Conseil de la région Guelmim-Oued Noun : chronique d’une impasse annoncée

Par Abouammar Tafnout – h24info.ma – 24/05/2018

Le ministère de l’Intérieur a annoncé la suspension du conseil de la région de Guelmim-Oued Noun et la nomination d’une délégation chargée de la gestion des affaires courantes. Une décision qui n’est pas du goût du PJD qui considère que c’est à la justice de trancher dans ce genre de litige. Un litige qui dure pourtant depuis le scrutin régional de 2015. Récit d’un blocage prévisible. 

Le ministère de l’intérieur a suspendu le conseil de la région de Guelmim-Oued Noun. Le parti justice et développement s’est insurgé contre cette décision du département dirigé par Abdelouali Laftit. Le parti de la lampe considère que cette décision n’est pas légitime et a décidé d’engager une procédure judiciaire car selon lui, c’est à la justice de prendre une telle décision.

Le secrétariat régional du PJD dans la région a exprimé son souhait de rassembler tous les acteurs politiques de la région afin de trouver une issue au statuquo qui empêche le conseil régional d’agir. Les élus régionaux, à leur tête Abderrahim Ben Bouaida, président de la région, ont exprimé leur satisfaction et souhaitent que cette décision du ministère de l’Intérieur soit une occasion pour les élus de la région pour s’asseoir à la table des négociations et trouver les solutions pour répondre aux attentes des habitants.

Le ministère de l’Intérieur a publié dans le journal officiel du 21 mai 2018, la liste des personne que comptera la délégation chargée de la gestion des affaires courantes. Il s’agitde Yassin El Moutchou, ingénieur d’état et actuel directeur général des intérêts dans la région, Boujmaa Id Benasser, ingénieur d’état chargé de la cellule des affaires de la région, Hassan Fagrawi, ingénieur d’état cadre de la cellule des affaires de la région, ainsi que Abdullah Obi, gestionnaire et chef d’une section dans le département des communes.

Bouaida/Belfqih, le choc des titans

Cette décision se faisait attendre depuis plus d’un an puisque le conseil de cette région était paralysé à cause du duel opposant Abderrahim Ben Bouaida (RNI) à Abdelouahab Belfqih (USFP). Même s’il détient la majorité à ce conseil (20 sièges), le premier est ligoté par le second qui incarne l’opposition (19 sièges). Résultat: tous les projets ainsi que le plan de développement de cette région de 58 000 Km2, pourtant signé devant le roi en 2015, sont au point mort.

Les hostilités entre les deux hommes commencent fin 2016 en raison de la faisabilité de plusieurs projets structurants pour la région. A commencer par le foncier ou devait se construire l’hôpital régional destiné à devenir un futur CHU. Le projet de construction d’un barrage au niveau de la commune de Fask, située sur la nationale 12 reliant Guelmime à Assa pour un budget de 1,5 MMDH a également capoté pour les mêmes raisons. Pourtant il a été financé par un fonds souverain qatari, mais non encore validé par le conseil régional.

Cependant, le point de non-retour dans le conflit qui oppose les deux hommes sera franchi en 2017 en raison de la construction de 215 km de route expresse qui traverse la région et qui devait coûter 6,1 MMDH. Un projet stratégique puisqu’il fait partie de la route qui va relier Tiznit-Laâyoune-Dakhla, soit 1115 km et dont les travaux ont débuté cette année. C’est au niveau de la province de Guelmim que le problème va se poser. En mars 2017, Benbouaida valide le tracé établi par le ministère de l’Équipement et déclenche à l’occasion la colère de l’opposition. Abdelouahab Belfqih réussit à faire capoter le projet et isole Abderrahim Ben Bouaida qui perd sa majorité en raison de quelques conseillers communaux qui ont rejoint le camp adverse.

Depuis, c’est le blocage total du conseil de cette région où tous les projets sont à l’arrêt. En raison du Hirak du Rif et d’autres déflagrations sporadiques que connaissent certaines régions du pays, le ministère de l’Intérieur a pris les devants pour désamorcer une crise aux conséquences imprévisibles dans une région très sensible politiquement.

