Le Blog d'Agadir

Au Maroc, des seniors au travail par nécessité et pour la dignité

par Rémy Pigaglio – la-croix.com – 30/11/2018

 Pendant trois semaines, « La Croix » explore les évolutions en cours dans le monde du travail. Cette semaine, enquête sur les tendances qui modifient en profondeur la population active.

Aujourd’hui, les entreprises mises au défi du vieillissement de leurs salariés. Un quart des Marocains de plus de 60 ans travaillent, surtout en milieu rural.

Un vendeur sur le marché de Tafraout (Maroc). / Michael Riehler/picture-alliance / Dumont Bildar

« Qu’est-ce que je mangerai, si j’arrête de travailler ? » À 59 ans, installé dans son kiosque à journaux du centre de Casablanca, Brahim Belkbir n’a pas le moindre doute : « Je travaillerai jusqu’à ma mort. J’ai des enfants, un logement à payer. Et ma retraite ne sera pas suffisante. »

Brahim Belkbir a travaillé pendant quinze ans dans une entreprise de distribution de journaux, avant de reprendre ce kiosque comme indépendant. Son fils aîné de 25 ans et ses trois filles n’ont pas d’emploi stable. « La situation est catastrophique pour les jeunes. Ils sont obligés de faire un petit contrat par ci, un autre par là… Alors c’est moi qui dois les aider », explique-t-il.

Les seniors travaillent surtout en milieu rural

Un quart des personnes âgées de plus de 60 ans au Maroc étaient des actifs occupés en 2011, avec un écart entre le milieu urbain (12 % des plus de 60 ans) et le milieu rural (41 %), selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental (Cese) marocain. Si la nécessité de générer des revenus joue un rôle majeur, il existe aussi une explication culturelle à ce taux élevé d’actifs. « Ce sont des générations qui croient en la valeur travail. Avoir un travail, c’est non seulement avoir un revenu, mais aussi un statut, une dignité », explique Brahim Labari, sociologue, enseignant-chercheur à l’université Ibn Zohr d’Agadir.

Rabii, vêtu d’un gilet et d’une casquette orange, distribue des cartes SIM aux passants de la très animée place des Nations-unies, au cœur de Casablanca. À 66 ans, il n’envisage pas d’arrêter de travailler. « Quand j’ai atteint l’âge de la retraite après 36 ans passés à l’ONCF, j’ai tenu à rester actif. J’ai monté un commerce de téléphones portables ! », indique-t-il.

Seuls 18 % des seniors perçoivent une pension de retraite

Avec l’augmentation de l’espérance de vie, passée de 59 ans en 1980 à 75 ans en 2010 selon le Haut-Commissariat au plan, le nombre de seniors qui travaille a augmenté mécaniquement. À peine 18,4 % d’entre eux, pourtant, recevaient une pension de retraite en 2011 – 28,6 % en milieu urbain et 3,9 % en milieu rural. Car la majorité de la population marocaine travaille dans le secteur informel.

L’évolution a aussi des causes sociologiques. Les solidarités familiales restent très fortes, en particulier en milieu rural, mais les Marocains tendent à privilégier la famille nucléaire (composée du père, de la mère et des enfants). Or les dispositifs de protection sociale restent largement insuffisants. Une stratégie nationale en faveur des personnes âgées a bien été adoptée en 2009. Mais elle n’a jamais été appliquée.

Le Roi Mohammed VI déplore le retard dans l’exécution du plan d’accélération industrielle du Souss-Massa

medias24.com – 29/11/2018

Le Roi Mohammed VI déplore le retard dans l'exécution du plan d'accélération industrielle du Souss-Massa
La cérémonie de lancement du PAI Souss Massa le 28 janvier 2018 à Agadir. (Photo MAP)

Le Roi Mohammed VI a présidé ce jeudi 29 novembre au palais royal de Rabat, une séance de travail consacrée au suivi de la question de la qualification et de la modernisation du secteur de la formation professionnelle, annonce un communiqué du cabinet royal. En marge de cette réunion, le Roi Mohammed VI a évoqué la déclinaison régionale, dans la région du Souss-Massa, du Plan d’accélération industrielle.

Au début de cette séance, le Roi s’est interrogé sur l’avancement de l’exécution du Plan d’accélération industrielle (PAI) de Souss-Massa, dont il avait présidé le lancement le 28 janvier 2018 à Agadir et qui constitue le prélude pour la mise en oeuvre régionale de la stratégie industrielle nationale.

A cet égard, le Souverain a attiré l’attention sur le retard accusé par ce plan, qui n’a enregistré aucune avancée depuis son lancement, appelant le département concerné à redoubler d’efforts et à assumer ses responsabilités, en vue d’accélérer sa mise en oeuvre dans les délais impartis, ajoute le communiqué.

Selon le ministère du commerce et de l’industrie, « la déclinaison régionale du PAI dans le Souss-Massa porte l’ambition de créer 24.000 nouveaux emplois ». Près d’un milliard de DH  d’investissement sont engagés dans la région. Ils lui permettent de capitaliser sur son potentiel considérable et d’accéder à un nouveau palier d’émergence.

Selon le site du ministère, les études techniques relatives à la zone franche d’Agadir dans sa 1ère tranche sont en passe d’être lancées.

11 projets d’investissement sont annoncés dans les secteurs des matériaux de construction, de la plasturgie, des industries papier et carton et de l’offshoring. Le centre de relation clientèle Webhelp, ainsi que l’unité de ramassage de papiers et cartons recyclables du Groupe Gharb Papier Carton (GPC) ont démarré leur activité.

Pour ce qui est des projets de Technopark et de Cité de l’Innovation destinés à renforcer l’infrastructure technologique par l’incubation des jeunes et à valoriser les résultats de la recherche scientifique au profit des écosystèmes industriels de la région, les études techniques et architecturales y relatives ont été réalisées et les appels d’offres et marchés d’aménagement ont été lancés.

Aucune indication n’est cependant donnée sur le site, au sujet du calendrier futur de réalisation de cette zone et du PAI régional.

Parmi les personnalités qui ont pris part à cette séance de travail, Saâdeddine Elotmani, chef du gouvernement, les conseillers du Roi Omar Azziman et Fouad Al El Himma, Moulay Hafid Elalamy, ministre du commerce et de l’industrie et Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur.

ENCG AGADIR ET ISCID-CO RENFORCENT LEUR PARTENARIAT

leseco.ma-MAP – 28/11/2018

La ville d’Agadir accueille la première rencontre entre l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de l’Université Ibn Zohr et l’Institut supérieur de commerce international de Dunkerque (ISCID-CO) de France avec l’ambition de donner un nouvel élan à leur partenariat.

Cette manifestation culturelle, qui se déroule du 26 novembre au 2 décembre, a pour « objectif principal la capitalisation du processus de partenariat et de coopération entre les deux établissements qui a commencé en 1998 », indique l’ENCG dans un communiqué.

Le premier « meeting Écoles de Commerce Universitaires » (MECU) offre ainsi une opportunité pour les étudiants, le corps pédagogique et administratif des deux établissements de partager leurs expériences et acquis dans les domaines de l’éducation, la recherche scientifique, la coopération internationale, les activités culturelles et sportives , ajoute la même source.

Au programme de cette manifestation figurent divers activités touchant les centres d’intérêts des étudiants, dont des jeux d’entreprise, des conférences-débat, des visites d’entreprises et coopératives, des actions sociales, ainsi que des soirées artistiques et gastronomiques.

Les plages de Legzira et d’Agadir classées parmi « les plus belles » au monde

2m.ma – 28/11/2018

Les plages de Legzira, à Tiznit, et d'Agadir classées parmi "les plus belles" a…

C’est dans le dernier classement des meilleures plages au monde de l’année 2018, mené par le site de voyages en ligne américain flightnetwork.com, que figurent deux plages marocaines. Il s’agit de la plage de Legzira et de la célèbre plage d’Agadir. 

«The World’s Best Beaches 2018» a répertorié cette année 411 plages dans les cinq continents. Le résultat de ce sondage mené auprès de 1.200 journalistes, rédacteurs en chef, blogueurs et professionnels du voyage dans le monde a permis de répertorier ces deux plages marocaines parmi les plus belles au monde. Il s’agit de la plage de Legzira et de la célèbre plage d’Agadir. Ainsi la plage de Legzira a été classée dans le Top 50 des plus belles plages d’Afrique et des plages intactes dans le monde, et la plage d’Agadir se positionne dans le Top 50 des meilleures plages de ville au niveau mondial.

« Notre liste exhaustive constitue pour les voyageurs une ressource exceptionnelle pour s’informer sur les rivages les plus enchanteurs et exotiques du monde. C’est une liste qui ne manquera pas d’attiser votre envie de voyager et d’inspirer vos prochains plans de voyage », relate le site d’information en ligne du voyagiste.

La même source présente la plage de Legzira comme «une plage isolée qui vous donne l’impression de voyager dans un pays que l’humanité n’a pas encore découvert. Un endroit tellement fabuleux qu’on a du mal à croire qu’il existe vraiment», et où les belles couleurs orange et rouge des couchers de soleil à ne pas manquer.

Le site du voyagiste, qui qualifie de « vaste » la plage d’Agadir et parle même des chameaux qu’il n’est pas rare de voir errer sur son sable doré, révèle aussi les atouts qu’elle offre, à savoir « détente, soleil, loisirs et sécurité ».  Et de souligner que «Les visiteurs en quête d’aventure apprécieront les jet-skis, les quads, les buggies et les locations de chameaux. Les familles avec de jeunes enfants peuvent s’émerveiller dans le train touristique situé à proximité. Lorsque vous avez besoin de rafraîchissements, il est facile de trouver sur la plage un vendeur de thé à la menthe parfumé, une spécialité locale».

Agadir : hausse de 14% des arrivées touristiques à fin octobre

.

medias24.com – 29/11/2018

Les établissements touristiques classés à Agadir ont accueilli 962.014 touristes à fin octobre 2018, en hausse de 14,31 % par à la même période une année auparavant qui a vu le nombre atteindre 841.583.

Photo M. Terrier

Les nationaux arrivent en tête de la clientèle avec 334.234 contre 316.363 durant les dix premiers mois de 2017, en progression de 5,65 % selon le Conseil régional du tourisme d’Agadir Souss-Massa. Les touristes français sont en deuxième position avec 152.861 arrivées contre 122.618, marquant une hausse de 24,66 %, relève la même source, ajoutant que les touristes allemands arrivent en 3ème position avec 108.817 arrivées contre 103.975 arrivées en progression de 4,66 %.

Les Britanniques suivent dans le classement avec 86.545 arrivées contre 73.049 durant la dix premiers mois de 2017, fait ressortir l’analyse du CRT Souss-Massa.

En termes de classement par unité d’hébergement touristique, les hôtels 4 étoiles viennent en première position avec 214.208 clients, suivis des clubs touristiques avec 195.792 touristes, et des hôtels 5 étoiles avec 169. 370 arrivées.

GRAND AGADIR. RETOUR À LA CASE DÉPART POUR LA SDL DÉPLACEMENTS

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/11/2018

Le Fonds d’appui des réformes de transport routier urbain et interurbain (FART), qui financera une partie de la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS), veut limiter la mission de la SDL à la mobilité et aux déplacements urbains.

Retour à la case départ pour la Société de développement local (SDL) du Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains. Le statut de ladite SDL, dont les actionnaires majoritaires se composent de l’Établissement de coopération intercommunale (ECI), du Conseil régional Souss-Massa et trois autres communes a connu de nouvelles modifications. Et cette fois-ci, il s’agit du retour au statut initial de la SDL, allusion faite à la gestion de la mobilité et des déplacements urbains et la mise en œuvre des projets du Plan des déplacements urbains (PDU) du Grand Agadir.

Une révision de statut imposée par le FART
Pour rappel, le statut de la SDL avait reçu le visa du ministère de l’Intérieur avant qu’il ne soit révisé et modifié en intégrant la gestion des déchets ménagers et assimilés à sa mission principale qui est la gestion des transports et des déplacements urbains alors que la mouture de cette société a également fait l’objet de suggestions de rectification essentiellement sur la forme du statut par le ministère de l’Intérieur. «Cette révision de statut a été essentiellement imposée par l’observation émise par le Fonds d’appui des réformes de transport routier urbain et interurbain (FART)», note Ahmed Ahmed Hajji, wali de la région Souss-Massa lors de la session extraordinaire du Conseil régional, tenu lundi dernier à Agadir. Étant donné que le FART financera une partie de la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) au niveau d’Agadir, ce dernier veut limiter la mission de ladite SDL à la mobilité et aux déplacements urbains pour l’octroi de cette ligne de crédit. «La demande de financement a déjà reçu l’aval du FART à condition de réviser le statut de la SDL», explique Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa. L’ensemble des communes formant le Grand Agadir ont validé pour leur part cette révision du statut de la SDL, dont le capital a été fixé à 8 MDH.

1,2 MMDH pour la 1ère ligne BHNS
Au total, cette première ligne mobilisera 1,2 MMDH dont 738 MDH par le FART et 120 MDH par le Conseil régional Souss-Massa. L’Établissement de coopération intercommunale (ECI) misera 180 MDH, tandis que la Direction générale des collectivités locales et le ministère de l’Habitat mobiliseront respectivement 94 et 68 MDH. Par ailleurs, cette révision a également exigé la création d’une autre SDL dédiée à l’environnement et au développement durable.

Une autre SDL pour les déchets ménagers et assimilés 
Cette nouvelle entité a été également validée par les membres du Conseil régional Souss-Massa. Elle aura pour mission la gestion des déchets ménagers et assimilés, notamment la collecte, le nettoyage, le transport, le traitement et la valorisation des déchets. En attendant la concrétisation de cette SDL, plusieurs questions restent en suspens, notamment le sort du contrat de gestion déléguée avec Casa Technique (2012-2018) à Inezgane ainsi que l’avenir de ce service géré en majorité par les communes, notamment la gestion du parc camions, le sort des employés et les modalités de collecte et transport vers la décharge de Tamelast.

Qui remplacera Tecmed après l’expiration de son contrat ? 
À cela s’ajoute l’expiration du contrat de gestion liant la Commune urbaine d’Agadir à la société Tecmed Maroc, qui gère la décharge de Tamlast. En effet, après l’expiration de la durée du contrat 2008-2017, une année supplémentaire a été donnée à Tecmed en vertu de l’article 3 de la convention de la gestion déléguée signée entre la Commune urbaine d’Agadir, qui est le «délégant», et Tecmed Maroc en tant que «délégataire». À ce sujet, il faut savoir que même si les communes peuvent assurer le service de collecte et le transport vers Tamlast, la question qui se pose est de savoir quelle sera l’entité qui s’occupera de la décharge (traitement et enfouissement des déchets) en attendant la création de la SDL Grand Agadir pour l’environnement et le développement durable.

Desolve se charge de l’unité de valorisation à Drarga 
Par ailleurs, les contours de valorisation des déchets ménagers et assimilés au niveau du Grand Agadir ont été déjà précisés puisque c’est la société Desolve, spécialisée dans la fabrication industrielle de solutions pour la valorisation énergétique des déchets, et son partenaire Eagle Finaxo qui se chargeront de la gestion effective du centre de valorisation des déchets ménagers et assimilés du Grand Agadir. Opérationnelle depuis le mois d’octobre 2017, la société Desolve optera pour la technique de la pyrolyse qui consiste à convertir les déchets en énergie électrique à travers le biogaz.

Un protocole d’accord entre l’ECI et Desolve 
Un protocole d’accord a été validé par les membres de l’Établissement de coopération intercommunale (ECI), regroupant les 10 communes formant le Grand Agadir, en attendant la signature du contrat d’exploitation afférent à l’Unité industrielle de valorisation des déchets du Grand Agadir prévue à Drarga.

Les opérateurs de recyclage et de récupération de déchets s’inquiètent 
Le principe de base retenu pour le traitement, la valorisation et l’élimination des déchets ménagers et assimilés ne devra générer, pour l’ECI, aucun coût autre que celui de la collecte et du transport assurés par les communes ou leurs sous-traitants, jusqu’à l’intérieur de l’unité de valorisation. Les acteurs qui opèrent dans le recyclage et la récupération de déchets sont inquiets. En termes d’engagement, l’étude d’impact sur l’environnement du procédé de valorisation retenu sera à la charge de la société Desolve et de son partenaire Eagle Finaxo. Quant à l’ECI, il devra assurer la mise à disposition du terrain nécessaire, à Drarga, mais aussi son appui auprès de l’ONEE pour finaliser le contrat d’achat de l’électricité produite par le centre de traitement.

Agadir : Escale inaugurale du 2ème porte-conteneurs battant pavillon marocain

2m.ma – 28/11/2018

Agadir : Escale inaugurale du 2ème porte-conteneurs battant pavillon marocain

Le CMA CGM Tanger, deuxième porte-conteneurs battant pavillon marocain du géant mondial du transport maritime, a fait une escale inaugurale mercredi au port d’Agadir.

Ce navire de 148 m de long, qui peut transporter 1118 conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), est déployé sur la ligne Morocco Suttle, reliant Tanger, Casablanca, Agadir et Algésiras et servira notamment au transport des exportations agricoles de la région Souss-Massa.

«En choisissant d’immatriculer un navire au Maroc et de le baptiser au nom d’une ville emblématique du développement économique du Royaume, CMA CGM confirme son ancrage dans le pays, où il est présent depuis 1983 et dont il s’attache à promouvoir le patrimoine et le savoir-faire maritimes», a indiqué le président directeur général du groupe, Rodoplhe Saadé, à l’occasion d’une cérémonie en présence notamment du Wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji, ainsi que des cadres et des clients du groupe français.

Ce leader mondial du transport maritime compte 25 lignes desservant le Royaume. A Agadir, il propose cinq services hebdomadaires dédiés au transport de produits réfrigérés, avec une offre spécifique vers la Russie et le nord de l’Europe. « CMA CGM est aussi ici au Maroc un acteur portuaire clef. Notre filiale Terminal Link détient 100% du Terminal de Casablanca et 40% du Terminal Eurogate de Tanger Med 1 », a rappelé M. Saadé, exprimant la volonté de continuer à enrichir l’offre de services dans le cadre de la contribution à la dynamique économique au Maroc.

