La Gazelle d’Or : voici dans quel état Ghita Bennis a récupéré cet hôtel mythique

TEXTE: Abdelali El Hourri. VIDEO: Mouad Jamali Idrissi. PHOTOS: La Gazelle d’Or – medias24.com – 15/04/2018

REPORTAGE EXCLUSIF. Le litige entre Ghita Bennis et les héritiers Adham sera réouvert le 17 avril devant la Cour d’appel de commerce, cette fois-ci à Casablanca. Ghita Bennis a repris possession de l’hôtel qu’elle a retrouvé délabré et endetté. Ce fut le 2 mars dernier. Médias24 était présent.

Le 17 avril, à la Cour d’appel de commerce de Casablanca, s’ouvre la première audience du dossier la Gazelle d’Or. L’affaire oppose d’une part Ghita Bennis, administrateur depuis 1981 de ce palace mythique (Taroudant), et d’autre part, les héritiers de Kamal Ibrahim Adham qui en réclament la propriété.

Un dossier aux mille vies…

Mme Bennis avait perdu en première instance (2013), en appel (2014) puis en cassation(2015). Ces juridictions lui avaient successivement renié tout droit sur La Gazelle d’or, alors qu’elle invoquait 80% de parts cédées par le père Adham.

L’affaire semblait alors classée, si ce n’est ce revirement exceptionnel dans l’histoire de la Justice marocaine: Le 17 octobre 2017, la Cour de cassation se rétracte de sa décision, casse celle de la juridiction inférieure et renvoie, sans se prononcer sur le fond, le dossier pour un nouvel examen à Casablanca.

 Depuis, tous les espoirs sont permis pour Mme Bennis. Le 2 mars 2018, l’ancienne diplomate a repris possession du Palace dont elle avait été évincée en 2014. Mais qu’elle a retrouvé dans un état « absolument déplorable ». En tout cas pas celui dont elle est « tombée amoureuse » dans les années 80 et auquel elle espère pouvoir « donner vie », avait-elle confié  à Médias24 le jour de sa reprise de l’établissement.  
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Voici une partie de la vidéo tournée par nos soins, le 2 mars 2018, au moment même où Ghita Bennis, par la force de la justice, a repris possession des lieux.

« L’hôtel a fermé ses portes depuis plus d’une saison et demi », faute de clients. « Le jardin qui était connu dans le monde est complètement dévasté » et « l’allée de bambou légendaire est devenue une pauvre allée de roseaux morts », déplorait notre interlocutrice.

Mme Bennis a des soucis autres qu’esthétiques. Elle affirme que les héritiers Adham lui ont laissé une entreprise endettée à hauteur de « 15 millions de DH entre les fournisseurs, les impôts et la CNSS ». De même, « depuis 2014, il n’y a jamais eu d’assemblée générale, jamais de bilan ».

Mechaal Adham, le fils du défunt, a contracté « un prêt de 30 millions de dirhams pour soi-disant effectuer des travaux, » accuse Mme Bennis.

Ci-dessous, les photos de l’hôtel AVANT, un lieu chic et chaleureux, mais pas prétentieux, et qui surtout avait une âme. Pour les images APRES, regarder la vidéo ci-dessus.

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