Archives de décembre 3rd, 2018

Le Rucher d’Inzerki, le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde

yabiladi.com – 2/12/2018

Le rucher d’Inzerki existe depuis plus de cinq siècles. Il est, de ce fait, une véritable institution et un temple pour l’un des plus savoureux miels du Maroc.

Inzerki, ce petit village situé à 80 kilomètres au nord d’Agadir abrite le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde. Appelé également le Taddart Ouguerram (le rucher du Saint), cet endroit produit sans doute le plus exquis des miels du Maroc.

La région est un pur bonheur qui envoutera vos sens. Vous entendrez le bourdonnement des abeilles, admirerez les mille et une couleurs des fleurs flattant également votre odorat. Et vos papilles ? Elles ne seront pas en reste une fois gouté ce délicieux nectar vendu seulement à Inzerki.

Le rucher d'Inzerki./Ph.DRLe rucher d’Inzerki. / DR

Au milieu de la forêt, l’une des plus démesurées de la commune d’Argana, se dresse sur une colline ensoleillée, le Taddart Ouguerram qui compte pas moins de 4 000 ruchers traditionnels. Exposé continuellement au soleil, près d’une nature foisonnante, où l’on trouve des arganiers, des caroubiers, ainsi que toute sorte de plantes médicinales et aromatiques qui permettent à ce lieu, de produire l’un des plus savoureux miels du Maroc.

Construit en terre et en bois, le rucher d’Inzerki est une véritable institution qui atteste d’une tradition locale vieille de plusieurs siècles. Contacté par Yabiladi, Brahim Chtoui, président de l’Association Taddart Inzerki pour le développement et la coopération, nous précise que plusieurs études et recherches menées par son association ont démontré que l’édification de ce lieu remonte au XVIème siècle, en 1520, plus précisément.

Un miel et une qualité qui coule de source

Comme jadis, le rucher d’Inzerki est un rucher collectif appartenant aux familles du village. «Le douar comptait auparavant plus de 80 familles dans la zone nord, il n’en reste plus que sept aujourd’hui. Dans la zone sud nou sommes passés de 80 à 35 familles encore présentes», nous explique Brahim Chtoui. Les familles d’Inzerki entreposent toujours leurs abeilles dans le rucher.

Le rucher travaille à plein temps entre février jusqu’à fin juillet, début du mois d’août. «Pendant cette période, les touristes qui viennent ne peuvent pas s’approcher du rucher, ils se contentent de l’admirer de loin et pour les plus courageux il est possible de se rendre jusqu’au rucher où l’un des apiculteurs s’adonne aux explications avec grande joie», poursuit-il.

Mi-août, le village s’anime, c’est la période de récolte du miel. Produit de la manière traditionnelle, les ruchers ne donnent pas beaucoup de miel, nous explique l’associatif également apiculteur. On parle à peine «de 10 kilogrammes de miel -pour chaque case-, dans le meilleur des cas. D’autres produisent moins de trois kilos. Ce n’est pas comme la production moderne au miel plus abondant car dans le procédé traditionnel c’est l’abeille qui fait tout le travail».

Photo d'illustration./Ph.DR

Le célèbre miel produit à Inzerki est aromatisé au thym, qui se trouve en abondance sur les terres d’Inzerki. Il y a aussi celui à la fleur d’oranger ou à la lavande, avec une note plus délicate en bouche. Le prix au kilogramme avoisine les 300 dirhams, «mais pour avoir du vrai miel d’inzerki, il faut se rendre sur place», nous avertit l’associatif, qui évoque des appropriations de la notoriété du miel d’Inzerki par certaines entités. D’ailleurs, «contenu de la faible production locale, les familles du rucher collectif réservent le miel à leur propre consommation ou le vende aux particuliers sur place. De ce fait, il n’y a ni intermédiaire, ni société qui peut prétendre de vendre du miel du rucher collectif», ajoute-il.

Par ailleurs, Brahim Chtoui nous confie que «plusieurs familles se tournent de plus en plus vers la production en cages, qui elles leur rapportent beaucoup plus». Mais, au rucher collectif «nous avons interdit cette pratique afin de conserver notre procédé ancestral. Désormais, plus d’une vingtaine de familles, produisent dans le rucher collectif», précise-t-il.

Outre le miel, les familles investissent aussi dans la production et la commercialisation de plantes aromatiques et médicinales, ce pourquoi la région va dédier des hectares pour leur culture ainsi que pour planter plus de 2 200 hectares d’arganiers et de caroubiers.

La région d’Inzerki accueille de nombreux touristes, une source de revenus qui doit encore faire l’objet de revalorisation, estime l’associatif. Pour ceux souhaitant étendre leur séjour dans la région, sachez que les auberges et installations les plus proches se trouvent à une trentaine de kilomètres du rucher. La visite de la coopérative des femmes d’Inzerki pour la production d’huile d’argan est une étape incontournable dans la région.

 

CAN 2019 : La candidature marocaine ne devrait pas tarder

par Abderrahmane Ichi – lematin.ma – 02/12/2018

La candidature marocaine ne devrait pas tarder

L’officialisation de la candidature marocaine à l’organisation de la CAN 2019 ne devrait plus tarder. Le dossier est déjà bien ficelé, car il s’est basé sur celui de la candidature marocaine à l’organisation de la Coupe du monde 2026. Les six stades de la compétition sont déjà prêts à accueillir les compétitions, les hôtels, les aéroports et les autres infrastructures nécessaires sont déjà sur place. Il ne manque plus que le feu vert politique pour se mettre en marche.

À l’heure où tous les signes comptent, mais où rien n’est encore officiel, le Maroc ne devrait pas tarder à officialiser sa candidature à l’organisation de la CAN 2019. Depuis l’annonce, vendredi dernier, du retrait de l’organisation de la compétition au Cameroun, l’idée d’une éventuelle candidature marocaine est sur toutes les lèvres, mais rien n’est officiel jusqu’à présent. Sans doute, la FRMF attend le feu vert politique pour se mettre en marche. Selon une source fédérale, les équipes de la FRMF s’attellent à ficeler un dossier de haute facture en s’appuyant sur le dossier de la candidature Maroc 2026. «Le fait d’avoir déjà présenté un excellent dossier de candidature à l’organisation de la Coupe du monde 2026 est un gros avantage puisque le Maroc dispose déjà d’infrastructures nombreuses et modernes, en mesure d’accueillir les 24 équipes et d’offrir aux fans du ballon rond en Afrique et au monde entier une Coupe d’Afrique des nations de haute facture», déclare cette source.

Six stades déjà prêts
Selon nos informations, le Maroc devra présenter six stades existants pour accueillir la CAN 2019. Il s’agit du complexe sportif Mohammed V de Casablanca. D’une capacité d’accueil de 45.891 places, ce stade est l’une des belles enceintes de football au Royaume. Les autres stades sont le Grand Stade de Tanger (45.000 places), le Grand stade d’Agadir (45.480 places), le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat (68.000 places), du Grand Stade de Marrakech (45.240 places) et du Grand Stade de Fès (45.000 places).
En plus des sites sportifs, le Maroc dispose d’infrastructures hôtelières de qualité, d’autoroutes et de lignes ferroviaires modernes, d’aéroports internationaux dans les villes hôtes, d’un réseau de télécommunication parmi les plus sophistiqués en Afrique, d’hôpitaux… Autrement dit, le Royaume est prêt à accueillir la Coupe d’Afrique dès demain si on se réfère au cahier des charges de la CAF. Pour information, le Maroc, s’il décide de présenter sa candidature, risque de faire face à la concurrence d’autres pays.

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