Dans ce sens, il a cité, dans le domaine maritime, le lancement en décembre d’un service hebdomadaire qui reliera Agadir à Port Vendres (France) en moins de 72h, une alternative compétitive au transport routier, la mise en place d’une plateforme logistique dans la zone franche de Tanger, outre des actions dans le transport réfrigéré, le développement des infrastructures par la contribution au dragage du port de Casablanca, ainsi qu’en termes de renforcement de l‘expertise au profit notamment des cadets de l’Institut supérieur des pêches maritimes de Casablanca.

« Nous continuerons à nous développer dans le maritime, bien évidemment, mais aussi dans le terrestre et la logistique», a assuré le patron du groupe CMA CGM aujourd’hui présent dans 160 pays, grâce a une flotte de plus 500 navires.

Au Maroc, le Groupe emploie 1.600 personnes et y réalise plus de 1.000 escales par an, avec 25 services maritimes permettant de desservir le monde entier, dont plus de 80 ports desservis en direct.

La cérémonie inaugurale du nouveau navire a eu lieu en présence également de la directrice générale du groupe CMA CGM, Tanya Saade Zeenny, ainsi que du consul général de France à Agadir, Dominique Doudet.

Photos Consulat de France :

 

Départ à la retraite au consulat général de France d’Agadir

.

Le temps passe…

Après 40 ans de bons et loyaux services au Consulat de France, puis au Consulat Général de France à Agadir, Jamal Sekhsi prend sa retraite.

Il était pour tous un peu la vitrine du Consulat, la première personne qu’ils voyaient en entrant dans les bureaux et qui les orientait, toujours avec une extrême courtoisie et une patience à toute épreuve !

Il a commencé en 1977 au Consulat de France, à l’âge de 18 ans et il y termine une belle carrière, aimé et apprécié de tous.

Il avait souhaité inviter bon nombre de ses amis pour son départ :

Le discours de Dominique Doudet a mis en valeur son dévouement et le sérieux avec lequel il a rempli sa tâche pas toujours facile pendant toutes ces années au consulat :

puis il lui a remis la médaille de bronze d’Honneur des Affaires Etrangères :

Tous ses collègues du consulat lui ont offert ce magnifique et inestimable cadeau en souvenir de leur amitié :

Les remerciements de Jamal étaient émouvants, en rappelant ses débuts au consulat, son apprentissage de la langue française à l’Institut français d’Agadir, sa carrière et son attachement à la France.

Et pour la suite au consulat ?

C’est Abla qui prendra la relève à l’accueil :

Souhaitons-lui une aussi belle carrière que celle de Jamal !

Nombreux ont été ceux qui ont beaucoup apprécié Jamal et ont voulu poser avec lui pour en garder un beau souvenir :

Franck Deviras :
Martine Rebecchini :
Henri Patricolo :
Et beaucoup d’autres…

La dictée pour tous à Agadir

Enorme succès pour la première édition de la « Dictée pour tous » à Agadir

C’est au Lycée Français International d’Agadir que se déroulait hier en début d’après-midi la dictée pour tous.

Le fondateur du concept de « la dictée pour tous », Abdellah Boudour, président de l’Association Force des Mixités,  le lycée français d’Agadir de la mission laïque française avec le consulat général de France ont organisé l’étape de » La dictée pour tous » au Maroc, mercredi 28 novembre 2018 à 14H00, à Agadir. Cette dictée invitait les habitants de la ville d’Agadir, les primaires, les collégiens, les lycéens et les adultes à se réunir autour d’une dictée. But de l’opération : Promouvoir la langue française et valoriser l’éducation.

Abdellah Boudour

Beaucoup de monde se pressait à l’entrée du Lycée Français International d’Agadir pour faire cette dictée (avec un nombre incroyable d’inscrits 700) :

Et dans la cour, les tables ont été rapidement occupées :

M. Christian Claverie, proviseur a présenté cette première « Dictée pour tous » du Maroc :

Il était entouré de Mme Fatima Amarir, adjointe au maire d’Argenteuil ( Enseignement secondaire supérieur et privé, Développement économique, de M. Abdellah Boudour et de M. Laurent TOURNELLEC, proviseur adjoint

Le texte était lu par la marraine du rendez-vous marocain, la journaliste Noria Yatim-Kaf :

Voici le texte proposé pour la dictée :

Note : Ananké désigne une contrainte, une nécessité physique, légale

  Tous étaient concentrés pour essayer d’éviter les fautes :

Puis c’était l’étape de la correction dans une salle voisine :

Et, comme il fallait s’occuper pendant la correction, dans la cour, c’était la course aux autographes !
Les plus sollicités étaient M. Claverie proviseur et M. Doudet, le consul de France :

Interview de M. Dominique Doudet sur cet événement qui a eu tant de succès :

Et ce fut l’annonce des résultats :

Catégorie « primaires » : Kessab Mohamed Reda (Institution privée Al Hanane, Agadir) :

Catégorie Collège : Elisa Prevost (Excellentia Academy, Agadir)

Catégorie Lycée : Salaheddine El Masslout (Lycée Français d’Agadir)

et catégorie adultes : Monique Bescond :

Tous les « premiers de la classe » :

Ce sera un excellent souvenir pour tous ceux qui ont participé à cette première « Dictée pour tous » du Maghreb :

Remarquable concert Espagne-Maroc hier soir

.

Organisé à l’initiative du Consulat Général d’Espagne à Agadir et de l’Association Madar, cette rencontre Espagne-Maroc nous a permis de passer une merveilleuse soirée.

Driss El Maloumi et Rabia Himouch ont présenté la soirée :

ainsi que Madame Laura García Gómez, Consule Générale d’Espagne à Agadir :

Un très beau concert où on a pu remarquer, entre autres, la présence de Monsieur Ahmed Hajji, Wali de la Région Souss-Massa, Monsieur Brahim Hafidi, Président du Conseil Régional Souss-Massa, Monsieur Dominique Doudet, Consul Général de France à Agadir avec son épouse et beaucoup d’autres personnalités de la région.

Les artistes : 

Ramiro Morales
Ramiro Morales n’a pas pu venir à Agadir avec son luth baroque que la compagnie aérienne n’a pas voulu prendre vues ses dimensions, mais il était là avec une guitare baroque qui nous a enchantés.
Le voici, en d’autres circonstances avec son luth baroque :
Ivan Mellen, percussionniste
Il a travaillé avec de très nombreux musiciens et formations différentes tels que : Andreas Prittwitz & Lookingback, Ana Alcaide, José Luis Perales, Rafael Jiménez « Falo », Fernando de la Rua, Ismael Serrano, Paz Mago et Rozalén, Zagala, La José, José Luis Montón, Rasa, Bettina Flater, Antonio Toledo et Germán López et beaucoup d’autres…

Driss el Maloumi, qu’on ne présente plus à Agadir !
Natif d’Agadir, il est réputé pour sa virtuosité et son talent.
Surnommé , l’ «enchanteur du oud», il figure parmi les meilleurs joueurs de Oud de sa génération. Sa culture musicale et littéraire, alliée à une rare maîtrise instrumentale, lui permet d’aborder différents styles musicaux. Il est probablement l’un des oudistes les plus sollicités de sa génération pour son jeu à la technique affirmée et délicate empreint de  profondeur qui caractérise cet instrument de musique majeur de la musique arabo-andalouse.

Houcine Bakir, percussionniste
C’est son ami et on pourrait dire son complice, qui l’accompagne presque toujours dans ses concerts. De renommée internationale et virtuose de la darbouka, Houcine Bakir a renouvelé le genre et la rythmique de cet instrument de percussion.

Karima El Maloumi, la soeur de Driss
Karima El Maloumi, est une chanteuse qui s’inspire de la musique arabo-andalouse et berbère. Elle a commencé à chanter dès l’âge de six ans et a intégré le conservatoire d’Agadir à l’âge de douze ans.
Une voix magnifique !

Quelques autres photos prises pendant le concert :

Merci au Consulat Général d’Espagne et à l’Association Madar pour cette exceptionnelle soirée !

Les menus de Noël et de la Saint-Sylvestre

Je publierai sur le blog les menus de Noël et de la Saint-Sylvestre qui me seront adressés par les restaurants, au fur et à mesure de leur arrivée.

Le premier que je publie est celui de Da Celsi (j’attends les autres)

Les paniers bio des « Délices de mon jardin »

Vous pouvez dès maintenant commander vos paniers bio auprès de Souad et Ali de la ferme « Les Délices de mon Jardin » aux Ouled Teïma.

Bien sûr, ce sont des légumes de saison et pour savoir ce qui est disponible, vous pouvez appeler Ali au 06 61 40 96 74

Commandez par téléphone au 06 61 29 98 79
ou par mail à consprobio@gmail.com

et venez retirer vos paniers à Agadir :

  • à la Parapharmacie Para Santé Verte Immeuble Tifaouine (Av. Al Moukawama), Agadir.
  • à Paradise Zoo (oisellerie) Av. des Forces Armées Royales, Agadir.

Pour une commande passée avant le lundi soir, le panier pourra être disponible au point de dépôt le jeudi.

Liste et prix des légumes disponibles au détail (suivant saison)

Légumes

Prix au Kg

Oignon

15 Dh

Mini -carotte

20 Dh

Pomme de terre

20 Dh

Betterave

15 Dh

Navet

15 Dh

Poivron

20 Dh

Fève

15 Dh

Haricot tendre sans fil

25 Dh

Tomate cœur de bœuf (en quantité limitée)

25 Dh

Tomate cerise

20 Dh

Choux (en quantité limitée)

15 Dh la tête

Laitue

5 Dh la pièce

Menthe et Herbes aromatiques

3 Dh la botte

Orange bio

15 Dh

Citron bio

15 Dh

 

LISTE DES CONFITURES DISPONIBLES

CONFITURE (grand pot)

PRIX

Fruits rouges

35 Dh

Framboise

35Dh

Orange amande

35Dh

Pamplemousse au gingembre

35Dh

Pamplemousse sésame

35Dh

Fruits secs

35Dh

Fruits secs sans sucre

35Dh

SALADES MARINEES ET SAUCES bio

SAUCES/SALADES

PRIX

Coulis tomate à la coriandre

25Dh

Coulis de tomate au thym

25 Dh

Choux fleur

30 Dh

Tomate poivron

Panaché de poivrons marinés

Tomate aubergine

Mini-carotte marinée

GATEAUX

Gâteaux

Prix

 

Cornes de gazelle (grande)

30Dh les 10

 

Ghoriba

15 Dh les 10

 

Petits salés

25 Dh le sachet

Nicolas Bever champion de kart au Maroc

estrepublicain.fr – 27/11/2018

Le Stenaisien Nicolas Bever est monté sur la plus haute marche du podium à Agadir, au terme des 24 heures de karting. Il fait partie d’une équipe internationale baptisée KMRS Racing.

Ce week-end se déroulaient les 24 heures karting à Agadir au Maroc. Nicolas Bever et son équipe sont montés sur la 1ère place du podium.

Le jeune homme raconte : « Des équipes de plusieurs nationalités étaient là dont les ténors du karting 4 temps : les multiples champions du monde, les derniers vainqueurs des 24 heures de Spa Francorchamps, des anciens pilotes officiels. Il y avait 25 équipages avec en moyenne 4 pilotes par équipe. Cette course est devenue un événement incontournable dans le milieu. Beaucoup d’équipages de pointe s’y trouvent et le niveau est donc très relevé. Par exemple, du 3e  au 14e , il n’y avait qu’un dixième d’écart aux chronos. C’est dire le niveau de compétitivité ! »

L’équipe de Nicolas a pour nom KMRS Racing. « Notre équipe est composée du Britannique Sam Spinnael, du Portugais Amandio Costa Paz, du jeune Belge double champion de Belgique de karting indoor Antoine Morlet et de moi-même. »

La météo était capricieuse. Durant les essais libres, les chronos et les premières heures de course, les concurrents ont eu du soleil avec pas loin de 20 °C. Mais « samedi soir, il a plu ; ça a été un déluge toute la nuit et une piste grasse en matinée jusque l’arrivée à 12 h 30. Ce qui était compliqué, c’est de remettre les vêtements mouillés dans la nuit pour reprendre le relais suivant ».

Et après ?

« Je n’ai plus rien de prévu pour 2018, indique Nicolas Bever. Nous sommes occupés à planifier la saison 2019 afin de participer, avec l’équipe KMRS, à un championnat réputé, les 24 heures Séries. Il s’agit d’un championnat composé de courses de 24 heures dans différents pays. Nous avons bien l’intention de jouer le titre ! »

Pour cela, les sportifs sont à la recherche de partenaires pouvant les aider à financer leur saison.

Conférence « Impact de la pollution des eaux sur la santé et l’environnement », le 3 Décembre à Agadir

agrimaroc.ma – 27/11/2018

L’événement est initié par la faculté des sciences relevant de l’Université Ibn Zohr.

Placée sous le thème: « Pollution des eaux et ses impacts sur la santé et l’environnement », la conférence sera animée par Amane Jada de l’Institut français des sciences des matériaux de Mulhouse. L’établissement fait partie de l’Université de Haute Alsace.

Les enjeux d’une comptabilité publique moderne au centre d’un séminaire international à Agadir

mapexpress.ma – 27/11/2018

Les enjeux d’une comptabilité publique moderne au centre d’un séminaire international à Agadir

Dans un contexte de mondialisation accrue, la nécessité d’adopter des systèmes comptables nationaux adossés aux normes internationales, devient un enjeu fort d’intégration dans le système-monde, telle est l’idée maîtresse à l’ouverture, mardi à Agadir, d’un séminaire qui réunit les directeurs des services du Trésor d’une trentaine de pays.

AGADIR ABRITE LE 1ER FORUM D’AFFAIRES MAROC-NIGÉRIA

par Y.S. – leseco.ma – 27/11/2018

Fruit de l’entente entre la Fédération marocaine des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (FENIP) et l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX), en collaboration avec l’entreprise nigériane Pluriflash, le premier Forum d’affaires Maroc-Nigéria se tiendra les 5 et 6 décembre à Agadir. L’événement réunira des représentants gouvernementaux et régionaux, des acteurs de la société civile, des entrepreneurs ainsi que des experts marocains et nigérians en vue de renforcer les liens entre les deux pays. Cette première édition vise à promouvoir l’entrepreneuriat dans le secteur de la pêche, de l’aquaculture et des affaires maritimes, de même que la consolidation des liens entre les entreprises.

Nouvelle procédure de demande de visa vers la France

Sources : Consulat Général de France à Agadir

A compter du 1er décembre, une nouvelle procédure de demande de visa vers la France entrera en vigueur. Principale nouveauté : la demande ne s’effectuera plus auprès de l’organisme habituel (TLS), mais via la plateforme numérique initiée par le gouvernement français, France-Visas.

Les atouts de la destination Maroc exposés à la Foire internationale du tourisme de Varsovie

2m.ma – 26/11/2018

Les atouts de la destination Maroc exposés à la Foire internationale du tourism…

La diversité et la richesse de l’offre touristique du Maroc et les atouts dont regorge le Royaume omt ete mis en lumière a la Foire internationale du tourisme de Varsovie « TT Warsaw ». Ce salon de trois jours, qui a ouvert ses portes, jeudi, connaît la participation de 50 pays et 448 exposants.

Le Salon, qui s’attend à accueillir 20.000 visiteurs, offre un cadre de rencontres et d’affaires entre professionnels du secteur pour la promotion de leurs produits et la prospection de nouveaux marchés.
Le stand marocain dont l’architecture est inspirée de l’art traditionnel marocain, a été aménagé au cœur du Salon qui est à sa 26ème édition par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) sur une superficie de
110 m2.
Orné de grandes affiches de beaux sites reflétant la diversité et la richesse du potentiel touristique des différentes régions du Royaume, le pavillon marocain propose des documents sur les offres touristiques du Maroc et des publications évoquant les attraits des circuits touristiques, la beauté des sites naturels du Royaume et le charme de ses villes impériales.
Le pavillon marocain fait l’objet d’un engouement auprès d’un public nombreux venu découvrir les potentialités touristiques et les richesses culturelles du Royaume.
Le stand du Royaume a été inauguré par l’ambassadeur du Maroc en Pologne, M. Younes Tijani, qui a tenu à souligner la dynamique que connaît le secteur du tourisme au Maroc qui regorge de potentialités touristiques lui permettant de se positionner en tant que destination internationale de choix.
La stratégie de développement touristique « Vision 2020 » vise à hisser le Maroc parmi les 20 premières destinations touristiques mondiales à horizon 2020 et s’imposer comme une référence en matière de développement durable, a affirmé M. Tijani, lors d’une conférence de presse à laquelle ont pris part des journalistes de la presse écrite et audio-visuelle polonaise ainsi que le président de l’Association des média polonais, Marek Traczyk.
Dans son dernier classement des destinations préférées des voyageurs, le site spécialisé « Trip Advisor » classe Marrakech au 8è rang des plus belles destinations touristiques au monde en 2018, a indiqué M. Tijani, notant que la cité ocre est la seule ville africaine à figurer dans ce classement .
Outre les destinations classiques, a dit le diplomate marocain, d’autres telle la ville de Dakhla figurent parmi les destinations mondiales tout indiquées pour les amateurs et professionnels de sports nautiques, (planche à voile, windsurf et kitesurf), ajoutant que cette ville, joyau du tourisme balnéaire, séduit de plus en plus de touristes des quatre coins du monde.
Il a, de même, souligné les multiples atouts touristiques des villes comme Saidia et El Hoceima, deux destinations très prisées des touristes eu égard à leurs atouts naturels et à la qualité et la diversité de l’offre touristique.
Le directeur de la représentation de l’ONMT pour l’Europe de l’Est basée à Varsovie, Rachid Ennaciri, a donné, chiffres à l’appui, un aperçu sur l’évolution et la dynamique que connaît le secteur du tourisme au Maroc, soulignant à cette occasion que le Royaume est devenu aujourd’hui une des destinations très prisées sur le marché polonais.
Environ 54.000 touristes polonais ont visité le Maroc en 2017. Les prévisions pour 2018 tablent sur 80.000 touristes, soit un taux de croissance de plus de 48 pc, a dit M. Ennaciri.
Il a également souligné que le lancement de nouveaux vols low-cost, assurés par « Wizzair » et « Ryanair », a un impact positif sur la destination Maroc.
La compagnie aérienne hongroise Low-cost « Wizzair » a annoncé fin octobre, le lancement d’une liaison directe entre Varsovie et Marrakech dans l’objectif de renforcer la présence de la destination Maroc sur le marché polonais ainsi qu’au niveau de l’Europe de l’Est.
Pour la délégation de l’ONMT, l’ouverture de cette nouvelle desserte sur Marrakech renforcera la présence de la destination Maroc sur le marché polonais et au niveau de l’Europe de l’Est, considéré comme un des plus importants marchés émergents.
Une délégation de professionnels marocains du tourisme représentant les régions de Marrakech, Rabat, Agadir et Essaouira prend part à ce rendez-vous touristique. Les professionnels marocains présents affirment que leur participation à ce salon est importante du fait que cette Foire représente une opportunité promotionnelle de grande valeur pour le tourisme marocain.

