SOUSS-MASSA : LA RÉGION ACTIVE LA CONVENTION AVEC RAM

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/02/2018

Le Conseil régional Souss-Massa s’engage à injecter 11 MDH pour que RAM active la convention de partenariat portant sur le renforcement de la liaison aérienne entre Casablanca et Agadir. L’aller simple Casablanca-Agadir coûtera 550 DH à compter d’avril.

La convention de partenariat pour le renforcement de la liaison aérienne entre Casablanca et Agadir, déjà validée lors de la session ordinaire d’octobre 2017 du Conseil régional ​Souss-Massa a subi des changements. C’est du moins ce qui ressort de la nouvelle mouture de cet accord qui sera, une nouvelle fois, soumis à l’approbation, lundi 5 mars, à Agadir, lors des travaux de la session de mars du Conseil régional. Le Conseil régional Souss-Massa s’engage à injecter 11 MDH de plus afin d’activer cette convention par RAM ou l’une de ses filiales pour la période allant du 1er avril 2018 au 31 octobre 2021.

À l’échéance de cette convention qui mobilise un montant global de 46 MDH, au lieu de 50 MDH, précédemment fixés, le ministère de tutelle mobilisera sa quote-part habituelle se chiffrant à 10 MDH via le service d’État géré de manière autonome (SEGMA) alors que celle de l’ONMT qui a été de 18 MDH a été remplacée par celle du Conseil régional à hauteur de 36 MDH par an mais avec des ajustements. En effet, le prix passera de 500 à 550 DH aller/simple Agadir-Casablanca alors que le nombre de rotations aériennes a été plus au moins réduit d’une moyenne journalière de 6 à 5 vols par jour. Dans le détail, le soutien financier des partenaires pour la desserte de la ligne aérienne Casablanca-Agadir sera déterminé en fonction du taux de remplissage quadri semestriel moyen (des passagers payants) et du nombre de rotations entre les deux villes effectivement réalisées. À cet égard, la structure tarifaire de vente de billet en classe économique incluant les taxes aéroportuaires et hors pénalités a été établie de manière à ce que le soutien financier des partenaires compense la différence entre les coûts prévisionnels habituellement constatés et les tarifs fixés par la convention.

En chiffre, l’aller-retour entre Casablanca et Agadir a été fixé à 1.100 DH TTC et 550 DH TTC pour l’aller simple. Les billets émis ne seront pas remboursables et restent échangeables auprès des comptoirs de RAM sans paiement de pénalités pour le premier changement mais à partir du second changement, une pénalité de 250 DH sera imposée par parcours et 500 DH de pénalités en cas de No Show (la non présentation du passager qui achète son billet à la date du départ du vol). Pour la classe affaire, le prix se situe à 2.200 DH TTC et 1.100 DH TTC respectivement pour l’aller/retour et l’aller simple alors que les billets émis seront remboursables moyennant le paiement d’une pénalité de 500 DH et restent échangeables auprès des comptoirs de RAM sans paiement de pénalité. S’agissant des engagements de RAM, la compagnie assurera à compter du 1er avril 2018, 39 vols directs par semaine à bord d’ATR ou Boeing entre Casablanca et Agadir, sauf en cas de force majeure (conditions météorologiques, pannes techniques et grèves…). Compte tenu de l’importance de la destination Agadir dans le réseau RAM, du volume de vols entre Casablanca et Agadir et les contraintes de programmation d’un réseau, Royal Air Maroc procédera aux aménagements adéquats en termes d’avion et d’horaires programmés.

Pendant le Ramadan,  RAM procéderait à une réduction de vols dans la limite de 40% du volume total programmé après accord avec la Wilaya, 15 jours, au moins avant la date de la réduction. Dans le cas d’un déficit de plus de 2 mois dans un même quadrimestre dûment justifié, RAM peut demander par écrit la tenue du comité de pilotage pour statuer sur la baisse du nombre de fréquences hebdomadaires. Une campagne de communication et de promotion sur les vols subventionnés sera lancée et financée par le Conseil régional Souss-Massa à hauteur de 3 MDH.

