Archives de mai 14th, 2018

LA GAZELLE D’OR A Taroudant.

.

.

Source : page FB de Guy Jardin des Orangers Taroudant

.

Il était une fois une Gazelle qui est à elle seule la preuve que, malgré ses absences, Jacques Chirac n’a pas tout oublié.
Ces derniers temps encore, l’ancien président invoque cette Gazelle-là quand il veut faire référence à la douceur de vivre. Tandis qu’un sourire barre son visage parcheminé, il prononce trois syllabes, pas une de plus : « Gazelle d’Or ». C’est peu dire qu’il a aimé cet hôtel niché au cœur de la plaine du Souss, à Taroudant, petite ville du Sud-Ouest marocain qui doit tout au somptueux établissement (? ? ?).
Dans le livre d’or, le premier mot sous la plume de Chirac date de décembre 1987. Dès lors, il y passera chaque Noël. « C’est le paradis! », loue-t-il en décembre 1995. Variante de 2002 : « Un lieu béni des dieux. » En 2006, il bascule carrément dans l’hyperbole : « Le plus bel endroit du monde pour se reposer et jouir de la vie! »
Il y trouva refuge mille et une fois, y compris quand il ne fut plus en mesure de décider à lui-même, comme au printemps 2012 lorsque son épouse Bernadette – tout à son souci, alors, d’envoyer des signaux apaisants à Nicolas Sarkozy – opta pour une retraite à La Gazelle d’Or afin que « Jacques » ne puisse pas voter pour François Hollande à la présidentielle, comme il l’avait annoncé devant les caméras.
La Gazelle d’Or n’était un hôtel que dans le registre du commerce.
Dans la réalité, c’était une maison de campagne avec trente dépendances – les chambres – implantées en arc de cercle dans un jardin merveilleux. Des roses folles de toutes les couleurs aux pétales de velours – dignes de transporter d’amour le petit prince de Saint-Exupéry, sans compter que, le soir venu, lesdits pétales dessinaient des cœurs sur votre lit — borduraient une immense pelouse dont vos yeux comme vos pieds pouvaient éprouver la caresse. Afin de ne pas déranger les hôtes avec une tondeuse à gazon, des moutons, lâchés tout exprès, étaient priés de brouter la pelouse. « Ici on ne tue pas les fourmis, on laisse les plantes pousser comme elles veulent », relevait Paul McCartney dans le même livre d’or, en novembre 2007.
Des bougainvilliers insolents martyrisaient les tonnelles à l’ombre desquelles était servi le petit-déjeuner. Et, tout autour, les sommets de l’Atlas montaient la garde. Histoire de vous protéger du mauvais œil et de la mauvaise vie. Rien de grandiose, mais quelle poésie !
« Du matin au soir, les oiseaux font fête à La Gazelle d’Or, et ils s’y connaissent, en paradis.
Ils nous donnent envie, nous aussi, de chanter. Ici, on ressuscite ! s’enflamma Jean-Pierre Chevènement en décembre 1998, quelques semaines seulement après être sorti du coma. Merci, chère Madame Bennis. »…

Botola Maroc Telecom D1, 29e journée La course à la Ligue des champions se poursuit entre le WAC et le HUSA

par Youssef Moutmaine – lematin.ma – 13/05/2018

Le but d'Ismaïl El Haddad n'a pas suffi au WAC pour continuer à jouer le titre de cette saison.   Ph. Seddik

Outre le derby du Nord qui a consacré le titre de l’IRT en championnat, trois autres matchs ont été disputés samedi. Le Hassania d’Agadir a remporté le duel qui l’a opposé au Difaâ d’El jadida (3-1), rejoignant ainsi le Wydad, accroché par l’OCS à Safi (1-1), en deuxième position. Le Raja, lui, a disposé de la RSB à Casablanca (2-1).

