Archives de décembre 5th, 2018

Institut Français d’Agadir : Cycle des grands interprètes : la magie des sons par Célimène Daudet

Après Anne Quéfflec et Alexandre Tharaud en début d’année, l’Institut français du Maroc invite Célimène Daudet à se produire du 7 au 15 décembre 2018 dans plusieurs villes du Maroc. Pour clôturer ce cycle de musique consacré aux grands interprètes, la pianiste proposera un récital composé notamment des Préludes de Debussy, en hommage au centenaire de la mort du compositeur.

Magie des mots, magie des sons

Adolescente, Célimène Daudet se plongeait dans les Préludes de Debussy dont les titres énigmatiques la fascinaient. Ces courtes pièces, composées au début du siècle, se caractérisent par leur exotisme : l’évolution d’une Espagne fantasmée succède à des réminiscences de musique orientale. La technique pianistique mobilisée est totalement repensée : toute l’étendue du clavier est exploitée et les jeux de pédale sont extrêmement raffinés.

Le génie de Debussy réside dans cette capacité à faire émerger du piano des couleurs, des plans sonores, des textures, des éclats étincelants, un miroitement aquatique, des jeux d’ombres et de lumières, une variété́ de timbres, une mise en vibration et en résonance de l’instrument.

Célimène Daudet, dont le jeu est décrit comme d’un « lyrisme séduisant, délicat ou brûlant », nous invite à partager à travers ce récital le génie de Debussy.

À propos de Célimène Daudet

La pianiste Célimène Daudet est issue de deux cultures, française et haïtienne. Formée au Conservatoire d’Aix-en-Provence, sa ville natale, puis aux CNSMD de Lyon et Paris, elle est lauréate du concours international Jean Françaix, du concours international Fnapec, et remporte le Prix international Pro Musicis. Elle est nommée « Artiste Génération Spedidam 2014 ». Célimène est Steinway Artist.

Invitée des grandes salles, elle se produit à l’international. elle était marraine en 2015 du Festival les Amateurs Virtuoses au Théâtre du Châtelet. Elle a réalisé deux albums sur Bach : A tribute to Bach (Arion 2011) et L’Art de la Fugue (Arion 2013). Son album Dans la malle du Poilu (Arion 2013) en duo avec la violoniste Amanda Favier a été sélectionné parmi les meilleurs disques de l’année 2014 par Le Monde. En 2016, paraît le premier volume de l’intégrale des sonates de Beethoven pour piano et violon.

Les dates de la tournée

Tétouan | Cinéma Avenida : Vendredi 7 décembre 2018 à 20h

Fès | Dar Batha : Samedi 8 décembre 2018 à 19h

Oujda | Conservatoire régional de musique et d’art chorégraphique : Mardi 11 décembre 2018 à 19h

Meknès | Théâtre de l’Institut français  : Mercredi 12 décembre 2018 à 19h

Agadir | Institut français d’Agadir : Vendredi 14 décembre 2018 à 19h

Marrakech | Musée Yves Saint Laurent : Samedi 15 décembre 2018 à 20h

2 ème édition du forum d’emploi à Agadir les 22/23 décembre à l’hôtel de ville d Agadir

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Message de IMANE ID SALEM, Coordinatrice générale Renaissance Agadir

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La première édition du Forum de l’Emploi à Agadir a connu un beau succès : 40 candidats ont pu signer un contrat de stage et 60 ont signé des contrats de travail.

Renaissance Agadir est une association à but non lucratif dont l’objectif est la croissance économique du grand Agadir.

Malheureusement, peu de sociétés de la région du Souss se manifestent pour participer à cette opportunité qui leur permet de recruter directement et dans les meilleurs conditions et bénéficier des moyens et canaux de communication mis à leur disposition à seulement à 1200 dh.

Ce forum s’inscrit dans le plan d’accélération industrielle qui vise à créer 24000 emplois à l’issue de 2020.