TOURISME SPORTIF : L’ÉQUIPE NORVÉGIENNE NEST-SOTRA FOTBALL EN STAGE À AGADIR

par Yassine Saber – leseco.ma – 01/03/2018

Depuis plus de quatre jours, l’équipe scandinave de 2e division Nest-Sotra Fotball effectue son stage de concentration au Domaine Villate Limoune à Oulad Teima. Deux matchs amicaux sont programmés avec l’équipe du Hassania d’Agadir et la Gazelle du Souss.

La destination Agadir continue de renforcer son positionnement sur le créneau sportif. Après le stage de l’équipe de Premier League anglaise Crystal Palace, en mars 2017 à Agadir, c’est au tour de l’équipe norvégienne de 2e division Nest-Sotra Fotball d’effectuer son stage de concentration au Domaine Villate Limoune à Oulad Teima. Cela fait plus de quatre jours que l’équipe scandinave, constituée de 27 joueurs et entraîneurs, a entamé son séjour sportif dans ce domaine éco-touristique doté d’infrastructures sportives pour accueillir les séjours de trêve hivernale.

Il va sans dire que ce séjour intervient suite à plusieurs missions de repérage effectuées à Agadir par des clubs de renom, notamment le club écossais Celtic de Glasgow et celui, russe, du Dynamo Moscou, en plus de l’équipe anglaise d’Aston Villa, mais sans concrétisation de ces stages. «La destination Agadir dispose des atouts nécessaires lui permettant de mieux se positionner sur l’échiquier du tourisme sportif. C’est pourquoi il était important de renforcer le positionnement hivernal d’Agadir en tant que destination pour les entraînements des clubs européens», explique Amine Bouslikhane, directeur général du Domaine Villate Limoune.

En effet, la délégation de l’équipe norvégienne s’est déplacée, il y a trois mois, à Agadir pour effectuer la mission de repérage grâce à l’agence norvégienne Training Travel. Cette mission a été couronnée par le choix d’Agadir en tant que destination pour le stage d’entraînement au Domaine Villate Limoune. S’agissant du programme de l’équipe norvégienne, celle-ci a déjà effectué un match amical avec l’équipe B du Hassania tandis qu’une confrontation est prévue mardi prochain avec la première équipe de la Gazelle du Souss au Grand stade d’Agadir, au premier terrain annexe. «Avec cette première action, notre objectif est de promouvoir la station balnéaire Agadir en tant que destination sportive pour le marché européen en général et scandinave en particulier», a indiqué le manager de l’agence, Tor Kristoffersen.

Commémoration du 58ème anniversaire du séisme d’Agadir

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Cette année, exceptionnellement, en raison des conditions météorologiques, la commémoration du 58ème anniversaire de la Renaissance d’Agadir avait lieu à l’Hôtel de Ville, dans le hall d’entrée et dans la salle Brahim Radi.

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Cette cérémonie s’est déroulée en présence de M. Ahmed Hajji, Wali de la région Souss-Massa et Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Ou Tanane,
de M. Brahim Hafidi, Brahim Hafidi, Président de la Région Souss-Massa, de M. Mohamed Bajalat, Président de Forum Izorane N’Agadir,
de M. Dominique Doudet, Consul Général de France à Agadir,
de Mme Laura Garcia Gomez Consule Générale d’Espagne à Agadir
et de nombreuses personnalités de la région.

 

MOT de M. Bajalat sur cette commémoration :

Quel est l’intérêt à célébrer une commémoration lorsque celle-ci est entachée de deuils et de tragédie ?
A priori, la tendance est à l’oubli, mais pour d’autres, c’est une manière d’affirmer sa détermination. à retenir la leçon du désastre :
Celle d’assumer pleinement, d’une part, sa «  Mémoire Collective » même dans ses aspects les plus pénibles, et d’autre part, de prouver aux générations futures la capacité d’une communauté à se RELEVER..
Oui, à Forum Izorane, nous l’affirmons solennellement : Agadir est plus connue aujourd’hui dans le monde entier comme une destination touristique balnéaire ; une métropole régionale stratégique reliant le nord et le sud du Maroc, ville caractérisée par sa modernité et son dynamisme dans le Souss-Massa ; région séculaire et originale par sa diversité culturelle et son potentiel hautement prometteur.
Pourtant, cette cité est encore liée au terrible séisme de cette tragique nuit du 29 Février 1960 à 23 h 4l mn où elle fut presque rayée de la carte d’un très jeune état récemment indépendant : le Maroc contemporain. Les stigmates de ce drame sont encore là.
Les dégâts furent énormes, non pas seulement en bâtiments et en biens, mais surtout en vies humaines : les estimations les plus plausibles atteignent 16.000 morts ou disparus, en plus de 10.000 blessés, sans parler des rescapés qui ont été marqués à jamais dans leur chair ou leur conscience par ce traumatisme.