La fête du golf à l’UFE

.

Beau temps, beaucoup de monde, très bonne ambiance au Golf Training Center ce matin pour la fête du Golf UFE

.

Les lapins étaient sortis aussi pour prendre l’air !

Les premières récompenses ont été distribuées sur place, d’autres le seront au Riad des Golfs après le repas.

Et presque tous se sont retrouvés ensuite au magnifique RIAD DES GOLFS pour le repas autour de la piscine :

Le méchoui : succulent, un régal !

La distribution des récompenses :

Marie-Hélène qui a si bien reçu tout ce monde au Riad des Golfs

C’était la Sainte Catherine, il fallait bien des chapeaux un peu originaux !

et, à la fin, en vidéo, le tirage au sort des billets d’avion pour les Canaries, offerts par Binter Canarias : (vous pouvez mettre en plein écran)

Photos et vidéos M. Terrier

Une superbe soirée de théâtre : Koulchi Mezien !

C’est la troupe Zellige de Marrakech qui était hier soir aux « Jardins d’Agadir Club » pour présenter le spectacle écrit par Evelyne Bchir « Koulchi Mezien »

Jean-Marie Routier a présenté cet échange entre Agadir et Marrakech, puisque la troupe des « Allumés du Souss » se rendra à Marrakech le 14 décembre pour y présenter  « Pour être servie, Madame est servie ! » d’Eric Beauvillain

La pièce d’hier soir : un très agréable moment de spectacle théâtral et musical, très bien écrit, très plaisant et très drôle qui nous a fait passer un très bon moment.

Un échantillon de photos pour rappeler cette belle soirée à tous ceux qui y ont assisté (et pour faire regretter aux autres de n’y être pas venu ! ! ! )

Les artistes (tous bourrés de talent !)

Seconde à partir de la droite, à côté de Jean-Marie Routier : Evelyne Bchir, qui a écrit cette pièce et l’a mise en scène

Des hommes d’affaires portugais prospectent dans le Souss-Massa

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 23/11/2018

Des hommes d’affaires portugais prospectent dans le Souss-Massa

La région possède des atouts pour devenir une destination de choix

Une importante délégation portugaise d’hommes d’affaires de la région de Viseu a effectué du 19 au 21 novembre une visite de travail dans la région du Souss-Massa.

Présidée par Antonio Almeida Henriques, maire de la ville de Viseu, la délégation est composée de 8 grandes entreprises de cette région, leaders dans des secteurs clés comme le traitement de l’eau, l’énergie, le bâtiment, les solutions innovantes pour Smart Cities, les solutions intégrées de traitement des déchets.

Pour garantir la réussite de cette opération de rapprochement entre professionnels, une délégation d’entreprises leaders de la région Souss-Massa est venue présenter ses produits et services à la délégation portugaise. L’ambition de cette opération s’adosse à la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle du Maroc (PAI), et vise à créer une synergie entre les entreprises de la région et leurs homologues de Viseu, mais aussi à inciter les entreprises portugaises à investir dans la région.

La délégation portugaise porte aussi la mission de voir les entrepreneurs de la région du Souss-Massa investir dans la région de Viseu. Les délégations des deux régions sont convaincues que ce type de rencontre est idéal pour encourager l’investissement sur les deux territoires.

Au regard de l’intérêt d’une ouverture sur l’expertise internationale pour attirer les investisseurs et créer des opportunités de collaboration entre les entreprises de la région du Souss-Massa et la région de Viseu au Portugal, une rencontre B to B a été présidée par Brahim Hafidi, président du Conseil régional, et Karim Achengli, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir.

Au menu de cette visite, des rencontres avec les entreprises du Souss-Massa, des visites d’entreprises et un programme de découvertes culturelles et touristiques pour faire découvrir les potentialités du Souss-Massa.

Cette région recèle de nombreux atouts économiques lui permettant de devenir une destination de choix pour les investisseurs portugais. L’économie de la région s’appuie sur plusieurs piliers, en particulier la pêche maritime, l’agriculture et le tourisme. Alors que le PAI porte l’ambition de créer 24.000 nouveaux emplois à terme, en partenariat avec les fédérations professionnelles. De nouveaux écosystèmes seront développés, notamment dans des secteurs émergents leviers d’accélération industrielle, tels que la sous-traitance automobile, l’offshoring, le cuir, les matériaux de construction et la plasturgie.

Violences contre les femmes au Maroc : Le machisme de la société pointé du doigt dans un rapport

Par Leïla Hallaoui – huffpostmaghreb.com – 23/11/2018

YOUSSEF BOUDLAL / REUTERS

 

Il avait des doutes sur sa fidélité, il lui avait interdit de travailler, de sortir de la maison et après avoir entamé la procédure de divorce, il a décidé de la tuer. K.A, mariée à 15 ans, mère de deux filles âgées de 8 et 16 ans, a été poignardée par son mari le 15 mars 2017 à Agadir. Il lui a arraché la vie et mutilé ses pieds et ses mains devant sa cadette avant de se précipiter vers le collège de son aînée à qui il réservait le même sort, pensant que sa mère l’avait incitée à la débauche. Il a été arrêté et a écopé de la perpétuité.

Un fait-divers glaçant que l’association “Voix de femmes marocaines” a tenu à relayer dans le premier rapport annuel du Réseau Lddf-Injad contre la violence du genre dont elle est membre auprès d’une vingtaine d’autres associations et de centres d’écoutes. Présenté ce vendredi 23 novembre à Rabat, au cours d’une conférence de presse, le rapport dresse un état des lieux des violences à l’égard des femmes sur la base des données recueillies en 2017 par les différents centres du réseau.

Abus sexuels, abus silencieux

En chiffres, 10.559 cas de violences ont été enregistrés et 1.268 autres portés devant la justice. “C’est la violence psychologique qui arrive en premier”, déclare l’avocate et membre de la Fédération des ligues des droits des femmes (FLDF) Nabila Jalal en donnant lecture du rapport. Dans ce dernier, la violence psychologique représente 47%, totalisant ainsi 4.978 des cas, suivi de la violence économique et sociale qui concerne 24,82% des femmes, soit 2.621. Et c’est à la troisième position que se trouve la violence physique avec 16,32% des cas, soit 1.721 femmes.

En dernière position arrivent les violences juridiques et sexuelles avec respectivement 6,02% et 5,68% du total, c’est-à-dire 636 et 600 cas enregistrés. “Que la violence de type sexuel arrive en bas de l’échelle ne veut pas dire que nous n’en avons pas dans la société, mais qu’on la considère toujours comme un tabou. Les femmes se sentent gênées de venir la dénoncer”, tient à préciser cette avocate. Et d’ajouter que le fait de ne pas criminaliser ce genre de violence au sein d’une relation conjugale n’arrange pas la situation. “Pourtant c’est l’une des violences qui suscitent un impact psychologique des plus négatifs chez la femme”, regrette Nabila Jalal.

Mentalité, cet obstacle insurmontable est mis en évidence dans ce rapport. Ce dernier estime que la société marocaine dresse un mur contre la femme dès qu’il est question d’abus sexuel quel qu’en soit le genre: harcèlement et viol dans le cercle conjugal ou en dehors. “Le viol conjugal n’est pas reconnu dans la culture d’une société intolérante et machiste faisant des désirs sexuels du mari, quelle qu’en soit la nature, un des devoirs dont doit s’acquitter l’épouse sans aucune considération de sa dignité”, fustigent les militantes féministes dans ce rapport.

Sur les 600 cas de violences sexuelles recensées par les centres d’écoute et de soutien de ce réseau, 347 concernent des viols, dont 194 viols conjugaux. Le  détournement de mineur, le viol de mineur et l’incitation à la débauche ont fait l’objet d’au moins 25 cas déclarés. Quant à l’inceste, il arrive en dernière position avec 10 cas. “Les intérêts et la réputation de la collectivité (famille et société) passent avant ceux de l’individu, de la femme ayant droit de préserver sa dignité, de se protéger contre la violence et à ce que le responsable soit puni”, constate ce rapport. Et de souligner que “si les types de violences diffèrent, leur point commun reste la violence basée sur le genre se traduisant par des comportements qu’exerce l’homme sur la femme pour la soumettre à son pouvoir”.

Elles pensent au suicide

Résultat: une femme soumise à la violence n’a plus confiance en elle. Le rapport fait état d’une souffrance psychologique qui se traduit, pour la plupart, par le sentiment de peur et d’inquiétude constantes pour 1.925 des cas déclarés. Plus de 700 vivent un état nerveux qui se transforme chez 482 victimes en dépression nerveuse. L’idée du suicide est bien présente aussi chez ces femmes, dont 755 ont révélé aux centres qu’il leur arrive d’y penser.

D’autres vivent dans le sentiment de culpabilité et de mépris, loin des autres, renonçant même à leurs études, pour plus d’une centaine d’entre elles, indique le rapport, soulignant que plus de 1.400 cas vivent une détérioration de leur niveau de vie, perdent leur logement et voient leur ressources s’amenuiser.

Les données montrent aussi que plus de 250 femmes vivent une instabilité professionnelle et perdent leur travail, pour leur majorité, tandis qu’une quarantaine d’autres s’adonnent à la mendicité et à la prostitution.

Des impacts à tous les niveaux changent la vie de ces femmes victimes de violences. “Mais il n’y a pas que les femmes qui sont victimes, les enfants aussi en souffrent”, souligne cette autre avocate Fatiha Chtatou, précisant que la loi n’a pas pensé aux enfants soumis à un environnement marqué par la violence. Le rapport a recensé 386 cas d’enfants souffrant d’isolement et plus d’une centaine ayant des comportements agressifs et nourrissant une haine pour leur père violent. Un retard scolaire a été constaté chez 65 cas et un abandon scolaire chez 13 autres. D’autres, ajoute la même source, sont privés d’état civil ou se retrouvent dans la rue sans avenir et face à des addictions de toutes sortes.

Une urgence sociale et juridique

Pour les militantes des droits de la femme, agir sur la protection de la femme et de l’enfant relève d’une urgence à la fois sociale et juridique. Dans leur rapport, elles appellent à des lois cadres et des politiques publiques plus adéquates aux besoins et plus strictes envers les violences. Elles recommandent la mise à la disposition des victimes des centres d’hébergement et des services de soutien psychologique, médicaux et juridiques gratuitement.

Autre recommandation: former une police spécialisée et active dans le domaine de la lutte contre les violences à l’égard des femmes ainsi que des magistrats qualifiés pour traiter ces cas et mettre en oeuvre la nouvelle loi 103-13 qui représente un grand acquis pour ces militantes. “Elle définit les violences mais n’agit pas sur la discrimination dont la femme reste victime”, fait remarquer Fatiha Chtatou, déplorant que le mariage des mineurs soit toujours légalisé au Maroc dont la constitution donne pourtant la priorité aux droits et à l’égalité homme/femme.

A quelques jours de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, ces militantes tirent la sonnette d’alarme. Elles estiment nécessaire pour le Maroc de mettre en place une nouvelle stratégie devant reconnaître et appliquer les droits des femmes tels que stipulés par la constitution. Une référence sans laquelle les lois tarderont, à leurs yeux, à donner aux femmes la place qu’elles méritent dans leur propre société.

24H KARTING D’AGADIR : KMRS, L’IMPROMPTU EN GAZ MAJEUR!

Communiqué Guillaume Alvarez-Diaz – speed-magazine.be – 23/11/2018

C’est devenu depuis quelques années une tradition très appréciée des aficionados du karting 4-temps. Mi-novembre, à une époque où la saison de compétition sur quatre roues entre lentement dans sa blanche léthargie hivernale, ils sont plusieurs centaines de pilotes à migrer vers une contrée plus clémente le temps d’un week-end. Les 24 Heures Karting d’Agadir, à un jet de pierre de la cote Atlantique au Maroc, se sont imposées comme l’événement-phare de la fin d’année dont le succès et le caractère convivial ne se démentent décidément pas.

 

Près de 300 pilotes de tous âges venus non-seulement du Maroc mais aussi de France, Belgique, Ukraine, Slovaquie et Algérie se sont donnés rendez-vous les 17 et 18 novembre pour en découdre deux jours durant sur le bitume du Maroc Racing Kart d’Agadir, tout heureux d’accueillir en ses murs la crème internationale du karting de loisir 4-temps. Véritable spécialiste en la matière, la Belgique était naturellement bien représentée et s’est même payé le luxe de remporter le double-tour d’horloge local avec la formation KMRS.

Rien ne fut pourtant simple pour l’équipe chère à Marc-Alexandre Stordeur face à des conditions climatiques excécrables durant tout le week-end, un comble sous de telles latitudes généralement plus clémentes ! Parti depuis la troisième ligne sur la grille de départ, l’équipage composé d’Antoine Morlet, Sam Spinnael, Nicolas Bever et Amandio Costa Paz se maintenait dans le top 5 durant les premières minutes de course avant que la malchance ne frappe au cap de la première demi-heure. La faute à une limaille métallique égarée dans le gicleur de carburant qui fit perdre toute sa puissance au moteur, au point de nécessiter un changement de kart non-prévu au programme.

Avec deux tours et demi de retard suite au passage par les boxes, le kart n°30 reprenait sa place dans la ronde avec un peloton entier à remonter ! Une mission rendue d’autant plus compliquée que les éléments se déchaînaient sur le tracé d’Agadir, de quoi donner des cheveux blancs aux stratèges de l’équipe Jean Bever, Jacques Morlet, Marc et Kilian Stordeur. Mais la fortune sourit souvent aux audacieux et KMRS repartit le couteau entre les dents, bien decidé à conjurer cet indécrotable sort qui les pénalise depuis maintenant trois ans.

Profitant de l’expérience et de l’habilité de ses pilotes, le kart n°30 remontait tant bien que vaille le peloton jusqu’à la première place au sortir de la nuit. Une fois au sommet, encore fallait-il y rester. Les dernières heures de course furent particulièrement éprouvantes tant pour les mécaniques que pour les hommes, que le rhume a fini par rattraper dans le froid et le vent marocains ! Après deux dernières heures vécues sous le signe du stress, KMRS pouvait savourer sa revanche sur un début de course désastreux en franchissant le drapeau à damier après 24 heures d’une lutte de tous les instants. Une victoire à la résonance également spéciale pour Antoine Morlet qui, du haut de ses 14 ans, devenait ainsi le plus jeune vainqueur d’une épreuve de 24 heures karting au niveau international !

 

“Je ne peux que tirer mon chapeau à mes pilotes qui ont fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve,déclara après-course Marc-Alexandre Stordeur, le Team Manager de la formation victorieuse. Ils sont tous de la même trempe et je n’ai pas assez de mots pour définir la qualité de nos relations au sein du team qui est vraiment le socle sur lequel repose notre succès. Je suis très fier de ce que l’on a accompli. Après tout, je ne suis que le coordinateur et ce sont les pilotes les vrais héros dans cette histoire. Je recommence avec eux dès que possible.”

Bon dernier après trente minutes, vainqueur au bout de 24 heures, KMRS Racing aura enfin vaincu le signe marocain et crié à qui veut l’entendre qu’il faudra certainement compter avec eux dans les épreuves d’endurance qui animeront le calendrier du karting 4-temps la saison prochaine en Belgique.


Et aujourd’hui, départ à 12 H 00 pour une nouvelle course de 24 heures, avec arrivée demain dimanche midi.

Championnat du monde de sauvetage : Agadir hôte du Championnat du monde en 2022

lematin.ma – 23/11/2018

Agadir avait accueilli la première édition des Championnats d'Afrique de sauvetage en 2017. Ph : DR

Agadir avait accueilli la première édition des Championnats d’Afrique de sauvetage en 2017. Ph : DR

La Fédération internationale de sauvetage (FIS) a décidé à l’unanimité, vendredi à Adelaïde (sud de l’Australie), d’attribuer à la ville d’Agadir l’organisation de l’édition 2022 du Championnat du monde de sauvetage, une compétition qui connaîtra la participation de 9.000 athlètes des quatre coins du monde.

La FIS a, également, annoncé, lors de son Assemblée générale tenue en marge du Championnat du monde de sauvetage à Adelaïde (du 17 novembre au 2 décembre 2018), que le Maroc sera également le pays hôte de la Conférence internationale de la prévention de la noyade en 2023 à Marrakech.

«Le choix du Maroc pour abriter ces rendez-vous sportifs de renommée internationale constitue un grand honneur pour le Royaume qui, sous la vision éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, accorde un intérêt particulier au développement du sport», a souligné l’ambassadeur du Maroc en Australie, Karim Medrek, qui a assisté aux travaux de l’assemblée générale de la FIS à Adelaïde.

«C’est une reconnaissance des efforts du Maroc pour la promotion du sport, une passion partagée par tous les pays de notre continent», s’est félicité le diplomate marocain.

Rappelant que le Royaume a organisé avec succès plusieurs rendez-vous sportifs internationaux, Karim Medrek a fait savoir que le Maroc a, brillamment, accueilli à Agadir la première édition des Championnats d’Afrique de sauvetage en 2017, démontrant ainsi son mérite en tant que candidat de choix pour la prochaine édition des championnats du monde de cette discipline qui aura lieu à Agadir.

Et de souligner que la candidature marocaine est en fait une candidature africaine. «Comme dans tous les domaines, représenter l’Afrique, continent prometteur reconnu pour ses talents sportifs dans le monde entier, demeure une priorité pour le Royaume», a souligné l’ambassadeur, faisant savoir que la ville d’Agadir démontrera à cette occasion le potentiel du continent au niveau de l’organisation de grandes manifestations.

