Archives de septembre 7th, 2018

France 3 – Faut pas rêver (Au Maroc, sur la route des oasis) avec Salima Naji.

Pour ceux qui voudraient revoir le documentaire sur les greniers qui est passé en février sur FR3 dans l’émission « Faut pas Rêver »

Merci à Salima Naji qui m’a envoyé le lien pour télécharger la vidéo.

Pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo :
Vous pourrez y accéder en cliquant sur :
https://youtu.be/AFByZ7HpuyQ

Cachez ces Alcooliques anonymes que le Maroc ne saurait voir

Par Ghalia Kadiri – lemonde.fr – 07/09/2018

Plus de 1 % des Marocains seraient dépendants, mais soigner cette addiction est difficile car, officiellement, les locaux n’ont pas le droit de boire de l’alcool.

Une cave au Maroc. Photo d’illustration.

 

Nadia*, la cinquantaine, est une femme de forte corpulence, vêtue d’une djellaba rouge, les cheveux grisonnants couverts d’un voile à fleurs. C’est un peu la « maman » du groupe. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est elle qui prend la parole en premier. « La semaine dernière, c’était l’Aïd. Et vous savez quoi ? Pour la première fois depuis trente ans, je me suis levée le matin. C’est moi qui ai cuisiné les moutons, trois moutons ! » Une salve d’applaudissements salue ses efforts. « Bravo ! », lâche un camarade. « Grâce à Dieu ! », lance un autre.

Cela fait bientôt huit mois que Nadia n’a pas bu une goutte d’alcool. Pendant trente ans pourtant, chaque jour, le rituel était le même. Le réveil ? Pas avant midi. La marche de la honte vers l’épicerie du coin. La bouteille de vodka de mauvaise qualité. Les verres « cul sec, sans mélange ». Nadia se terrait dans sa chambre, rideaux fermés, et passait sa journée « à boire devant les chaînes de télévision françaises ». Jusqu’à ce que son fils, longtemps pétrifié par la peur du déshonneur, finisse par l’emmener à l’hôpital Ar-Razi de Salé, où elle a été soignée dans le premier centre d’addictologie au Maroc, ouvert en 2000.

Depuis, Nadia revient tous les jeudis pour participer à la réunion des Abstinents anonymes d’Ar-Razi (AAA), lancée il y a un an pour assurer le suivi des personnes dépendantes et prévenir les rechutes. « Pour se protéger, on ne dit pas “Alcooliques anonymes”, car les textes de loi sont clairs : l’alcool est interdit pour les musulmans au Maroc. Nous ne voulons pas avoir de problèmes », explique Rachida Benbaze, infirmière à l’hôpital et modératrice des AAA. Mais le groupe suit à l’identique la méthode des Alcooliques anonymes, nés en 1935 aux Etats-Unis, et les douze étapes nécessaires pour parvenir à l’abstinence.

La crainte du « faux pas »

Chaque jeudi matin, une douzaine de « AA » (et jusqu’à trente pendant le ramadan, où la participation atteint son pic) se réunissent dans une petite salle sobre et lumineuse. La séance commence par un « Bismillah ! »prononcé en chœur. « Au nom de Dieu ». Même si « les confessions n’ont pas leur place ici », rappelle Rachida Benbaze. « Les AA sont basés sur la spiritualité, on s’inspire forcément de l’islam car nous vivons dans un pays musulman. Mais nous sommes laïcs. » Le mot haram (qui désigne ce qui est interdit par la religion) est proscrit. « Il n’y a aucun jugement. L’addiction est une maladie chronique du cerveau », rappelle l’infirmière.

Assis autour d’une table sur laquelle sont posés boissons et gâteaux, certains, à l’instar de Nadia, affichent une mine optimiste. Mais beaucoup gardent la tête basse et restent silencieux, les mains tremblantes. Une mauvaise nouvelle tombe : la veille, Jalil*, 40 ans, a replongé. La crainte du « faux pas », dans le langage des « AA », hante chacun d’eux. « On a tous peur de rechuter », avoue Nasser*, un des deux parrains du groupe, malgré ses huit années d’abstinence. Lui a tout perdu à cause de l’alcool. Sa femme, son travail, sa maison, son statut social. « J’étais devenu clochard. J’ai fait une tentative de suicide, mais Dieu ne m’a pas tué. Alors je me suis dit que j’avais peut-être une mission : aider les autres à trouver le courage de se faire soigner dans un pays où l’alcoolisme est l’un des grands tabous. »

Au point qu’il a fallu des années d’acharnement pour voir le projet aboutir. Le 29 septembre, les AAA souffleront leur première bougie. « On s’est lancés un peu comme ça, en regardant des vidéos sur YouTube », sourit Mme Benbaze. Et pour suivre les douze étapes traditionnelles détaillées dans le livre des Alcooliques anonymes, qui n’existe pas en langue arabe, il a fallu s’engager dans un long travail de traduction. « Je m’inspire de celui des Narcotiques anonymes, qui est édité en arabe », précise la modératrice, les mains posées sur l’ouvrage consacré aux toxicomanes.