Consultez le document complet : cliquez sur la couverture ci-dessous :

Histoire du Maroc d’antan #1 : L’origine des noms de quelques sites et villes côtières

yabiladi.com – 04/12/2018

Dans une autre ère, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie actuels constituaient une entité unie de sites historiques, ce qui dénote d’un passé politique commun qui remonte jusqu’aux Phéniciens (Xe siècle av. J.-C. – Ve siècle).

Photo d’illustration / Ph. DR.

Les écrits historiques sur le passé lointain de l’Afrique du Nord montrent que des populations de différentes origines, comme les Amazighs, se sont installées depuis longtemps dans la région. Ces groupes ont posé les jalons d’une construction politique, sociale et culturelle particulière, suscitant jusqu’à aujourd’hui l’intérêt et la curiosité d’historiens, de chercheurs et de spécialistes.

Cette genèse des entités politiques dans l’Afrique du Nord fut principalement marquée par le royaume libyen numidien, l’empire carthaginois et les royautés berbères. Par ailleurs, la région a vécu sous l’influence de l’empire grec et romain, entre autres, avant de connaître l’intervention d’armées arabes. C’est pourquoi, plusieurs noms de villes sont aujourd’hui inspirés de termes rappelant ces époques.

Dans ce sens, «L’économie et la société dans l’ancienne Afrique du Nord», du chercheur algérien Akoun Mohamed Elaraby, souligne que «les villes nord-africaines étaient les points centraux de la civilisation prédominante, qui était souvent celle de la colonisation ; de ce fait, les considérations tribales dans ces villes se sont fondues dans cette civilisation».

Des appellations à consonnance phénicienne

Dans le deuxième volume de son ouvrage «Histoire de l’ancienne Afrique du Nord», l’archéologue et historien français Stéphane Gsell donne plusieurs exemples de ces noms de villes et de sites au Maroc ayant diverses origines. En deuxième partie de son livre, il écrit ainsi : «L’on remarque une prédominance des appellations d’origine phénicienne sur les côtes nord-africaines dans les premiers siècles après Jésus-Christ. Ces noms ont probablement été donnés à des villes et à des espaces commerciaux fondés par les Phéniciens orientaux et les Carthaginois. Ils ont par ailleurs su conserver les nominations libyennes d’autres sites qu’ils ont contrôlés. Les Africains locaux ont également désigné ces endroits par des termes étrangers à leur langue maternelle. Beaucoup parmi eux ont été influencés par la civilisation punique. Pourtant, certaines villes n’ont connu l’usage officiel de la langue phénicienne qu’après la chute de Carthage. En effet, les pièces de monnaie locales ne sont pas à elles seules une preuve du long passé phénicien de ces cités.»

Ainsi, selon Gsell, l’ancienne appellation de Melilla est Rusaddir, un nom d’origine phénicienne signifiant «le Cap fort» ou «majestueux», de par la forme péninsulaire de cette ville voisine à Nador. Aussi trouve-t-on cette ancienne appellation inscrite en lettres puniques sur les pièces de monnaie produites là-bas après la chute de l’empire carthaginois.

La rivière connue aujourd’hui comme l’Oued de Martil a quant à elle été baptisée l’Oued de Tamuda. Un nom inspiré du terme local «Tamdat», retrouvé également en lettres puniques dans les pièces de monnaie de la région. Sur les côtes de M’diq, des plaines de Ceuta à Cap Spartel, le Mont Acho s’étend par ailleurs jusqu’à la péninsule. Appelé Apilux, il est désigné comme étant un fief naturel de singes.

L’entrée est de M’diq, elle, laisse voir en demi-cercle la citadelle tangéroise. Dite autrefois Tingis, la vieille ville était nommée également Titga et Tinga sur des pièces de monnaie puniques. Cela dit, rien ne prouve que Tingi ait connu une réelle occupation phénicienne. D’ailleurs, son appellation ne tient probablement pas sa source du langage phénicien, d’autant plus que certains récits évoquent sa création par le roi tribal Antée.