Lors de la première participation du Royaume aux championnats du monde de sauvetage, l’athlète marocain Berrabah Yahya a réussi à décrocher une médaille d’argent en beach sprint et une médaille de bronze en beach flag. 

Les brodeuses de Meknès sont arrivées à Agadir

Comme tous les ans, les brodeuses de Meknès sont venues à Agadir pour présenter leur merveilleux travail de broderie faite à la main.

Nous y avons bien-entendu été y faire un tour pour vous montrer ce que vous pourrez trouver à la Salle Vera Cruz.

Demain et dimanche, elles pourront vous accueillir de 10 H 00 à 18 H 00, après quoi il sera trop tard !

Allez-y vite, tout part très rapidement !

Concert Espagne – Maroc : Luth Baroque et Oud Oriental

.

.

Mardi 27 novembre 2018, Salle Brahim Radi à 20 H 00

.

Maroc : Des pétroglyphes suggérant que les météorites ont été observés depuis l’antiquité

par Yassine Benargane – yabiladi.com – 22/11/2018

C’est depuis les temps anciens que les habitants du Maroc ont été témoins de chute de météorites. Cette théorie vient d’être confirmée grâce à trois pétroglyphes ; des cailloux sur lesquels ont été gravés des scènes d’hommes témoignant de phénomènes inexplicables à l’époque.

Ida 1, Ida 2 et Ida 3 sont trois pétroglyphes trouvés dans la région de Tiwrare (village rural d’Ida Oukazzou) à environ 100 km au nord d’Agadir et qui suggère que le Maroc a connu des chutes de météorites depuis l’Antiquité.

La nouvelle découverte a fait l’objet d’un article publié le 18 novembre par Meteor News et signé par les chercheurs Abderrahmane Ibhi, Fouad Khiri, Lahcen Ouknine, Abdelkhalek Lemjidi et El Mahfoud Asmahri. «Nos enquêtes préliminaires prédisent qu’un météore s’est produit au-dessus du Maroc dans l’Antiquité. Les pétroglyphes que nous avons étudiés semblent offrir une nouvelle perspective de l’archéoastronomie amazighe au Maroc, contribuant ainsi à la compréhension de l’histoire ancienne de la région», écrivent-ils.

Ida 1, un caillou de «grès de quartz cryptocristallin mélanocratique de forme subcirculaire et très plat», offre une «scène spectaculaire mettant en scène un homme et une femme apparemment bouleversés par la chute d’un météore», indique l’article. Ida 2, pas encore débarrassée de sa gangue d’argile et de sable et sous la précipitation secondaire de couches de carbonate, met en scène «une figure anthropomorphique fuyant une énorme boule de feu».

Ida 1 et Ida 2 découvertes dans la région de Tiwrare (village rural d’Ida Oukazzou). / PhotomontageIda 1 et Ida 2 découvertes dans la région de Tiwrare (village rural d’Ida Oukazzou). / Photomontage

Des inscriptions en tifinagh

Quant à Ida 3, un «mince galet de grès leucocratique, plutôt plat et de forme plus ou moins carrée», il symbolise une scène comprenant un «anthropomorphique, deux bovins de tailles différentes, un météore et une figuration du Soleil avec des cercles concentriques au centre». Sa particularité est qu’il comprend aussi des «inscriptions en tifinagh, difficiles à traduire, sont assez anciennes».

«La représentation de corps astronomiques tels que le soleil, la lune et, moins occasionnellement, l’apparition de météores est une idée des processus intellectuels de ces sociétés primitives. Les trois pétroglyphes étudiés montrent des cercles concentriques reliés à un groupe de trois lignes ondulantes qui s’étendent en arrière et qui ne ressemblent à rien de plus qu’un objet rond volant dans les airs et quittant derrière un sentier. Ce sont les objets que nous proposons d’être des météores.»

Article des cinq chercheurs marocains

Comparant ces trois objets à la gravure de météores de Toca Do Cosmos découverts en Brésil et à celle de la peinture rupestre du district de Fouriesburg (Afrique du Sud), ils expliquent que «les lignes ondulées gravées sur les pétroglyphes peuvent être interprétées comme la fumée laissée derrière un météore».

relevé du pétroglyphe Ida 3. / Ph. Meteor Newsrelevé du pétroglyphe Ida 3. / Ph. Meteor News

Les auteurs précisent aussi qu’il est «impossible de dater avec précision» les pétroglyphes analysés. Sur sa page Facebook, le professeur Abderrahmane Ibhi précise que l’équipe est «en train de négocier une datation chimique via les concrétions carbonatées restants sur les gravures d’Ida 1». Quant aux inscriptions tifinaghs, elles seraient en train d’être étudiées par «un spécialiste de l’IRCAM».

Plusieurs météorites découvertes au Maroc

Le Maroc est l’un des plus riches pays dans le monde en termes de météorites découvertes. En mars dernier, le magazine scientifique New Scientist avait consacré un article à ce sujet, rappelant que la province de Tata par exemple a été le lieu de plusieurs découvertes précieuses, à tel point que «la chasse aux météorites fait désormais partie de la culture populaire».

Selon The Meteoritical Society, organisation scientifique qui documente les météorites et cratères d’impact, les principaux régions marocaines où des météorites ont été découverte sont celles de Souss-Massa, de l’Oriental, de Meknès-Tafilalt et de Guelmim – Es-Smara.

«Depuis la première découverte d’une météorite, répertoriée en 1937 près du village de Mrirt (Khénifra), un total de 946 météorites authentifiées ont été enregistrées au Maroc», indique le professeur Abderrahmane Ibhi dans une étude intitulée «Quelques statistiques des météorites marocaines» et parue en 2013.

Un chasseur de météorite dans le sud du Maroc examine une roche près de l'oasis de M'hamid El Ghizlane, le 25 mars 2018. / Ph. AFPUn chasseur de météorite dans le sud du Maroc examine une roche près de l’oasis de M’hamid El Ghizlane, le 25 mars 2018. / Ph. AFP

En plus d’être «aimant» des météorites comme le nomment certains chercheurs, le Maroc connait également, surtout dans les régions du sud, un engouement chez la population locale, au point que cette «chasse aux météorites» avait fait l’objet de plusieurs reportages, dont le dernier date de mai dernier par l’Agence France-Presse.

LA FONDATION MOHAMMED VI LANCE UN NOUVEAU PROGRAMME DÉCENNAL

par Khadim Mbaye – leseco.ma – 22/11/2018

Soutien au préscolaire, plus de 3.000 bourses d’études supérieures par an, 20 nouveaux hôpitaux de jour, des complexes socio-sportifs et de bien-être, 50 clubs de sport à travers le pays…
La Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation lance un ambitieux programme décennal destiné à ses 420.000 adhérents.

Il y a peu de choses agréables à dire sur l’enseignement à ceux qui envisagent de suite cette carrière. Précarisation rampante, pression de la société de manière générale, et des parents en particulier… Au Maroc, l’enseignement ne fait plus rêver. Pour redonner goût au travail aux enseignants, leur permettant de s’occuper de leur mission régalienne qui consiste à donner une bonne éducation aux enfants marocains, la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation, en activité depuis bientôt deux décennies, a lancé, il y a près d’un mois, un gigantesque chantier.

Hausse de l’offre sanitaire
Aide au logement, prévoyance sociale, culture, éducation et formation, sport et loisirs et voyages, l’établissement public ne semble pas lésiner sur les moyens pour améliorer les conditions de vie et de travail des personnes qui bénéficient de ses prestations. «C’est un plan d’action décennal qui fait suite à un précédent programme et qui donne la priorité à la santé et au logement», a indiqué le président de la Fondation, Sidi Youssef El Bakkali, estimant que celui-ci va bénéficier à plus de 100.000 adhérents, rien que pour le volet logement, grâce notamment à l’intégration de la possibilité de recours aux crédits alternatifs dans le cadre du mécanisme de financement FOGALEF. En ce qui concerne la santé, la fondation ambitionne de renforcer ses prestations «parce que ce segment est prioritaire pour la famille de l’enseignement et subséquemment pour la fondation». Concrètement, il s’agira de la construction de centres de soins dédiés à la population des enseignants. Ainsi, une vingtaine d’hôpitaux du jour entre 12 et 24 lits ainsi que 4 hôpitaux entre 150 et 200 lits seront construits à travers le pays au profit des enseignants, notamment dans les zones les plus reculées du Royaume, indique-t-on. Les grandes villes, comme Tanger, Fès, Rabat et Agadir seront également bien servies. «D’ailleurs, nous venons de lancer une étude de marché pour avoir une idée plus précise sur l’offre de soins que nous allons proposer à nos adhérents dans ces établissements de santé», a souligné le président de la fondation, nommé à ce poste au mois d’avril.

Budget conséquent 
Outre la santé et le logement, la fondation ambitionne de réaliser d’autres grands projets dans les domaines de la formation, l’éducation et la culture. «Nous allons créer un fonds à partir de l’année prochaine, doté d’une enveloppe de plus d’un milliard de dirhams. Les produits financiers de ce fonds vont permettre à la fondation, qui a à son actif 19 écoles dans le préscolaire à travers le Royaume (ce nombre sera de 84 dans les années à venir.), d’assurer une meilleure scolarisation des enfants des adhérents, âgés entre 4 et 6 ans, de l’ordre de 28.000», a confié Sidi Youssef El Bakkali aux Inspirations ÉCO, ce vendredi 16 dans le cadre d’une interview exclusive au siège de la fondation à Rabat. …La culture, le sport et les loisirs
Depuis 2003, la fondation offre 500 bourses d’excellence de 1.000 DH par an sur trois ans, aux lycéens ayant une mention très bien. Cette année, plus de 3.000 bourses sont prévues pour les bacheliers les plus méritants. En gros, la fondation débloque, chaque année, un montant de 90 millions DH pour les bourses. La culture n’est pas en reste. Après avoir construit des centres socio-culturels à Tétouan, Tanger, Rabat et Fès (en finalisation), la fondation, toujours dans le cadre de son nouveau plan décennal, ambitionne de sortir de terre six nouvelles médiathèques dans d’autres villes du pays. Côté sport, il faut dire que les membres de la fondation sont déjà gâtés. En attendant les 50 clubs de sport, prévus dans les dix ans à venir à travers le pays. Au mois de janvier dernier, la fondation a inauguré son premier centre de vacances Zéphyr au quartier Targa à Marrakech. D’un coût global de 210 millions DH, ce centre, étalé sur 6 ha, regroupe différentes catégories d’hébergement. Avec des prix compétitifs de 200 DH/chambre et 300 DH/appartement, le Zéphyr, ouvert aux familles des adhérents ainsi qu’à la clientèle externe, mais pour une capacité limitée, offre des prestations de qualité, dira-t-on. Doté d’une capacité de 700 lits, le complexe comprend des lieux socio-sportifs et de bien-être. À cela vont s’ajouter trois autres centres en phase de finalisation à Agadir, El Jadida et Ifrane. D’une capacité chacun de 3 ha, ces centres seront ouverts avant fin 2019, assure le président.


Plusieurs milliards de DH de financement

Afin de mettre en œuvre son plan décennal, la fondation va débloquer 7 milliards DH pour le volet logement et 5,3 milliards DH pour la santé. Pour l’éducation et la formation, il faut compter dans les 4 milliards DH, essentiellement dédiés aux bourses et soutien au préscolaire.

EasyJet annonce 600 000 sièges supplémentaires pour la France cet hiver

tourmag.com – 22/11/2018

Easyjet annonce un programme de vols renforcés pour cet hiver,
avec 600 000 sièges supplémentaires. En nouveautés notamment : Bordeaux-Essaouira, Bordeaux-Manchester, Lyon-Agadir, Rennes-Genève ou encore Nice-Porto (ligne inédite).


easyJet prévoit une croissance soutenue depuis ses deux aéroport parisiens avec un total de près de 3,5 millions de sièges disponibles - DR easyjet

EasyJet prévoit une croissance soutenue depuis ses deux aéroport parisiens avec un total de près de 3,5 millions de sièges disponibles – DR easyjet
Cet hiver, easyJet propose à la vente plus de 600 000 sièges supplémentaires pour la France, soit près de 7 millions de sièges au total.

La compagnie annonce le lancement de nouvelles lignes depuis l’Hexagone : Paris CDG-Pau, Bordeaux-Essaouira (ligne inédite), Bordeaux-Manchester (ligne inédite), Lyon-Agadir, Rennes-Genève (ligne inédite), Nice-Porto (ligne inédite), Toulouse-Marrakech, Toulouse-Liverpool (ligne inédite) et Toulouse-Tenerife (en exclusivité).

EasyJet prévoit une croissance soutenue depuis ses deux aéroport parisiens avec un total de près de 3,5 millions de sièges disponibles pour la saison hivernale (+5 % de croissance par rapport à l’année précédente).

Fréquence de vols supplémentaires

Ses lignes vers le Royaume-Uni voient leur fréquence augmenter (+3 par semaine pour Manchester, + 2 pour Londres Gatwick et + 1 vers Londres Southend).

La compagnie propose aussi une fréquence supplémentaire sur la ligne Paris CDG-Marrakech (le mercredi), une autre sur le Paris CDG-Lanzarote (le jeudi, permettant à la compagnie d’offrir 3 fréquences par semaine toute l’année) et enfin une supplémentaire sur la liaison Paris CDG-Tel Aviv (le mardi).

Enfin, elle opère désormais à l’année sa ligne Paris CDG-Bilbao.

Mois d’octobre : Baisse de 0,1% de l’indice des prix à la consommation au Maroc (-0,4% à Agadir)

par  Ababacar Sadikh TOP – maroc-diplomatique.net – 23/11/2018

Mois d’octobre : Baisse de 0,1% de l’indice des prix à la consommation

D’après le Haut-Commissariat au Plan, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’octobre 2018, une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la baisse de 0,5% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires.

Les baisses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2018 concernent principalement les «fruits» avec 4,6%, les « poissons et fruits de mer » avec 3,1% et les « viandes » avec 0,5%. En revanche, les prix ont augmenté de 1,4% pour les « légumes » et de 0,2% pour les « eaux minérales et les boissons rafraichissantes ». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des « carburants» avec 1,5%.

Les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Agadir et Al-Hoceima avec 0,4%, à Fès, Kénitra, Rabat et Béni-Mellal avec 0,3% et à Tétouan, Meknès et Laâyoune avec 0,2%. En revanche, des hausses ont été enregistrées à Settat et Safi avec 0,3% et à Guelmim avec 0,2%. Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,1% au cours du mois d’octobre 2018 conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 2,0% et de la baisse de celui des produits alimentaires de 0,8%. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une hausse de 0,3% dans la «communication» à 6,5% dans les « biens et services divers ».

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’octobre 2018 une hausse de 0,1% par rapport au mois de septembre 2018 et de 0,7% par rapport au mois d’octobre 2017.

INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION

EVOLUTION PAR DIVISION DE PRODUITS

Divisions de produits Indices mensuels Indices des dix premiers mois
Octobre

2017

Octobre

2018

Var.% 2017 2018 Var.%
Produits alimentaires 127,6 126,6 -0,8 126,1 128,4 1,8
  01 – Produits alimentaires et boissons non alcoolisées 127,7 126,1 -1,3 126,2 128,1 1,5
  02 – Boissons alcoolisées et tabac 125,3 138,5 10,5 123,8 138,5 11,9
Produits non alimentaires 112,2 114,5 2,0 111,7 113,7 1,8
  03 – Articles d’habillements et chaussures 116,1 117,3 1,0 115,5 116,6 1,0
  04 – Logements, eau, électricité et autres combustibles 115,6 116,7 1,0 115,2 116,2 0,9
  05 – Meubles,articles de ménages et entretien courant du foyer 109,9 111,4 1,4 109,7 110,7 0,9
  06 – Santé 105,4 105,9 0,5 105,1 105,6 0,5
  07 – Transport 111,0 113,5 2,3 110,5 112,3 1,6
  08 – Communication 59,4 59,6 0,3 59,4 59,4 0,0
  09 – Loisirs et culture 98,9 99,7 0,8 98,7 99,5 0,8
  10 – Enseignement 148,4 153,5 3,4 146,1 149,4 2,3
  11 – Restaurants et hôtels 130,6 132,6 1,5 129,4 131,9 1,9
  12 – Biens et services divers 115,5 123,0 6,5 115,1 122,6 6,5
Ensemble 118,6 119,9 1,1 117,6 120,0 2,0

 Source : Division des Indices Statistiques.

           

              INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION

EVOLUTION PAR VILLE

Villes Indices mensuels Indices des dix premiers mois
Septembre    2018 Octobre

2018

Var.% 2017 2018 Var.%
Agadir 118,1 117,6 -0,4 115,5 117,8 2,0
Casablanca 123,3 123,2 -0,1 120,3 122,6 1,9
Fès 121,7 121,3 -0,3 118,0 120,8 2,4
Kénitra 118,6 118,3 -0,3 116,2 118,5 2,0
Marrakech 119,9 119,8 -0,1 118,0 119,7 1,4
Oujda 117,4 117,3 -0,1 115,7 118,5 2,4
Rabat 117,1 116,8 -0,3 115,5 117,1 1,4
Tétouan 120,3 120,1 -0,2 117,7 120,2 2,1
Meknès 121,2 121,0 -0,2 119,7 121,6 1,6
Tanger 121,2 121,1 -0,1 119,9 121,8 1,6
Laâyoune 122,3 122,0 -0,2 118,5 121,9 2,9
Dakhla 121,5 121,4 -0,1 117,8 121,9 3,5
Guelmim 118,8 119,0 0,2 116,3 119,4 2,7
Settat 116,8 117,2 0,3 116,7 117,7 0,9
Safi 115,2 115,6 0,3 112,3 115,8 3,1
Beni-Mellal 117,6 117,3 -0,3 116,4 118,2 1,5
Al-hoceima 119,4 118,9 -0,4 118,1 120,4 1,9
Ensemble 120,0 119,9 -0,1 117,6 120,0 2,0

            Source : Division des Indices Statistiques.

Zone franche de Souss-Massa: les entrepreneurs craignent un faux départ

Par Zakaria Boulahya – medias24.com – 22/11/2018

Zone franche de Souss-Massa: les entrepreneurs craignent un faux départ
 

Le Conseil du gouvernement, tenu ce jeudi 22 novembre, a adopté le projet de décret portant création de la zone franche industrielle de Souss-Massa, qui s’inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle. Si les apports de cette nouvelle zone franche sont indéniables, des entrepreneurs de la région craignent un faux départ, principalement en raison des lourdeurs administratives, du manque de concertation et des contraintes logistiques.

