Archives de septembre 15th, 2018

Les actus de l’Amicale francophone de Taroudant

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Actus du 14 septembre 2018

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Liens à consulter :

Maroc : Travail domestique, Le contrat obligatoire dès octobre

https://www.leconomiste.com/article/1033183-travail-domestique-le-contrat-obligatoire-des-octobre

https://www.medias24.com/MAROC/DROIT/185690-Personnel-de-maison-Voici-les-droits-des-employes-et-les-obligations-des-employeurs.html

 Taroudant fête l’art du Malhoun

https://www.libe.ma/Taroudant-fete-l-art-du-Malhoun_a101226.html

LA RÉGIONALISATION AVANCÉE DÉCLINÉE SUR LE PLAN SÉCURITAIRE

Par Amyne Asmlal – le360.ma – 14/09/2018

Police

© Copyright : DR

La DGSN vient de rattacher plusieurs districts à de nouvelles préfectures de police en fonction du nouveau découpage régional. Plus tard, ce sont les compétences, les attributions et les équipes qui seront réorganisées selon le même critère.

En attendant le parachèvement du processus de la régionalisation avancée, la DGSN, elle, s’est déjà mise à la page. Ainsi, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro du week-end, la Direction générale de la Sûreté nationale vient d’adresser une circulaire à toutes les préfectures de police au sujet de la nouvelle réorganisation de certains de ses services en fonction du nouveau découpage régional.

C’est ainsi, écrit le journal, que le district de police de Sidi Ifni vient d’être rattaché à la préfecture de police de Laâyoune alors que celui de Tata a été rattaché à la préfecture de police d’Agadir. De même, le commissariat central de Guercif relève désormais de la préfecture de police d’Oujda alors que les districts de police de Khouribga et de Khénifra ainsi que les commissariats de Oued Zem, Bejaâd et Meriret relèvent, eux, aux termes de cette circulaire, de la préfecture de police de Béni Mellal.

Naturellement, précise Al Ahdath Al Maghribia, ce nouveau découpage est accompagné d’une réorganisation aussi bien sur le plan technique et matériel que sur le volet des ressources humaines. Des changements ont ainsi été opérés au sein de la hiérarchie de la police au niveau local pour accompagner cette restructuration, précise le journal. En même temps, il a été procédé à un redéploiement des brigades mobiles et des hommes de terrain en fonction de la nouvelle organisation spatiale des services.

Cette initiative, note le journal, intervient dans le cadre de la mise en œuvre par la DGSN de ses différentes stratégies relatives à l’accompagnement du processus de la régionalisation avancée. Cette action concernera, dans un premier temps, la mise en place de structures régionales qui épousent le nouveau découpage des régions.

Zéro Mika : le Parquet appelle les procureurs à plus de fermeté

telquel.ma – 14/09/2018

Plus de deux ans après l’entrée en vigueur de la « loi Zéro Mika », le chef du Parquet a appelé à sévir contre les fraudeurs, reconnaissant qu’un retard a été relevé ces derniers temps dans la réalisation des enquêtes.

Crédit: AFP

La présidence du Ministère public a appelé les procureurs des Cours d’appel des tribunaux de première instance à  « redoubler d’efforts pour l’application des dispositions de la loi 77-15 relative à l’interdiction de la fabrication et de la commercialisation des sacs en plastique, ainsi que la répression des contrevenants ».

Dans une circulaire datée du 6 septembre, consultée par TelQuel, le chef du Parquet fait remarquer qu’en dépit des « résultats encourageants enregistrés » dans la mise en œuvre des dispositions de cette loi, « force est de constater qu’un certain retard a été relevé ces derniers temps » pour ce qui est de la réalisation des enquêtes et de la préparation des dossiers en vue de les soumettre au tribunal.

La présidence du Ministère public a ainsi exhorté ses magistrats à « hâter les investigations liées aux infractions prévues par la loi 77-15 », à « prêter main forte aux services administratifs chargés d’enquêter et d’établir le cas échéant des procès-verbaux relatifs à des contraventions », et à « procéder à la saisie des outils, machines et divers objets utilisés dans le crime », tout en sollicitant la fermeture des locaux conformément à la loi.