Certes, la solidarité nationale et internationale ont été salutaires, la décision Royale de feu S.M Mohamed V de porter urgents secours aux sinistrés et essentiellement de REBÂTIR la ville, ont changé le Destin des Gadiris et de leur Cité. Au fil du temps, ce terrible drame se transforma en un véritable Défi…
Toutefois, après 58 ans, quel bilan peut-on dresser ?
La ville est devenue une grande métropole envahissante, en englobant des localités avoisinantes (autrefois, des bourgades paisibles comme Bensergao, Dcheira, Tikiouine, Inezgane, Aourir, AitMelloul…) créant un vaste tissu urbain hétérogène. Un périmètre constituant l’espace de vie d’environ 1 million d’habitants, dont plus de 90 % ignorent ce qu’est un séisme… !!!
Il est aussi un « patchwork culturel » synthétisant le « Maroc pluriel » dans ses facettes nobles, mais hélas, avec de plus en plus de dérives socio-économiques et identitaires : une société d’agressions se forge.
Des valeurs ancestrales locales, autrefois facteurs de cohésion sociale, se diluent, voire disparaissent, exposant les modes de vie à des fragilisations alarmantes pour le Devenir de ce grand ensemble urbain.

À Forum IZORANE, nous réfutons et refusons d’accepter ce processus comme inéluctable.
Cette ville tentaculaire peut croître en gardant ses « repères identitaires » qui doivent la préserver de devenir un « monstre urbain » où on y perd la « joie de vivre ».
En cette commémoration, nous interpellons avec véhémence nos décideurs sur cette évolution de précarité de notre Grand-Agadir, Nous réaffirmons qu’une nouvelle approche – à ce stade de l’expansion de cette agglomération – serait SALUTAIRE en investissant largement et rationnellement sur le Culturel et l’Environnemental, adossés à une assise socio-économique solide, pour corriger les dérives naissantes, et redonner à notre paysage urbain son « humanité ».

Ainsi nous nous interrogeons sur le devenir de la « fameuse ceinture verte » de la ville : Les versants surplombant Agadir ne seraient-ils plus son meilleur emplacement, au lieu de ces laides poussées de lotissements sur la zone la plus DANGEREUSE en risques sismiques ?

Quand mettra t-on fin aux dommages néfastes en pollutions des oueds qui traversent l’aire urbaine ?

Ces « HLM made in Morocco » sur la partie -Est de la ville sont-ils véritablement la panacée pour l’épineuse « vraie-fausse » problématique de « l’habitat social » ?
Est-ce la suprême intelligence de nos techniciens-aménageurs et de nos politiciens ?
Leur solution de « déracinement civilisationnel » pour proposer ce modèle d’urbanisme avéré fortement nuisible ailleurs?
Corollairement à ce dernier modèle imposé, quelle est la norme en m² réservée aux habitants de cette agglomération en espace de loisirs et de sports ?
Enfin, nous l’exprimons de manière limpide :
Est-ce que le séisme de, 1960 n’était pas suffisant pour détruire nos références socio-historiques, pour assister aujourd’hui à un autre « séisme volontariste » ?
C’est-à-dire, cette tendance de certains d’altérer ou d’effacer tout symbole de notre Passé commun ?
Nous clôturons cet appel de Détresse et d’Espérance que le Forum IZORANE’ autant il est attaché au « Passé Collectif » de sa Ville, autant il est intensément préoccupé par la nécessité de préserver le Devenir paisible de notre singulière cité.

