Archives de septembre 21st, 2018

« Zéro Zbel » : Le rapport inquiétant sur la pollution des plages marocaines

lesinfos.ma – 17/09/2018

« Zéro Zbel » : Le rapport inquiétant sur la pollution des plages marocaines

Selon le rapport publié par l’association « Zéro Zbel », les plages du littoral méditerranéen et atlantique contiennent 35 déchets et 180 micro-déchets par m² dont la plupart sont en plastique. 

Des audits menés du mois de mars à août 2018 par un groupe de six associations et quarante bénévoles sur 26 plages du littoral méditerranéen et atlantique, de Boujdour à Essaïdia, tirent la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique des plages marocaines. En effet, dans un rapport rendu public sur le site de l’association « Zéro Zbel », qui a collaboré lors de cette opération avec la Fondation Heinrich Boll, les résultats sont pour le moins inquiétants : nos plages contiennent 35 déchets et 180 micro-déchets par m² dont 85% sont en plastique.

« Ces résultats montrent que la pollution plastique est la principale source de déchets solides polluant nos plages, et que l’origine de ces déchets est très concentrée : 5 familles de produits représentent 56% des déchets collectés, et l’essentiel de ces déchets est issu de produits commercialisés par une poignée de grandes entreprises industrielles. Cette concentration des sources des déchets signifie que certaines solutions ciblées en amont peuvent avoir un impact positif majeur sur la réduction de la pollution des plages », explique le rapport.

La responsabilité des grandes marques 

L’association a passé au peigne fin les différents types de déchets collectés et qui sont au nombre de 36.280 : 18% représentent des bouteilles d’eau, de jus, de soda ainsi que leurs bouchons ; 13% sont essentiellement des cordes et des filets de pêche, 10% sont des bâtonnets de sucettes et de coton-tige, 9% de sacs plastiques et 6% des emballages en plastique, 3% des mégots de cigarettes et 2% des pinces à linge. L’association précise que 9% de la collecte, notamment des débris, n’a pas pu être identifiée mais que la moitié des déchets en plastique provient de « marques commerciales appartenant à trois entreprises qui sont des acteurs majeurs des secteurs de la boisson gazeuse, de l’eau en bouteille et des produits laitiers », souligne Zéro Zbel dans son communiqué. « Il est important de rappeler que la pollution plastique des océans est considérée comme l’un des défis environnementaux majeurs de notre siècle, et que la plupart des déchets plastiques mettent entre 100 et 500 ans à se dégrader ».

Recueil de recommandations

« Considérant également que le Maroc a été désigné parmi les 20 pays qui rejettent le plus de plastique dans les océans, il est urgent de mettre en place des solutions permettant de réduire notre consommation de plastique et ses impacts sur la nature », prévient le communiqué.

Afin d’identifier les solutions les plus adaptées, l’association Zéro Zbel annonce l’organisation, dans les prochains mois, d’une série d’ateliers de réflexion autour des résultats de ces audits. « L’objectif de ces ateliers sera de recueillir l’avis de différentes parties prenantes (associations, entreprises, élus locaux…) et d’explorer les mesures à entreprendre.
Ces ateliers donneront lieu à la publication d’un recueil détaillé de recommandations. Ces solutions et recommandations devront intervenir à tous les niveaux de la chaîne de valeur: de la réglementation, aux pratiques de production et de distribution, aux habitudes de consommation, jusqu’au système de gestion des déchets », poursuit la même source.

Les actus de l’Amicale Francophone de Taroudant – 21/09/2018

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Maroc/Iles Canaries : Des connexions aériennes dès 820 DH

leconomiste.com – 21/09/2018

Maroc/Iles Canaries: Des connexions aériennes dès 820 DH

Ouverture des travaux du 1er Forum de la justice de Laâyoune

mapexpress.ma – 21/09/2018

Ouverture des travaux du 1er Forum de la justice de Laâyoune

Laâyoune – “L’automatisation de l’action judiciaire et professionnelle” et “la rédaction des contrats” sont les principaux thèmes du premier Forum de la justice de la ville de Laâyoune, dont les travaux se sont ouverts jeudi au palais des congrès, à l’initiative des barreaux près des Cours d’appel à Agadir, à Guelmim et à Laâyoune et la Cour d’appel de Laâyoune.

Du lundi 24 au vendredi 28 septembre 2018 gagnez un séjour pour deux personnes à Agadir au départ de Deauville.

Par Nathalie Morel – francebleu.fr – 21/09/2018

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Voyages Fournier
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Le séjour offert par Sélectour Voyages Fournier comprend :

Un vol pour deux personnes A/R au départ de l’aéroport de Deauville et à destination d’AGADIR en formule tout inclus en janvier 2019.