Une influence étendue jusqu’au sud

Quant à Cap Spartel, réputé pour sa grotte d’Hercule, il a été baptisé Ampeloussia chez les Grecs et Cotès en Afrique. Quant à la population de Zili, actuellement dite Assila, elle a utilisé des pièces de monnaie portant des inscriptions puniques. Plus loin, sur Oued Loukos, appelé également Lexus, se situerait actuellement Larache selon les historiens. Les pièces utilisées là-bas porteraient également des inscriptions en lettres puniques modernes, avec les expressions Shemesh et Maqom Shemesh. En effet, Lexus a été décrite comme «la cité du soleil», probablement pour les fortes croyances de sa population locale Malqart, un dieu du soleil.

Plusieurs écrivains indiquent également la présence d’une péninsule golfique sur les côtes atlantiques, appelée Cotès par le Pseudo-Scylax. Elle s’étendrait jusqu’aux hauteurs d’Hermès et sud-est de l’embouchure du Bouregreg. Dans ce sens, un ancien ouvrage romain évoque la ville de Salé, dont le nom a une consonance phénicienne et où des pièces de monnaie aux lettres puniques modernes ont été frappées. Elle aurait été située à Chella, sur les hauteurs ouest de Rabat, où les bateaux jetaient l’ancre dans une rivière qui portait le nom de la ville : Sala ou Salat.

A 331 km de Lexus, entre la rivière de Salat et les hauteurs de Solis (Promunturium Solis), dites Cap Cantin, se trouve finalement Mazagan (El Jadida), appelée également Rospesis. Cap Cantin, lui, était appelé Soloeis chez les Phéniciens et aurait accueilli un mausolée honorant l’un des dieux de la mer. Plus au sud, Essaouira s’étend sur une île appelée autrefois Junon, ou encore Astarti. Agadir a quant à elle conservé son nom d’origine punique jusqu’à nos jours.

Du côté des terres, entre l’Oued Tansift (Puth) et le Grand Atlas (Cap Ghir) se trouve un site baptisé Oussadion Acron qui correspond à Cap Sim. Tels sont quelques exemples de sites énumérés par Stéphane Gsell sur la base de données conservées depuis l’époque. Cet historique témoigne des influences civilisationnelles anté-islamiques, qui ne s’illustrent pas uniquement par les appellations puniques de ces villes. L’influence phénicienne dans la région ne se ressent pas uniquement en Afrique du Nord, mais dans tout le bassin sud et est-méditerranéen, notamment l’Espagne qui en est encore marquée.

La loi sur le travail domestique toujours inappliquée 2 mois après son entrée en vigueur

huffpostmaghreb.com – 04/12/2018

« La loi 19-12 va rejoindre d’autres textes au panthéon des législations non appliqués à l’instar de celle du harcèlement sexuel dans les lieux publics ».

AIC PRESS

 

Démarrage timide pour loi “révolutionnaire”. Annoncé et vendu par le ministère comme la solution à tous les maux des travailleurs domestiques, la loi 19-12, entrée en vigueur le 3 octobre dernier, ne semble pas avoir les effets escomptés.

Alors que les employeurs sont désormais tenus de procurer à leur(s) employé(s) un contrat de travail, 2 mois, jour pour jour, après l’entrée en vigueur de la loi le nombre de contrats paraphés est faible voire insignifiant puisqu’il n’est que de 83 au niveau national. C’est Marrakech, avec 35 contrats déposés à l’inspection du travail, qui culmine en tête des villes les plus “sérieuses”, suivi de Casablanca (15 contrats), Rabat (14 contrats), Agadir (12 contrats) et Tanger (7 contrats), selon des chiffres du ministère de l’Emploi interrogé par nos confrères de Médias24.