Med BAJALAT,
Forum IZORANE

Quelques photos prises dans la salle Brahim Radi des intervenants sur la préservation des repères identitaires et historiques de la Ville d’Agadir qui sont maintenant répertoriés :

Mme NaÏma El Fataoui M. Salah El Malouki, président du conseil communal d’Agadir M. Mohamed Bajalat, Président de Forum Izorane N’Agadir M. Simon Levy et M. Bajalat

M. Bajalat a ensuite prononcé le discours du Bureau Izorane ( Il faut replacer ce discours dans son contexte : il devait initialement être prononcé à Yahchech, à proximité des trois cimetières) :

Honorable Assistance
Mesdames et Messieurs,

Nous prions le Tout – Puissant de vous combler de Sa Miséricorde et de Ses Bienfaits d’avoir pris la peine de vous déplacer jusqu’ici à Yahchech. Cette Terre bénite par les bonnes âmes de nos martyrs, ici enterrés.

Fidèles à notre coutume depuis des années à nous retrouver sur cet emplacement symbolique qui autrefois, grouillait de vies : celles des pitreries d’enfants espiègles, celle du quotidien de nos ruelles.
Yahchech, un emplacement que la Volonté Divine a élu pour recevoir à jamais, non pas seulement les victimes parmi ses habitants. mais surtout les sépultures des milliers de nos défunts de la tragique nuit de 2 Ramadan correspondant au 1 Adar hébreux et 29 Février grégorien.
Yahchech, le cimetière des trois communautés religieuses, soit en tombes individuelles ou en fosses communes représente la Volonté Divine pour qu’ils reposent éternellement en voisins apaisés.

Mesdames et Messieurs,
Cet espace du vallon de Tildi ( qui est la principale faille du séisme de 1960 selon les experts) reflète à la fois l’ampleur de notre épreuve commune. aussi, le fort élan de solidarité à surmonter nos souffrances psychologiques, mais surtout notre capacité à endurer les dommages de la nuit du Désastre.
Que peut- on en conclure de ces constats ?
Ce sont nos valeurs de cohabitation et de tolérance qui ont permis ayant, durant et après la catastrophe cette générosité humaine de nos rescapés à s’entraider au delà de leurs différences linguistiques, culturelles et religieuses.
C’est pour cela que nous ne cesserons de rappeler aux jeunes générations notre détermination et espérance à traduire concrètement la fameuse citation de feu SM Mohamed V au lendemain du séisme :
* Si le Destin a voulu la destruction d’Agadir, sa Reconstruction sera due à notre Volonté et à notre Foi*.
Aujourd’hui nous affirmons solennellement que ces qualités — valeurs ( cohabitation, tolérance des Gadiris ) est notre précieux héritage à transmettre et à préserver.
Tel est l’enseignement de notre attachement à cette commémoration. Un phare qui éclaire le Passé et orienté vers des lendemains prospères.

Forum IZORANE N’AGADIR

 Ensuite, a eu lieu la cérémonie traditionnelle de prières, en présence d’un rabbin, d’un prêtre et d’un imam, reflet de la coexistence exemplaire d’Agadir.

Prières du culte hébraïque :

Prières du culte chrétien par le Père Gilbert :

et prières du culte islamique par le Dr Mohamed BASKAW, Imam et enseignant de théologie :

Photos M. Terrier

Message du Consulat Général de France à Agadir concernant le réseau routier et la météo

Les provinces de Taroudant, d’Inezgane et d’Agadir ont été touchées ces dernières heures par de fortes pluies. Plusieurs axes routiers sont ont été affectés autour de Taroudant et d’Imouzzer, en raison des crues de certains oueds.

Image associée

Plusieurs routes étaient coupées ce matin :

  • Entre Taroudant et Taliouine : la RN 10  au point kilométrique (pk) k 130 132 140  sur oued lfarehg et bousraiouil ;
  • Entre Taroudant et Amskroud (route reliant l’autoroute) : la RP 1708  au pk 12 et 14 oued hssein ;
  • Entre Taroudant et Marrakech : la RS 203  au pk 165 Tizi n’test ;
  • Entre Aourir et Imouzzer : la RP 1001 au niveau oued Ankim; + la RC reliant la RP 1004 à la commune Idmine au niveau oued Asaka;
  • Entre Imouzzer et la RN8 : la RP 1004 au niveau oued Tazntout.

L’alerte météo reste valable au moins jusqu’à cette nuit.