La journée de samedi a été marquée par trois rencontres qui ont apporté leur lot de changement au niveau du peloton de tête. À Safi, le Wydad de Casablanca nourrissait l’espoir de s’imposer pour maintenir la pression sur l’IRT, mais il n’en fut rien, puisque l’OCS d’Amine Benhachem a réussi à partager les points de la rencontre avec les Rouges (1-1). Tony Edjomariegwe a ouvert la marque pour l’Olympic à la 62e minute, tandis qu’Ismaïl El Haddad a égalisé pour les visiteurs à la 83e minute. L’OCS a terminé la rencontre en infériorité numérique, après l’expulsion de Kamal Aït Lhaj et Mohamed Amine Sebbar.
Ce nul expose le WAC au retour du Hassania d’Agadir, qui a remporté le match-choc de cette journée face au Difaâ Hassani d’El Jadida et qui compte désormais le même nombre de points que le Wydad. Grâce à des réalisations de Karim El Barkaoui (38e), Jalal Daoudi (68e sur penalty) et Abdelaâli El Khanboubi (76e), le HUSA l’a emporté sur le score de 3-1 face aux protégés de Abderrahim Talib, qui ont sauvé l’honneur sur un but de Bakary N’diaye (70e). Le Hassania est ainsi ex aequo avec le WAC en deuxième position, en attendant la 30e journée qui désignera le deuxième représentant du Maroc en Ligue des champions de la CAF. Au Complexe Mohammed V et après deux nuls et une défaite, le Raja s’est ressaisi en venant à bout de la RS Berkane (2-1). Benhalib (e) et Youssoupha Dayo (contre son camp à la 66e) ont permis aux Verts de s’imposer et de conserver leur sixième place, menacée par l’OCS qui ne compte que 2 points de moins que le RCA. Rappelons, par ailleurs, que le derby de Rabat, disputé vendredi, s’était soldé par un nul (1-1) entre l’AS FAR et le FUS.

Logistique au Maroc : Une prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 13/05/2018

Logistique au Maroc : Une prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat

Entretien avec Michel Savy, ingénieur et économiste, président de l’Observatoire des politiques et des stratégies de transport en Europe.

Il faut faire des efforts au niveau de la cohérence et moderniser la réglementation. Mais il faut également réduire progressivement la logistique informelle car elle coûte très cher.
ALM : Partant de votre expérience dans le domaine, quelle lecture faites-vous de l’évolution du secteur de la logistique au Maroc ?
Michel Savy : J’ai eu la chance de travailler à plusieurs reprises sur les questions de la logistique au Maroc en liaison avec l’Agence marocaine pour le développement de la logistique et en travaillant avec la Banque mondiale qui aide dans la mise en œuvre et la formulation d’une stratégie dans le domaine.
La logistique c’est un domaine que j’enseigne également à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. La France avait d’ailleurs organisé, il y a deux ans, une conférence sur la logistique et on m’avait demandé de présider le conseil scientifique qui préparait cette réunion. Ce qui me frappe dans la logistique du Maroc, c’est qu’il y a une prise de conscience politique au plus haut niveau de l’Etat qui considère que la logistique est une fonction économique. Une question qui a été très longtemps sous-estimée et considérée comme secondaire. Alors qu’en fait elle joue un rôle de plus en plus important.
Le nouveau système économique industriel et commercial repose sur une logistique moderne et donc il y a une prise de conscience politique sur cette question. Ainsi, parmi les différentes conditions nécessaires, les infrastructures, la main-d’œuvre, la fiscalité et il y a aussi la logistique. S’il n’y a pas une logistique en plus du reste, le Maroc sera isolé ou en retard à l’échelle internationale. La deuxième chose qui me frappe ce sont les efforts effectifs qui ont été faits. Regardons les infrastructures et comparons avec les pays voisins : le réseau d’autoroutes, les investissements dans les ports, Tanger Med, le chemin de fer, dans toutes les plates-formes logistiques.
On a aussi compris que les réseaux de transport ne sont pas seulement des axes mais il faut aussi qu’on y stocke les produits, qu’on les traite et qu’on y fasse des plates-formes logistiques et cet effort a été largement engagé.
