locales selon une approche systémique concertée. Ce plan a permis de définir les contours de la vulnérabilité à l’aléa climatique et d’effectuer un premier inventaire des gaz à effet de serre (GES) dans le territoire de la région Souss-Massa (voir infographie).

Le tout, dans le respect des lignes directrices du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental de l’évolution du climat). Parmi les actions d’atténuation à observer, figurent, entre autres, une décarbonisation de la production électrique ou encore l’afforestation.

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 Le portefeuille de projets émanant du PTRC SM concerne l’ensemble des préfectures et provinces de la région ainsi que les secteurs d’activités économiques importants: agriculture, tourisme, énergie, gestion de déchets, industrie, habitat, littoral et pêche… Montant global: 1,22 milliard de DH

En détail, le portefeuille de projets émanant du PTRC SM concerne l’ensemble des préfectures et provinces de la région ainsi que les secteurs d’activités économiques importants: agriculture, tourisme, énergie, gestion de déchets, industrie, habitat, littoral et pêche… Il englobe différents typologies d’actions dont des mesures à caractère institutionnel, des actions de communication, des projets pilotes de démonstration.

En plus de l’amélioration de la gestion et des actions de recherche et développement. Le renforcement des capacités des différents acteurs sur les procédés d’accès au financement climatique et la préparation de dossiers de financement est l’autre action autour de laquelle s’est axé l’atelier.

A ce propos, un travail de concertation est mené entre les consultants financiers et les principaux partenaires du réseau de la Direction régionale de l’environnement (DRE) autour de la préparation des dossiers de projets prioritaires bancables.

Pour rappel, le premier «Plan territorial de lutte contre le changement climatique –PTRC» est le résultat d’une concertation étroite de l’ensemble des acteurs locaux et partenaires du Conseil régional Souss-Massa et de la Direction régionale de l’environnement (DRE), avec l’appui du ProGEC-GIZ. En plus des élus, autorités locales, acteurs économiques, instituts de recherche scientifique et de la société civile… les bailleurs de fonds (GIZ, PNUD) ont aussi été représentés lors de la rencontre.

Un outil de gouvernance

Un comité de pilotage pour organiser, mutualiser et simplifier le phasage des travaux a été mis en place. Il collectera les données et conduira la gestion des entrevues avec les parties prenantes et l’animation des ateliers locaux de concertation. Cela lui permettra, au final, de fixer les objectifs du territoire et définir un programme d’action pour les atteindre. Son objectif: limiter l’impact du territoire sur le climat, et ce, en réduisant les émissions de GES à travers une meilleure efficacité énergétique, le recours au développement des ressources renouvelables d’énergie, une gestion durable des déchets… et une transformation profonde des politiques de transport. Par la suite, un dispositif de suivi et d’évaluation des résultats et un plan de sensibilisation du grand public en matière d’atténuation de CC seront mis en place.

Judo : Deux médailles pour les Bleus au Grand Prix d’Agadir

lequipe.fr – 09/03/2018

Sarah Harachi (-57kg) et Daniel Jean (-66kg) ont remporté le bronze, vendredi lors du Grand Prix d’Agadir.

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Parmi les jeunes Bleus venus faire leurs armes sur le circuit secondaire des Grand Prix, Sarah Harachi et Daniel Jean se sont illustrés avec deux médailles de bronze, vendredi à Agadir. Harachi, 22 ans, a battu la Marocaine Soumiya Iraoui dans le combat pour le bronze et signé le meilleur résultat de sa jeune carrière. Battue en finale de poule par l’expérimentée Panaméenne Miryam Roper (35 ans), Harachi a sorti la judoka de Hong-Kong Leung Po sum pour accéder au combat contre Iraoui, remporté sur ippon. Dans la même catégorie, Lisa Marchese, battue au même stade que Harachi, s’est inclinée dans l’autre combat pour le bronze face à … Roper. L’Israélienne Timna Nelson Levy s’est imposée en finale.

Chez les hommes, en -66kg, Daniel Jean (21 ans) a lui aussi été cueillir du bronze. Battu en finale de tableau par le futur vainqueur du tournoi, le Slovène Adrian Gomboc (ippon), Jean a écarté le Serbe Strahi Buncic au golden score puis le Portugais Sergiu Oleinic aux pénalités, pour se hisser sur son premier podium en senior.

La perle du Sud abrite la 1ère édition du FIFTA : Agadir célèbre son folklore traditionnel

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 09/03/2018

La perle du Sud abrite la 1ère édition du FIFTA  : Agadir célèbre son folklore traditionnel

Le coup d’envoi de la première édition du Festival international du folklore traditionnel d’Agadir a été donné mercredi dernier.

Organisée par l’association Flamant d’art et de développement socioculturel en partenariat avec la wilaya d’Agadir, le conseil municipal d’Agadir, la région du Souss-Massa, le Conseil régional du tourisme, le Conseil international d’organisation des festivals du folklore, l’association Akal suisse de développement et l’Unesco et le master Métiers et Pratiques des médias (MPM), cette première édition a pour objectif de contribuer à la promotion des arts populaires et du patrimoine culturel et artistique aux niveaux national et international.