Le consulat général vous renouvelle son appel à la plus grande prudence dans vos déplacements.

Vous pouvez utilement télécharger sur votre smartphone l’application MaRoute, qui donne des informations actualisées sur les axes routiers.

Bien cordialement

Le Consulat général de France à Agadir

Problème sur un vol Transavia, heureusement sans gravité

Information transmise par Claude Fontenoy

Le vol de Paris par Transavia est arrivé normalement hier soir mais du fait des orages l’avion a été touché par la foudre (d’après le commandant de bord cela ne lui est arrivé que 3 ou 4 fois dans sa carrière) .

L’avion qui devait repartir sur Lyon n’a pas pu repartir car certains éléments avaient été endommagés et n’avaient pas pu être réparés.

Après 3 heures d’attente et une information aussi rare qu’à la SNCF en France (c’est dire…) les passagers ont été conduits au Palais des Roses où ils ont passé la nuit. Ils sont revenus à l’aéroport ce matin et devraient partir à 11h.

La lettre d’information de Français du Monde ADFE

 

Lettre d’information n°133 – février 2018 
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 Le numéro 193 de Français du monde consacré aux femmes est en ligne ! Semaine de la langue française et
de la francophonie
Nous sommes 274 millions de Francophones dans le monde. Pour fêter notre langue commune, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) organise la Semaine de la langue française et de la Francophonie qui se déroulera, cette année, du 17 au 25 mars.

Les Francophones sur les 5 continents fêtent leur langue en partage et la diversité de la Francophonie à travers des concours autour des mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques…

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Bourses et logement étudiant :
constituez votre DSE

Projet de loi asile-immigration 

Le Dossier Social Etudiant (ou DSE) est la procédure de demande de bourse et de logement en résidence universitaire. Le Dossier Social Etudiant doit être constitué chaque année. Solidarité Laïque, association partenaire de Français du monde-adfe, a diffusé un communiqué à l’occasion de la présentation du projet de loi asile-immigration lors du conseil des ministres…
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Français du monde-adfe

  Association reconnue d’utilité publique
62 bd Garibaldi, 75015 Paris

   www.francais-du-monde.org

Le présent message a été adressé sur l’adresse électronique que vous avez mentionnée lors de votre inscription sur la liste électorale consulaire. Conformément aux recommandations formulées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés en matière d’utilisation des listes électorales, vous pouvez vous opposer à l’envoi de nouveaux messages de Français du monde-adfe sur simple demande de votre part.

COMPETENCES & RH : Facebook Global Digital Challenge / Une Marocaine décroche le grand prix

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/02/2018

  • Hala Cherradi Fadili et son équipe représentent l’Académie de Design de Berlin
  • Leur projet, une campagne contre la haine envers les réfugiés sur les réseaux sociaux
  • Concours international lancé par la société américaine EdVenture Partners et sponsorisé par Facebook
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«Don’t be silent Berlin» est le slogan de la campagne contre la haine envers les réfugiés et migrants lancée sur les réseaux sociaux par Hala Cherradi et ses camarades, tous trois étudiants de l’Académie de Design de Berlin. La campagne a pu récolter l’adhésion de plus de 175 millions de personnes sur le web et a permis à l’équipe de remporter le concours international doté de 10.000 dollars (Ph. HFC)

C’est finalement l’équipe de la gadirie Hala Cherradi Fadili qui a décroché récemment à Washington le Grand Prix du concours international «Peer To Peer: Facebook Global Digital Challenge» initié par la société américaine EdVenture Partners et sponsorisé par Facebook.

Les trois étudiants de l’Académie de Design de Berlin se sont en effet distingués grâce à leur projet «Don’t be silent Berlin» (Berlin, ne sois pas silencieuse), une campagne contre la haine envers les réfugiés et migrants lancée sur les réseaux sociaux et qui a pu récolter l’adhésion de plus de 175 millions de personnes sur la toile.

Ce projet, qui a nécessité six mois de travail, a pour public cible des jeunes âgés entre 18 et 30 ans qui doivent être sensibilisés afin de mieux réagir aux violences verbales et écrites. Et ce, à travers des outils de communication puissants et émouvants parallèlement à un discours simple. Ce qui a séduit le Jury. Sachant que la concurrence était corsée avec 85 projets issus de différentes universités mondiales en compétition.