Le chef du Parquet a également appelé les procureurs et les procureurs généraux à « soumettre au tribunal les dossiers relatifs à ces infractions en vue d’y trancher dans des délais raisonnables » et à « prévoir des peines proportionnelles à la gravité des faits, et des recours en cas de jugements qui ne tiennent pas en compte la gravité des infractions ou les cas de récidive ».

Deux ans après l’entrée en vigueur en juillet 2016 de la loi 77-15, une enquête menée auprès de 235 personnes par le collectif Zéro Zbel (auprès de clients et de commerçants) dans huit marchés de Casablanca, Agadir et Tétouan, rapportait que « 49 % des sondés considèrent que la consommation de sacs en plastique est restée la même ou a augmenté ».  60 % des commerçants sondés ont affirmé que 80 % de leurs clients exigeaient des sacs en plastique, tandis que 65 % de ceux-ci ont reconnu qu’utilisaient 5 à 15 sacs en plastique à chaque fois qu’ils font leurs courses.

Dans le sillage de la publication de cette enquête, le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, a reconnu que « l’éradication de l’usage des sacs en plastique reste limitée à cause de l’apparition de nouveaux modes d’approvisionnement et de distribution, comme les ateliers de fabrication clandestins, la contrebande et la distribution à la sauvette ».

Entrée en vigueur le 1er juillet 2016, la loi 77-15 prévoit des sanctions financières contre les contrevenants, qu’ils soient fabricants de sacs plastiques ou simples commerçants, sans concerner les consommateurs. La fabrication des sacs en matières plastiques peut déboucher sur une amende allant de 200.000 à 1 million de dirhams. L’amende prévu pour la commercialisation varie elle entre 10.000 et 500.000 dirhams. Les commerçants qui offrent ou vendent des sacs plastiques à leurs clients risquent eux une amende de 20.000 à 100.000 dirhams.

Un jour pour changer le monde : Le World CleanUp Day, un projet planétaire pour le bien de tout un chacun

par Chady Chaabi – libe.ma – 15/09/2018

Un jour pour changer le monde : Le World CleanUp Day, un projet planétaire pour le bien de tout un chacun