C’est en janvier 2018 que huit conventions et protocoles ont été signés devant le Roi Mohammed VI, relatifs à la création d’une zone franche (ZF) industrielle à Souss-Massa, 1er jalon de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle.

Pour rappel, les activités de cette ZF s’articulent essentiellement autour de l’agro-industrie, le secteur naval, l’industrie chimique, la sous-traitance automobile, l’offshoring, le cuir, les matériaux de construction et la plasturgie. Avec au total la création de 24.000 postes d’emploi.

D’une superficie globale de 305 ha, la ZF de Souss-Massa accueillera dès 2019 ses premières entreprises au sein d’une tranche aménagée de 50 ha, tel qu’annoncé ce 22 novembre par Mustapha El Khalfi à l’issue du Conseil du gouvernement. Une 2ème tranche de 70 ha sera opérationnelle entre 2022 et 2025, tandis que les surfaces restantes seront aménagées à l’horizon 2030.

L’objectif en termes de chiffre d’affaires à l’export est compris entre 10 et 12 MMDH. «C’est réalisable mais pas pour demain, nous atteindrons cet objectif probablement sous une décennie», estime Majid Joundy, président de la CGEM Souss-Massa, qui espère voir la région contribuer à hauteur de 15% au PIB national à l’horizon 2030 contre 9% actuellement.

Les premières concrétisations industrielles ont trait, sans surprise, à la sous-traitance automobile. Avec des usines de fabrication de vitres automobiles ainsi que de coiffes pour sièges de voitures. Un autre projet, en cours de négociation, porte sur l’implantation d’un opérateur asiatique de câblage automobile.

L’agro-industrie est également dans le collimateur des investisseurs notamment asiatiques. Avec «un intérêt particulièrement prononcé pour l’industrie alimentaire», témoigne Majid Joundy.

«Agadir n’est pas Casablanca»

Tout en se félicitant de la dynamique impulsée à Souss-Massa, le président de l’antenne régionale de la CGEM regrette toutefois que les professionnels n’aient pas été suffisamment associés à la conception et au déploiement de cette zone franche industrielle. Il s’interroge également sur le choix des filières de production.

«Agadir n’est pas Casablanca. Si nous justifions d’une expertise certaine en agro-industrie, il en va autrement pour d’autres secteurs comme le textile. Afin d’en pérenniser l’existence, les investissements dans ce secteur devraient plutôt se concentrer sur le milieu et le bout de chaîne, car nous ne maîtrisons pas l’ensemble du process industriel».

Majid Joundy se fait également l’écho d’interrogations soulevées par des entrepreneurs de sa région. Notamment sur la disponibilité du foncier et les modalités de son subventionnement à hauteur de 250 DH/m², «plafonné à 1 hectare et débloqué seulement une fois que le projet est opérationnel», souligne Joundy.

Des interrogations similaires portent sur le montage financier des projets, qui innove notamment par son mécanisme faisant appel à un fonds régional d’investissement, comme résumé dans le tableau suivant:

Le président de la CGEM Souss-Massa, ainsi que les entrepreneurs de la région, souhaitent disposer de clarifications quant au financement des projets de la zone franche: les prêts seront-ils sujets à des taux bonifiés, et pour quels niveaux de garantie ? Les durées de remboursement seront-elles intéressantes ? Quel rôle jouera la Caisse centrale de garantie dans ce mécanisme ?… Autant de questions qui gagneraient à être explicitées auprès des entrepreneurs de Souss-Massa, afin de susciter un véritable effet d’entraînement auprès des investisseurs de la région.

Carences administratives et logistiques

A ce déficit de communication s’ajoute une réelle appréhension quant aux lourdeurs administratives, au manque de coordination entre les différentes administrations,… «Les entrepreneurs de la région demandent essentiellement deux choses. D’abord la sécurisation des investissements notamment au niveau règlementaire, afin de ne plus être à la merci des interprétations et des décisions administratives. La 2ème doléance a trait à la décentralisation. Il est aberrant de dépendre quasi-systématiquement du pouvoir central alors que les administrations régionales pourraient très bien faire le travail».

Certains de ces points trouveront probablement une solution dans le cadre de la nouvelle charte de l’investissement, qui devrait être adoptée d’ici la fin de l’année selon le ministère de l’Industrie. Mais les entrepreneurs de Souss-Massa craignent toutefois que l’apport de la zone franche soit minimisé par la qualité des infrastructures de la région.

«Le succès de la ZF dépend de la fluidité des flux import-export, qui repose essentiellement sur la logistique et les infrastructures au sens large. Sauf que le port d’Agadir est en train de péricliter d’année en année», fustige Majid Joundy qui estime «qu’il est bon d’améliorer son classement général au Doing Business, sauf que la réalité du terrain apporte bien des surprises, presque toujours en raison du facteur humain»…

Contacté par Médias24, le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Voici la présentation complète de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle. (cliquez pour y accéder)

L’espagnol Pullmantur mise sur Agadir pour attirer plus de 30 mille croisiéristes

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 22/11/2018

L’espagnol Pullmantur mise sur Agadir pour attirer plus de 30 mille croisiéristes

L’équipement en matière de quais pour la réception de grands bateaux dépasse les 280 mètres linéaires

Durant 8 jours et 7 nuits de voyage, cette ligne permettra aux passagers de découvrir de singuliers paysages et monuments de la Grande Canarie, Tenerife, Santa Cruz de la Palma, Funchal (capitale de l’archipel portugais de Madère), et Agadir.

Pullmantur, leader espagnol spécialisé dans les croisières en Méditerranée, a lancé vendredi une nouvelle route maritime de plaisance reliant les îles Canaries et la ville d’Agadir, et qui devrait attirer plus de 30 mille personnes.

Durant 8 jours et 7 nuits de voyage, cette ligne permettra aux passagers de découvrir de singuliers paysages et monuments de la Grande Canarie, Tenerife, Santa Cruz de la Palma, Funchal (capitale de l’archipel portugais de Madère), et Agadir. Selon la compagnie, «cette croisière Pullmantur lève l’ancre dans le port de la Grande Canarie, une île qui concentre une part très importante du patrimoine culturel des Canaries. Une fois arrivés à Agadir, les passagers auront la possibilité de visiter la luxueuse zone de la Cité Founty, les jardins d’Olhao, puis, à deux pas de la ville, le Parc national du Souss-Massa et déguster la gastronomie locale».

Pour elle, le choix d’Agadir n’est pas fortuit, «la destination est l’un des plus beaux bijoux du Maroc et qui offre tout un univers de possibilités à partir du moment où le visiteur décide de pénétrer dans ses rues et les principaux coins. Ses habitants sont fiers de leur culture et ils ont fait depuis des siècles de gros efforts pour conserver leurs racines et leur identité, ainsi que leurs coutumes les plus typiques». Grâce à son arrière-pays, la destination peut tirer profit de ce tourisme de croisière. Les croisiéristes sont réputés être dépensiers (100 euros par jour/client). En matière de promotion, les croisiéristes sont des clients potentiels pour le séjour. Avec des combinaisons avec les autres destinations portuaires étrangères Agadir a un grand potentiel pour développer le tourisme de croisière. L’équipement en matière de quais pour la réception de grands bateaux dépasse les 280 mètres linéaires.

Pour rappel, et selon les chiffres publiés récemment par le Conseil régional du tourisme du Souss-Massa (CRT), le nombre de touristes venus visiter la première station balnéaire nationale durant le mois d’octobre dernier a atteint 93.918 contre 79.783, ce qui représente une hausse de 17,72%. La croissance a été tirée par les principaux marchés émetteurs ainsi que par les touristes nationaux arrivés en tête de la clientèle de la destination avec un total de 24.552 visiteurs contre 21.349 l’an passé, soit une progression de 15%. Les Français, en seconde position, totalisent 17.008 touristes contre seulement 13.963 l’année précédente (+21,81%), suivis des Allemands qui ont atteint 13.852 contre 12.390 durant octobre 2017, ce qui représente une évolution de 11,80%. Les hôtels classés quatre étoiles ont reçu le plus grand nombre de clients en octobre dernier, soit 23.867, suivis des clubs de vacances avec 20.946 ainsi que les hôtels cinq étoiles avec 17.287 touristes. D’après le CRT, le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés d’Agadir s’est amélioré pour se situer à 54,25% contre 50,83%.

La « Dictée pour tous » arrive à Agadir le 28 novembre

Par Camille Bigo – huffpostmaghreb.com – 22/11/2018

Tous les participants recevront un livre en récompense

Ce 28 novembre à 14 heures, le lycée français d’Agadir accueillera la première “Dictée pour tous” du Maroc. Le rendez-vous, né en France en 2013, s’attache à faire la promotion de la langue française, et surtout, à rassembler.

“Il y a 5 ans, on faisait de la distribution de denrées alimentaires et de fournitures scolaires dans le quartier d’Argenteuil (une commune française dans le département du Val-d’Oise). Les professeurs du quartier nous ont interpellés pour savoir comment créer un lien avec les familles”, raconte au HuffPost Maroc, Abdellah Boudour, fondateur de la “Dictée pour tous” avec l’association Force des Mixités. “C’est ainsi qu’est venue l’idée de faire une dictée. C’était en août 2013. On avait prévu 40 chaises pour la première édition, plus de 250 personnes y ont participé” se réjouit-il.

“Certains participants ont arrêté l’école ou ne lisent jamais. Avec la dictée, ils peuvent reprendre confiance en eux, se dépasser, se challenger. C’est aussi un moyen de créer un ‘vivre ensemble’, c’est un moment chaleureux. C’est important”.

L’arrivée en Afrique

HUFFPOST MG – La première édition africaine de « La Dictée pour tous » s’est tenue dans un orphelinat camerounais en présence du chanteur Dadju.

.
Après un tour de France et de Belgique, le rendez-vous s’exporte donc sur un autre continent. “Depuis le lancement, nous travaillons avec des structures fiables, à-mêmes d’organiser leurs propres championnats. Nous avons laissé un bel héritage en France, il était donc temps de se déployer à l’international”, estime Abdellah Boudour.

La première édition en Afrique s’est déroulée en juillet dernier, dans un orphelinat camerounais (photo d’illustration). Le chanteur Dadju, frère de Maître Gims, en était le parrain. Le deuxième voyage de la “Dictée pour tous” sera celui d’Agadir, avant de continuer son chemin en Italie et en Algérie. “Le choix du Maroc s’est fait naturellement. C’est le pays le plus proche de la France, géographiquement”, ajoute le fondateur. “On pense toujours Casablanca, Tanger ou Marrakech quand on pense Maroc. Mais sans faire de grande communication sur notre venue, nous avons reçu beaucoup de messages de la part des habitants d’Agadir qui nous suivent. C’est pour cela qu’on a choisi cette ville. Il y a même des personnes de Fès qui nous ont contactés et qui feront le trajet exprès pour assister à la dictée.”

Gratuite, la dictée est ouverte à tous. Les participants seront divisés en plusieurs catégories, selon leur âge: les primaires, les collégiens, les lycéens et les adultes. Le texte sera lu par la marraine du rendez-vous marocain, la journaliste Noria Yatim-Kaf.

“Nous corrigeons les copies sur place. Il y a, ensuite, une remise de prix pour les meilleurs candidats de chaque catégorie. En France, les lauréats remportent un week-end pour deux. Nous n’avons pas encore décidé des prix à Agadir mais, comme toujours, tous les participants recevront un livre en récompense”, précise Abdellah Boudour. Prêts à battre le record?

Concert Espagne-Maroc le 27 novembre à 20 H 00 Salle Brahim Radi

.

.

.

.

Dictée pour tous au Lycée français international d’Agadir

Pour la première fois au Maroc, une « dictée pour tous » est organisée par le Lycée français international d’Agadir, en partenariat avec une association de région parisienne (Argenteuil).

L’image contient peut-être : texte

Cet événement est ouvert à tous les passionnés de la langue française de la région d’Agadir et d’ailleurs.
Il se déroule le mercredi 28 novembre à 14h00 au Lycée français.

Venez nombreux !

Pour plus d’informations sur l’événement :
http://www.lyceefrancaisagadir.org/…/la-dictee-pour-tous-u…/

Pour plus d’informations sur l’association et ses valeurs :   https://dicteepourtous.fr/

En vidéos, retour sur la venue de Marion Kaplan à Agadir

A Crocoparc :

En cuisine :

Batterie de 4 Vitaliseurs en action :

Le pain : interdit, oui mais allez juste un peu : c’est bon quand même !

Les bons petits plats préparés avec le Vitaliseur de Marion :

Conférence au Sofitel, en 3 vidéos :

Toute maladie commence dans l’intestin 01

Toute maladie commence dans l’intestin 02

Toute maladie commence dans l’intestin 03

 

Scolarisation des enfants de migrants : Les efforts du Maroc salués par l’UNESCO

par Yassine Benargane – yabiladi.com – 21/11/2018

Dans son rapport de suivi sur l’éducation 2019, l’UNESCO a reconnu que le Maroc fait des efforts, depuis 2013, pour inclure les enfants des migrants subsahariens dans son système éducatif. Toutefois, le royaume a encore du pain sur la planche pour simplifier quelques procédures.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a publié cette semaine son Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2019. Un document qui intervient alors que la communauté internationale se prépare à finaliser deux pactes internationaux majeurs ; celui pour les migrations sûres, ordonnées et régulières, et le Pacte mondial sur les réfugiés.

Présenté le 20 novembre à Berlin en présence de la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, ce rapport «met en lumière les réalisations et les lacunes des pays en ce qui concerne le droit des enfants migrants et réfugiés à bénéficier d’une éducation de qualité». Un «droit qui bénéficie à la fois aux apprenants et aux communautés dans lesquelles ils vivent», estime-t-on dans le résumé du rapport.

«Malgré tout, des progrès ont été accomplis dans l’intégration des réfugiés dans les systèmes éducatifs nationaux, comme c’est le cas dans huit des dix principaux pays d’accueil des réfugiés», indique l’UNESCO. Celle-ci cite notamment des pays à faible revenu comme le Tchad, l’Éthiopie et l’Ouganda.

Les enfants des migrants inscrits à l’école au Maroc

«La Fondation marocaine pour l’éducation financière s’est associée à l’Organisation internationale du travail pour mettre en place des programmes d’éducation financière pour les migrants», rappelle le document. Des programmes mis en place grâce à «des enquêtes qualitatives avant de développer la formation afin de s’assurer que la boîte à outils répondait aux besoins des migrants et de leurs familles».

L’UNESCO rappelle que la «loi marocaine n’accordait l’accès à l’éducation qu’aux enfants marocains». Toutefois, depuis l’adoption de la Constitution de 2011, le royaume «reconnaît le droit à l’éducation de tous les enfants». «Une circulaire de 2013 du ministère de l’éducation élargissait l’accès aux enfants des pays de l’Afrique subsaharienne, mais pas aux autres», poursuit le rapport.

Malgré cette avancée remarquable, le document déplore que «certaines exigences relatives aux documents peuvent être difficiles à satisfaire». A titre d’exemple, l’Académie régionale d’éducation et de formation de Casablanca requiert des certificats médicaux, en particulier des pays touchés par le virus Ebola, pour être inscrits, indiquent les rédacteurs du rapport. «Environ 7 500 enfants migrants ont été inscrits dans les écoles publiques en 2015-2016, mais moins de la moitié des enfants âgés de 8 à 17 ans reçus dans ces centres de Casablanca, Rabat et Tanger avaient fréquenté l’école en 2014», déplore l’UNESCO.

Pour rappel, un nouveau projet intitulé «Hijra wa Himaya» et qui a pour objectif d’assurer aux enfants migrants au Maroc un meilleur accès à leurs droits a été présenté jeudi 21 juin dernier à Agadir. Les enfants migrants au Maroc représentent environ 10% de la population migrante, dont 35% sont des filles, indiquait le communiqué du lancement, signé par le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, l’Union européenne au Maroc et l’UNICEF.

Le projet de zone franche Souss Massa en conseil du gouvernement ce jeudi

par Lahcen Oudoud – lematin.ma – 21/11/2018

Le projet de zone franche à Souss Massa en conseil du gouvernement ce jeudi

L’adoption du projet de décret portant création de la zone franche à Souss Massa est à l’ordre du conseil du gouvernement qui se tient ce jeudi 22 novembre à Rabat. A noter que les études techniques de la zone franche ont été achevées et les travaux d’aménagement de la première tranche doivent démarrer incessamment, a affirmé, le 14 novembre à Agadir, le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy. La future zone franche couvrira une superficie de 300 hectares, dont 50 pour la première tranche. Elle sera aménagée dans la commune de Drarga. Elle regroupera 11 secteurs : agroalimentaire, chimie-parachimie, automobile, aéronautique, énergies renouvelables, textile-cuir, matériaux de construction, plasturgie, industrie navale, IMME (Industries métallurgiques, mécanique et électromécanique) et les services afférents à ces activités.

Maroc Racing Kart : course d’endurance de 24 heures les 24 et 25 novembre

Pour la troisième épreuve des 24h, le départ aura lieu au Karting d’Agadir (vers le nouveau stade) le Samedi 24 novembre à 12h et donc l’arrivée le Dimanche 25 novembre à 12h.

Seront présentes des équipes internationales de Karting Pro et ProAm ainsi que des équipes locales.
Toutes les équipes concourent sur le même modèle de Kart et pèsent le même poids pilote inclus.

Venez nombreux supporter les équipes locales.

Restauration disponible sur place.

Quelques photos de la course de la semaine dernière transmises par mon ami Alexandre (clipromo.blogspot.com)

Concert de Noël par la chorale Notre-Dame d’Afrique les 12 et 14 décembre 2018 en l’Elglise Sainte-Anne

.

Susan Tuffany que nous avions l’habitude de voir diriger tous les ans la chorale pour le concert de Noël ne pourra pas assurer ce concert cette année ce concert en raison d’une mauvaise bronchite.
Nous avions peur de voir annuler complètement ce concert, mais c’est la chorale Notre-Dame d’Afrique qui prendra la relève cette année !

Exposition de Peinture UFE les 8 et 9 décembre, Salle Vera Cruz

.