Alors évidemment tout n’est pas fait. Le niveau de compétence du Maroc n’est pas encore celui de l’Allemagne qui, à en croire la Banque mondiale, est le meilleur du monde. Mais je crois qu’il y a vraiment un réel essor tout comme il y a un réel progrès économique dans ce pays.
Le secteur de la logistique représente de réelles opportunités au Maroc. D’importants acquis ont été réalisés dans ce secteur depuis le lancement de la stratégie logistique nationale. En témoignent les nombreuses plates-formes logistiques modernes qui ont été aménagées à Casablanca, Tanger, Agadir, Kenitra, Meknès ou encore Oujda. En outre, un tissu d’opérateurs performants en logistique s’est créé avec l’implantation dans le marché marocain d’un grand nombre d’entreprises internationales spécialisées. Toutefois, plusieurs défis restent à relever. C’est dans cette perspective que s’est tenue la première plénière de la 24ème édition du Congrès international de la logistique (Eurolog) à Marrakech les 9, 10 et 11 mai. Cette première rencontre était consacrée à «la logistique vecteur d’intégration et de croissance économique» donnant ainsi la parole à plusieurs experts. Pour plus de détails nous sommes allés à la rencontre du président de l’Observatoire des politiques et des stratégies de transport en Europe, pour nous éclairer sur les différentes problématiques liées au secteur de la logistique au Maroc.
Quelles sont les pistes à améliorer pour renforcer la chaîne logistique dans le pays?
Ce ne sont pas les idées qui manquent, la difficulté réside essentiellement dans la mise en œuvre. Je vous donne un exemple : un des représentants des professions l’a dit lors de le première plénière.
Il estime que l’AMDL devrait avoir plus de pouvoir pour réguler les constructions logistiques de sorte que chaque grande entreprise, groupe financier ou ministère se fédère en un seul schéma national, transversal, commun à tous et qu’il y ait plus de cohérence. Si dans la même ville on met deux plates-formes l’une loin de l’autre, le risque c’est de perdre des hectares et de gaspiller des investissements et qu’en plus aucune des deux n’atteigne la phase critique à partir de laquelle elle serait vraiment efficace.
C’est un exemple parmi d’autres. Il faut donc faire des efforts au niveau de la cohérence et moderniser la réglementation. Mais il faut également réduire progressivement la logistique informelle car elle coûte très cher de façon visible ou moins visible.
Pourriez-vous nous en dire plus ?
Plus concrètement, l’idée ce n’est pas qu’il y ait au Maroc un petit secteur logistique moderne aux standards internationaux qui serait coupé du reste de l’économie et ne concernerait que les grandes entreprises internationales et puis le reste de l’économie continuera à travailler de façon traditionnelle. Il faut faire évoluer l’ensemble et c’est très difficile et beaucoup plus long. Je pense que le Maroc est dans une transition, mais ne nous racontons pas des histoires : on ne transforme pas la logistique d’un pays en deux ans.
Puisque vous collaborez avec la Banque mondiale, quel est le point de vue de celle-ci par rapport à cette évolution ?
La Banque mondiale, comme vous le savez, est soucieuse du développement. Elle comprend très bien que le Maroc est engagé dans un progrès et un mouvement. La comparaison avec les pays voisins est plutôt favorable au Maroc. La Banque mondiale est, en outre, convaincue que l’ouverture économique à l’international a des facteurs positifs et que la logistique a une fonction interne. Mais elle n’est qu’une des composantes de ce que dans son jargon la Banque mondiale appelle les facilitations du commerce international. On avait parlé lors de la plénière de la douane qui est très importante mais également des procédures de financement de commerce, en plus de la logistique. La Banque mondiale est très présente sur ces questions-là et pas seulement au Maroc mais dans le monde entier, ce qui montre bien qu’elle partage l’analyse selon laquelle c’est une fonction économique primordiale.