Guerre des chefs

Alors que la rupture est consommée entre la majorité et l’opposition, l’assemblé générale du conseil de la région, qui devait se tenir le 6 mars 2017, va connaître de graves incidents. Le président Ben Bouaida sera accueilli par des jets de bouteilles et de tomates, ce qui va conduire à la suspension de cette session. Majorité et opposition vont s’accuser mutuellement de blocage par presse interposée. Dans une tentative pour calmer les esprits, l’ancien ministre de l’intérieur Mohamed Hassad avait fait le déplacement à Guelmim pour y tenir une réunion consacrée à l’évaluation des étapes de mise en œuvre des différents projets inscrits dans le cadre du modèle de développement des provinces du Sud. Mais sa visite n’aura aucun effet sur la région. Par la suite, le conseil de la région va plonger dans un blocage qui va durer jusqu’au mois de juillet de la même année. D’un côté, Ben Bouaida qui soutient que les projets signés devant le roi n’ont pas été acceptés par le conseil et décide d’envoyer une lettre au cabinet royal pour se plaindre de l’opposition qui retarderait ces projets. De son côté, Belfqih réussit à débaucher quelques membres de la majorité et isole la majorité incarnée par Ben Bouaida.

Un conseil à deux têtes

Pour renverser la table face au président de la région, Belfqih réussit à obtenir le soutien de plusieurs présidents de communes. «Dans une région où les clivages politiques pèsent moins que les relation personnelles et tribales, Belfkih utilise les autorisations spéciales (ASS) accordées par le ministre de l’intérieur pour en faire bénéficier des communes en manque de moyens grâce à montant pouvant aller jusqu’à 7MDH pour obtenir leur soutien politique», indique un membre d’une association locale.

En manœuvrant de la sorte, Belfqih finit par affaiblir le conseil régional. Dans un contexte politique difficile caractérisé par des déflagrations sporadiques comme c’est le cas pour le Hirak du Rif, le blocage politique de la région Guelmime Oued-Noun porte les germes du ras-le-bol de la population locale épuisée par l’attentisme et le spectacle d’une intrigue de palais dont il ne maitrise plus les tenants et les aboutissants.

« Plusieurs projets sont bloqués et les futurs chantiers structurants qui vont donner un coup de fouet à l’emploi et aux investissements sont suspendus. La région manque cruellement d’hôpitaux et d’infrastructures tandis que les politiciens continuent à se chamailler », constate notre source.

Flambée des prix du poisson : La Fédération des chambres des pêches maritimes met en cause les pratiques malhonnêtes des intermédiaires

lematin.ma – 24/05/2018

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La Fédération des chambres des pêches maritimes a attribué la hausse des prix du poisson, durant le mois de Ramadan, aux pratiques de certains intermédiaires, appelant les autorités publiques à mobiliser les mécanismes de contrôle pour lutter contre la spéculation dans les prix des produits alimentaires de base.
La Fédération a affirmé, dans un communiqué parvenu jeudi à la MAP, que «les propriétaires de bateaux de pêche ne sont pas responsables de cette hausse et que les prix sur les marchés de gros du poisson dans les ports de pêche n’ont connu aucune augmentation significative au cours des derniers mois.»
Selon la Fédération, la flambée des prix est principalement due aux intermédiaires du commerce du poisson peu scrupuleux qui s’adonnent à des pratiques malhonnêtes, en monopolisant ces marchandises et profitant de ces occasions, où la demande est si élevée, pour augmenter le prix aux dépens des consommateurs et des armateurs des bateaux de pêche.
«Les propriétaires de bateaux de pêche sont contraints, par la loi, de vendre leurs produits dans les ports par l’entremise de l’Office national des pêches», a précisé la même source, assurant que le prix des sardines varie entre un montant minimal de 3 dirhams et maximal de 8 dirhams, et ce, avant et durant le mois sacré».
La Fédération a appelé les autorités publiques à «protéger les consommateurs contre l’avidité de certains intermédiaires dont le seul souci est de faire rapidement des profits aux dépens du citoyen» et leur a demandé de «mobiliser tous les mécanismes de contrôle pour lutter contre le monopole et la spéculation sur les produits alimentaires».

