Ma thèse en 180 s : Les noms des primés dévoilés

leconomiste.com – 29/06/2018

Ma thèse en 180 s : Les noms des primés dévoilés

La finale nationale du concours francophone international « Ma thèse en 180 secondes » s’est déroulée durant de tout l’après-midi de ce jeudi à la faculté des sciences de Rabat avec la participation de 24 doctorants de différentes disciplines provenant de 12 universités publiques. Ces derniers devraient expliquer au public profane l’objectif de leur thèse en 180 secondes.

Le premier prix du jury a été déroché par Essaidi Kawthar, doctorante à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université Chouaib Doukkali à El Jadida. Son travail de recherche porte sur le thème : Arts et enseignement/apprentissage du français au secondaire collégial au Maroc. Elle va présenter le Maroc à la finale internationale qui aura lieu le 27 septembre 2018 à Lausanne en Suisse.
Le deuxième et le troisième prix du jury ont été accordés respectivement à Oubou Meryam de l’université d’Agadir et Bendahou Mohammed Amine (université de Rabat).

Le Maroc dit « Niet » aux centres d’accueil des immigrés sur son sol (M. Bourita)

article19.ma – 28/06/2018

Le Maroc voit d’un mauvais œil l’idée des « centres d’accueil d’immigrés » africains ou autres. Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita a été catégorique à ce sujet.

N. Bourita a « rejeté » l’idée de manière officielle, lors d’un point de presse à Rabat ce jeudi, en présence de son homologue espagnol, Josep Borrell, en visite au Maroc.

Vague de nominations dans différents ministères

medias24.com – 29/06/2018

Image associée

Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 28 juin, a approuvé plusieurs propositions de nomination à de hautes fonctions, notamment au niveau du département de l’Enseignement supérieur.

Il s’agit de:
.

– Mohamed Ouakrim, nommé directeur de l’Ecole nationale des sciences appliquées d’Agadir (Université Ibn Zohr),

– Abdelali Idar au poste de directeur de l’Institut des sciences du sport à Settat (Université Hassan I),
– Abdessadek Sadqi au poste de directeur de l’Ecole nationale de commerce et de gestion de Settat (Université Hassan I),

– Jamal Naja au poste de doyen de la Faculté des sciences et techniques de Settat (Université Hassan I),

– Khadija El Hariri au poste de directrice de l’Ecole normale supérieure de Marrakech (Université Cadi Ayyad).

.
Au niveau du ministère de la Santé:

– Abdekarim Daoudi a été nommé au poste de directeur du Centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Oujda,

– Aziz Tahtah, à la tête de la direction des Equipements et de la maintenance,

– Abdelouahab Belmadani à la tête de la direction de la Planification et des ressources financières.
.

Au ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau:

– Abdelaati Qaimi a été nommé directeur de l’Agence du bassin hydraulique de Oued Noun,

– Abdellah Ismaili au poste de directeur des Affaires techniques et des relations avec la profession.

.
Au ministère délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile:

–  Hassan Ouhouyou a été nommé directeur des relations avec le Parlement,

– Seloua Al Kabiti, directrice des relations avec la société civile.

.
Au ministère du Travail et de l’insertion professionnelle, Amal Raghay été nommée à la tête de la direction du Travail.

.
Du côté du ministère de la Culture et de la communication (département de la Culture), Mohamed Ben Yaakoub a été nommé à la tête de la direction des Arts.

.
Au ministère de l’Economie et des finances, Nizar Nasr a été nommé à la tête de la direction de la Prévention et du contentieux au sein de l’Administration des douanes et impôts indirects.

ALARMANT : LE SAC EN PLASTIQUE A LA PEAU DURE AU MAROC

Par Rania Laabid – le360.ma – 28/06/2018

sacs plastiques

© Copyright : DR

A l’occasion de la Journée mondiale sans sacs en plastique, célébrée le 3 juillet, et du 2e anniversaire (le 1er juillet) de la loi 77-15 interdisant les sacs en plastique au Maroc, l’association Zero Zbel publie les résultats d’une enquête sur l’usage des sacs en plastique au Maroc.

Cette enquête a été menée dans le cadre d’un projet soutenu par l’ONU Environnement- Plan d’action pour la Méditerranée, le Centre d’activités régionales pour la  consommation et la production durables (SCP/RAC) et Switchmed. Elle vise à faire le point sur l’application de la loi 77-15 deux ans après son entrée en vigueur, et à examiner les habitudes de consommation des Marocains quant aux sacs en plastique et aux alternatives proposées.

Au total, 235 clients et commerçants de 8 marchés situés à Casablanca, Agadir et Tétouan ont été interrogés en avril 2018, et ce, sur 5 jours. La population interrogée compte 40% de clients et  60% de commerçants et elle est composée à 31% de femmes et à 69% d’hommes.

Selon les résultats de l’enquête, la loi 77-15 est-elle efficacement appliquée?

Les résultats de l’enquête montrent clairement que les sacs plastiques sont encore couramment utilisés sur les marchés, et que la loi 77-15 n’a visiblement eu qu’un effet limité: 60% des commerçants interrogés déclarent que plus de 80% de leurs clients exigent des sacs en plastique et 65% des clients déclarent utiliser entre 5 et 15 sacs en plastique à chaque fois qu’ils font leurs courses.

De plus, 41% des personnes interrogées considèrent que la consommation des sacs en plastique est restée la même depuis l’entrée en vigueur de la loi, et 8% estiment qu’elle a augmenté.

Pourtant, les Marocains interrogés ont très majoritairement conscience de l’existence de la loi et de l’impact négatif des sacs plastiques. Ainsi, plus de 90% des personnes interrogées savent que la loi 77-15 existe, et 59% considèrent que les sacs en plastique ont un impact fort sur l’environnement et la santé.

Pourquoi les Marocains continuent-ils de consommer des sacs en plastique?

68% des clients interrogés citent le fait qu’ils soient distribués gratuitement comme raison principale. Dans le même sens, on constate que l’usage des alternatives aux sacs en plastique est très limité. 66% des commerçants interrogés déclarent avoir «peu» ou «jamais» de clients qui utilisent des alternatives aux sacs en plastique.

D’après les personnes interrogées, les trois principaux freins à l’usage des alternatives sont leur prix trop élevé, la difficulté pour les consommateurs à changer leurs habitudes et le fait que les alternatives disponibles ne soient pas assez pratiques. Les produits humides (poisson, viande, volaille, olives, citrons confits, huile…) sont les principaux produits pour lesquels il manquerait des alternatives pratiques.

Comment a évolué le prix des sacs en plastique depuis l’entrée en vigueur de la loi 77-15?

88% des commerçants déclarent que le prix des sacs en plastique a augmenté. Vu que les sacs sont encore distribués gratuitement aux clients, ce sont donc les commerçants qui doivent prendre en charge le coût additionnel lié à cette augmentation.

Les commerçants sentent également qu’ils sont entre le marteau et l’enclume, car tant que des sacs plastiques illégaux seront facilement disponibles, leurs clients continueront d’en exiger, et d’un autre côté, ils risquent d’être pénalisés par les autorités.


RETOUR EN FORCE DES SACS EN PLASTIQUE: DES FONCTIONNAIRES DANS LE COLLIMATEUR DE L’INTÉRIEUR

Par Khalid Mesfioui – le360.ma – 18/06/2018

Sacs en plastique© Copyright : DR

Deux ans après l’interdiction des sacs en plastique, des ateliers clandestins recommencent à en produire dans des quartiers périphériques, avec la complicité de fonctionnaires véreux. Les autorités locales tirent la sonnette d’alarme.

On croyait l’époque des sacs en plastique révolue après leur interdiction. Et l’on commençait à apprécier les nouveaux sacs en papier, conformes aux normes sanitaires. Mais on remarque de nouveau, çà et là, des sacs en plastique de toutes les couleurs jonchant les rues casablancaises, quand ils ne volent pas dans les airs, soulevés par le vent.

Ce sont des rapports établis par des commissions spéciales relevant de l’autorité territoriale qui ont donné l’alerte, vu l’ampleur du phénomène. Selon le quotidien Assabah, qui relate ce retour surprenant des sacs en plastique dans son édition du mardi 19 juin, ces sacs seraient fabriqués dans des ateliers clandestins cachés et construits avec la complicité de responsables locaux. Le rapport des commissions spéciales met ainsi en garde contre le retour en force de la fabrication de ces sacs prohibés, d’autant plus que leurs fabricants choisissent les emplacements de leurs ateliers de fortune au sein des quartiers périphériques et des bidonvilles, encouragés en cela par des fonctionnaires véreux qui ferment l’œil sur ces activités illicites.

Ainsi, sont pointés du doigt les douars de Sidi Maarouf, Oulad Haddou et Lahraouyine, ainsi que la zone dite de Othmanya, dans la commune de Sidi Moussa Ben Ali, relevant de la province de Mohammedia. A Othmanyia, précisément, et après la suspension du caïd et de quelques mokadems suite à l’apparition de documents les compromettant et prouvant leur responsabilité dans la mise à disposition de compteurs électriques de manière illégale, la fabrication de sacs en plastique reprend de plus belle. Plus encore, la mafia de l’habitat insalubre et des constructions informelles continue de prospérer dans les zones citées, surtout dans la commune de Sidi Moussa Ben Ali qui connaît un rythme de construction soutenu encouragé par les agissements d’un agent d’autorité dénommé «Tachroune».