Le 2e prix a été remporté par l’Université du Bangladesh, talonnée par les universités du Liban et du Brésil. «Notre objectif est de contester les messages de haine qui circulent sur les réseaux sociaux en mettant en avant la réussite de l’intégration de certains réfugiés», explique Hala Cherradi Fadili, étudiante marocaine à l’Académie de design à Berlin.

«Khalil Aljasem par exemple a déjà remporté trois fois la course des réfugiés et court désormais pour la marque Adidas Runbase à Berlin», ajoute la jeune gadirie qui a écrit, réalisé et coproduit avec son collègue David Callamand les vidéos de «face the truth» (faites face à la vérité) pour le projet «Don’t be silent Berlin».

L’équipe gagnante, qui a été reçue par l’Ambassadeur d’Allemagne aux Etats-Unis, compte utiliser le prix obtenu (10.000 dollars) pour ratisser large et développer la campagne anti-haine. Parce que les commentaires haineux sont en nette évolution sur les réseaux sociaux et autres médias, la firme américaine Facebook supervise désormais les différentes campagnes réalisées par les équipes universitaires.

Et essaie d’évaluer lesquelles d’entre elles pourraient réussir dans le futur. C’est ainsi que les projets des différentes équipes pourraient un jour faire partie de la stratégie de Facebook.

Souscription au projet de la station de dessalement de Chtouka : Plus de 8.111 ha déjà couverts

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 28/02/2018

Souscription au projet de la station de dessalement de Chtouka : Plus de 8.111 ha déjà couverts

L’agriculture dans la région nécessite des ressources hydriques conséquentes

L’opération de souscription au projet d’irrigation en eau de mer dessalée à Chtouka enregistre un fort engouement de la part des agriculteurs et investisseurs agricoles. Plus de 8.111 ha sont désormais couverts.

Le siège de la province de Chtouka Ait Baha a abrité lundi une réunion consacrée à la présentation de l’état d’avancement du mégaprojet de dessalement de l’eau de mer, et qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, la société espagnole Abengoa, et Aman El Baraka.  Selon les données présentées lors de cette réunion, l’opération de souscription lancée le 15 décembre dernier a été accueillie favorablement par les agriculteurs et investisseurs agricoles dans la plaine de Chtouka.   

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs aux niveau local, régional et national, de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir et à l’est du Parc national du Souss-Massa. Il vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de pré-faisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa. Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe.

Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.

S’inscrivant intégralement dans les objectifs stratégiques du Plan Maroc Vert (PMV), et dans les objectifs du Plan agricole régional, ce projet ambitionne essentiellement la sauvegarde des ressources en eau et leur développement, tout en garantissant le capital investi dans l’agriculture d’exportation. La plaine de Chtouka, étalée sur 1.600 km2, relève de la région Souss-Massa. Elle dépend administrativement de la province Chtouka Ait Baha dont la population est de 371.102 habitants avec 257.571 (70%) ruraux et 113.531 urbains (30%) selon le RGPH de 2014 (HCP).  Elle se caractérise par une activité agricole particulièrement bien développée et constitue même la première région primeuriste du pays. Les tomates de Chtouka Aït-Baha et les agrumes de qualité supérieure sont le résultat d’une agriculture moderne qui n’a cessé de s’imposer sur le plan international. C’est une agriculture orientée vers l’exportation et qui fait de la région Souss-Massa une région compétitive ouverte sur le reste du monde.

Exportant vers l’Union européenne, l’Amérique du Nord et la Russie entre autres, la province dispose de stations d’emballage de primeurs de premier plan.

L’agriculture moderne au niveau de cette plaine qui génère des entrées considérables occupe une main-d’œuvre importante et permet le développement de l’industrie agroalimentaire. Les activités agricoles intenses dans cette zone nécessitent des ressources considérables en eau au regard du climat semi-aride à subdésertique qui caractérise la zone, avec des précipitations annuelles faibles et irrégulières (20 à 30 j/an), atteignant en moyenne 140 à 200 mm/an. C’est un climat qui favorise la mise en valeur agricole dans la région mais qui nécessite des ressources hydriques conséquentes.