.

.

.

Titine en pays Tataoui, un périple de Jean Maurizot

Par Jean Maurizot, de Forcalquier (Alpes de Haute Provence), ville où j’ai vécu plusieurs années après notre départ du Maroc en 1957, mais que je n’ai pas connu là-bas !


du 3 au 9 mai 2018

Depuis Agadir, un périple de 1400 km, en 6 jours et 4 étapes,

par les provinces de Tata, Gelmim et Tiznit…

Michel au volant ( ce n’est pas moi ! )
et Jean au stylo

Préambule

Fin décembre 2017, avec l’ami Michel, nous avions envisagé de refaire un grand tour dans la province de Tata afin d’aller visiter certains lieux que j’avais repérés, notamment dans la vallée d’Issafen, sur la belle route entre Igherm et Tata. Puis en janvier, un reportage de l’émission « Faut pas rêver » intitulé « Maroc, sur la route des oasis » (visible sur Youtube) présenté par Carolina de Salvo, me fait découvrir l’extraordinaire oasis d’Aguinane, située sur un des confins Est de la province de Tata.

Mon étonnement est d‘autant plus grand que depuis 13 ans que je viens dans cette province, rien ni personne ne m’avaient informé du grand intérêt de ce lieu. Alors que tant d’organismes régionaux ou provinciaux sont sensés développer, depuis des années, le tourisme rural au travers d’une multitudes de rencontres locales jusqu’à internationales, on constate que toute cette agitation n’a eu d’autres effet, au final, que de donner l’illusion du développement – pour la prestance de certains et sans jamais déboucher sur rien de concret – au détriment du bien commun, avec pertes sociales, culturelles et économiques…

Mais rien d’étonnant à cela dans l’accentuation de la déprime actuelle, et comme dit un proverbe marocain : « à quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés »… et ce n’est pas le soleil qui manque !

Bref, si ce périple a été organisé pour le plaisir personnel de la découverte, il peut éventuellement démontrer – encore une fois – l’intérêt du principe de « l’Inventaire touristique » qui consiste à identifier les potentialités d’un territoire pour le partage et la valorisation de celui-ci.

Programme sur 6 jours :

  1. Agadir-Issafen-Tata en visitant 2 vallées annexes de la vallées d’Issafen
  2. Tata—Aguinane—Tata—Oum Laaleg (Akka)
  3. Séjour à Oum Laaleg avec visite du site de gravures et de l’oasis d’Akka
  4. Akka— Agadir de Tadakoust— site de gravures d’Aït Ouabelli—Borj Biramane—oasis de Tirghmert
  5. Tighmert—Guelmim—Legzira—Arbaa Sahel—Tiznit—Ouijjane
  6. Ouijjane—Tanalt—Agadir

Nota : Malgré une latitude laissée à l’improvisation selon nos envies et au hasard des rencontres, ce programme s’avèrera bien adapté et facile à suivre.

La suite du document pourra donc permettre au lecteur de s’en inspirer pour un éventuel voyage en ces lieux, le but étant de vous faire partager nos découvertes, avec parfois le repérage de possibles randos qui pourraient, par exemple, inspirer certains membres de l’association ASAN d’Agadir qui s’évertuent – par l’organisation de randonnées dans un bel esprit de camaraderie et de respect des genres – à faire découvrir les originalités et beautés de la région ; même si dans la vallée d’Issafen, comme à Tanalt et Aouguenz dans le jbel Lkest, il reste encore le problème de l’hébergement, malgré la multitudes de maisons facilement transformables en gîtes ou chambres d’hôtes. Puisse ce document participer à améliorer cette situation et inspirer ce type d’initiative en ces lieux attractifs. On peut rêver… !

Enfin, si je n’ai aucun goût à diffuser ces informations aux « professionnels » du tourisme qui n’ont qu’à se bouger les fesses et être un peu plus curieux et imaginatifs — au lieu de se copier et s’ignorer les uns les autres — j’espère que ce compte-rendu vous intéressera.

*Jean M.



Étape 1—Agadir—Issafen –Tata

Pour cette première étape, nous sommes partis très tôt, à 6 h, de Tamraght où réside Michel, au volant de son intrépide et lumineuse Fiat Doblò— que nous appelons Titine par familiarité — afin de traverser Aga- dir sans encombre et d’arriver vers Issafen en milieu de matinée, par la double voie de l’aéroport jusqu’au niveau de Taroudant, où nous poursuivons à droite par la R109, là où une très longue montée vous fait grimper sur les plateaux vallonnés jusqu’à Igherm à 1 700 m. Sur place, remarquez-y la mairie style facteur Cheval sur la droite, puis descendez tout droit, toujours par la R109, sur 17 km jusqu’au village de Tanatamt où, un peu après un premier passage d’oued, une piste part à droite en contrebas , au niveau du panneau en béton ocré (voir photo).

C’est une piste carrossable en bon état que Titine avale en souplesse vers un petit col à 1,5 km, jusqu’à nous faire découvrir, à la même distance de l’autre côté, le premier douar perché Agadir N’Aït Taleb, puis 500 m derrière le bel agadir en pierre de Tanefgakht , puis encore après le douar perché de Taourirte.

Nous longeons une belle et ancienne mosquée en pierre ruinée (plus loin, une mosquée en béton, c’est plus noble, est en construction) pour aller jusqu’au bout du chemin carrossable en redescendant vers l’école en préfabriqué coloré habituel.

Là, Michel pousse Titine dans ses retranchements sur une très étroite rue de contournement surplombant l’oasis que nous découvrons en contrebas. L’aventure se termine vite devant des rochers sur une plate- forme qui laisse juste la place de manœuvrer pour le retour. Du village à gauche, des femmes et des enfants nous regardent arriver avec curiosité. Le contact est amical et les femmes comprenant notre curiosité pour le site, demandent aux enfants de nous accompagner, ce qu’ils font avec leur joie habituelle. Devant nous se profile une sorte d’éperon rocheux sur lequel subsistent de vastes ruines de l’ancien village construit au ras de la falaise qui domine l’oasis encaissée, 20 ou 30 mètres plus bas. On ne la voit pas, mais à travers la végétation on entend de l’eau cascader. On est à la confluence de deux oueds qui serpentent, environnés de falaises en strates d’escalier et le site est vraiment beau. Les observations détaillées sur Google Earth ne m’ont pas trompé. En face, on voit le douar Tizgui qui s’allonge sur une autre avancée inaccessible, de l’autre côté de l’oued principal. Les enfants nous entraînent à gauche sur les aires de battage circulaires se surplombant les unes les autres, d’où l’on a un très belle vue sur l’agadir Tanefgakht qui mériterait une sauvegarde et sûrement une visite…

Puis les enfants nous emmènent dans les ruines sur l’éperon, mais là ça devient vite risqué et nous devons modérer leur enthousiasme à la vue des pans de ruines en totale instabilité… Encore quelques photos et nous rebroussons chemin pour rejoindre la R109 afin de revoir le site par le sud, au niveau du douar Anzerg.

Sur la R109, après le souk isolé de la commune de Sidi Boaal dont dépendent ces douars, nous prenons une étroite piste en béton qui remonte à droite de la route et nous emmène en haut du douar Anzerg, sur le bord de la petite falaise qui domine l’oued.

On y voit plus bas des sentiers bien marqués qui remontent vers les lieux que nous venons de visiter et c’est probablement à partir de là que pourrait être organisée une belle rando par ces chemins à flanc de roche qui doivent forcément relier l’ensemble du site. Sûrement de quoi occuper une belle journée de rando avec beaucoup de diversité.

Il est temps de se restaurer et nous rejoignons Issafen une dizaine de km plus bas. Comme à Igherm, ne vous attendez pas à des miracles en restauration tant les propositions et l’hygiène sont minimalistes en ces lieux. Nous vous conseillons toutefois le dernier café à gauche, direction Tata, où l’on peut se garer juste devant. Par chance, on nous propose des loubyias avec une sauce à la viande, et comme on adore ça… c’est le bonheur!

Le plat avalé et l’estomac calé, nous reprenons notre virée, direction Tata sur une petite quinzaine de km, l’occasion d’apprécier sur la gauche les montagnes à la géologie en forme de chevrons dont certaines crêtes sont occupées par des ruines de sites fortifiés, seulement accessibles par des sentiers construits en zigzag sur des pentes abruptes. Pour bien les observer, ne pas hésiter à s’arrêter car ils sont très confon- dus dans le paysage, des jumelles étant alors précieuses. Tout cet ensemble, et nous allons rapidement en voir d’autres, mériterait encore une véritable attention au plan de la sauvegarde du patrimoine.

Arrivés à Tnine Tizerght, c’est-à-dire au niveau de la mairie isolée, entourée de tout un aménagement urbain à droite de la route, nous prenons la piste goudronnée qui part juste après vers Ioual et les gorges de Tazergzaout. Environ 3 km de plan large et là, c’est le choc ! Devant nous se dresse alors un paysage extraordinaire où le fond de vallée est dominé par une crête dont les motifs en chevrons scintillants nous émerveillent.

On s’avance jusqu’à un passage d’oued où nous en prenons plein les yeux, armés de nos appareils photos. L’orientation différente des vastes dalles sommitales, comme on peut le voir en contraste sur les deux photos précédentes, renvoie la lumière du soleil avec des reflets métalliques étonnants qui pourraient presque faire croire à des crêtes glacées. C’est beau, c’est grandiose et ça procure de l’émotion…

Autant vous dire que nous sommes comme aspirés par la curiosité de découvrir la suite qui ne nous décevra pas. Après l’oued, une large et belle piste part à gauche. Il y a bien un panneau de chantier mais l’occasion est trop belle et nous nous engageons pour découvrir un incroyable chantier dans cette gorge qui commence.

Cette piste, prévue pour être goudronnée, est entièrement taillée dans la roche, 10 ou 20 m au dessus de la piste de l’oued pour y suppléer lors des crues. Après 2 km, nous rencontrons des ouvriers qui nous signalent l’impossibilité de poursuivre plus loin. Nous devons alors nous retourner pour reprendre la piste originelle dans l’oued,

Là, l’attention de Michel est attirée par une moto qui nous suit et il la laisse nous doubler pour lui éviter notre poussière. Quelques centaines de mètres plus loin le conducteur s’arrête et nous fait signe. Il veut nous inviter chez lui et nous acceptons. Il nous conduit un peu plus loin au niveau d’un douar. Là, surprise, nous apprenons que c’est l’imam du coin et nous le suivons à pied jusqu’à sa petite mosquée où il nous montre fièrement la salle de classe coranique, ses outils d’écriture toujours ancestraux, puis l’intérieur de la petite salle de prière, toute blanche avec ses jolis piliers reliés par des arcades.

Habitués à ne pas être autorisés à rentrer en ces lieux, nous hésitons, mais il nous invite chaleureusement à pénétrer et ça nous émeut. De là, quelques marches et une terrasse plus haut, nous pénétrons chez lui dans un petit salon très simple aéré en hauteur, où sa femme nous prépare une collation de thé et biscuits. Ils sont tous deux d’origine haratine et comme on peut souvent le remarquer, les femmes noires sont beaucoup moins farouches que les berbères blanches. De fait, durant toute notre présence, elle reste assise à nous écouter sur les marches qui mènent à sa cuisine. Les connaissances en français de l’imam étant réduites, et les nôtres en berbère encore plus, nous épuisons rapidement nos échanges et prenons congé pour aller voir plus avant, en remontant l’oued, et par là même le chantier en cours qui s’étale sur 12 km en taillant dans la roche. Le long de l’oued est habité de plusieurs douars : Anegbi, Tighemart, Tazegzaout (qui signifie le lieu vert) Timkit et un ou deux encore plus en amont. Mais cela représente peu de population et même si les travaux réalisés simplifierons l’accès et la vie des gens, on se demande ce qui motive en ces lieux retirés cette débauche de moyens (pas loin d’une dizaine de grosses pelles mécaniques neuves de marque Volvo). L’accès à une future mine d’or comme il en existe plusieurs dans le coin ?

Possible…

Notre visite avec l’imam s’est donc poursuivie jusqu’à la fin du chantier entre deux courbes de l’oued surplombé à cet en- droit par une petite tour de garde en pierre sèche et encore en bon état.

Quoi qu’il en soit des raisons, une belle route touristique est en train de naître et pourrait valoriser les potentialités touristiques de cette vallée, comme la randonnée. En prenant des photos nous avions remarqué une piste vertigineuse montant vers les crêtes en rive gauche.
On la retrouve sur Google Earth où elle mesure 4 km sur 600 m de dénivelé. Cette piste rejoint les plateaux ondulants du dessus et, vus les divers emplacements de ruines qui s’y trouvent, elle devait servir à faire circuler les troupeaux, alimenter les bergers et redescendre les herbes et fourrages, à l’époque où les pâturages existaient encore. De toute évidence, sur les sommets, certains passages sur les immenses dalles inclinées doivent être spectaculaires.

Sur l’autre rive, d’autres sentiers en pleine falaise jouent le même rôle et la encore les amis Asan ont de quoi se régaler à organiser des circuits de découverte… .Nous repartons reprendre la route vers Tata où dès le passage au niveau de l’oasis de Tizgui Ida ou Balou le paysage de la R109 devient grandiose sur une vingtaine de km, avec le luxe d’un revêtement impeccable et presqu’aucune circulation. Vous y remarquerez aussi, sur l’autre rive, les longues lignes de la première piste d’accès à Tata. Passé Imitek , comme l’horaire nous le permet, nous faisons un crochet par Agouliz, douar connu pour ses cascades à 1 km en amont du village. L’accès depuis la nationale en est maintenant facilité par une route goudronnée de 7 km. Un rapide tour du village, quelques photos et comme le soleil décline nous rejoignons le camping Hayat à Tata où nous attend un copieux tagine et une nuit sous tente berbère.

L’endroit est agréable le long de l’oued Tata, de l’autre côté de l’hôtel « Le Relais des sables » qui est juste en face, à côté des deux stations service. Comme la soirée est venteuse et que nous sommes les seuls clients, nous dégustons notre tagine à l’intérieur de la cuisine, le camping ne possédant pas de salle fermée.



Étape 2—Tata—Aguinane—Tata—Oum Laaleg (Akka)

Sans nous presser, nous prenons la route d’Aguinane à 115 km, en traversant la ville de Tata en direction de Tissint par la N12, jusqu’au croisement bien indiqué où part à gauche la P1743 dans la direction d’Akka Ighane. Là, traverser tout droit pour continuer par la P1800 sur une route toujours plate et languissante à travers la steppe d’acacias, jusqu’au premier croisement d’où part à gauche la route vers Aguinane. Pas de panneau routier (?), juste un panneau métallique indiquant la direction de l’auberge d’Aguinane.

De ce point, le paysage s’anime et prend du relief avec un premier arrêt dans la traversée du douar Tamsoulte qui possède quelques jolis murs en pierre et un premier vestige de rucher en pierres sèches. Ce n’est que le premier, car 2 à 3 km plus loin, la découverte du douar Adghers-n-Warfaln (toujours pas de panneaux), avec son magnifique agadir en pierre aux façades toutes en courbes,

nous découvrons de nombreuses autres ruines de ruchers rassemblés (au moins une vingtaine) qui témoignent de l’ancienne importance de l’apiculture dans ce territoire aujourd’hui en désertification. Il est fort à parier que la production de miel a longtemps été la richesse de cette vallée…

Plus loin, la route récemment refaite grimpe un instant vers les montagnes pour redescendre dans le lit de l’oued et le suivre en offrant de jolis spectacles, jusqu’au douar de Timzoughine avec de beaux vestiges de fortifications sur une crête latérale. Juste après le douar de Kiriwt nous pensons que le goudron se termine, mais sa disparition n’est que la conséquence de la précédente crue qui a emporté la route sur plusieurs centaines de mètres.

On retrouve le goudron juste après, au croisement qui mène à gauche à Azegza et à droite vers Aguinane tout  proche.

C’est par la gauche qu’il faut prendre car, juste un peu plus loin, une toute nouvelle route taillée dans la montagne monte à gauche, au dessus des douars successifs de la vallée. Cette nouvelle route qui permet de désenclaver l’ensemble de l’oasis, offre de très jolies vues sur celle-ci et les montagnes environnantes.

On la suit jusqu’au pied de la piste étroite originelle qui vient de l’oasis et monte vers les plateaux du dessus, là d’où vient l’oued qui alimente la vallée. A droite, cette piste descend dans l’oasis et nous l’emprunterons au retour.

Pour l’instant nous grimpons vers le sommet de la piste qui serpente devant nous, en nous faisant passer en seulement 1,5 km, de 1 300 m à presque 1 500 m d’altitude.

Autant que vous dire que Titine doit y aller de toute son énergie, sous la conduite experte de Michel qui ne relâche pas son attention. Amis des émotions fortes, je vous conseille ce passage !

Dans un dernier effort, Titine atteint le sommet où nous la laissons souffler pour profiter du spectacle qui s’offre à nous. C’est grandiose ! Nous surplombons toute une oasis suspendue en divers niveaux qui laissent entrevoir des cultures jusqu’au bord du vide, et des bassins d’irrigation. L’oued qui arrive à plat depuis les plateaux, le long de la piste qui se poursuit, a creusé un lit tout en cascades avec de profondes vasques, en déposant d’épaisses coulées de tuf calcaire ocré.

Durant les crues, il est facile d’imaginer l’ampleur du spectacle sur plus de 200 m de dénivelé… Pour l’instant, le lit à sec de l ‘oued sert d’incinérateur pour les poubelles du douar Asrargh qui est devant nous. On y distingue un agadir assez ruiné et une nouvelle construction en béton évoquant une kasbah.

Probablement un projet touristique. Juste un peu plus loin, sur la piste qui permet de rejoindre Taliouine à 65 km de là, on distingue à gauche le départ d’une ancienne piste qui passe par les montagnes au dessus de la vallée d’Aguinane.