Par ailleurs, les services du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’économie numérique précisent, pour leur part, que les opérations de contrôle ont permis d’éradiquer la production industrielle de ces sacs et d’’interdire leur commercialisation par les vendeurs ambulants. Mais les sources proches de l’Association marocaine pour la défense des consommateurs persistent à dire que la fabrication de ses sacs interdits se poursuit au sein de dépôts et d’ateliers clandestins bien équipés. Leur vente connaît  d’ailleurs un grand succès dans le «marché noir».

Rappelons que la loi n° 15-77 interdisant l’usage des sacs en plastique a encouragé l’apparition de nouveaux métiers proposant des solutions alternatives.

En marge de Timitar : L’Université d’été d’Agadir débat de l’amazighité à l’ère du numérique

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 29/06/2018

En marge de Timitar : L’Université d’été d’Agadir débat de l’amazighité à l’ère du numérique

Le programme sera marqué par la participation de 28 chercheurs, représentant 6 pays (Maroc, Algérie, Tunisie, France, Pays-Bas et Espagne) et venus de 16 universités et instituts.

L’association l’Université d’été d’Agadir organisera sa 14ème édition du 1er au 5 juillet autour de «l’amazighité à l’ère du numérique» en hommage à Mohamed Mounib, l’un des piliers de l’amazighité.

La cérémonie d’ouverture de ce colloque international aura lieu à la salle Brahim Radi de l’hôtel de ville d’Agadir, suivie d’une conférence inaugurale présentée par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme, sur «La loi internationale des droits de l’Homme et la diversité culturelle». En parallèle, une exposition de livres sera organisée et, comme c’est la tradition de l’Université d’été d’Agadir, les actes de la précédente édition qui était autour de «L’amazighité, valeurs sociétales et le vivre-ensemble» seront en vente.

Le programme sera marqué par la participation de 28 chercheurs, représentant 6 pays (Maroc, Algérie, Tunisie, France, Pays-Bas et Espagne) et venus de 16 universités et instituts. L’Algérie participera par une forte délégation de 12 chercheurs représentant 5 universités. Ainsi, comme c’était le cas lors des précédentes éditions, ce colloque attirera un large public de chercheurs, étudiants, acteurs associatifs et tous ceux qui s’intéressent à la culture en rapport avec le monde numérique.   

Ce colloque international a comme objectif d’étudier et d’analyser les différentes formes par lesquelles la langue et la culture amazighes investissent le monde numérique. Il tend également à analyser les différentes formes de présence de l’identité amazighe sur Internet et abordera les thèmes suivants : la recherche en amazigh et le monde numérique, l’utilisation de la langue amazighe (orale et écrite) dans le monde numérique, le mouvement amazigh et l’investissement du monde numérique, et les images et représentations de l’identité amazighe sur Internet.

Selon les organisateurs, «la langue et la culture amazighes ainsi que la mouvance qui les défend ont bien profité de la révolution numérique. Depuis le début du XXe  siècle, la chanson amazighe du Souss (les Rways) a profité des techniques de l’enregistrement des cassettes, qui était à cette époque une grande révolution technologique. Ce qui a préservé une bonne partie de ces chants ancestraux. De même pour l’invention de l’appareil de photographie et la caméra qui étaient des outils inconditionnels pour mémoriser des faits culturels importants, tout en restant prudent sur la falsification que cela pourrait produire».

Et de poursuivre que «les langues et les cultures sont les premières concernées par la révolution numérique, vu son impact sur l’acquisition et la transmission des cultures. Dans ce sens, les cultures qui profitaient auparavant d’un certain «isolement» pour garantir leur pérennité se trouvent ouvertes sur les influences de tout horizon et les langues à utilisation limitée se trouvent en contact avec des langues soutenues économiquement et politiquement à l’échelle mondiale».

Cette édition est organisée en partenariat avec la Commune territoriale d’Agadir, le Conseil régional du Souss-Massa, l’association Timitar, avec le soutien de l’Institut royal de la culture amazighe et la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

Agadir accueille les musiques du monde

par F. N. –  leconomiste.com – 29/06/2018

 

Agadir accueille les musiques du monde

Le Festival Timitar Signes et Culture revient pour une 15ème édition très ambitieuse. En effet, la manifestation, prévue du 4 au 7 juillet prochain, compte 40 spectacles au menu ! Ils seront animés par plus de 400 artistes issus de 16 pays : Liban, Niger, Mali, Sénégal, Egypte, Algérie, Espagne, Tunisie, France, Madagascar, Cuba, Jamaica, USA, Iles Canaries, Pays-Bas en plus du Maroc. Selon les organisateurs, près de 1,2 million de spectateurs vont cette année encore répondre à l’invitation des artistes amazighes accueillant les musiques du monde. Pour un grand moment de partage, de diversité, de tolérance et de talent étalé sur quatre jours.

Les festivaliers ont ainsi rendez-vous du côté marocain avec Douzi, Aymane Serhani, Youness, Oudaden, Zina Daoudia, Aminux, Larbi Imghrane, Hamid Inerzaf, Cherifa, Hadda Ouakki, Toudert, Farid Ghannam, Imdoukal Tafraout, Shayfeen, Taskiwine, Rais Lahoucine Amarrakchi, Rais Lahoucine Elbaz, Rais Ahmed Bizmaoune, Rais Lahoucine Amentag, Rais Belmoudden, Raissa Keltouma Tamazight, Raissa Fatima Tamanarte. En plus des troupes musicales d’Ahwach Argan Tafraoute, Ahidous Izourane, Ahwach Tagmout et Rokkba Ahl Essalam… Avec, du côté étranger, Shirine Abdel Wahab d’Egypte, The Wanton Bishop de Liban, Inner Circle de Jamaica/Usa, Samira Brahmia d’Algérie, Emel Mathlouthi de Tunisie, Marema de Sénégal, 3MA de Maroc/Mali/Madagascar, Babylone d’Algérie, Kel Assouf de Niger, Virginia Guantanamera de Cuba, Malca de France, Kasba des Pays-Bas, Aywa de France et Gabacho Maroc de France/Espagne/Maroc. Placé sous le Haut patronage royal, cette manifestation internationale est soutenue par la collectivité territoriale d’Agadir, la Région Souss Massa, la Wilaya de Souss Massa, l’office national marocain du tourisme (ONMT) et l’Association des Hôteliers d’Agadir.

Assemblée Générale constitutive – Anmoggar N Jazz

L’Assemblée Générale constitutive de l’Association Anmoggar N Jazz  annoncée dans un premier temps pour le  28/06/2018 est reportée au jeudi 5 juillet à 18h30 à l’Institut français d’Agadir.

Agadir: Installation d’agents d’autorité nouvellement nommés

mapexpress.ma – 27/06/2018

Agadir: Installation d’agents d’autorité nouvellement nommés

La cérémonie d’installation de nouveaux agents d’autorité nouvellement nommés au niveau de la préfecture d’Agadir Idaoutanane, dans le cadre du récent mouvement opéré par le ministère de l’Intérieur, s’est tenue mardi à Agadir.

Ces nouvelles nominations ont concerné les postes de secrétaire général, du chef de la Division des Affaires intérieures, des chefs de cercles, ainsi que des caïds relevant de la préfecture.

Dans une allocution de circonstance, le Wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir idaoutanane, Ahmed Hajji a indiqué que ces nominations interviennent dans le cadre du mouvement opéré par le ministère de l’intérieur au plan national, sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, qui a ordonné une meilleure efficacité et une rationalisation exemplaire des ressources humaines parmi le corps des agents d’autorité dans le sens de la consécration des critères de compétence et de mérite et du principe constitutionnel de reddition des comptes.

M. Hajji, qui intervenait en présence des représentants des autorités locales, des chefs des services extérieurs, des élus locaux, des acteurs de la société civile ainsi que d’autres personnalités, a indiqué que cette feuille de route s’inspire du projet de société choisi par le Royaume sous la conduite du Souverain, qui s’articule autour de la consécration de la démocratie, de l’Etat de droit, de la croissance économique.

Il a ainsi exhorté les nouveaux agents d’autorité à faire montre de sérieux et d’abnégation et à être toujours présents sur le terrain pour répondre aux besoins des populations, dans le cadre d’une approche participative avec les différents acteurs locaux.

Le mouvement entrepris par le ministère de l’Intérieur dans les rangs des agents d’autorité a concerné 1.574 agents. Ils représentent 38 pc de l’ensemble des membres de ce corps exerçant au sein de l’Administration territoriale ayant passé quatre ans ou plus dans le même poste.

Agadir : La sécurité au travail en débat

leconomiste.com – 28/06/2018

Agadir: La sécurité au travail en débat

Sensibiliser les entreprises à l’importance de la sécurité au travail. C’est l’objectif de la rencontre-débat prévue ce jeudi 28 juin à Agadir. Organisée par la Chambre de Commerce, d’industrie et de services (CCIS) Souss Massa, en collaboration avec le Bureau Veritas Maroc, la réunion mettra en lumière la responsabilité de l’employeur en cas d’accident au travail ou de maladie professionnelle du salarié, aussi bien du point de vue civil que pénal. Les obligations en matière de sécurité au travail selon la réglementation marocaine et les méthodes d’application seront aussi exposées.

POLLUTION MARINE : LE MAROC PEAUFINE SA RIPOSTE

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/06/2018

Le 8e exercice biannuel de simulation mené en zones marines et terrestres marocaines est organisé cette année à Agadir. Le début de l’exercice et l’exécution des opérations de lutte auront lieu aujourd’hui au large de Taghazout et du «Km 25».