“Nous vivons dans un monde qui croule littéralement sous les déchets. Chaque année, la population mondiale génère près de 4 milliards de tonnes de déchets de différentes sortes. Pour notre environnement, pour l’avenir nous nous engageons ». C’est ainsi que le programme d’action sociale World CleanUp Day présente sa mission. Un engagement qui dure depuis une décennie et qui tire sa quintessence de la journée du 15 septembre.
Né en Estonie, ce projet planétaire, qui a réuni 4% de la population locale, a permis le 15 septembre 2008 de ramasser en l’espace de quelques heures seulement, 10000 tonnes de déchets. Depuis, pas moins de 130 pays ont rejoint le mouvement éstonien dont l’objectif, vous l’aurez compris, est de collecter un maximum de déchets sauvages lors du World CleanUp Day, mais également de générer une prise de conscience au sujet de la problématique des déchets sauvages, ajoute-t-on. « Nous voulons organiser la plus grande mobilisation citoyenne et environnementale jamais faite pour une prise de conscience mondiale », souligne la même source.
Une mobilisation qui ne laisse pas de marbre l’ONG Surfrider Foundation Maroc. Implantée à Agadir et guidée par la volonté de protéger, mettre en valeur et gérer durablement le littoral, ses vagues et ses usagers, cette association affiliée à Surfrider Foundation Europe, une ONG agréée auprès de l’Union européenne pour ses programmes éducatifs, juridiques et de protection de l’environnement, organise en collaboration avec le Club Med, ce samedi, à partir de 9h30, un grand nettoyage à la Kasbah d’Agadir Oufella. 
Pour Rkia Drouiche, responsable communication, l’engagement de l’association auprès du mouvement planétaire World CleanUp Day se justifie à l’aune de la nature des multiples activités réalisées par l’ONG depuis sa création. «Nous organisons toute l’année des initiatives océanes, des nettoyages de plages, lacs, rivières et fonds marins partout dans le monde. Ces collectes de déchets sont organisées par des bénévoles grâce à l’accompagnement de Surfrider Foundation», a-t-elle indiqué. En d’autres termes, le World CleanUp Day cadre parfaitement avec les fondements même de l’association.
Toutefois, la multiplication de ce genre d’initiatives se heurte forcément à l’épreuve des résultats. Ce à quoi Rkia Drouiche rétorque en affirmant que «ces trois dernières années, nous avons remarqué un changement comportemental et sociétal, et ce, grâce aux efforts de la société civile et des médias sociaux».   
Cette combinaison d’efforts ressemble comme deux gouttes d’eau aux besoins du World CleanUp Day. En effet, pour faire aboutir ce type de projet universel, il n’y pas de secret. La synergie des efforts et la mobilisation d’un maximum de pays sont impératives, au même titre que l’élaboration d’un plan d’action afin d’optimiser la collecte des déchets. C’est la raison pour laquelle l’ensemble des associations qui ont émis le souhait de participer à ce jour particulier se sont inscrites auprès de la maison mère de World CleanUp Day, afin que cette dernière puisse connaître les effectifs et créer des équipes de collecte. Et il en faudra un paquet d’équipes tant notre planète et ses océans sont à l’agonie. Le principal coupable ? Le plastique. Il est effrayant de lire dans un rapport de l’ONU que depuis 1950, 9 milliards de tonnes de plastique ont été accumulées sur la terre. Et la situation ne risque pas de s’arranger de sitôt, à la lumière des 10 tonnes de plastique produites par seconde dans le monde. Les conséquences de cette accumulation de plastique sont dramatiques. L’ONU souligne que les sacs en plastique peuvent bloquer les cours d’eau et accroître les catastrophes naturelles. En bouchant les égouts et en fournissant des aires de reproduction pour les moustiques et les parasites, les sacs en plastique peuvent pareillement augmenter la transmission de maladies telles que le paludisme.
Heureusement, une lueur d’espoir brille en ce moment, quelque part dans le Pacifique. Une semaine avant ce jour du World CleanUP Day, qui espère secrètement sensibiliser le monde aux limites de son mode de consommation, le Maersk Launcher a vogué vers l’océan Pacifique, accompagné d’une flottille de voiliers et de kayaks, au bout d’une demi-décennie de préparations et de tests à échelle réduite. Le bateau d’Ocean Cleanup, tirant un gigantesque dispositif innovant de flottaison, a quitté le port de San Fransisco, dans le but de nettoyer le continent plastique du Pacifique. Une volonté dans la lignée des objectifs d’Ocean Cleanup, une organisation néerlandaise à but non lucratif, qui entend vider la moitié de la « grande zone d’ordures du Pacifique » (GPGP, pour Great Pacific Garbage Patch) d’ici cinq ans.
Ocean Cleanup explique sur son site Internet que sa technologie réside en un flotteur de 600 mètres de long, se trouvant à la surface de l’eau et une jupe de 3 mètres de profondeur au-dessous. Le flotteur maintient le dispositif à la surface et empêche le plastique de s’échapper au-dessus, tandis que la jupe empêche les débris de s’échapper en dessous.
Solution définitive ou temporaire, le bateau d’Ocean Cleanup ainsi que le World CleanUP Day représentent une étincelle dans un sombre océan de plastique. Un espoir pour mettre fin à de véritables massacres écologiques, comme celui dénoncé par une étude publiée le 13 septembre courant, dans la revue Nature, et qui révèle, après avoir observé 1000 bébés tortues décédés dans l’est de l’Australie, qu’un peu plus de la moitié des spécimens étudiés avaient l’estomac saturé de plastique.

 

Près d’Agadir, des “explosions” intriguent les habitants

lesiteinfo.com – 14/09/2018

La commune rurale d’Imi Mkourne, relevant de la province de Chtouka-Aït Baha, à quelques kilomètres d’Agadir, connaît depuis quelques temps de fortes explosions, au grand dam des habitants qui en ignorent l’origine. Ces derniers n’ont pas manqué d’exprimer, en vain, leur inquiétude à plusieurs reprises et soulever le risque d’effondrement de leurs maisons à cause de ces chocs.

A ce propos, une source a confié à Le Site Info que les gens de la région, à force d’entendre ces explosions, croyaient qu’il s’agissait de tremblements de terre. Et d’expliquer que ces sons émanent de carrières de pierre situées dans la région et exploitées par Ciments du Maroc, l’entreprise marocaine de matériaux de construction.