Vérifications faites, cette piste aérienne de 5,5 km au dessus de la vallée rejoint à flanc de montagne le début de la nouvelle route empruntée. De fait, on va le constater, la poursuite de la piste à travers l’oasis d’Aguinane est impossible en période de crue. Il fallait donc contourner, la difficulté, ce que permet également la nouvelle route. Avant la redescente, nous constatons qu’au pied de la côte des véhicules et quelques motos attendent notre arrivée, car il est impossible de se croiser sur toute la longueur de la piste. Une fois en bas, nous continuons à gauche pour descendre dans l’oasis, entre les maisons, avec la aussi des passages étroits et quelques rampes bien raides qu’il vaut mieux prendre à la descente, jusqu’au lit de l’oued où l’espace s’élargit un peu. Là, des hommes se rassemblent avec à côté quelques vaches et moutons parqués le long de l’oasis. Celle-ci est extrêmement dense, les hauts palmiers ayant été plantés très serrés.

Nul doute qu’il y a beaucoup à découvrir dans cette densité sur les deux rives. Nous repartons en traversant l’oued pour changer de rive et arriver à l’Au- berge Aguinane, la seule. L’endroit parait bien tenu et les patrons étant en voyage, ce sont les jeunes employées qui nous accueillent et nous préparent une omelette à la tomate pendant que nous regardons passer les élèves qui rentrent de l’école proche.

Le retour sur Tata se fait assez rapidement, en moins de 2 h, si bien que cela laisse le temps de montrer à Michel l’ancien quartier Tighmert, en architecture de terre très ruinée, à droite au nord de la ville.

Seule deux portes permettaient d’accéder et de sécuriser ce quartier et c’est toujours étonnant et émouvant de circuler par ces étroites ruelles, dont certaines parties couvertes sont très sombres, ce qui permettait à la fois de gagner de la place et de se mettre à l’abri du froid, comme de la chaleur. (Une époque pas si lointaine ou l’architecture était encore le fruit d’une longue et intelligente adaptation, avant que ne débarquent le béton et les agglos qui, sous l’illusion d’une modernité mal encadrée et mal orientée, dénaturent bien trop souvent des espaces et habitats locaux traditionnels, sans aucun égard avec le patrimoine ni adaptation au climat…)

En fin d’après-midi, nous rejoignons par la N12 la maison en terre d’Oum Laaleg, à 55 km à côté d’Akka, où après avoir balayé et lavé la cour sous tonnelle et annexes, nous installons notre bivouac de luxe avec wc/douche en bout de tuyau d’arrosage, réfrigérateur et même bonne réception de la 3G, grâce au palais des émiratis tout proche. (Ils viennent ici élever des outardes houbara, échassier terrestre trapu dont la passion dévorante leur a fait réaliser ce palais ultra-moderne, un grand espace d’élevage, ainsi qu’une piste d’atterrissage de 3 000 mètres aux normes internationales entre Akka et Tata. Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu). Nous retrouvons ensuite à sa ferme l’ami Boujemaà, ingénieur à la pro- vince et ancien maire d’Akka, avec son sourire, ses pastèques et melons bios et bien sucrés, et prenons rendez-vous pour le lendemain matin afin d’aller visiter le site de gravures rupestres d’Oum Laaleg ( ou Oum El Alek, Oume Lalègue, etc.) à 3 km au sud…



Étape 3—Oum Laaleg avec visite du site de gravures et de l’oasis d’Akka

Nous nous préparons à rejoindre Boujemaà quand celui-ci nous informe par téléphone d’un contretemps et qu’il ne sera là qu’en fin de matinée. Avec Michel nous partons donc faire le tour de l’Oasis d’Akka (circuit goudronné qui fait environ 15 km) pour nous arrêter, au nord de l’oasis, au passage à gué de l’oued Akka dont le lit a reçu l’aménagement de plusieurs déversoirs financés par le PEUPLE AMERICAIN, comme en témoigne encore un panneau. On y découvre plusieurs plans d’eau végétalisés qui contrastent avec l’aridité de l’environnement.

Définition du territoire touristique de l’oasis d’Akka

Administrativement, l’oasis d’Akka est partagé en deux territoires :

  • à l’Est, la commune rurale d’Akka avec les quartiers d’Akka-centre traversés par la RN 12 et les douars de Laqbaba, Agadir Ouzrou et son bel ensemble d’architecture en terre…

  • à l’Ouest, avec la commune de Sidi Abdellah Ben Mbarek, comprenant les quartiers de Tagadirte, Taourirte, Rahala, Aït El Har, en un seul ensemble, puis les quartiers de la Zaouiet Sidi Abdellah Ben Mbarek avec son minaret restauré et Aït Rahhal…

À cet ensemble homogène de l’oasis, on rajoute le douar d’Oum Laaleg, situé à 7 km sur la route de Tata.

Après ce périple nous allons boire un verre au nouveau café du centre touristique situé à la sortie d’Akka, en direction de Tata. Si vous voulez voir tout ce qu’il ne faut pas faire en équipements touristiques, c’est le lieu idéal. Au départ, l’intention était bonne, mais à trop vouloir copier des équipements urbains sans un minimum de réflexions et d’adaptation au climat on a réussi le tour de force de cumuler toutes les erreurs possibles. En détail voici ce que ça donne :

  • Un mini parc très peu fréquenté, avec bancs autour d’une fontaine aux lignes futuristes et sans eau.

  • Un hôtel si mal conçu qu’il n’a jamais trouvé de gérants et donc de clients en 10 ans.

  • Un musée jamais ouvert.

  • Un camping de 201 emplacements, entièrement goudronné, sans aucune végétation ni ombre (?) entouré de murs avec au fond des sanitaires trop grands et mal conçus sur 40 mètres de long.

  • Enfin, la touche finale avec un récent café sonore à l’ambiance hall de gare, entouré de coûteuses pergolas en béton qui ne protègent pas du soleil (voir photo). Devant, 2 piscines entourées de centaines de m² de pavés autobloquants avec un bâtiment vestiaire et sur le côté un terrain de jeux de boules jamais utilisé, ainsi que des jeux pour enfants (c’est la seule animation qui fonctionne le soir car sans ombre, et qui bien sûr n’est pas bien éclairée la nuit). Les deux piscines récentes n’ont jamais vu d’eau que déjà il faut refaire les revêtements en petits carreaux qui se décollent sous l’action du soleil. Comment imaginer qu’en ce lieu des gens viendraient se baigner devant une terrasse de bar, en traversant un sol de béton brûlant ? Sans parler des grandes quantités de poussières soulevées lors des fréquentes périodes venteuses… Aberrant !

Nous retrouvons enfin Boujemaà et partons sur le site de gravures rupestres 3 km au sud d’Oum Laaleg qui signifie, à ce qu’on m’a dit, quelque chose comme la mère sangsue, probablement en référence à l’oued proche qui, il y a encore 50 ans selon témoignage, alimentait des trous d’eau permanents où l’on venait pêcher « des petits poissons qui étaient vendus aux juifs ».

Une fois sur le site, nous rencontrons un couple de retraités Français qui arrivent en même temps que nous et les invitons à nous accompagner sous la docte conduite de Boujemaà qui se fait un plaisir de nous indiquer et présenter les différentes gravures, pas facile à trouver sur ces crêtes de roches.

Ces gravures, dont les plus anciennes peuvent avoir 6 000 ans, décrivent la faune d’alors : girafes, éléphants, antilopes, rhinocéros…, jusqu’à des vaches domestiquées il y a 3 000 ans. Difficile d’imaginer au même endroit de vastes plaines herbeuses et la vie des hommes qui y ont laissé de si nombreuses traces dont la majorité a dû disparaître sous l’effet des l’écaillage des roches soumises au soleil ardent.

La protection de ces sites reste aussi une préoccupation, en preuve cette récente inscription sur une dalle comportant une gravure et qui a valu à son auteur, guide local, une remontée de bretelles par téléphone…

La visite se termine à l’ombre d’un acacia par la dégustation rafraîchissante des melons et pastèques bios, fierté méritée de Boujemaà qui, au retour, nous remplit le coffre de ces produits savoureux, après un tagine et une petite sieste à sa ferme…



Étape 4—Akka— Agadir de Tadakoust— site de gravures d’Aït Ouabelli—Borj Biramane—oasis de Tighmert

Départ à 8 h vers Aït Ouabelli à 40 km par la N12 aux longues lignes droites. Une fois arrivés à Aït Ouabelli au niveau du chantier du pont sur l’oued, nous prenons à droite sur 18 km la route rectiligne qui nous amène à Tadakoust pour visiter son agadir perché. Perché vous dites ? C’est peu de le dire et dans la lumière du matin il semble inaccessible au sommet de son piton dominant le douar lové à ses pieds. Je rêvais depuis longtemps de venir le visiter, mais je ne m’attendais pas à un site aussi majestueux.

Jovial guide noir local . Présentations faites, il nous entraîne depuis le douar par un escalier prolongé par une trace caillouteuse qui nous conduit au pied de l’agadir où on découvre un étroit escalier tortueux, quasi vertical sur une bonne dizaine de mètres de haut. Quand je dis escalier, c’est dans l’esprit car il s’agit plutôt d’un empilement de petites dalles instables dont certaines sont carrément posées en surplomb. Pour tout dire, ça s’escalade plus que ça ne se grimpe, les bonnes prises étant rares. Ne vous fiez pas à la photo, car ça file vraiment les miquettes avec le vide en dessous. Amis ASAN, si on jour vous venez en ces lieux, apportez impérativement une corde, voire un baudrier, pour sécuriser le passage des moins téméraires, car pour l’instant beaucoup de ceux qui viennent là n’osent monter. Et c’est dommage, car une fois en haut le spectacle vaut vraiment la peine.

On peut facilement se promener à travers les ruines bien lisibles de l’agadir et apprécier les différents points de vue, ainsi que l’architecture des murs restants dont une partie est bâtie sur de magnifiques blocs qui semblent avoir été taillés pour l’occasion.

La redescente redoutée arrive et je l’entame sur les fesses avant d’avoir le courage de me redresser sur la fin. Mes compagnons, plus à l’aise, descendent debout et je les envie, mais bon, je suis déjà content d’être monté… et redescendu sans dommage.

De retour au village, notre guide nous montre la maison où durant l’occupation française ont été construits les premiers WC qui ont beaucoup intrigué à l’époque. Plus loin dans la rue on découvre le musée Bab Ali qui compile une collection d’objets et d’outils anciens sur 3 niveaux d’une maison traditionnelle, jusqu’à ce que Michel découvre qu’il a perdu ses lunettes de vue. On consulte nos photos et c’est notre guide qui découvre l’endroit approximatif : en haut dans l’agadir. Il ne reste plus qu’a remonter !

En attendant, on poursuit la visite de la rue principale, les parties couvertes avec les trous dans les pierres pour faire les balles des gardiens des portes, le rocher sur la place publique où les condamnés étaient attachés le temps de leur punition, l’association où les femmes sont en train de cuire du pain sur cailloux, l’horloge solaire avec une dalle verticale, puis le retour par l’oasis où l’on remarque des touffes de plans de tomates entourées de grillage. Ces tomates ne sont pas plantées, c’est la germination des graines emportées à la sortie des tuyaux d’égouts… Une bonne et simple solution.

Une fois les lunettes retrouvées par Michel et Abdeslam qui font l’aller-retour à l’agadir en un rien de temps, notre guide nous convie à un repas dans le jardin devant sa maison où il déploie tapis et coussins avec l’aide de ses enfants. Dans nos conversations il nous dit avoir bénéficié d’une formation touristique à Tata. Je ne sais pas ce qu’il en a été mais je lui explique qu’il serait bien, pour son activité, de définir une base de prix car c’est souvent la même chose : quelqu’un arrive d’on ne sait où, propose d’accompagner pour le plaisir et finit par vous inviter à manger. C’est sympathique, mais en même temps on sait bien que ça ne peut pas être gratuit, surtout de la part de gens aux revenus modestes. Pour les initiés, on sait à peu près comment faire mais pour les autres ce n’est pas évident. Enfin, avant cela, il serait plus logique que les guides locaux aient un vrai statut, une formation utile et une reconnaissance. On peut rêver…

En partant de Tadakoust, à 2 km sur un monticule au pied d’un relais téléphonique, est posé un bâtiment en pierre d’inspiration mini kasbah. C’est censé être un musée de l’agadir qui doit bien rarement recevoir des visiteurs. Encore un investissement aussi improbable que son lieu d’implantation.

Une fois à la sortie d’Aït Ouabelli je propose à Michel d’aller voir un autre site de gravures visité 10 ans auparavant. La piste part des dernières maisons vers le sud, puis 1 km plus loin nous bifurquons à gauche sur une piste assez bonne jusqu’à arriver dans une zone sableuse où la prudence nous conseille de ne pas amener Titine au-delà de ses possibilité. En fait, il me semble reconnaître le site 4 ou 500 mètres plus bas et nous le rejoignons à pied. C’est bien là, nous avions bifurqué trop tôt à gauche.

Nous recherchons les quelques gravures sur les arêtes rocheuses jusqu’à croiser deux jeunes bergères qui suivent leur troupeau de chèvres.

Nous les retrouvons au sommet des plus gros blocs et après quelques échanges, sans pouvoir satisfaire leur besoin de batterie de smartphone, nous retrouvons la route jusqu’à Borj Biramane pour saluer les amis Paul et Philippe et boire un verre, avant de continuer.

Un seul est présent, mais occupé nous ne le verrons pas. Après quelques caresses au chat du salon du bar, j’en profite pour acheter le dernier petit livre cosigné de Salima Naji sur la source Aïn Aqdim de Tiznit, et Michel un tee-shirt…

Nous reprenons la route en laissant sur la droite la belle vallée de Tamanart, puis la route d’Amtoudi, jusqu’à Taghjijt où, juste après, nous prenons à gauche la route perpendiculaire qui rejoint Fask, jusqu’à la maison Saharaouie traditionnelle en terre, au cœur de l’oasis de Tighmert, à 15 km de Guelmim. Durant le parcours nous verrons le climat changer et passer de la chaleur ensoleillée à la fraîcheur nuageuse, ce qui est assez fréquent en ces lieux où l’influence océanique se fait sentir.

A l’arrivée, je retrouve avec plaisir Saliha la maîtresse des lieux d’origine Française, très impliquée dans la vie locale, avec Zineb sa fille adoptive. Je ne l’avais pas revue depuis longtemps et c’est avec plaisir que je retrouve cette maison traditionnelle, entourée de palmiers et de champs. C’est aussi une petite ferme avec de nombreux animaux (poules, canards, oies, paon, chèvres, ânes…).

La maison saharaouie est le lieu idéal pour ceux qui veulent s’immerger dans l’ambiance d’une maison traditionnelle en terre, avec une douche/hammam et des toilettes sèches qui sentent bon la sciure (et très peu le reste). La cuisine est vraiment traditionnelle et excellente, les repas se prenant seulement le soir dans la salle commune autour de petites tables basses. On y mange tous ensemble et cela facilite grandement les relations fraternelles entre les divers résidents, Saliha prolongeant la soirée dans le coin salon légèrement surélevé, en servant le thé qui alimente les papotages de ceux qui s’installent sur les coussins autour d’elle. Pour les petits déjeuners copieux, on peut choisir divers recoins du jardin pour y déguster les confitures et pain maison…

Le moringa. Le hasard a voulu qu’à notre arrivée on croise des jeunes clients portant des tee- shirts rouges sur lesquels je lis en lettres blanches : DignelesbainsDigne ? Mais c’est la préfecture de mon département français : les Alpes-de-Haute Provence, à 50 km de là où j’habite… Curieux, je me présente donc en voisin et questionne. Il s’agit d’un groupe d’étudiants de l’antenne de l’université agronomique venant dans cette région, avec leurs encadrants, pour sensibiliser aux plantes mellifères, après être passés à Tata. Intéressés, nous découvrons qu’ils essaient de promouvoir des bacs d’arrosage qui s’enterrent ; le polyter, un rétendeur d’eau ; des plants et des graines de moringa, « l’arbre de vie » aux nombreuses vertus nutritionnelles et dont j’avais aussi remarqué la culture potentielle pour cette région, ce qui accroît mon intérêt . Les graines viennent d’Inde et du Sénégal et comme ils en ont de trop, ils me les confient pour que j’en fasse bon usage en les distribuant à bon escient, ce que j’ai fait.



Étape 5—Tighmert—Guelmim—Legzira—Arbaa Sahel—Tiznit—Ouijjane

Après un petit-déjeuner avec les étudiants et leurs accompagnateurs, nous partons vers Guelmim pour découvrir à l’extérieur de la ville, côté Fask, un tout nouveau Marjane, grand signe de développement. Il faut dire que la ville de Guelmim est dirigée par un maire indéboulonnable qui a placé toute sa famille dans les communes alentours et qui ne lésine pas sur le somptuaire par le détournement de subventions d’état allouées aux communes du Sud : ronds-points aquatiques avec jets d’eau, plus de 20 ha d’équipements sportifs et culturels sans réel fonctionnement, jusqu’à l’aménagement de 2 à 3 km d‘une rive de l’oued qui traverse la ville, sur le modèle plus évolué de la corniche d’Agadir. Des frasques qui ont valu le limogeage du précédent wali… Ceci dit, la ville s’agrandit et se modernise plus vite que les mentalités.

Après un petit détour sur une ferme en direction de Tantan où Michel a vécu une expérience antérieure, nous poursuivons vers Sidi-Ifni toujours par la N12, dont les derniers tronçons sont en train d’être refaits. Beaux paysages de collines couvertes de cultures de figues de barbarie ou aknari. Une culture largement subventionnée par l’Agence du Sud mais qui tarde à produire une véritable économie, les produits dérivés comme l’huile, les conserves, jus et autres ayant du mal à se commercialiser.

Par la R104, nous remontons jusqu’à Legzira où nous allons faire un tour jusqu’à la première arche restante.

Au loin, la seconde arche n’est maintenant plus qu’un amas de roches. Juste après la première, pour ne pas être visible sur les photos, nous découvrons un jeune garçon assez malin pour proposer, grâce à une presse manuelle sur une table, du jus d’orange tout frais à 5 dh le verre que nous dégustons avec plaisir dans cet endroit magique.

Il nous faut ensuite dépasser Mirleft pour trouver un restaurant bord de mer offrant des plats de poissons. Nous y retrouvons tout un contingent de 4×4 suréquipés, dans le cadre d’un rallye féminin qui poursuit vers la Page Blanche.

Toujours par la R104, nous faisons un petit crochet par le souk d’Arbaa Sahel dont une partie des arcades en pierres de taille date du protectorat.