Naufrage du bateau de la Samir en novembre 1982, du tanker iranien Kharg 5 en décembre 1989, accident du Seaspirit en août 1990… Ce sont, grosso modo, les «incidents» les plus graves qui se sont produits au large des côtes marocaines ayant engendré une pollution au niveau des côtes. Afin de prévenir et lutter contre ce type de pollution, les eaux marines d’Agadir ont été choisies pour abriter l’exercice biannuel de simulation d’une pollution marine accidentelle baptisé «Simulex 2018». C’est le 8e exercice à être mené en zones marines et terrestres marocaines.

Le début de l’exercice ainsi que l’exécution des opérations de lutte auront lieu mardi au large de Taghazout et du «Km 25», après des séances de briefing et de débriefing de l’exercice dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du Plan d’urgence national (PUN) relatif à la préparation et à la lutte contre la pollution marine accidentelle, institué par le décret n° 2-95-717 du 22 novembre 1996 relatif à la préparation et à la lutte contre les pollutions marines accidentelles, complété par son arrêté d’application n° 3-3-00 du 16 juillet 2003. En effet, c’est le Secrétariat d’État chargé du Développement durable (SEDD), en sa qualité de coordonnateur national, qui organise, en collaboration avec les différents départements civils et militaires concernés, cet exercice de simulation de lutte contre la pollution marine accidentelle par les hydrocarbures.

La mise en place du Poste de commandement national (PCN) est coordonnée par le SEDD (coordonnateur national), tandis que la mise en place du Poste de commandement local (PCL) est gérée par le gouverneur de la préfecture (coordonnateur local). Cet exercice se base sur un scénario simulant l’explosion d’une citerne à bord d’un pétrolier, chose qui provoque le déversement de 6.000 tonnes de fuel lourd. Dans le détail, les opérations programmées concerneront les aspects relevant de l’assistance à un navire en difficulté (ANED) ainsi que ceux relatifs à la lutte en mer et à terre contre une pollution par les hydrocarbures (POLMAR mer/terre). Le déversement d’hydrocarbures sera simulé au moyen de la tourbe (matière organique biodégradable inoffensive), et les dispersants (produits chimiques utilisés pour le traitement de la pollution au large des côtes) seront remplacés par de l’eau douce. L’exercice a mobilisé d’importants moyens maritimes, terrestres et aériens.

À ce titre, la conduite des opérations de lutte en mer a été placée sous la direction de la Marine royale avec le soutien des Forces royales air et de la Gendarmerie royale, tandis que la conduite des opérations de lutte à terre a été placée sous la direction de la Protection civile avec l’appui des départements concernés. Par ailleurs, les interventions au niveau du port d’Agadir sont assurées par l’Agence nationale des ports. D’autres administrations participent également à cet exercice. Il s’agit des représentants du Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime, notamment la Direction des pêches maritimes et l’Institut national de la recherche halieutique, en plus de la Direction de la marine marchande, de la Direction des ports et du domaine public maritime ou encore de la Direction de la météorologie nationale. Cet exercice verra aussi la participation -en tant qu’observateurs- de représentants des pays membres de l’initiative «5+5 défense», à savoir la France, l’Espagne, le Portugal, Malte, l’Italie, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Par ailleurs, le PUN constitue un plan d’intervention en cas de pollution marine accidentelle par les hydrocarbures ou des substances nocives, permettant la mobilisation et la coordination de moyens de lutte préalablement identifiés.

Les autorités d’Agadir déclarent la guerre à la chicha

lesiteinfo.com – 28/06/2018

chicha
 

Des éléments des Services publics de la préfecture de la Sûreté nationale d’Agadir ont saisi quelque 123 vases de narguilé et leurs accessoires, lundi dernier.

L’opération, a déclaré une source sécuritaire à Le Site info, a eu lieu lors d’une descente des forces de l’ordre ayant visé plusieurs cafés, situés dans des quartiers populaires de la ville, et où la chicha est présentée à la clientèle.
La même source ajoute que les propriétaires des 13 établissements concernés sont passibles de poursuites judiciaires. Et de préciser que cette opération entre dans le cadre de la lutte contre le phénomène de la chicha présentant un danger pour la santé et la sécurité des citoyens.

Plus de 400 artistes attendus à la 15e édition du Festival Timitar

medias24.com – 27/06/2018


 

La ville d’Agadir abrite, du 4 au 7 juillet, la 15e édition du festival Timitar Signes et Culture. 40 spectacles sont programmés sur trois scènes, animées par plus de 400 artistes.

Et de 15 pour Timitar! Le festival prend de l’envergure au fil du temps. Plus d’un million de personnes répondent présents chaque année à l’invitation des Musiques Amazigh qui accueillent les musiques du monde.

Plusieurs artistes marocains œuvreront à la communion des cultures et des peuples: Douzi, Aymane Serhani, Youness, Oudaden, Zina Daoudia, Aminux, Larbi Imghrane, Hamid Inerzaf, Cherifa, Hadda Ouakki, Toudert, Farid Ghannam, Imdoukal Tafraout, Shayfeen, Taskiwine, Rais Lahoucine Amarrakchi, Rais Lahoucine Elbaz, Rais Ahmed Bizmaoune, Rais Lahoucine Amentag, Rais Belmoudden, Raissa Keltouma Tamazight, Raissa Fatima Tamanarte, ainsi que les troupes musicales d’Ahwach Argan Tafraoute, Ahidous Izourane, Ahwach Tagmout et Rokkba Ahl Essalam…

Des artistes étrangers tels que Shirine Abdel Wahab d’Egypte, The Wanton Bishop (Liban), Inner Circle (Jamaïque/USA), Samira Brahmia (Algérie), Emel Mathlouthi (Tunisie), Marema (Sénégal), 3MA (Maroc/Mali/Madagascar), Babylone (Algérie), Kel Assouf (Niger), Virginia Guantanamera (Cuba), Malca (France), Kasba (Pays Bas), Aywa (France) et Gabacho Maroc  (France/Espagne/Maroc) seront également au rendez-vous.

Cet événement sera organisé à l’aide de différents organismes, notamment la collectivité territoriale d’Agadir, la Région Souss Massa, la Wilaya de Souss Massa et particulièrement l’office National du Tourisme et l’Association des Hôteliers d’Agadir.

Le Programme complet du Festival :

Mercredi 4 juillet :

Place Al Amal, 20 H 00

Rokkba ahl Essalam  Zagoura (Maroc)

Dans la diversité des arts populaire du Maroc, la région du sud-est représente la région la plus riche et la plus autochtone. Rokkba représente une tradition  atypique et originale. Zagora, dernière localité avant les grands sables du désert, dispose de cette danse aux rythmes fascinants qui s’animent aux sons des tambours et des voix. Dans la danse Rokkba, un couple se place au centre des danseurs et musiciens et exécute une chorégraphie cadencée.

 

Inner Circle (Jamaica/Etats Unis)

INNER CIRCLE, est un immense groupe de reggae qui célèbre cette année ses 50 ans de carrière. Ces légendes de la pop jamaïcaine à qui l’on doit les tubes « Sweat », « Bad Boys », ou « Tenement Yard » sont actuellement en tournée mondiale. Lauréat des Grammy Awards, Inner Circle est l’une des formations de reggae les plus considérées au monde. Leur style, combinant rythmes jamaïcains et énergie de la pop, leur vaut d’être considéré comme des stars dans leur domaine. Leur musique aux accents métissés va au-delà du reggae traditionnel et cet esprit particulier se remarque notamment pendant leurs concerts en live. Ils sortiront d’ailleurs bientôt un documentaire, un livre et un album, intitulé « A Long Road of Success », retraçant leur parcours. Inner Circle s’est produit dans plusieurs grands festivals à travers le monde, partageant l’affiche avec des icônes de la pop et du rock comme Jimmy Page ou Elton John.

 

Aymane Serhani (Maroc)

Originaire d’Oujda, Aymane Serhani est né en 1992 à Lille, dans le nord de la France. Il effectue une brillante scolarité en obtenant une Licence en communication, spécialité événementiel, à l’âge de 21 ans. Dès sa plus tendre enfance, Aymane se passionne pour le football et le raï sous l’influence d’artistes précurseurs dont il apprend très rapidement les chansons par cœur.
En 2014, il publie son premier enregistrement « Lilla Hadi ». C’est à cette occasion qu’il acquiert la notoriété en Europe et au Maroc. Le succès grandit et il enchaîne les hits : « Krite L’message », « Labsa Jelaba », « Tonton », « Nebghi Djini Bsurvet », « Hayat »… qui totalisent plus de 600 millions de vues sur YouTube. Devenu une star aimée et écoutée par toutes les classes sociales et toutes les tranches d’âge, Aymane s’impose, en 2018, comme comédien dans une série télévisée « Disk Hyati », aux côtés d’une pléiade d’acteurs de renom et dans laquelle il joue un rôle important.

Oudaden  (Maroc)

L’histoire des Oudaden commence en 1978 dans les ruelles ensoleillées de Bensergao, tout près d’Agadir. Ils reprennent et modernisent le répertoire des Rways, ce qui apparaît comme une révolution et provoque aussi quelques controverses chez les Rways traditionnels. Leur talent vite remarqué les pousse à se produire dans plusieurs fêtes familiales. Leur réputation commence à courir grâce à leurs nouveaux fans qui diffusent leur musique à l’aide des moyens techniques de l’époque : magnétophones enregistreurs, cassettes audio… Leur premier album officiel sort en 1985 vendu à plus de deux millions de copie.
Aujourd’hui, les membres d’Oudaden ont des airs de sages quinquagénaires, mais sur scène c’est une toute autre histoire. Ils lèvent une tempête cyclonique, font cavaler leurs percussions véhémentes et lancent haut la voix pour le plus grand plaisir des spectateurs.