En parallèle, le gouverneur de Chtouka a constitué une commission composée de la gendarmerie royale, de la protection civile et d’autres entités afin d’enquêter sur l’exploitation de ces carrières et le respect du cahier des charges par l’entreprise.

Opinion personnelle : peut-être simplement des explosions de dynamite pour l’exploitation des nombreuses carrières de pierres ?
Mais ça semble trop simple comme explication !

Après Agadir, des sardines Connétable « made in Laâyoune »

Par Mehdi Mahmoud – telquel.ma – 14/09/2018

Plus ancienne conserverie du monde, Chancerelle approfondit son implantation au Maroc. La conserverie bretonne devrait investir 4 millions d’euros dans la construction d’un nouveau site de traitement de sardines, à Laâyoune.

La conserverie Chancerelle, plus connue pour sa marque Connétable, devrait achever un investissement de 4 millions d’euros (près de 43 millions de dirhams) dans la construction d’une nouvelle usine de traitement de sardines, à Laâyoune. « Ce site nous permettra de transformer les sardines dès que les bateaux accosteront afin de maintenir la chaîne du froid et de contrôler au plus vite leur qualité », a expliqué le PDG de la conserverie bretonne, Jean-François Hug, aux Échos.

Selon le quotidien économique français, l’usine pourrait faire travailler des « centaines de personnes » dans un site grand de 4.000 mètres carrés. Il s’agirait de la seconde usine de Chancerelle dans le Royaume, après celle d’Agadir ouverte en 2009 et employant près de 1.000 personnes. Cette dernière a notamment vocation à « l’export et au marque des distributeurs », explique Les Échos.

La sardine, un produit exporté

La nouvelle usine de Laâyoune entre dans le processus d’acheminement de sardines pêché au large du sud marocain. Elle permettra de conserver la chaîne du froid, une fois les bateaux de pêche amarrés au port. Les sardines y seront « nettoyées, éviscérées et placées dans la glace avant leur transport pour le site d’Agadir », poursuit le quotidien économique français.

Basée à Douarnenez (Finistère, France), la conserverie tire « près de la moitié des volumes de sardines mis en boite » des eaux marocaines, rapporte Les Échos. Un phénomène lié à l’insuffisance de bancs poissons en France et à une main d’œuvre plus attractive dans le Royaume. Contactée par TelQuel, une source proche de la délégation de pêche maritime de Laâyoune explique « qu’une majorité des industriels de la filière halieutique exporte vers l’Europe  ». Une activité créatrice d’emploi à plusieurs échelles, « de la simple activité de pêche, à la réparation de navires », explique notre source qui se réjouit du renouvellement en cours, mais pas encore voté par le parlement européen, du partenariat de pêche entre le Maroc et l’Union européenne (UE). « Cela va dynamiser l’activité économique et améliorer les normes techniques, notamment sur la traçabilité des espèces de poisson », affirme-t-elle.

Valorisation des produits

« Une trentaine de patrons de chalutiers marocains » auraient d’ores-et-déjà signé des accords de pêche afin d’alimenter  la conserverie en sardines. La glace nécessaire à la congélation à bord des navires sera fournie par l’entreprise bretonne : « Cela représente un coût, mais évite que les caisses de poissons soient stockées à température ambiante », explique Jean-François Hug.

Joint par TelQuel, le directeur régional de l’Office national des pêches (ONP) à Laâyoune, Khatari Ezaroili, abonde dans ce sens. « Il y a une meilleure valorisation des produits pêchés, notamment par les caisses de glace à bord des embarcations », explique-t-il. Des sardines valorisés et, donc, de « meilleure qualité », qui ont permis de compenser une baisse de volume de pêche dans la région. « On a connu beaucoup d’aléas en 2018 », indique Khatari Ezaroili. Avant d’ajouter : « Les conditions météorologiques défavorables ont entrainé des complications pour les pêcheurs d’aller en mer. Sur la période de mai à septembre, le volume a été fluctuant mais reste de l’ordre de 10.000 tonnes. »

D’après des chiffres avancés par le quotidien L’Économiste, la production nationale de la sardine « dépasse les 850.000 tonnes annuellement », dont 126.000 concernés par l’exportation des boites de conserve. 

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