Les femmes se cachent

Au Maroc, la loi interdit strictement la vente et la consommation de boissons alcoolisées aux Marocains musulmans. Théoriquement réservée, donc, en majeure partie aux touristes, la vente d’alcool est néanmoins largement accessible aux nationaux. Dans les grandes villes, les consommateurs en trouvent dans certaines grandes surfaces, dans des magasins spécialisés ou chez des vendeurs informels, dans des hôtels, des pubs chics ou des bars populaires. Dans les campagnes et les petits villages, les habitants fabriquent leur propre alcool, généralement de l’eau de vie (mahia).

« Il faut arrêter de se voiler la face. Il n’y a pas une famille au Maroc qui n’a pas connu au moins une fois un problème d’addiction », prévient Imane Kendili, psychiatre et addictologue à Casablanca. En 2009, elle a participé, avec l’association Nassim et d’autres médecins addictologues, à la mise en place des premières réunions des Alcooliques anonymes, qui se rassemblent de manière plus ou moins régulière dans plusieurs villes, notamment à Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir.

« Nous sommes protégés parce que nous existons au sein d’un hôpital, indique Mme Benbaze. Mais les autres groupes à l’extérieur des structures hospitalières ont du mal à être pérennes. » Trouver un local pour accueillir des alcooliques est un parcours du combattant dans le royaume.

Pourtant, le besoin est là. « Une étude menée en 2009 par des psychiatres estime que 1,4 % des Marocains sont dépendants à l’alcool et que 2 % en abusent. C’est énorme », alerte la docteure Kendili. En 2014, un rapport de l’Observatoire national des drogues et des addictions (ONDA) faisait état de 50 000 à 70 000 Marocains (sur 35 millions d’habitants) présentant « un usage problématique d’alcool ».

Les hommes sont les plus touchés. Mais, contrairement aux idées reçues, les femmes alcooliques « sont beaucoup plus présentes qu’on ne le croit, mais elles se cachent », affirme la psychiatre addictologue. Nadia, la seule femme des AAA, en sait quelque chose : « Dans les milieux populaires, une femme qui boit tout court est une prostituée ou une dépravée. Alors imaginez une femme alcoolique : j’ai été stigmatisée, reniée par le voisinage, exclue de la société. »

Hypocrisie sociale

Dans ce climat d’hypocrisie sociale où la réalité est masquée par les discours moralisateurs religieux, l’accès aux soins et la prévention trouvent difficilement leur place. « L’alcoolisme est vu comme de l’insolence et de la déviance, il y a beaucoup de stigmatisation, y compris dans le milieu médical, témoigne une infirmière d’un hôpital casablancais, sous couvert d’anonymat. Quand un alcoolique est malade, on ne peut pas s’empêcher de penser que c’est de sa faute. »

Depuis 2000, au moins quatorze centres d’addictologie ont toutefois ouvert leurs portes à travers le pays. Dix ans plus tard, un programme national de lutte contre les conduites addictives a été lancé sur instruction royale, signe d’une volonté politique de lutter contre tous les types d’addictions. Mais les places sont encore limitées, dans le secteur public comme dans le privé. « En plus, il n’y a pas de suivi, de réinsertion sociale et encore moins de programme de prévention nationale », fustige Imane Kendili. Et l’interdit socio-religieux risque de décourager pendant longtemps les alcooliques de se faire soigner.

* Les prénoms des membres de l’AAA ont été modifiés pour respecter leur anonymat.

CINÉMA : HUIT FILMS EN LICE POUR LE PRIX NATIONAL DE LA CULTURE AMAZIGHE

quid.ma – 07/09/2018

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Le jury de la compétition est présidé par Mohamed Salou de l’IRCAM, avec comme membres Brahim Hasnaoui et Ali Mourif

Huit longs et courts métrages sont en lice pour le prix national de la culture Amazighe, catégorie film, qui sera organisé, les 14 et 15 septembre courant à Agadir, par l’association « Festival Issni N’Ourgh du film amazigh ».

L’évènement est initié en partenariat avec l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), et l’appui d’autres partenaires institutionnels dans l’optique de mettre en valeur les jeunes talents dans le domaine du 7ème art d’expression amazighe.

Selon une note de présentation de la compétition, ce prix s’inscrit dans le cadre du partenariat signé entre l’association Issni N’ourg (Couronne d’or en amazigh) et l’IRCAM pour permettre aux jeunes réalisateurs ou producteurs d’investir le domaine du cinéma via le film.

Le jury de la compétition est présidé par Mohamed Salou de l’IRCAM, avec comme membres Brahim Hasnaoui et Ali Mourif, indique un communiqué des organisateurs.

Le programme de la manifestation comprend, par ailleurs, une rencontre sur « les enjeux de la langue amazighe au Maroc: entre média et cinéma » et une table ronde sur « l’état de la production audiovisuelle au Maroc ».