 

DJ Taxi Kabir  (Maroc/Allemagne)

Originaire de Meknès, Taxi Kabir est issu d’une famille d’artistes passionnés de musique et d’instruments traditionnels marocains. Aujourd’hui, il réside en Europe et produit ses propres compositions électroniques fraternisant avec des chants tribaux traditionnels du Maroc, créant, ainsi, une musique puissante et riche, ponctuée de rythmes du Moyen-Orient et d’Afrique invitant à entrer en transe.

 

VJ  Yasmine Hajji (Maroc)

Artiste multidisciplinaire, Yasmine Hajji conjugue images et sons pour écrire des univers oniriques. Elle développe une démarche artistique autour de questionnements universels lies à la consommation, la transmission, le rêve et l’oubli.
Après avoir étudié le cinéma à l’université Paris 8, elle se spécialise plus particulièrement dans l’art vidéo et l’art visuel pour des musiciens marocains, comme Haoussa, Dubosmium (Abdellah M.Hassak) et plus récemment la photographie.
Son travail a été présenté au sein de plusieurs festivals, expositions personnelles et collectives : Festival Garorock au côté de Haoussa

theatre de verdure 20h30

Théâtre de Verdure,  20 H 30

Rays Lhoucine Amrrakchi (Maroc)

De son vrai nom El Houcine El Asri, Amrrakchi est né en 1965, à Marrakech.
Très jeune, Lhoucine se passionne pour la musique. Il étudie le chant, le ribab et exprime son immense talent lors de nombreuses fêtes traditionnelles, familiales et des mariages. Il débute sa carrière et se perfectionne aux côtés de Raïs Moulay Mohamed Belfkih, puis prend son envol en produisant ses propres chansons.

 

3MA (Mali, Maroc et Madagascare)

3MA, c’est la rencontre entre trois artistes et trois pays, Ballaké Sissoko (Mali), Driss Maloumi (Maroc) et Rajery (Madagascar). Depuis leur premier album en 2008, les musiciens de 3MA font vibrer les spectateurs aux timbres de la kora, du oud et de la valiha pour souligner les riches traditions dont ils sont le symbole et transmettre un message de partage et d’union. Leur musique est une composition d’harmonies douces, vivifiantes et une poésie universelle. Ils reviennent aujourd’hui avec un nouvel album, pour le plus grand plaisir des amateurs de belles rencontres musicales.

 

Virginia Guantanamera (Cuba/Iles Canaries)

L’enfant de Cuba est petite fille de Canariens et descendante des Antilles françaises. Diplômée, à 17, ans de l’Ecole Nationale des Arts à Cuba, elle devient soliste et sa voix magique, au timbre particulier, lui ouvre des portes sur l’Ile. Avec un large répertoire et une expérience solide, Virginia Guantanamera écume les scènes des Caraïbes, d’Asie, d’Amérique centrale et d’Europe. En 2015, Virginia a sorti un album au beau succès, « Entre2Uno », qui sonne à l’image du métissage de sa vie.

 

La Taskiwin, la danse (Maroc)

La Taskiwin est une danse martiale caractéristique du Haut-Atlas occidental, dont le nom provient de la corne portée par chaque danseur. Elle consiste à faire vibrer les épaules des danseurs au rythme des tambourins et des flûtes. La pratique est menacée par différents facteurs, notamment la mondialisation, le désintérêt croissant des jeunes pour les pratiques patrimoniales traditionnelles et un déclin de l’artisanat associé à la danse. On a néanmoins pu observer au cours des deux dernières décennies une prise de conscience collective accrue au sein des communautés, et la création d’associations dédiées afin de sauvegarder cette pratique.une Licence en communication, spécialité événementiel, à l’âge de 21 ans. Dès sa plus tendre enfance, Aymane se passionne pour le football et le raï sous l’influence d’artistes précurseurs dont il apprend très rapidement les chansons par cœur.
En 2014, il publie son premier enregistrement « Lilla Hadi ». C’est à cette occasion qu’il acquiert la notoriété en Europe et au Maroc. Le succès grandit et il enchaîne les hits : « Krite L’message », « Labsa Jelaba », « Tonton », « Nebghi Djini Bsurvet », « Hayat »… qui totalisent plus de 600 millions de vues sur YouTube. Devenu une star aimée et écoutée par toutes les classes sociales et toutes les tranches d’âge, Aymane s’impose, en 2018, comme comédien dans une série télévisée « Disk Hyati », aux côtés d’une pléiade d’acteurs de renom et dans laquelle il joue un rôle important.

Jeudi 5 juillet :

Place Al Amal, 20 H 00

 

Ahidous Izourane (Maroc)

Le Festival Timitar accueille, à nouveau, une troupe d’Ahidous, danse traditionnelle pratiquée dans les régions amazighes du Moyen-Atlas, originaire cette fois de la ville d’El Hajeb. Ahidous Izourane, avec ses danseurs et danseuses, au coude-à-coude, forment des rondes souples et ondulantes, accompagnées de chants rythmés par le bendir et des battements de mains. Par leur aisance, ils témoignent d’un sens du rythme remarquable.

 

Cherifa Kersit (Maroc)

Née près de Khénifra, Chérifa a travaillé sa voix en plein air, en gardant les troupeaux, à la maison lors des tâches ménagères ou encore lors de rencontres entre jeunes filles. Au début des années 1980, sa rencontre avec le chanteur vedette Rouicha lui apporte enfin la célébrité. Elle enregistre alors avec lui, mais aussi avec Maghni, Lamrabeth et Aziz Arim. Très vite, elle s’impose dans son pays grâce à sa voix exceptionnelle. La poésie de Cherifa, tout comme celle des chikhates du Moyen Atlas, traite principalement de la vie quotidienne. Cherifa, grâce à sa renommée internationale, contribue à la diffusion de l’art amazigh.

 

The Wanton Bishops (Liban)

The Wanton Bishops, c’est d’abord l’idée d’un homme, Nader Mansour, incarnée sur scène et en studio par une famille d’amis musiciens. Né à Beyrouth (Liban), ville cosmopolite par excellence, Nader influe à sa musique un mélange particulier de rock psyché, de musique traditionnelle orientale et d’électro. Du oud électrique au chant mêlant l’arabe et l’anglais, The Wanton Bishops est au croisement du rock’n’roll et de ce que la musique orientale a de meilleur. Après avoir assuré les premières parties de Lana Del Rey, The Who, Guns N’ Roses et une tournée européenne de grands festivals (Nova Rock, Glastonbury, Solidays, Reeperbhan, Printemps de Bourges…), ils reviennent avec leur nouvelle chanson « Nowhere Everywhere ».

 

Youness (Maroc)

Révélé en 2003 par un casting de la star académie, en version marocaine, Youness Elguezouli, né le 11 avril 1983 dans la cité impériale de Fès, à la tête à la fois bien faite et bien pleine, a vite fait de soulever l’enthousiasme devant le public qui l’écoutait. Youness a, en sa possession, beaucoup de solides références, acquises, à Meknès où il a grandi, au sein d’une famille mélomane dont la vie était rythmée par le chaâbi (populaire) et l’andalou, mais il préfèrera le raï, pimenté de soul, pour son côté « proximité » par le langage et la rythmique. Il a suivi, pendant trois ans, des cours de guitare et de piano classique au prestigieux conservatoire de la ville.

 

VJ TEKYES (France)

Une dynamique de formes et de rythmes en symbiose avec les musiques électroniques. Des images qui ouvrent les portes de vos rêves et qui vous enchantent par la poésie de leur couleur et de leur lumière. Tekyes exacerbe les pouvoirs de l’imaginaire et vous emporte par son art vers les visions du XXIème siècle. A vous d’en trouver le sens ou d’en construire une histoire. Libérez votre émotion et votre imagination ! Alain Micaelli (Mika), instigateur de Tekyes, participe en tant que « digital artist » à la réalisation de nombreux films et de vidéoclips, notamment pour Florent Pagny, Amadou & Mariam, etc… Parallèlement, depuis 1998, il pratique l’art du « Veejaying », création d’animations originales multicompositées qu’il mixe en « live » en synchronisant le son à partir de différents logiciels.

 

DJ Missy Ness (Tunisie)

Missy Ness est une artiste à la curiosité insatiable qui partage son temps entre Paris et Tunis. Tunisienne d’origine, elle a grandi dans le 18ème arrondissement et a commencé aux platines dès l’âge de 16 ans, affûtant sa technique et ses sélections. Elle puise ses influences dans le monde entier et bien qu’attachée aux musiques urbaines, elle questionne sans cesse différents genres, avec un intérêt particulier pour le Maghreb et le Moyen-Orient où elle se rend régulièrement à la recherche de sonorités contemporaines. Hip-Hop, Drum’n’Bass, BreakBeats, Electro, … Ces sets se construisent en explorant une atmosphère plutôt qu’un style et ceux qui la connaissent s’accordent à dire qu’elle communique son enthousiasme et son énergie avec beaucoup de talent.