Pis encore, des limites subsistent quant au contrôle de l’application de la loi. Celui-ci (article 22 de la loi) ne peut être ainsi être mené que par l’inspection du travail et sur plainte des travailleurs qui estiment que leurs droits n’ont pas été respectés. L’inspection du travail dispose-t-elle de suffisamment d’inspecteurs pour leur ajouter cette attribution?

Pour rappel, la loi accouchée dans la douleur ne satisfait pas forcément les défenseurs des droits des employés de maison, notamment ceux des mineurs,  bien qu’elle ait le mérite d’encadrer une profession où dérives et exploitations sont monnaie courante.

Le Golf du Soleil sacre Lilas Pinthier et Othman Raouzi

lematin.ma – 04/12/2018

Le Grand Prix d’Agadir a enregistré de belles performances, notamment celles de Pinthier Lilas et Othman Raouzi.

Le Golf du Soleil a accueilli, du 30 novembre au 2 décembre, l’édition 2018 du Grand Prix d’Agadir, un tournoi qui a enregistré la participation d’une centaine de joueurs.

Le Grand Prix d’Agadir s’est déroulé du 30 novembre au 2 décembre sur le superbe Golf du Soleil, le plus grand golf de la capitale du Souss avec ses 36 trous (2 parcours de 18 trous) à l’américaine, où les compétiteurs ont dû se défaire des obstacles d’eaux et des larges bunkers, avec des greens légèrement surélevés. Avec quelque 100 participants, dont presque 20 golfeuses, le Grand Prix d’Agadir a enregistré de belles performances, notamment celles de Pinthier Lilas et Othman Raouzi. La Française Pinthier a dominé la compétition féminine avec une carte de 226 coups (77-73-76), devançant Leïla Marquet (Royal Golf de Marrakech, 240 coups) et Rim Imni (AGTC, 242 coups). Othman Raouzi du RDGES a quant à lui signé 216 coups sur les trois tours, suivi de Soufiane Dahnane (Palm Golf, 220 coups) et El Mehdi Fakori (Palm Golf, 222 coups).

Colloque national sur les droits de l’Homme au Maroc, le 8 décembre à Agadir

medias24.com – 04/12/2018

 

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Un colloque national sur les droits de l’Homme au Maroc se tiendra le 8 décembre courant à Agadir, à l’initiative de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales relevant de l’Université Ibn Zohr.

Initié par le master «Administration, droits de l’homme et démocratie », l’événement se propose de mettre l’accent sur deux volets : « la question du référentiel des droits de l’Homme » et « la réalité des droits de l’Homme au Maroc depuis l’adoption de la constitution de 2011 : bilan et perspectives ».

La rencontre qui réunira des universitaires, chercheurs et juristes, est organisée dans le cadre de la commémoration du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

La Journée des droits de l’Homme est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948.

Le Maroc a adopté en 2011 une nouvelle constitution qui consacre les droits de l’Homme tels que reconnus universellement et stipule la protection de ces droits, en prenant en considération leur universalité et leur indivisibilité.

COUPE DE LA CAF : LE HASSANIA D’AGADIR VALIDE SON TICKET POUR LES 1/16È

par Isidore AKOUETE – africatopsports.com – 04/12/2018

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Le Hassania d’Agadir s’est qualifié pour les 1/16è de finale de la Coupe de la CAF en allant faire un nul blanc à Niamey face aux Nigériens de l’Association sportive de la Garde nationale, au tour préliminaire retour, disputé mardi au Stade général-Seyni-Kountché.

Le club marocain avait a largement dominé les Nigériens sur le score de quatre buts à zéro dans le cadre du match aller il y a une semaine. Une victoire claire, nette et sans bavure contre un adversaire modeste qui n’a pas encore commencé son championnat. Cela n’enlève rien aux qualités du Hassania qui a parfaitement joué le coup en restant calme et appliqué durant tout le match.