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STATION DE DESSALEMENT. PREMIERS COUPS DE PIOCHE À DOUIRA

par Yassine SABER – leseco.ma – 20/09/2018

Le ministère de l’Agriculture et l’ONEE construisent la plus grande unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer avec leur partenaire, le groupe espagnol Abengao. Le chantier qui a démarré à Douira dans la région de Chtouka est titanesque.

Tout au long de l’année, Douira s’enorgueillit de son climat doux influencé par les vents marins. C’est ici dans cette localité côtière située à plus de 55 kilomètres d’Agadir que le projet mutualisé de la future station de dessalement de l’eau de mer destiné à l’irrigation agricole et à l’usage d’eau potable commence à sortir de terre, non loin des habitations, à 300 m de la côte. Une fois sur place, l’on comprend que le site relevant de la commune rurale d’Inchaden a été principalement sélectionné sur la base de sa proximité d’avec la première région primeuriste du royaume puisqu’il est pratiquement impossible de ne pas croiser des abris-serres en empruntant la route menant à Douira et d’autres localités au départ la voie expresse Agadir-Tiznit. Et dès que l’on s’approche du chantier étalé sur 20 hectares, on peut constater de visu que les coups de pioche des pelleteuses et autres engins rompent le silence de ce lieu, soigneusement choisi pour la réalisation de ce projet, fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre le ministère de l’Agriculture et l’ONEE avec les deux filiales du groupe espagnol Abdengao : Aman El Baraka et la Société d’eau dessalée d’Agadir (SEDA).

Terrassements : STAM et GTR     accomplissent les travaux
Ce n’est donc pas étonnant de trouver, à l’entrée du chantier, des panneaux exigeant le respect des consignes de sécurité, vu l’ampleur du projet. Et à l’heure actuelle, deux sous-traitants se chargent sur le site, déjà assaini, de la réalisation des travaux de terrassement généraux pour le compte d’Abdengao, concessionnaire et délégataire de l’unité de dessalement de l’eau de mer pour une durée de 30 années. Il s’agit en l’occurrence de la Société de travaux agricoles marocains (STAM) et de la société des grands travaux routiers (GTR). La première entreprise s’occupe de la réalisation de la conduite d’amenée d’eau salée et de l’ouvrage de rejet de saumure qui sera équipé d’un diffuseur pour limiter l’impact sur l’écosystème marin. «En conformité avec le cahier des charges environnemental, ces conduites seront branchées à 48 mètres au-dessous du niveau de la mer», explique Noreddine Kessa, chef de service de l’équipement à l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) Souss-Massa et ingénieur en chef chargé du projet. Quant à la seconde société, elle effectue, pour sa part, les travaux de la station de traitement, proprement dit où l’eau sera prétraitée avant d’être traitée grâce à la technique de l’osmose inverse.

Deux sorties pour l’irrigation et l’eau potable
Il est à noter que l’ensemble de l’unité sera séparé en deux, une partie Eau potable et une partie Eau d’irrigation qui seront alimentés par des énergies renouvelables. C’est pourquoi, après la mise en service de la station, prévue en 2020, deux sorties d’eau dessalée seront réalisées, l’une pour l’irrigation dans le cadre du contrat de concession entre le ministère d’Agriculture et la société Aman El baraka et la convention de gestion déléguée entre l’ORMVA-SM avec la même société alors que l’autre sortie sera destinée à l’eau potable. Celle-ci sera gérée dans le cadre de la convention de gestion déléguée d’eau potable entre l’ONEE-Branche eau et la SEDA, son concessionnaire privé. Il va sans dire qu’avant le démarrage des travaux, il y a trois mois, la réalisation de ce projet a été conditionnée par des objectifs de souscription à l’eau dessalée de la part des producteurs-exportateurs pour la sauvegarde de la nappe surexploitée de Chtouka dont le déficit hydrique dépasse actuellement 60 millions de m³.