Théâtre de Verdure, 20 h 30

theatre de verdure 20h30

 

Samira Brahmia (Algérie)

Après son passage à « The Voice », où elle a été repérée avec la chanson « Haramtou Bik Nouassi » Samira Brahmia a compris qu’un nouveau public l’attendait des deux côtés de la Méditerranée. Encouragement pour une chanteuse qui revendique son identité plurielle et a l’ambition de bousculer les codes esthétiques pour faire voyager son art hors des territoires assignés. Celle qui en pince pour le swing D’Ella Fitzgerald et le groove de Cheikha Rimitti, a, comme ses aînées, une voix dont on dit que le grain et la classe sont de ceux qui guérissent.

 

Emel Mathlouthi (Tunisie)

Chanteuse-compositrice-interprète et productrice de renommée mondiale depuis son enregistrement en 2007 de «Kelmti Horra (Ma parole est libre)», elle est devenue par la suite l’hymne incontesté du Printemps arabe, ce qui lui a valu le titre de «voix de la révolution tunisienne». Sa musique puissante et sincère, qui transcende les genres, fusionnant harmonies tunisiennes et musique électronique, lui donne un style unique. Influencées tant par l’Orient que par l’Occident, les compositions d’Emel ont des accents épiques, qui retentissent tant dans sa région natale que dans le monde entier. Pour son deuxième album, «Ensen», elle intègre des instruments tunisiens tels que le gumbri et les bendirs à des mélodies aériennes. Les messages humanistes qu’Emel véhicule à travers sa musique donnent la force à beaucoup de personnes de s’exprimer, notamment les femmes. Forte de sa renommée, Emel milite pour la diversité dans les arts et la reconnaissance des artistes, non pour leur position politique mais pour leur talent.

 

Kel Assouf (Niger)

Kel Assouf signifie à la fois « nostalgie » et « fils de l’éternité » en tamashek, la langue des nomades du Sahara. En 2006, le groupe s’est uni autour du musicien nigérien Anana Harouna. Un pied dans le désert, l’autre en Europe, Anana Harouna chante sur le Sahara, le Niger et Bruxelles. Ses courtes phrases similaires aux haïkus japonais répandent un message de paix et de respect. Après l’album « Tin Hinane », il commence à travailler avec le producteur tunisien Sofyann Ben Youssef pour créer une musique entre tradition et modernité à la fois puissante et hypnotique. Avec l’album Tikounen (Igloomondo, 2016), Kel Assouf évolue vers un rock plus lourd : l’ascendant de Led Zeppelin et de Queens of the Stone Age se mêle aux transes africaines et aux notes touarègues. Kel Assouf, composé du batteur Olivier Penu et du claviériste Sofyann Ben Youssef – qui jouent simultanément des lignes de basse moog et de l’orgue – et soutiennent la voix et la guitare d’Anana Harouna, n’ont qu’un but : joie et authenticité. Ils travaillent dès à présent sur un nouvel album qui sortira en 2019.

Hommage à la parole des Rways (Maroc)

Les Rwayess sont des ensembles de musiciens amazighs qui ont acquis, depuis plus d’un demi- siècle, une immense popularité. Le poète-chanteur s’accompagne de la vièle monocorde introduite au début du XXe siècle, le ribab au timbre «aigre-doux» si particulier rappelant celui d’une flûte. Il est accompagné par plusieurs joueurs de luth à trois ou quatre cordes (loutar ou le guembri) et d’un joueur de cloche (naqus), auxquels s’ajoutent des tambours sur cadre (allun) et parfois de cymbalettes de cuivre (nuiqsat). La poésie des Rwayss, composée à partir de distiques, utilise des images du monde agricole, de la chasse, de la nature et décline également les thèmes de l’amour.


Orchestre BELMOUDEN

Rayss BELMOUDEN est actuellement l’un des meilleurs joueurs de ribab. Lahcen Ansary est né à Chichaoua mais a grandi à Imtougua. Il a accompagné les grands Rways, aujourd’hui disparus, comme Rays Albensir, Rays Bounsir, Rays Ahrouch ou Rays Abdellah Ben Driss. Aujourd’hui, il accompagne la plupart des Rways. Bien qu’il n’ait aucun disque à son actif, il a participé à l’enregistrement de pus de 1000 albums en accompagnant les Rways. Il est l’artiste le plus sollicité par les Rways et Rayssates, sa maîtrise du ribab lui conférant un réel respect dans le milieu des joueurs de cet instrument typique. Il se produira à Timitar avec son orchestre pour accompagner trois grands maîtres des rways : Rays Lahoucine Elbaz, Rays Lahoucine Amentag et Rays Ahmed Bizmaouen.


Rays Lahoucine Elbaz

Né dans la région d’Imintanout en 1957, le célèbre chanteur amazigh Lahoucine Elbaz est tenu pour l’une des références majeures du répertoire des Rways au Maroc. En 1980, Rayss Elbaz enregistre son premier opus. Par la suite, son talent a été de nombreuses fois salué notamment lors de sortie d’albums, mais également lors de concerts et festivals nationaux dans lesquels Lahoucine s’est produit. Rays Lahoucine que l’on appelle également « le poète de la beauté » a publié ses textes pour le plus grand bonheur de tous.


Rays Lahoucine Amentag

Héritier et interprète des grands Rways : Rayss Lhaj Omar Ouahrouch, Raïs Aboubker Anchad et Rayss Lhaj Belaïd, aujourd’hui desparus, Lahoucine Amentag ancien maçon, a commencé par être Andam (Récitant) dans les ensembles d’Ahwach Ajemak de la région d’Imentaguen. Après avoir accompagné Raïs Moulay Brahim Amesguin, il crée son propre répertoire, s’inspirant de ses illustres prédécesseurs. Aujourd’hui, il se consacre à perpétuer l’œuvre de l’immense Rayss Lhaj Belaïd.


Rays Ahmed Bizmawne

Raïs Ahmed Bizmaoune est né à Ait Amer, dans la région de Haha, en 1948. Il se passionne pour la musique et débute sa carrière en 1968 lorsqu’il rencontre le célèbre Raïs Lhaj Mohamed Albensir qu’il considérera comme son maître. Il parcourt le royaume pour se produire lors de fêtes et de grands spectacles. Grâce à ces nombreuses participations, Raïs Ahmed Bizmaoune rencontre un large public qui deviendra rapidement admiratif de son talent. En près de cinquante ans de carrière, il enregistre de nombreux albums dans lesquels il interroge les questions sociales et éducatives. Ces travaux lui ont valu d’être récompensé par le Prix Lhaj Belaïd à Tiznit, en 2005, et le Prix de la Culture Amazighe à Rabat en 2008.

Place Al Wahda, 20 H 30

bijawane 21h

 

TOUDART (Maroc)

S’inscrivant dans la lignée du groupe mythique « Izenzaren », ces musiciens issus de la médina de Tiznit affirment, dès 1982, un style bien à eux dans lequel se croisent les expressions musicales traditionnelles du Souss (Ahiad, Tirouyssa…), les rythmes et le son d’instruments (clavier, banjo, guitare) venus d’autres horizons. Rendu célèbre dans tout le Royaume grâce à la chanson « Zrih Ajig », Toudart (« la vie » en tamazight) réussit à s’imposer comme un élément incontournable de la fusion amazighe. Présent pour la troisième fois sur la scène de Timitar, Toudart jouera pour le public d’Agadir quelques uns de ses titres les plus connus.

 

Farid Ghannam (Maroc)

Né à Agadir, Farid Ghannam a grandi naturellement dans une ambiance artistique, sa mère est pianiste et son oncle est batteur. Devenu musicien confirmé dans le genre gnaoui, il affectionne d’abord le gambri avant de s’intéresser à un autre instrument à cordes : la basse. Il joue avec plusieurs groupes marocains de fusion, notamment «Mayara Band» formé en 2006. Mayara remporte en 2007 le premier prix du concours Génération Mawazine. S’ensuivra en 2008 le premier prix du Tremplin L’Boulvard. En 2012, la carrière de Farid Ghannam prend un nouveau tournant avec sa participation à la première édition libanaise de « The Voice ». Il évolue dans l’équipe de Sherinne Abdelwahab. Celui qui sera surnommé « Faraoula فراولة » arrive jusqu’en finale et atteint des millions de vues sur Youtube.

Malca (France/ Maroc)
En bon casablancais, Malca fait parler dans sa musique tous les contrastes de la métropole africaine qui l’a vu grandir. L’insouciance et la chaleur de ses journées ensoleillées, la tension et le danger de ses nuits vaporeuses, l’exotisme moderne et concret de ses bâtiments dont le béton flirte avec l’océan. Malca est un projet arabe, pop et futuriste qui puise son inspiration aussi bien dans la pop alternative d’un Blood Orange que dans le romantisme enfiévré de Warda et Cheb Hasni.

Shayfeen (Maroc)

Figures incontournables de la scène rap marocaine depuis plusieurs années, Shobee et Small X ont toujours brillé par leur ouverture et leur esprit visionnaire. Des qualités qui leur permettent de rester le groupe de rap marocain le plus populaire du royaume avec des hits tels que « Wach Kayn Maydar », mais aussi de briller à l’international comme récemment avec le titre « 3dabi », présent dans RIPRO 3, la dernière mixtape de Lacrim.


DJ MR ID (Maroc)

Mr. ID, de son vrai nom Abderrahman Elhafid, est un talentueux DJ marocain, un casablancais dans l’âme qui a trouvé sa voix accompagné de ses vinyls, sa musique et les nuances inspirées de divers instruments de musique, il nous fait la promesse de marquer nos esprits ici et ailleurs avec sa moroccan touch
Son background musical a été influencé par le rap US, le jazz et la funk, avant de renouer avec la magie des notes traditionnelles du patrimoine marocain et africain, qu’il a soigneusement et en toute subtilité, intégré dans ses sons pour en faire sa signature.