La CNSS toujours plus proche de ses clients

aujourdhui.ma – 07/09/2018

La CNSS toujours plus proche de ses clients

La proximité et la qualité de service constituent une priorité pour la CNSS. Dans le cadre de sa politique visant à améliorer les services offerts aux clients, la Caisse a ouvert plusieurs agences à travers les différentes villes du Royaume. Depuis 1961, date de création de la CNSS, à 2005, le nombre des agences qui ont ouvert leurs portes s’est chiffré à 61. En 2018, 92 agences ont été créées. Et au plus tard fin juillet, 3 autres agences ont été ajoutées à cette carte prolifique, en l’occurrence l’Agence Fès Sidi Brahim, l’Agence Kénitra Salmia et l’Agence Hay Hassani Errahma. Il est aussi important de signaler qu’au plus tard fin 2018 – début 2019 d’autres Agences verront le jour. Il s’agit notamment de l’Agence Al Amal (Casablanca), l’Agence Hay Mohammadi (Casablanca), l’Agence Massira Temara (Rabat), l’Agence Boujdour (Boujdour), l’Agence Mghogha (Tanger) et une Agence à Bengurir. Par ailleurs, la CNSS a encouragé la création des bureaux de liaison ou les antennes de proximité et ce en collaboration avec les élus et les autorités locales (communes, préfectures, municipalités…).

Ainsi, un représentant de l’agence la plus proche se déplace une à deux fois par semaine pour traiter les dossiers et réclamations des clients. La CNSS compte désormais 26 antennes de proximité, avec une programmation de 11 autres d’ici fin 2018. A noter que ces antennes ont été lancées en 2016. La CNSS a aussi lancé le concept d’agence mobile. Initiées entre 2008 et 2011, ces agences mobiles ont pour objectif de créer plus de proximité avec les clients en allant à leur rencontre. Actuellement, elles sont au nombre de 10, toutes hors Casablanca. Elles sont destinées à servir les zones agricoles lointaines et les marins pêcheurs artisans, pour développer la couverture sociale, assurer la collecte des dossiers (AMO et prestations classiques) et traiter les réclamations. La CNSS a aussi ouvert des kiosques AMO. Actuellement, 4 sont opérationnels à Casablanca (3 à Ain Sebaâ- Hay Mohammadi et 1 à Hay Hassani-Ain Chock) et le 5ème est en cours d’implémentation à Lissasfa. Généralement installés dans des zones industrielles ou à forte fréquentation, ils distribuent les imprimés et collectent les dossiers AMO et traitent de 30 à 35% de l’activité de l’agence de rattachement. A noter que 21 autres kiosques de proximité seront additionnés d’ici 2020, dont 7 en 2018, 2 à Agadir, 2 à Marrakech, 2 à Tanger et 1 à Mohammedia.

La station de dessalement de Chtouka opérationnelle en 2020

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 07/09/2018

La station de dessalement de Chtouka opérationnelle en 2020

Les travaux ont été lancés depuis quelques semaines au niveau du mégaprojet de la station de dessalement de Chtouka, qui sera opérationnelle en 2020, selon Hro Abro, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa (ORMVASM).
Premier projet du genre en Afrique, ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et un délégataire privé, la société Aman El Baraka, pour répondre à la demande des agriculteurs et de leurs associations. Né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) aux niveaux local, régional et national de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau, le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir et à l’est du Parc national du Souss-Massa.
Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, le premier étant la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa. Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe.

Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ibn Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.
Le projet Chtouka consiste en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existant actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau. Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement.

La station de dessalement (technologie d’osmose invers) sera située à 300 m de la côte et à +44m d’altitude, dans la commune d’Inchaden.
La capacité de production initiale est de 275.000 m3/j à raison d’un débit de 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable, et d’un débit de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. S’inscrivant intégralement dans les objectifs stratégiques du Plan Maroc Vert (PMV) et dans les objectifs du Plan agricole régional, ce projet ambitionne essentiellement la sauvegarde des ressources en eau et leur développement, tout en garantissant le capital investi dans l’agriculture d’exportation.

Agadir accueille un concours national de pêche sportive

h24info.ma – 06/09/2018

Agadir, la capitale du Souss, accueille un concours national de pêche sportive. Les amateurs de cette discipline sportive se donneront rendez-vous à Tamri, au nord d’Agadir.

Les passionnés de pêche sportive se donnent rendez-vous, en cette fin de semaine, à Tamri, au nord d’Agadir, pour un concours national de black-bass, un carnassier combatif qui se trouve particulièrement dans les eaux peu profondes et plutôt chaudes.

Cette deuxième manche du championnat de la pêche du black-bass: la «Morocco Bass League 2018» est prévue samedi. Elle est initiée par l’Union marocaine du black-bass, sous l’égide du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, avec le soutien de plusieurs partenaires privés.

Dans un communiqué, les organisateurs précisent les règles de cette compétition. Il s’agit d’une pêche à pied en binômes en mode «catch and release» (attraper et relâcher), où seule la pêche aux leurres artificiels est permise durant le concours. Le Black bass est le seul poisson sujet de la compétition avec une maille de 35 cm et plus.
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