11.000 ha : la superficie souscrite à l’eau dessalée
Aujourd’hui, on estime la superficie irriguée à partir de cette nappe à environ 17.500 ha. «Sur 12.000 ha ciblés, plus de 11.000 ha de la superficie globale ont été souscrits après le lancement de cette opération à l’eau dessalée auprès des agriculteurs», note Hro Abro, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) Souss-Massa. Toujours est-il que la superficie souscrite en substitution des volumes sur-prélevés sur la nappe phréatique est passée de 2.500 ha lors du démarrage de la campagne de souscription à 11.000 ha alors que l’objectif a été d’atteindre 80% de la superficie ciblée avant le démarrage des travaux. Pour ce qui est du tarif de l’eau dessalée, il a été établi à 5 DH hors taxe par m³ rendu à la borne, soit 19.440 DH par an et par hectare souscrit. «C’est essentiellement grâce à la question de la mutualisation des deux projets et la contribution publique de l’État fixée à 1,8 MMDH qu’on est arrivé à ce coût de 5 DH hors taxe», souligne Hro Abro. En ce qui concerne les droits de raccordement et de souscription, ils ont été fixés à 10.000 DH/ha. Aujourd’hui, «c’est la première partie de l’opération de souscription qui sera collectée», précise Noreddine Kessa. Il s’agit des droits de souscription fixés à 5.000 DH par ha tandis que les droits de raccordement fixés également à 5.000 DH/ha seront payables à la réalisation du raccordement. Sur ce dernier point, «il faut savoir que ce sont les travaux topographiques qui sont actuellement lancés dans le cadre d’une anticipation de cette démarche afin de préparer les dossiers d’expropriation de terrains qui seront dédiés aux réseaux d’irrigation», précise Noreddine Kessa.

Chtouka : un décret pour la sauvegarde de la nappe
En plus de la production d’eau dessalée pour l’irrigation du périmètre irrigué de Chtouka, ce projet de sauvegarde initié par le ministère de l’Agriculture à la demande des agriculteurs et de leurs entités professionnelles est composé aussi d’un accord-cadre et d’un décret (n°2-17-596) considérant la nappe phréatique de Chtouka comme périmètre de sauvegarde. Ce dernier qui a été publié au bulletin officiel du 16 novembre 2017, porte sur la délimitation du périmètre de sauvegarde et déclare l’état de pénurie d’eau au niveau de cette zone. Par ailleurs, la capacité de production initiale de ladite station est de 275.000 m3/j à raison d’un débit de 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable et d’un débit de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. Par ailleurs, la non-réalisation de ce projet a été synonyme d’une perte de 9 MMDH de valeur ajoutée créée par le secteur des fruits et légumes dans la région, de 3 MMDH d’investissement et d’1 million d’emplois journaliers et réguliers.

Boukous présente son roman «Rhapsodies de Tanit la captive» en novembre à Agadir

aujourdhui.ma – 20/09/2018

Boukous présente son roman «Rhapsodies de Tanit la captive» en novembre à Agadir

L’écrivain Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la Culture amazighe (Ircam), présentera en novembre prochain à Agadir, son roman intitulé «Rhapsodies de Tanit la captive».

Organisée à l’Institut français de la ville, cette rencontre avec l’auteur (9 novembre) sera animée par Chadia Derkaoui, professeure à l’Universite Ibn Zohr.

Parution de «Jeunes chercheurs et pluridisciplinarité» à la Faculté des lettres d’Agadir

aujourdhui.ma – 20/09/2018

Parution de «Jeunes chercheurs et pluridisciplinarité» à la Faculté des lettres d’Agadir

«Jeunes chercheurs et pluridisciplinarité: échange et innovation» est l’intitulé d’un ouvrage qui vient de paraître aux éditions de la Faculté des lettres et des sciences humaines, relevant de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

Le livre est coordonné par Laila Aboussi, professeure habilitée en didactique des langues, et Idriss El Ouafa, professeur habilité en sciences de l’information de la communication. La publication, en langue française, regroupe les actes de la deuxième édition des journées doctorales organisée par le laboratoire de recherche sur les langues et la communication, relevant de la Faculté des lettres d’Agadir et l’Association marocaine des sciences de l’information et de la communication.

Deux candidats au poste de président du CRT Agadir Souss Massa

medias24.com – 21/09/2018

Deux candidatures ont été déposées, jeudi 20 septembre, au siège du CRT Agadir Souss Massa, annonce un communiqué.

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Il s’agit de:

  • Hicham Limati, président de la Confédération des entreprises marocaines du surf touristique.
  • Mohammed Chafik Mahfoud Filali, président de l’AIH Agadir, directeur régional du groupe Kenzi Europa Hôtels et président sortant du CRT Agadir SM.

Pour rappel, un appel à candidatures a été lancé par le CRT d’Agadir Souss Massa pour le poste de président du conseil d’administration du CRT.

L’assemblée générale ordinaire élective est prévue pour le 2 octobre au siège de la wilaya d’Agadir.

Paris : les enfants des rues de la Goutte d’Or, de jeunes Marocains qui défient toute prise en charge

par Claire Gallen – AFP – 21/09/2018

D'où viennent les mineurs marocains de la Goutte d'Or ?