Vendredi 6 juillet :

Place Al Amal, 20 H 00

Ahwach Argan (Maroc)

C’est à Abdelkrim El Amri que revient la création de cette troupe il y a 25 ans, à Ait Daoud Amanouz, du côté de Tafraout. Sa mission est de conserver cet héritage ancestral de l’Anti Atlas. Dans cette tradition d’Ahwach Ahnakar, tous les mouvements sont collectifs : par l’aisance de leur ensemble, tous témoignent d’un sens du rythme remarquable. Musicalement, les chants sont envoûtants, les mélodies sont sublimes, et le tout est transcendant : il vous transporte dans un autre monde. Le professionnalisme de ce groupe a su l’imposer dans le paysage culturel régional.

 

Hamid Inerzaf (Maroc)

Né en 1973 à Agadir, Hamid Inerzaf est un chanteur et compositeur de musique amazighe. Depuis son enfance, il joue du banjo qui deviendra son instrument de prédilection. En 1984, Hamid créait son premier groupe nommé Ikbiln. Il enregistre son premier album et dix ans plus tard, il créait un nouveau groupe appelé « Hamid Inerzaf ».
Hamid Inerzaf occupe une place particulière et émotionnelle dans les cœurs des habitants du Souss et plus généralement chez les Imazighens du Maroc. Le groupe est également populaire en Europe : France, Belgique, Italie, Pays bas… Depuis 1994, il a enregistré plus de 15 albums salués par le public marocain

 

Aminux (Maroc)

Né le 19 Février 1991 à Tanger, Aminux, Amine Temri de son vrai nom débute sa carrière en 2007 avec un groupe de rap, avant de prendre son envol en solo. Il fait désormais partie des artistes marocains les plus visionnés sur Youtube.
En 2013, Aminux a connu son premier succès en sortant son premier clip « Tfat Chem3a », tiré de son premier album solo ANA WIAK « ME & YOU ». Aminux marque sa différence dans l’univers R’N’B Marocain et sort un autre titre « Wayema », devenu tube de l’été 2015. L’année 2016 s’est annoncée intense pour le chanteur connu pour son célèbre refrain « Hdadayday » de son single « Machi Bhalhom ». Un tube qui avait franchi la barre du million de vues en moins d’une semaine après sa sortie. Grâce à ses hits à succès qui passent en boucle sur les ondes marocaines, Aminux s’est produit sur plusieurs scènes, dont le festival de Mawazine Rythmes du Monde lors de sa 15e édition, en 2016.

 

DOUZI (Maroc)

« Citoyen du monde », ce sont les mots pour définir DOUZI. Mère algérienne, père marocain, résidant belge, voyageur infatigable… DOUZI est comme sa musique, itinérant. Entre la chaleur des sons du Maghreb et l’efficacité des rythmes pop et électro, entre les mélodies du Sud et les ambiances du Nord, DOUZI ne choisit pas, il inclue, il intègre, il enrichit.
A 5 ans, le petit DOUZI fredonne déjà des morceaux. Il interprète, publiquement, sa première chanson à l’occasion d’une émission de télévision à Rabat. Elle s’intitule « La lilharb », c’est-à-dire « Non à la guerre »… mais immédiatement, c’est un « Oui » au succès.
En 1994, Douzi a 8 ans lorsqu’il enregistre son premier album « Goulou Imumti tjini » (Maman reviens à moi). L’œuvre fait fondre les cœurs, surtout celui des mères de famille. Plus de 700,000 exemplaires sont vendus au Maroc. Depuis, une dizaine d’albums ont suivi. Chanteur de raï prodige, il n’a cessé d’ouvrir les horizons de cette musique en chantant aussi bien en français, arabe, anglais, turque, espagnol ou hindi ; et créant de ce fait son nouveau style de musique.

 

DJ Sama’ (Palestine)

Artiste emblématique de la communauté underground palestinienne, Sama est la première DJ à avoir importé le mouvement techno à Ramallah. Pianiste depuis son plus jeune âge et lauréate en ingénierie audio et de production musicale à Londres, elle commence à mixer en 2006, et à produire sa propre musique en 2010. Artiste électro, techno, house, elle développe un univers propre aux forts accents berlinois.

Théâtre de Verdure, 20 H 30

theatre de verdure 20h30

 

Hadda Ouakki (Maroc)
La grande dame de la chanson tamazight du Moyen-Atlas, Hadda Ouakki a commencé à chanter vers la fin des années soixante. Comme toutes les Chikhates, elle a débuté dans des fêtes traditionnelles ou en animant des soirées privées. En 1969, son duo avec Bennaceur Oukhouya a sorti l’izli amazighe de son terroir moyen-atlassien pour le faire connaître de tous les marocains. Hadda s’inscrit dans un genre musical issu de la tradition orale ancestrale, très appréciée des couches populaires et dont les paroles expriment les préoccupations quotidiennes et les aspirations profondes.

MAREMA (Sénégal)

A 28 ans, Marema Fall est le nouveau talent de la musique sénégalaise. La chanteuse est née dans la banlieue de Dakar, d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise. Sa musique mêle les influences traditionnelles aux rythmes contemporains : sans frontière, ses mélodies touchent aussi bien aux sonorités africaines qu’au blues, à la pop et au rock. Son répertoire reflète son identité métissée. Dans « Femme d’affaires », la guitare rock rencontre le xalam, instrument à cordes populaire de l’Afrique de l’ouest. Un talent à découvrir d’urgence, en attendant son prochain album. 
Marema a été désignée Prix Découverte RFI en 2014 et a reçu un prix d’encouragement du Président de la République sénégalais pour les Arts.

 

BABYLONE (Algérie)

Ils s’appellent Amine Djemmal, la voix principale, Rahim Elhadi et Ramzy Ayadi et ils forment l’ossature de Babylone, groupe algérois fort d’un nouveau courant nommé Dziri style, mélangeant généreusement, pop « balladeuse » et charmeuse, chaâbi et héritage musical maghrébin. Leur titre Zina, sorti en 2013 et inséré dans l’album Brya (la lettre), a totalisé plus de 80 millions de vues sur la chaîne Youtube Aswatt studio Channel et a été repris par divers artistes, dont Slimane et Chimène Badi. Sur scène, Babylone s’adjoint quelques musiciens de talent officiant au synthé, à la basse et à la batterie. La chanson Zina, bâtie sur une mélodie accrocheuse et la voix limpide d’Amine, sur fond de mots et maux d’amours, ayant ému et conquis toute la jeunesse maghrébine, qu’elle soit du pays ou vivant en Europe, continue de transmettre sa magie, Babylone doit son succès à un travail rigoureux et acharné et au vécu et à la générosité du charismatique Amine. Babylone nous revient avec un opus, La La, qui transporte, à nouveau, l’auditeur dans un univers unique, éloigné des sonorités raï habituelles, soit un cocktail intimiste de mélodies subtilement arrangées et de références au patrimoine, avec une pointe de rythme berwali.

 

Hommage à la parole des Rayssates (Maroc)

À l’origine, les Rayssates complétaient, en chœur, les phrases mélodiques du Rays avant qu’elles ne forment leurs propres groupes féminins. Certaines Rayssates ont ainsi gagné une grande popularité en interprétant, en solo, des compositions écrites parfois par leurs homologues masculins. Attachées à ce patrimoine culturel oral, elles transmettent aux jeunes générations ce savoir-faire musical et poétique. Les chants des femmes amazighes racontent la vie quotidienne et leur engagement pour imposer, sur la scène, l’héritage légué par leurs mères.

 

Raysa Kaltouma Tamazight

Kaltouma Tamazight est née en 1986 à Nknafa dans la région de Haha. Découverte par Radio Plus en 2014, l’artiste commence une carrière de chanteuse et participe à de nombreux festivals tels que ceux de Dakhla, d’Isafen Ntekora à Inezgane, le Timitar et plusieurs festivals d’été. De par sa renommée croissante, Kaltouma est régulièrement invitée à participer à des interviews et des émissions pour des radios régionales et nationales. En début 2015, Kaltouma enregistre son premier album dans lequel elle exprime tout son talent et sa maîtrise de l’art Amazigh.

 

Raysa Fatima Tamanart

Fatima Tamanart est une artiste autodidacte qui a débuté sa carrière en 2009. Elle excelle dans le genre musical amazigh et, depuis peu, se fait remarquer dans un nouveau style, le chaâbi en darija marocaine, qu’elle partage avec l’artiste marocain Wahib Saad. Ses albums se comptent au nombre de six et lui ont permis de remporter le Prix National de la chanson amazighe. Fatima est régulièrement l’invitée d’émissions de télévision telles qu’Abrid Ntran, soirées Timinsowine ramadan et de chaines radios telles que Radio Plus … En véritable ambassadrice, elle parcourt le Maroc pour faire découvrir, apprécier et promouvoir la culture amazighe.

Place Al Wahda, 20 H 30

 

bijawane 21h

Imdoukal Tafraout (Maroc)

Imdoukal a vu le jour en 2009 à Tafraout, est un groupe d’art berbère, dirigé par Ayoub Ibrahimi. Très influencé par les rythmes issus de la diversité de l’Ahwach de l’Anti Atlas, il a su créer une identité propre, ce qui le différencie des troupes de Tagroupite de la région du Souss. Ils ont deux albums sortis en 2015 et en 2018 et se sont produits dans plusieurs festivals dans la région du Souss Massa.