Agadir : La pollinisation des abeilles pour appuyer le développement agricole durable

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 13/05/2018

Agadir : La pollinisation des abeilles pour appuyer le développement agricole durable

Un forum organisé par l’Agence de développement agricole

Ce forum vise à mieux connaître l’état des populations des insectes pollinisateurs et à évaluer les risques que fait peser leur déclin sur la faune et la flore.

L’Agence de développement agricole (ADA) organise dans le cadre du projet «Une approche d’économie circulaire pour la conservation de l’agro-biodiversité dans la région du Souss-Massa au Maroc» un forum sur les services de pollinisation des abeilles à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles du 10 au 12 mai à Agadir.

Ce forum international, qui regroupe des experts nationaux et internationaux, est une occasion pour l’échange d’expertises afin d’établir une charte de pollinisation d’abeilles comme moyen pour appuyer le développement agricole durable.
Selon les organisateurs, les abeilles domestiques et sauvages contribuent à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs. Les travaux de ce forum visent notamment à mieux connaître l’état des populations des insectes pollinisateurs et à évaluer les risques que fait peser leur déclin sur la faune et la flore des milieux cultivés et naturels. Cet évènement intègre le projet EC-SM «Approche d’économie circulaire pour la conservation de l’agro-biodiversité dans la région du Souss-Massa au Maroc» s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’Agence pour le développement agricole (ADA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec l’appui de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).
L’objectif du projet est de conserver l’écosystème arganier d’importance internationale dans la région du Souss-Massa à travers le paiement des services écosystémiques (PSE) et l’utilisation durable de l’agro-biodiversité qui y est associée. Le projet agit à travers quatre composantes interconnectées. La première concerne la création d’un environnement habilitant pour l’introduction des PSE au Maroc en dressant les changements institutionnels, politiques et légaux nécessaires à la mise en place et le pilotage d’un tel mécanisme dans la région du Souss-Massa.
A travers la deuxième composante, le projet renforce les capacités techniques pour la mise en œuvre de modèles PSE dans cette région et prépare ainsi le terrain pour une réplication nationale des concepts et des outils PSE via la dissémination des leçons apprises et l’échange d’expériences avec d’autres projets et programmes.
Les activités de la troisième composante permettent de promouvoir une production organique, durable et respectueuse de la biodiversité via un schéma de labellisation et de commercialisation adapté aux produits de l’écosystème arganier. En capitalisant sur les trois premières composantes, le projet entamera ensuite un investissement pilote de type PSE à travers la quatrième composante en tant que moyen de promotion, de conservation et d’exploitation durable de la biodiversité et les services écosystémiques qui y sont associés dans l’écosystème arganier.

Ligne maritime Agadir-Tenerife : Les Canariens veulent accélérer le projet

par Yassine Saber – leseco.ma – 13/05/2018


En 2015, une étude de faisabilité a été effectuée par les Canariens et l’ANP dans le cadre du projet Connect Port pour la réalisation de cette liaison. Toutefois, ledit projet peine à se réaliser.
S’il y a un point commun qui lie la région Souss-Massa et les Îles Canaries, c’est le souci de développer la logistique entre l’archipel canarien, qui bénéficie déjà du statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne (RUP) et la Région Souss-Massa qui aspire à désenclaver son territoire et améliorer sa compétitivité sur les plans aérien et maritime. En 2015, une étude de faisabilité a été effectuée par les Canariens et l’ANP dans le cadre du projet Connect Port (retenu à l’issue du 3e appel à projets du Poctefex) pour la réalisation d’une ligne maritime entre Agadir et Tenerife. Toutefois, ce projet peine à se concrétiser. Et c’est en substance la raison qui a motivé le déplacement de Carlos Alonso, président du conseil insulaire de Tenerife et la conseillère de l’action extérieure, Delia Herrera, mercredi dernier à Agadir pour réactiver les discussions au sujet de cette ligne maritime. Il va sans dire que ce déplacement a été suivi aussi par une autre visite d’une délégation canarienne représentant le Cluster canarien de logistique et de transport en plus d’entreprises du secteur.
Cette visite a été couronnée par la conclusion d’un accord de partenariat entre Logipole Souss-Massa et le Cluster canarien de logistique et de transport. Cela dit, il faut rappeler qu’actuellement, c’est la configuration actuelle du port d’Agadir qui n’est pas adaptée pour l’accueil de croisiéristes en l’absence d’un terminal dédié aux paquebots avec une gare maritime qui regroupe l’ensemble des services au port d’Agadir. S’agissant du volet lié à l’échange de marchandises, ce dernier ne pose aucun problème selon plusieurs opérateurs puisque le port commercial dispose déjà des infrastructures nécessaires pour l’importation et l’exportation au départ de deux territoires. Dans le détail, il ressort de l’étude de faisabilité déjà réalisée que les relations commerciales sont pratiquement inexistantes entre la région Souss-Massa et les Îles Canaries alors que la logistique actuelle pour assurer la fourniture de produits de première nécessité est coûteuse à l’arrivée de Tenerife.
De même pour la Région Souss-Massa où la logistique actuelle d’exportation est déséquilibrée. Concrètement, le potentiel susceptible d’être importé depuis Agadir est estimé selon l’étude en question à 76.398 conteneurs de 20 pieds principalement de poissons frais, fruits et légumes, d’huiles essentielles, de papier et carton et bien d’autres. Par ailleurs, d’autres réunions techniques sont prévues pour lancer cette ligne et il faudra aussi attendre les résultats et les conclusions définitives de l’étude de faisabilité des options de développement de l’offre portuaire dans la région d’Agadir, qui a été lancée par le groupement de cabinets sélectionnés par la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le cadre de son soutien aux pays MENA en transition. Pour rappel, cette étude a retenu deux scénarios pour la réorganisation du port d’Agadir et la correction des anomalies qui pénalisent le fonctionnement de cette enceinte portuaire à travers une extension vers l’ouest ou un redéploiement vers le nord, ce qui suppose une extension vers la localité d’Anza.

%d blogueurs aiment cette page :