Carte indiquant les localités d’origine des mineurs marocains de la Goutte d’Or, à Paris

Paris (AFP) – La rue est leur maison et la délinquance leur quotidien: à Paris, les petits Marocains de la Goutte d’Or, drogués, abîmés, et mineurs pour beaucoup, inquiètent le voisinage et sont depuis deux ans un casse-tête pour les autorités.

Il est midi et une dizaine de jeunes s’invectivent, portable à la main, dans la laverie de la rue de Jessaint. Le passage d’un groupe de touristes asiatiques, cherchant le Sacré-Coeur, fait jaillir un adolescent qui mime une cigarette, insiste, puis esquisse un croc-en-jambe sur l’un des hommes avant de battre en retraite.

« Parfois ils sont d’une gentillesse incroyable, ils viennent demander de la monnaie, et parfois ils agressent », soupire Mehdi, un commerçant, qui se désole: « Le matin, ils sont drogués, ils tiennent à peine debout. Certains ont dix-douze ans ! »

La scène est devenue banale dans ce quartier populaire où les « mineurs non accompagnés » (MNA) marocains sont apparus en 2016. Depuis, près de 300 jeunes seraient passés par le quartier. Tous ne sont pas mineurs, même si les carences donnent à beaucoup une apparence enfantine: sur une soixantaine de jeunes actuellement présents, une vingtaine seraient mineurs.

Se présentant sous une multitude de fausses identités, imperméables à la sanction, fracassés par la rue et la drogue, ils « échappent à toute prise en charge classique », résume Dominique Versini, adjointe à la lutte contre l’exclusion de la ville de Paris, dépassée par le phénomène.

Leur état sanitaire est déplorable: de la colle, ils sont passés au Rivotril (un antiépileptique) puis à des psychotropes plus puissants, et dans les squats « ils dorment dans des conditions inimaginables », raconte Chansia Euphrosine, du Centre d’action social protestant (CASP).

Mais ces jeunes sont aussi à l’origine d' »une délinquance massive », explique Laetitia Dhervilly, chef de la section des mineurs au parquet de Paris. Vols à la tire, cambriolages… Quelque 1.200 interpellations ont eu lieu depuis le début de l’année, « une hausse de 52% », indique-t-on place Beauvau.

– « Jambe arrachée » –

Quoique compréhensifs, les riverains fatiguent. « On a perdu notre clientèle », soupire Mehdi, le commerçant. « Tous les jours nous en croisons qui sont blessés ou portent des marques de coups – dont celui qui a eu la jambe arrachée par un train en fuyant après un cambriolage » – et « à longueur de nuit nous entendons leurs hurlements lorsqu’ils s’infligent des violences entre eux », s’inquiétait fin août un collectif de riverains.

Mais « le plus gros obstacle est de leur imposer le statut de victime qu’ils refusent », ajoute Mme Dhervilly, qui se souvient d’un jeune grièvement blessé et hospitalisé en urgence à Necker. « Le lendemain on me dit tout va bien, il a tout arraché et il est parti », ajoute-t-elle.

Quelle réponse, alors, apporter ? Partant du constat qu’il n’y a « pas de solution unique », la chef du parquet mineurs souligne que l’incarcération de ces mineurs « est possible, mais dans des conditions strictement encadrées par la loi ».

Une chose est sûre, martèlent les intervenants: « Le soin est primordial ». Il faut sevrer ces jeunes, avec leur accord, ce qui rend délicate l’hospitalisation sous contrainte. « L’éloignement dans des structures de protection de la jeunesse (…) a pu fonctionner pour certains jeunes », ajoute Mme Dhervilly.

En attendant, la Ville, responsable des mineurs en tant que département, a mandaté le CASP pour prendre en charge les mineurs, avec un centre d’accueil de nuit de 10 lits ouvert depuis décembre et un centre d’accueil de jour depuis mars.

Un travail difficile, et usant pour les éducateurs: « Pour les approcher on leur a proposé des douches, de la nourriture… », explique Chansia Euphrosine. Les efforts paient malgré tout: aujourd’hui, une dizaine de jeunes fréquentent l’accueil de jour et le CASP a beaucoup de demandes pour la nuit.

– « Mesure d’éloignement » –

Le but reste de faire entrer ces jeunes dans l’aide sociale à l’enfance. Et la Ville, qui s’agace de devoir débourser près de 500.000 euros pour financer le projet faute des financements promis par l’Etat, demande à passer à la vitesse supérieure.

Il faut « une structure ad hoc, de type centre éducatif fermé, avec un volet de soins important », explique Dominique Versini.

Un tel dispositif « n’est pas la solution envisagée par la Chancellerie », répond-on côté ministère de la Justice.

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