 

Kasba (Maroc/ Pays Bas)

Groupe maroco-néerlandais fondé il y a déjà deux décennies, Kasba joue une musique énergique, un mélange de musique occidentale et nord-africaine, et combine grooves enivrants et paroles engagées. Une musique enracinée dans les rythmes et les mélodies gnawa, raï et reggada que le groupe joue avec une orchestration moderne et revisitée.

AYWA (Maroc : France)

AYWA distille un mélange explosif qui fait se rencontrer les chants du Maghreb et les musiques du monde, mais aussi le rock et le jazz…
La musique d’AYWA invite au rassemblement et à la danse. En fusionnant les musiques du Maghreb et du monde avec les sonorités électriques occidentales, ce jeune groupe nous livre une musique attirante et originale, énergique et rebelle.
AYWA défend un message de paix, d’espoir et de contestation soutenu par les débordements d’une transe irrésistible et communicative. « Tout seul, on va vite. Ensemble on va plus loin ».

 

Gabacho Maroc (France/ Espagen / Maroc)

Sur les rives de la Méditerranée, entre tradition berbère, héritage gnawa et emprunts au jazz, Gabacho Maroc dessine une heureuse plongée métissée. En à peine 5 ans d’existence, Gabacho Maroc a enflammé les scènes de plus de 200 festivals en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Le dialogue entre les instruments occidentaux, africains et orientaux aura rarement trouvé plus belle matière. Empruntant autant à la world, qu’au jazz, ou au traditionnel gnaoui, leur répertoire est coloré, festif et raffiné. Un projet aux horizons infinis, qui ravive le terme de fusion. Qu’on ne s’y trompe pas, le style de Gabacho Maroc ne se classe ni dans la world, ni dans le jazz africain, ni dans les chants gnawas. Ou plutôt si, Gabacho Maroc est tout cela. Un pont entre les continents, une fusion sans cesse réinventée entre la richesse des musiques traditionnelles d’Afrique du nord, l’exigence du jazz et la puissance de la transe orientale. Un mélange des genres unique pour un panorama sonore exaltant.

Angger Beatz (Maroc/Suède)

Angger Beatz a été fondé en 2010 par Mouhy Eddine et Amine H. A l’époque, ils trouvaient qu’ils manquaient cruellement la musique avec laquelle ils avaient grandi. Comme les frères étaient eux-mêmes DJ’s pendant plusieurs années, ils ont décidé d’organiser une fête appelée Angger Beatz où ils pouvaient jouer leur propre musique préférée. Ce qui a suivi a été une augmentation rapide de popularité, avec un mélange électrique unique de R & B, hip-hop, piège et house de toutes les décennies. Le futur d’Angger Beatz est définitivement illimité

 

Samedi 7 juillet :

Place Al Amal, 20 H 00

 

Ahwach Tagmout (Maroc)

Cette troupe d’Ahwach Tagmout est née en 2000, dans le village de Tagmout, au cœur de la région de Tata. Elle s’est donnée pour mission de perpétuer cette tradition populaire dans la région et de promouvoir cette musique et danse amazighe à travers les manifestations culturelles organisées au Maroc, notamment aux festivals de Marrakech, Tata ou Figuig, et même à l’étranger ; ils se sont d’ailleurs produits dernièrement en Allemagne. Cette troupe a la maîtrise de la diversité de l’Ahwach qu’il soit derst, azzougz ou ahnakar.

 

Larbi Imghrane (Maroc)

Les prémices de la constitution de la Troupe Imghrane ont commencé en 1991 à Wijjan, l’une des communes de la Province de Tiznit. Précisément au village ASAKA qui se situe près d’Anou N Addi, lieu de naissance du parrain de la chanson Amazighe, le fameux ELHAJJ Belaid. En 1995, Imghrane enregistre son premier Album. Le début de la reconnaissance a coïncidé avec l’arrivée de Larbi Imghrane, en 2000. Celui-ci a mené le groupe vers une réussite remarquable grâce à la spécificité de leur style de musique, devenant ainsi des ambassadeurs de la chanson amazighe. Avec les recherches profondes et précises accomplies par Larbi sur une série de chansons intemporelles de plusieurs pionniers de la chanson Amazighe (10 Albums), Imghrane continue à ouvrir de nouvelles portes artistiques.

 

Dounia Batma (Maroc)

Dounia Batma est née en 1991, à Casablanca. Issue d’une famille de musiciens reconnus, son père Hamid Batma a joué au sein de différents groupes dont Mesnawa et Nass El Ghiwane, et son oncle, Laarbi Batma, est le leader du groupe marocain Nass El Ghiwane, considéré par Martin Scorsese comme « Les Rolling Stones d’Afrique », Dounia est une chanteuse de talent. Révélée au grand public lors de sa participation à la première saison d’Arab Idol (la version arabe de Pop Idol), sur MBC dans laquelle elle se confrontera en finale à la concurrente égyptienne Carmen Suleiman, Dounia est depuis très suivie médiatiquement ainsi que sur les réseaux sociaux.

 

Zina Daoudia (Maroc)

Née en 1977 à Casablanca, Zina Daoudia, rencontre, très jeune, son auditoire. En effet, à seulement 9 ans, elle chante déjà en public et, bien que cela soit très mal vu à l’époque, elle persévère néanmoins et se donne corps et âme à la musique, enchainant les performances lors des saisons de mariages et autres célébrations. C’est grâce à sa témérité que Zina se fait finalement remarquer un jour par un chanteur de raï, le genre qu’elle affectionnait à ses débuts, qui, tombant en pâmoison devant sa voix, lui fait enregistrer son premier album raï qui inclura des titres à succès comme La Ya Amel, Rah Li Rah, Chrabe El Katel ou encore Majnouna Bik.

 

DJ Hassan (Maroc )

Si actuellement DJ Hassan est directeur artistique du Papagayo, club très convoité d’Agadir, c’est qu’il n’y a pas atterri par hasard.
Né au sein d’une famille férue d’art et de musique, ce fils de collectionneur de musique, est dès l’age de 15 ans autodidacte en art du mixage, conseillé et accompagné par quelques amis professionnels à l’époque. Ensuite, c’est au fil des soirées privées à Agadir durant les années 90 qu’il se fait remarquer et appose sa touche personnelle à ce genre musical là où il se produit. Son amour et ambition sans failles pour ce qu’il entreprend le propulsent au sommet de la liste des meilleurs DJ de la ville.

 

COOPÉRATION MAROC-CÔTE D’IVOIRE : LE SOUSS ET SAN PEDRO S’ALLIENT

par Yassine Saber – leseco.ma – 26/06/2018

Les deux parties se sont accordées sur la définition, d’un commun accord, d’un plan d’action détaillé sur la base des axes de collaboration arrêtés assorti d’un programme concret de coopération.

La mission de coopération menée, du 18 au 23 juin, dans la région de San Pedro (Côte d’Ivoire) par une délégation du Conseil régional de Souss-Massa a été couronnée, vendredi dernier, par la signature d’un mémorandum d’entente entre les deux régions. Paraphée du côté marocain par Brahim Hafidi, président du Conseil régional de Souss-Massa, et du côté ivoirien par Donatien Beugre, président de la région de San Pedro, cette entente-cadre témoigne de la volonté des deux régions de développer une collaboration à long terme qui sera concrétisée par une convention de coopération décentralisée. Et en application des dispositions de ce mémorandum, qui sera soumis à la délibération des deux conseils régionaux pour approbation, les deux parties se sont accordées sur la définition d’un commun accord, d’un plan d’action détaillé sur la base des axes de collaboration arrêtés avec un programme concret de coopération et la mobilisation du financement pour la mise en œuvre des actions de coopération. «Les axes retenus sont la conclusion de pourparlers entre les deux régions, mais aussi les visites effectuées et le forum économique tenu entre les acteurs ivoiriens et marocains», explique Hafidi.

À ce sujet, les domaines de coopération couvrent l’agriculture et l’agro-industrie, la pêche maritime, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, le tourisme et l’artisanat ainsi que les échanges économiques. «Cette convergence de vision a été un facteur de rapprochement qui a permis la conclusion de cette entente-cadre entre les deux régions», précise Donatien Beugre.

D’autres axes ont été intégrés dans le cadre de ce partenariat. Il s’agit de l’accès à l’eau potable et à l’éducation, des changements climatiques et des énergies renouvelables, de même que l’entrepreneuriat local, l’accompagnement de la TPE et de la PME et les échanges culturels. En vertu de ce mémorandum, il a aussi été convenu que la liste des domaines de coopération ne soit pas arrêtée et que d’autres axes de collaboration puissent être ajoutés par les deux parties. Ces dernières se sont engagées à conjuguer leurs efforts à travers l’échange d’informations et de documentation, mais aussi à faciliter les contacts entre les personnes impliquées dans un projet de collaboration et à identifier conjointement les opérateurs et bénéficiaires pour chaque projet. Enfin, la cérémonie de signature a été marquée par la lecture des synthèses des travaux des tables rondes et des B to B tenus dans le cadre du forum.

Les abeilles au secours de l’arganeraie marocaine ?

goodplanet.info – 26/06/2018

La forêt de Mesguina, près d’Agadir au Maroc, appartient à la réserve de biosphère de l’arganeraie (UNESCO) et constitue un patrimoine mondial unique (arbre endémique). Mais au-delà des arganiers, cette région présente également un potentiel très important pour l’apiculture avec des forêts mixtes d’altitude (riches en thym et autres plantes mellifères) et des arganeraies côtières à euphorbes, et l’on y produit les miels les plus appréciés de tout le Sud-Ouest marocain. C’est une source de revenus non négligeable pour les habitants des petits villages de montagne de la région où plusieurs centaines d’agriculteurs pratiquent l’apiculture avec plusieurs milliers de ruches en majorité traditionnelles, peu productives. Ces dernières années, on constate une régression de l’apiculture dans cette zone qui subit les changements climatiques de plein fouet et souffre d’une sécheresse persistante.