D’après les organisateurs, cet évènement permettra de créer une opportunité d’échange d’expériences entre les troupes nationales et internationales et la dynamisation du mouvement culturel et artistique du Grand Agadir. Il vise entre autres la valorisation du rôle de l’art dans la transmission des valeurs de la tolérance et de la paix, la mise en valeur du patrimoine culturel et artistique, la contribution à la promotion du tourisme culturel, le soutien et l’encouragement des troupes artistiques locales et la revitalisation du mouvement touristique de la ville d’Agadir. Ainsi tout au long de cinq jours, la ville d’Agadir accueille des troupes internationales venues des quatre coins du monde : Turquie, Russie, Roumanie, Corée du Sud, Egypte, Macédoine, Suisse, France, ainsi que les troupes nationales (Taliouine Aglagal des arts populaires, Abdelaali Sahraoui, Ahwach Mssegina, Fatima El Houaria des arts populaires, Zagoura Tamkchad de rogba et des arts populaires, Gnaoua Souss, Taskiouine ida Oumahmoud, Dekka merrakchia et Issawa). Cette édition est caractérisée par une  programmation dans laquelle la question culturelle est en harmonie avec ses aspects artistiques, touristiques et économiques, dans le but de mettre en valeur la ville d’Agadir comme destination touristique.

La programmation artistique se focalise sur la fusion entre la beauté du folklore européen, l’harmonie de l’art asiatique et la splendeur artistique des créations des troupes marocaines avec leurs rythmes variés, qui accompagnent le public d’Agadir dans un voyage hors du commun.

Le programme comprend une rencontre internationale à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Ibn Zohr, ayant comme thème «Le patrimoine culturel universel», qui a pour objectif général l’échange et la mise en parallèle des études et expériences diversifiées dans le domaine des arts et de la culture populaire dont le partage et le dialogue concernent aussi bien la méthodologie que la recherche scientifique. En plus de quatre formations et ateliers dans divers sujets liés au patrimoine, culture et art dédiés aux jeunes gadiris, ainsi qu’une exposition internationale des produits du terroir et d’artisanat.

Les diverses activités artistiques sont organisées dans plusieurs places de la ville d’Agadir, Inzegane,  Dcheira Al Jihadia, ainsi qu’au théâtre de verdure.

Agadir : Un atelier international sur le charbon vert

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 09/03/2018

Agadir : Un atelier international  sur le charbon vert

Une alternative très séduisante au bois énergie

La ville d’Agadir abrite du 4 au 9 mars un atelier international sur l’utilisation du charbon vert en présence de représentants de plusieurs pays d’Afrique.

Dans le cadre de la coopération Sud-Sud et en cohérence avec l’Accord de Paris sur le climat, réaffirmé à Marrakech lors de la COP22 au Maroc, le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et Initiative Climat Afrique (ICAF), programme initié par AlliaDev  et Igapura, organisent une formation sur le charbon vert, à la direction régionale des eaux et forêts et à la lutte contre la désertification d’Agadir.

Cette formation vise la valorisation des déchets végétaux à travers la production d’un combustible respectueux de l’environnement et bénéfique pour le climat, et dont l’emploi permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre au Maroc.

Plusieurs producteurs issus de pays africains francophones (Burkina Faso, Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Tchad et Maroc) sont présents à cette formation pour échanger sur leurs expériences avec leurs homologues.

D’après les participants à cet atelier, le charbon vert est une alternative très séduisante au bois énergie. Il est produit à partir de résidus biodégradables riches en carbone, principalement à partir de résidus agricoles et de résidus ménagers. Il se présente sous forme de briquettes ou de boules de la taille de morceaux de charbon de bois traditionnel et pourrait servir dans la plupart des fours utilisés dans les pays du Sud. C’est un produit similaire au charbon de bois tant par son aspect que par son utilisation qui permet d’éviter la coupe des arbres.

En effet, l’utilisation exclusive du bois comme combustible domestique présente de nombreux autres inconvénients majeurs : à mesure que la déforestation progresse, le fardeau des femmes et des enfants augmente, ils doivent parcourir une distance toujours plus grande pour s’approvisionner en bois et autres produits forestiers. Cette charge supplémentaire diminue le temps qu’ils pourraient consacrer à d’autres tâches pourtant indispensables. Dans le Sahel, par exemple, les femmes ont parfois à parcourir 20 kilomètres par jour pour trouver le bois nécessaire à la cuisson des aliments.

Les fumées dégagées sont nocives pour les yeux et les poumons. L’OMS estime que 1,6 million de femmes et d’enfants meurent prématurément à cause des fumées du bois.

L’ensemble de ces graves contraintes liées à l’utilisation du bois par les populations réduit les perspectives d’amélioration de leurs conditions de vie ainsi que de progrès économiques.

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