La mauvaise qualité de l’air coûte 9,7 MMDH par an

lnt.ma – 24/05/2018

La secrétaire d’État chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, vient d’annoncer la mise en œuvre du programme national pour l’amélioration de la qualité de l’air à travers le transfert des fonds alloués à ce nouveau programme au titre de l’année 2018.
Il s’agit d’une enveloppe budgétaire de 12 millions de dirhams distribuée comme suit : 5 millions de dirhams pour chacune des villes de Rabat et Agadir et 1,5 million pour Marrakech, avec pour objectif d’atteindre 6 millions à l’horizon 2019 pour cette ville.

Sécurité routière : Le Maroc veut abriter l’Observatoire africain

leconomiste.com – 24/05/2018

Sécurité routière : Le Maroc veut abriter l'Observatoire africain

Le Maroc devrait accueillir le 1er Observatoire africain de la sécurité routière. Un accord portant création de cette structure a été conclu, mercredi à Leipzig, lors du sommet du Forum international des transports (ITF). L’accord a été signé par la Banque mondiale, l’ITF, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et Mohamed Najib Boulif, secrétaire d’État chargé du Transport.

L’Observatoire aura notamment pour mission de soutenir les efforts déployés par les pays africains pour réduire les accidents mortels liés au transport routier. Pour ce faire, il collectera, analysera et partagera systématiquement des données fiables sur ces accidents. Au total, sept pays africains, dont le Maroc, travaillent actuellement sur la gouvernance de la structure et les mécanismes de financement.
D’après l’ITF, l’Afrique n’abrite que de 2% du parc automobile mondial, mais elle enregistre 20% des décès d’accidents routiers.

Fondation Mohammed V pour la solidarité : La caravane médicale spécial Ramadan démarre dans les provinces du Sud

aujourdhui.ma – 24/05/2018

Fondation Mohammed V pour la solidarité : La caravane médicale spécial Ramadan démarre dans les provinces du Sud

La Fondation Mohammed V pour la solidarité a annoncé mercredi l’organisation de la 4ème édition de la caravane médicale spécial Ramadan du 22 mai au 7 juin dans les provinces du Sud.

Cette campagne médicale d’envergure vise à renforcer l’accès aux soins de santé auprès des populations démunies des provinces d’Assa Zag, de Guelmim et de Tan Tan, avec pour objectif de faire bénéficier 25.000 personnes des prestations de dépistage et de soins multidisciplinaires, a indiqué la Fondation dans un communiqué. Cette intervention médico-humanitaire de dépistage et de lutte contre les maladies chroniques est spécialement activée durant le mois sacré du Ramadan et cible chaque année une région en particulier, en vue de soulager les populations démunies, en particulier les personnes âgées, les personnes à handicap physique, les femmes et les enfants, en donnant accès à une offre médicale de proximité qui puisse bénéficier au plus grand nombre, a relevé la même source.

Le programme d’intervention de cette édition sera déployé sur un parcours de cinq étapes, durant lesquelles la caravane médicale fera escale dans les localités de Bouizakarne (du 25 au 27 mai), Asrir (du 29 au 31 mai), Louatia (2 et 3 juin) et Tan Tan (du 5 au 7 juin). Les populations de ces localités bénéficieront d’une large palette de prestations et de soins multidisciplinaires couvrant la médecine générale, la médecine interne, la pédiatrie, la santé de la mère, la médecine dentaire, l’ophtalmologie, la radiologie, la biologie, ainsi que le dépistage de l’handicap physique en vue de confection de l’appareillage adapté, d’après le communiqué.

Pour ce faire, un important dispositif humain et technique est prévu afin de répondre à la demande des populations dans les meilleures conditions, et de délivrer les soins en faveur de 25.000 personnes bénéficiaires, a fait savoir la Fondation. L’opération de cette année, qui mobilise les huit unités médicalisées de la Fondation, est en effet menée avec le concours des délégations régionales de la santé, les associations médicales partenaires, les autorités locales ainsi que la Fondation Phosboucraa.