Arganiers et élevage caprin ©GoodPlanet

C’est pourquoi, depuis 2014le pôle Action Carbone Solidaire de la Fondation GoodPlanet accompagne la création et le développement de coopératives apicoles dans les petits villages de la commune de Drarga près d’Agadir. Ce projet a trois objectifs majeurs :

  • Valoriser et développer une filière apicole durable en complément de la production d’huile d’argan.
  • Aider les producteurs à s’organiser en coopérative et professionnaliser l’activité apicole.
  • Améliorer le revenu des producteurs apicoles

Ce soutien à des activités économiques respectueuses de l’environnement contribue également à lutter contre l’exode rural et à maintenir les traditions ancestrales de récolte des arganiers et de production d’huile d’argan.

Ce samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2018, de 11h à 19h au domaine de Longchamp, la fondation GoodPlanet organise une fête du miel gratuite et en accès libre.

Cet événement sera l’occasion de venir rencontrer dimanche la chargée de projets du programme Action Carbone Solidaire, de découvrir plus en détails ces projets d’apiculture que la fondation soutient au Maroc et de venir goûter la production de miels marocains (argan, caroubier, chardon, euphorbe…).

Venez bourdonner à la Fondation grâce à nos nombreuses activités autour du miel et des abeilles…Un weekend qui risque de faire le Bzzzz !

Le programme complet du week-end : https://www.goodplanet.org/fr/domaine/fete-du-miel-2/

Abeilles butinant les fleurs d’un figuier de barbarie © GoodPlanet

« La création documentaire au Maroc et en Afrique a totalement explosé »

par Dorothée Myriam Kellou – lemonde.fr – 26/06/2018

Hicham Falah, délégué général du Festival international du film documentaire d’Agadir

La dixième édition du Festival international du film documentaire d’Agadir (Fidadoc), au Maroc, s’est achevée samedi 23 juin, décernant son Grand Prix Nouzha-Drissi à Demons in Paradise, du réalisateur sri-lankais Jude Ratnam. Un jury composé d’étudiants a remis le prix du Court-Métrage au jeune réalisateur marocain Ayoub Aït Bihi pour son film Simane, âme dans le ciel et âme sur la Terre.

Au fil des années, le Fidadoc s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent créer, produire, diffuser ou voir des films documentaires dans le royaume et, plus largement, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. Remettre sur les grands écrans un genre cinématographique quasiment disparu au Maroc, le documentaire de création, c’était en 2008 le pari un peu fou de feue Nouzha Drissi, productrice de documentaires et fondatrice du Fidadoc.

Le Franco-Marocain Hicham Falah, réalisateur et chef opérateur de formation, est depuis 2012 le délégué général du festival. Entretien avec un inlassable voyageur qui travaille à tisser des liens entre les mondes arabe, subsaharien et européen. Mais pas seulement, comme le démontre l’attribution du Grand Prix.

Quel est le bilan de ces dix années de travail au Fidadoc ?

Hicham Falah Il y a dix ans, le documentaire était pratiquement absent de notre paysage audiovisuel. A l’exception de quelques individualités, surtout des Marocains basés à l’étranger, la pratique et la diffusion du cinéma documentaire avaient disparu au Maroc. Le travail de fourmi du Fidadoc a eu impact considérable puisque le mot « documentaire », « wathai’qi », est à nouveau rentré dans le langage commun. Il y a eu une transformation totale de la place du documentaire dans notre pays. Aujourd’hui, tout le monde s’en réclame, tout le monde veut en faire, tout le monde veut en diffuser. L’avance sur recettes du Centre cinématographique marocain s’ouvre aux longs-métrages documentaires et la chaîne de télévision 2M consacre depuis 2012 une première partie de soirée à la diffusion de documentaires.

Avec les « printemps arabes » et la deuxième phase de libération en Afrique depuis les indépendances, la création documentaire sur le continent a totalement explosé. L’existence de petites caméras et de téléphones pour filmer, de YouTube et des réseaux sociaux pour diffuser, a encouragé une nouvelle génération à filmer sa réalité. Cette multiplication de films arabophones a permis au Fidadoc de développer sa mission de diffusion culturelle de proximité qu’il avait démarrée dès sa première édition, avec des projections ambulantes dans les quartiers d’une ville, Agadir, qui ne compte plus de vraie salle de cinéma.

Quelle est la place du cinéma documentaire africain dans la sélection 2018 ?

La sélection officielle comporte une compétition internationale de longs-métrages de dix films, avec seize nationalités représentées. Alors que la sélection de 2017 comptait quatre longs-métrages d’Afrique de l’Ouest de très haut niveau, nous n’en avons choisi cette année qu’un seul : Boxing Libreville, du Gabonais Amédée Pacôme Nkoulou, qui a reçu le Prix spécial du jury. A cela s’ajoutent deux films courts concourant dans la catégorie courts-métrages africains et arabes ».

La production reste très irrégulière dans tous les pays du continent. L’année 2017 avait été exceptionnelle, avec Les Héritiers de la colline, du Malien Ousmane Samassekou, qui raconte l’état de décomposition avancée de l’université à Bamako et avait reçu le Grand Prix Nouzha-Drissi. Le Fidadoc est résolument tourné vers tout le continent, mais on ne sélectionne pas un film parce qu’il est arabe ou subsaharien. On le choisit parce qu’il est bon. Or la production de longs-métrages n’est pas toujours au niveau de qualité exigé à international, en premier lieu à cause d’un manque de formations.

Comment le Fidadoc contribue-t-il à améliorer le niveau de la création et de la production documentaire africaine ?

Depuis 2012, nous avons mis en place un programme de formation et d’accompagnement de projets, la Ruche documentaire. Nous nous sommes inspirés de ce qui existait déjà sur le continent : les résidences d’écriture organisées dans le cadre du réseau Africadoc ou les ateliers de formation à l’écriture, au tournage et au montage de Bejaïa Doc en Algérie. La Ruche documentaire apprend aux jeunes cinéastes la base du métier : écrire un projet qui réponde aux exigences des producteurs nationaux ou étrangers. C’est un programme de formation ouvert en premier lieu aux étudiants en cinéma au Maroc, quelle que soit leur nationalité.

« L’EXISTENCE DE PETITES CAMÉRAS ET DE TÉLÉPHONES A ENCOURAGÉ UNE NOUVELLE GÉNÉRATION À FILMER SA RÉALITÉ »

Nous sommes fiers d’avoir accompagné dès leur genèse des projets et des auteurs qui ont obtenu une reconnaissance internationale, à l’instar des Héritiers de la colline, mais aussi d’Amal, de l’Egyptien Mohamed Siam, qui a ouvert la dernière édition du Festival international du film documentaire d’Amsterdam, d’Atlal, de l’Algérien Djamel Kerkar, qui a été trois fois récompensé au Festival international de cinéma de Marseille en 2016, ou encore de We Could Be Heroes, de la Marocaine Hind Bensari, qui vient de remporter le Prix du meilleur documentaire international au Festival international canadien du documentaire Hot Docs.

En 2017, nous avons également créé en partenariat avec le Festival des 3 Continents, à Nantes, un atelier de formation à la coproduction internationale, Produire au Sud Agadir-Sahara, qui, pour sa deuxième édition, accueillera douze réalisateurs et producteurs marocains, tunisiens, algériens et burkinabés, encadrés par dix professionnels internationaux expérimentés en matière de coproduction internationale.

En 2017, vous rendiez hommage à Jean Rouch, cinéaste et ethnographe de l’Afrique. Cette année, vous mettez à l’honneur le cinéma documentaire marocain. Pourquoi un tel choix ?

Alors que notre production nationale a longtemps été exclusivement documentaire, le cinéma du réel a disparu à partir des années 1970. Les pionniers du cinéma marocain étaient des fonctionnaires du Centre cinématographique marocain, mais ils ont très vite subverti la commande de l’Etat et réalisé des films critiques sur la réalité sociale, comme en témoigne l’œuvre du grand poète et cinéaste Ahmed Bouanani, que le réalisateur Ali Essafi a contribué à exhumer. Comment faire des films sans connaître son histoire et la cinématographie de son pays ? On ne peut créer une cinématographie sur le vide. C’est pourquoi nous avons invité Ali Essafi à évoquer devant les participants de notre Ruche documentaire les autres pionniers du cinéma marocain, qui sont des inconnus pour la nouvelle génération de cinéastes.

C’est aussi la raison pour laquelle nous avons choisi pour marraine de cette dixième édition la réalisatrice Fatima Jebli Ouazzani. Nous avons ouvert le festival avec son chef-d’œuvre, Dans la maison de mon père, un documentaire très personnel, oscillant entre fiction et réalité, qui interroge le mythe de la virginité dans une société musulmane. Ce film n’a pas été vu depuis vingt ans au Maroc et la jeune génération n’a pas idée qu’un tel film ait pu y être réalisé. Que bien avant eux, des cinéastes ont pris le risque de défier la censure et l’autocensure. Leur montrer ces films, leur permettre de rencontrer tous ces réalisateurs doit les nourrir, les inspirer. Le renouveau du cinéma au Maroc et en Afrique est en marche.