Pour le visiter, descendre depuis la route, tout droit jusqu’en bas du bourg et rentrer dans un grand quadrilatère d’environ 150 x 100 m avec au centre, et de chaque côtés, des bâtiments avec les plus anciennes arcades en pierre recouvertes de peinture jaune. Dans le vaste espace droit, la commune vient de réaliser un grand centre culturel – dont l’architecture n’a tenu aucun compte de l’environnement patrimonial architectural – et qui, comme d’habitude, peine à se mettre en route par manque de moyens. Mon mauvais esprit nous fait passer par là pour prendre en photos la longue terrasse extérieure qui, lors de ma dernière visite au maire qui a beaucoup d’ambition et de projets pour sa commune, m’a fait réagir.

Voilà une réalisation neuve, dernière touche du bâtiment existant, qui a été entièrement bâtie de travers : marches inégales, arêtes tordues, lignes de carrelage en zigzag, etc., comme si le cordeau n’avait pas encore été inventé, ce qui est difficile à comprendre. Mais cela est accepté par les commanditaires communaux dans une sorte de fatalisme, en contrepartie d’un coût de main d’œuvre trop bas…

Nous voilà maintenant à Tiznit où après nous être garés sur la place du Méchouar, nous traversons une partie de la médina pour aller voir la réhabilitation patrimoniale de la source historique, Aïn Aqdim ou « Source bleue », mis en œuvre par l’architecte Salima Naji citée précédemment.

Cette source est à l’origine du mythe de fondation de la ville par la sainte Lalla Zninia qui l’aurait découverte entre le XIIe ET XVe siècle. Dans ce cœur historique on peut aussi voir la Mosquée Idagfa, tombeau présumé de Lalla Zninia, la Kasbah Aghenaj, aménagée en musée et l’étonnante mosquée Jemaa Lkbir. Malheureusement, lors de notre passage le rideau d’eau sensé recouvrir les arcades n’était pas en activité et les bassins contenaient de nombreux détritus, laissant une désagréable impression d’abandon… Dommage.

Toujours par la R104 en direction de Tafraout, nous rejoignons Ouijjane à une vingtaine de km, où les amis Michel et Valérie Letellier commencent juste à ouvrir leur accueil Sous les palmiers bleus (souslespalmiersbleus.com) avec bivouac berbère.

L’accueil et l’endroit sont chaleureux sur un terrain d’environ 2 ha avec de très beaux ombrages sous de hauts oliviers qui abritent tentes et sanitaires bien réalisés. Avec un autre couple, nous sommes les tous premiers clients à inaugurer l’hébergement soigné et une bonne restauration qui en font une nouvelle bonne adresse pour venir découvrir cette région du Maroc.

Valérie accompagne depuis de nombreuses années les sorties en Quad.

Malheureusement, 5 mois après cette visite, les autorités locales traînent toujours du pied pour accorder l’autorisation officielle, en contradiction totale avec les directives Royales qui demandent une meilleure efficacité administrative…



Étape 6—Ouijjane—Anezi—Tanalt—Timjijcht—Aouguenz—Agadir

Après un petit déjeuner copieux, nous quittons nos amis Michel et Valérie et rejoignons la R104 en coupant à travers une piste, puis la remontons environs 4 km vers Tiznit afin de bifurquer à droite vers Anezi.

Ce matin, le temps est nuageux et quelques gouttes commencent à piqueter de plus en plus le pare-brise de Titine à mesure que nous avançons sur cette route vallonnée et plus pittoresque qu’elle ne l’était dans mes souvenirs. Il faut dire qu’avec la pluie et la verdure qui s’accentue, les paysages prennent une autre dimension, mettant en valeurs les nombreux douars qui jalonnent la route. Nous remarquons aussi que les arganiers sont rutilants de beaux fruits perlant sous la bruine qui les magnifie et c’est un plaisir que de s’arrêter pour les observer de près et les photographier. Quel contraste avec l’année de sécheresse précédente !

Arrivés à Anezi, nous franchissons la porte d’entrée de la ville qui indique que nous pénétrons dans le pays du Jbel Lkest caractérisé par les attributs ornementaux des portes d’entrée des maisons anciennes, qui malheureusement ne sont pas repris dans les constructions récentes. Anezi se développe essentiellement sur une longue avenue et la ville est sans aucun charme, voire austère. On a du mal à repérer, aux 2/3 de l’avenue le panneau indiquant le départ à droite de la route de Tanalt, tellement il est caché par les feuillages d’un arbre, ce qui nous vaut un rappel à l’ordre sourcilleux de gendarmes arrivant par un sens interdit que nous avons failli prendre. La suite de la route vers Tanalt se poursuit dans des paysages baignés de brume et des bas-côtés couverts de petites fleurs jaunes et blanches.

Arrivés à Tanalt, avec sa tour militaire à créneaux en béton, nous allons faire demi-tour devant la mairie en haut de l’espace récemment aménagé, puis nous reprenons la route elle aussi récemment refaite vers Aouguenz. Passé le gué sur l’oued Takoucht avec ses longs trous d’eau permanents, nous bifurquons plus haut à gauche vers le douar de Timjijcht. S’ensuit une étroite piste bétonnée qui serpente jusqu’à la crête après un premier douar, avant de devenir piste en terre. On voit que dans ce secteur la pluie a été abondante car l’herbe dense ploie sous les gouttes de pluie. Tout est vert et au milieu de ce pâturage abondant des centaines de moutons se refont une santé. Certains, le ventre plein, sont même couchés sur la piste et je dois descendre pour les pousser à se ranger.

Pour Michel, c’est la première fois qu’il vient à Timjijcht, le douar spectaculaire au bout de la piste. Mais hélas pour lui, il n’en verra rien, car bien avant l’important douar d’Azour N’Boutwala l’épais brouillard nous enveloppera jusqu’au bout. Qu’à cela ne tienne, malgré une piste détrempée et glissante,

Titine, pour la beauté du geste et accrocheuse au moindre caillou, réussit à nous hisser jusque devant la petite mosquée de Timjijcht, là où une entaille dans la roche permet de descendre par un sentier escarpé à l’ancien douar blotti sur un éperon dominant de 700 m l’oued Takoucht. Je le dis par mémoire car à cette altitude d’environ 1200 m, le brouillard est si dense qu’on y voit à guère plus de 6 m, au point que je n’arrive pas à situer la maison où nous avions pris un repas avec des amis d’ASAN. Pas de chance pour Michel qui devra revenir pour pouvoir apprécier la beauté de ce lieu tout aussi grandiose et exceptionnel que méconnu. Le retour en descente se fait tout en douceur et prudence, Titine dandinant des fesses pour suivre les ornières de terre grasse, tout en évitant la sortie de piste étroite bordée de profonds ravins dans la partie haute.

Arrivés à Aouguenz, nous passons par l’épicerie de la rue centrale pour acheter une Vache qui rit, puis par le café un peu au dessus. La, nous découvrons que nous pouvons encore bénéficier d’une assiette de ragoût et de quelques biscuits pour le dessert, dans une salle où le sol carrelé est couvert de sciure pour plus de confort en ces temps pluvieux.

Leretourdepuis Aouguenz vers Agadir se fait par la route entièrement refaite depuis Tanalt et qui rejoint la P1009 à AïtMilk, puis Biougraet la frénésie de la circulation d’Agadir.

Minoue, qui reconnait sa Titine entre mille, est déjà sur le balcon pour nous accueillir de ses miaulements, impatiente de retrouver son papa et son tonton qui ont tant à lui raconter…


NB : à ceux qui le liront, j’espère que ce compte-rendu vous aura apporté quelques informations et donné l’envie de vous aventurer dans ce beau territoire si mal mis en valeur et pourtant si riche de diversité.

C’est bien parce que je l’apprécie que j’en souligne aussi les carences qui lui portent atteinte, en ne fermant pas les yeux sur les dérives qui donnent une image négative, la critique logique et de bon sens devant servir une prise de conscience et des échanges pour le bien commun et non pas une susceptibilité mal placée, comme c’est souvent le cas chez les « responsables ».

Aussi, si certains ont des questions où des remarques particulières, n’hésitez pas à me les communiquer à l’adresse suivante, j’y répondrai.

Jean : targa61@gmail.com

Cordialement

Agadir : FTI Voyages rachète Les Dunes d’Or

tourmag.com – 20/11/2018

L'hôtel des Dunes d'Or à Agadir, ex-Framissima, fera partie des 4 clubs de vacances que lancera FTI Voyages cet hiver © Booking

L’hôtel des Dunes d’Or à Agadir, ex-Framissima, fera partie des 4 clubs de vacances que lancera FTI Voyages cet hiver © Booking

FTI Voyages vient de racheter l’ancien club Framissima Les Dunes d’Or situé à Agadir au Maroc. 

Il devient ainsi le premier établissement de la gamme Club FTI Privilège.

Le groupe a investi 500 000 € dans la rénovation et les services.

Universiapolis d’Agadir signe avec le Mali

par F. N. – leconomiste.com – 19/11/2018

Universiapolis d’Agadir signe avec le Mali

L’Université privée d’Agadir vient de signer une convention de collaboration avec le Ministère de la Recherche et de l’innovation du Mali. Les parties contractantes entendent ainsi exécuter des projets de recherche dans un cadre international ; échanger les informations scientifiques d’intérêt mutuel ; organiser des cycles de conférences ou workshops. Il est aussi question de coopérer pour la dissémination de résultats obtenus pendant les activités de recherche (publications et événements communs selon un plan de travail annuel avec au minimum un évènement par an).

« Valoriser les résultats de la recherche, c’est faire évoluer la vie des populations », a déclaré à cette occasion Assétou Founé Samaké Megan, ministre de la Recherche et de l’innovation du Mali. Rappelons qu’Universiapolis compte plus de 70 étudiants maliens dans les différentes filières de management et d’ingénierie. La majorité de ces jeunes sont bénéficiaires de bourses de l’Etat malien.

24 novembre 2018 : Soirée théâtre de l’UFE AUX JARDINS d’AGADIR CLUB MARMARA

Une pièce présentée et interprétée par la Troupe Zellige
de Marrakech

Koulchi Mezien : comédie en 3 actes, pièce déjà présentée à l’IFM de Marrakech en avril 2018.

Vous pourrez  participer ensuite, sur place, au traditionnel dîner annuel des VINS NOUVEAUX  (charcuterie, bœuf bourguignon, pommes de terre rissolées, fromages, salade de fruits frais, vins et eau inclus, dont une bouteille de Beaujolais Nouveau pour 4 personnes).

Cette soirée se déroulera dans le restaurant Marocain, privatisé pour l’occasion, de l’Hôtel LES JARDINS d’AGADIR CLUB MARMARA, situé près du restaurant le Mauresque et en face du restaurant le Tapis Rouge.  Le dîner en musique, sous le talent de Johnny Monnin, se poursuivra par une soirée dansante.
MAIS ATTENTION : LE NOMBRE DE PLACES AU DÎNER ETANT LIMITE à 200, SEULES LES 200 PERSONNES AYANT ACQUITTE LE PRIX DU PACKAGE  ci-dessous SERONT ADMISES.
Inscriptions à la permanence de l’UFE avant le 21 novembre! 

.

Ah, ces gilets jaunes !

.

.

Heureusement, ils ne sont que légèrement morts !

.

La chicha, pas vraiment partagée par tous les pays arabes

Par Dounia Hadni – liberation.fr – 17/11/2018

Des touristes qui fument de la chicha au Caire, en Egypte. Photo Gali Tibbon. AFP

Si le narguilé a le vent en poupe dans de nombreux pays du Moyen-Orient, il ne trouve pas grâce aux yeux des autorités marocaines, qui multiplient les mesures pour le bannir.

La chicha (appelée aussi narguilé), une pipe à eau avec laquelle on peut fumer du tabac nature ou aromatisé, a énormément de succès au Liban, en Syrie, en Egypte et dans les autres pays du Moyen-Orient. Elle fait partie des mœurs, quel que soit le milieu social, et se fond totalement dans le décor, des restaurants jusque dans les foyers en passant par les cafés.

Dans le pays du cèdre, toutes les communautés libanaises dont les chiites, sunnites et chrétiens qui vivent séparées les unes des autres dans des quartiers bien cloisonnés, partagent cette consommation d’origine perse. Une habitude qui remonte sans doute à la guerre civile libanaise durant laquelle les Libanais descendaient se planquer dans leur cave avec leur chicha. Elle est également très populaire en Egypte où les hommes se retrouvent la nuit tombée dans les cafés pour échanger entre ses volutes de fumée et un verre de thé. La chicha constitue d’ailleurs plus de la moitié de leur chiffre d’affaires.

«Incitation à la prostitution des mineurs»

Mais la chicha n’a pas le vent en poupe au Maroc. Ce 13 novembre, le Parlement marocain a adopté une série d’amendements dont la TVA sur le tabac à chicha… Pas plus tard que la semaine dernière, les autorités ont mené dans la ville d’Agadir, au sud du Maroc, une série de descentes dans des cafés et saisi 200 chichas. Ce genre d’opérations se fait assez régulièrement dans les lieux publics des grandes villes du royaume comme Marrakech, Fès, Casablanca, Tanger où la chicha est assez prisée.

Sans être officiellement interdite au Maroc, la chicha n’y est pas non plus tout à fait autorisée. Depuis son apparition dans le royaume il y a près de quinze ans, les autorités soupçonnaient ses utilisateurs de s’en servir pour consommer du haschisch. Les walis (ou gouverneurs) multipliaient les arrêtés et les campagnes d’assainissement pour la bannir de l’espace public.

En 2016, le Parti de la justice et du développement (PJD, musulman-conservateur) alors – et toujours – au pouvoir, y voit une pratique étrangère aux Marocaines et aux Marocains, un vecteur de délinquance et surtout une «incitation à la prostitution des mineures». Il comptait totalement l’interdire avec une proposition de loi qui réservait aux vendeurs de chichas une peine de prison de trois ans et qui avait toutes les chances d’être adoptée. Mais par peur de froisser les touristes amateurs de chichas, surtout venus du Moyen-Orient, les pressions du gouvernement ont stoppé net cet élan.

Mobilisation pour retrouver des “harragas” au sud d’Agadir

lesiteinfo.com – 18/11/2018

Tous les moyens nécessaires, y compris aériens, ont été mobilisés ce dimanche matin, pour mener les opérations de sauvetage et de recherche d’environ 22 candidats à l’émigration clandestine après le renversement de l’embarcation artisanale qui les transportait près de la côte d’Aglou (province de Tiznit), ont indiqué les autorités locales de la région Souss-Massa.

Les autorités compétentes ont été alertées par trois citoyens marocains qui faisaient partie des passagers de l’embarcation et qui ont pu atteindre la plage en nageant, a-t-on précisé.

Les trois personnes ont été évacuées à l’hôpital Hassan Ier de Tiznit pour recevoir les soins nécessaires alors que l’enquête a été ouverte sous la supervision du parquet compétent pour élucider les tenants et aboutissants de l’organisation de cette opération d’émigration clandestine, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Pêche sportive durable : Un concours à Agadir pour asseoir une identité marocaine à l’international

par  Samir Benmalek – lematin.ma – 18/11/2018

Résultat de recherche d'images pour "pêche du black bass"

Le Concours international sur la pêche du black bass en «No kill», organisé par le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification en partenariat avec la Coopération allemande au développement, a pris fin hier au barrage Moulay Abdellah à Tamri dans la province d’Agadir. Les objectifs à l’horizon 2024 sont d’augmenter le nombre de pêcheurs sportifs de 3.000 à 7.500 et de créer 10.000 emplois directs et indirects liés à la pêche durable en eau douce et à l’aquaculture continentale.

Une vingtaine de pêcheurs sportifs européens et 80 de leurs homologues marocains ont participé au concours international sur la pêche du black bass en «No kill» qui signifie qu’il n’y a pas de mise à mort des poissons pêchés, dont le but, selon le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), est de «mettre en avant les engagements pris par le Maroc pour le développement d’une pêche durable face aux enjeux liés aux changements climatiques, et aussi de promouvoir ce volet de tourisme durable au niveau de la région et de créer une plateforme d’échange avec les parties prenantes concernées pour structurer des produits attractifs qui répondent aux besoins et exigences des pêcheurs touristes», indique un communiqué. Ce concours international, organisé en partenariat avec Coopération allemande au développement (GIZ) au niveau de la retenue du barrage Moulay Abdellah à Tamri, dans la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, s’inscrit dans le cadre de la Stratégie du HCEFLCD pour le développement de la pêche durable, qui ambitionne de positionner le Maroc, et notamment la région de Souss-Massa pour la pêche du black bass, comme une destination phare à l’échelle du continent africain à l’horizon 2020.

Un village piscicole a été mis en place au profit du grand public et a consisté notamment en des stands d’informations sur l’activité de la pêche, une présentation des produits de terroir, du matériel de pêche sophistiqué, des séances d’initiation à la pêche, et des tables rondes autour de la
promotion de la pêche touristique du black bass. Le HCEFLCD a défini un plan stratégique qui s’étale sur la période 2015-2024 dont il est attendu l’augmentation du nombre de pêcheurs sportifs de 3.000 à 7.500 et la création de 10.000 emplois directs et indirects liés à la pêche durable en eau douce et à l’aquaculture continentale. Avec l’appui de la GIZ, un Plan d’action pour le développement du tourisme halieutique, basé sur la durabilité et la préservation des ressources, est en cours d’exécution et porte sur la réhabilitation et l’aménagement des parcours halieutiques, le développement d’offres touristiques intégrées en zone rurale, le renforcement des capacités des moniteurs de pêche et la création d’une identité pour la pêche sportive durable propre au Maroc.

Annulation de la 6ème édition du Beach Race Paradis Plage

.

C’est cet après-midi que devait avoir lieu la course d’endurance de 2 H 30 sur la plage de Imi Ouaddar

.

Jusqu’à ce matin, Harite Gabari qui organise l’épreuve y a cru, mais en début d’après-midi, il a bien fallu se rendre à l’évidence : avec la forte marée et la houle qui provoquait de très fortes vagues, il n’y avait plus de plage !
Pour ceux qui connaissent bien le coin, voici le restaurant « Les Pieds Dans L’Eau » qui se trouve entre la plage et la route :

Il était donc matériellement impossible d’organiser sérieusement une épreuve dans ces conditions et Harite Gabari a pris la seule décision
possible : l’annulation de l’épreuve !