Sida : Casablanca, Marrakech et Agadir sont les villes les plus touchées par le virus

Par Ibtissam Ouazzani – huffpostmaghreb.com – 05/12/2018

BURAKKARADEMIR VIA GETTY IMAGES

 

Avec un total de 20.000 personnes atteintes du VIH recensées au Maroc, “le Sida est toujours là”. C’est d’ailleurs le thème de l’édition 2018 du Sidaction Maroc choisi par l’Association de lutte contre le sida (ALCS) qui fête cette année ses 30 ans de sensibilisation et collecte de fonds pour combattre cette maladie virale.

Si le sida est peu prévalent au Maroc et n’atteint que 0,08% de la population selon les dernières estimations du ministère de la Santé, il a pourtant causé 480 décès en 2017 et atteint 990 nouvelles personnes.

Un bilan qui diminue depuis 2014, d’après Mehdi Karkouri, médecin et président de l’ALCS, alors qu’il augmentait d’année en année avant cette date. “On dépiste moins alors qu’on fait plus de tests. C’est le fruit de 30 ans d’efforts mais cela ne veut pas dire que notre travail est fait”, affirme le médecin au HuffPost Maroc, qui ajoute que le nombre de décès, quant à lui, reste relativement stable.

Avec un taux de 70% de séropositifs qui connaissent leur statut sérologique, le Maroc est bien loin des objectifs établis par ONUSIDA pour l’horizon 2020. Les objectifs étant d’arriver à atteindre le taux de 90% des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, que 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et que 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée pour que la quantité du virus dans le sang devienne indétectable.

Malgré la gratuité du test et sa disponibilité dans la majorité des hôpitaux du Maroc, les personnes les plus exposées au risque d’infection sont toujours aussi réticentes à aller se faire tester alors que 67% des nouvelles infections se produisent parmi ces populations, regrette le docteur Karkouri, soulignant que c’est la nature incriminante des activités de ces personnes qui les décourage.

La maladie touche, en effet, davantage les professionnelles du sexe féminin (1,3%) et les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes avec un taux en moyenne de 4,5% de la population atteinte du VIH, mais qui s’élève à 9% à Casablanca – un taux supérieur dû à une densité démographique plus élevée dans la ville, selon Karkouri.

TERO VESALAINEN VIA GETTY IMAGES

 

Le VIH est aussi plus répandu chez les personnes qui s’injectent des drogues avec une moyenne de 7,1% et qui atteint 13,2% à Nador à cause d’une plus grande utilisation de drogues dans la région, selon le médecin, qui souligne que la transmission du virus est “quasi-automatique” dans le cas d’un échange de seringue alors qu’elle ne l’est pas forcément pendant un rapport sexuel.

Autre chiffre qui étonne: 70% des femmes sont infectées par leur conjoint. Ce dernier, ayant eu une relation extra-conjugale, se voit porteur du virus et le transmet à son épouse. “Nous essayons toujours d’encourager les personnes à ramener leur partenaire sexuel mais elles ont n’en pas toujours le courage. De plus, l’infection est souvent motif de rupture pour le mari alors que les femmes ont tendance à rester avec leur époux même s’il est infecté”, explique le docteur Karkouri en soulignant que cela touche toutes les classes sociales.

Par ailleurs, trois régions principales concentrent 65% de cas notifiés selon le ministère de la Santé: Casablanca (18%), Marrakech-Safi (23%) et Souss-Massa (24%). “Nous effectuons plus de tests dans ces régions-là, c’est donc normal que nous dépistions plus de cas. Pour la région d’Agadir, il y a beaucoup de mobilité chez les ouvrières de la région qui vivent dans des conditions difficiles et peuvent éventuellement se prostituer”, explique Karkouri.

Pour parvenir à diminuer le taux estimé de 30% des personnes infectées qui l’ignorent, l’ALCS organise, tout au long de l’année avec ses volontaires, des caravanes de dépistage pour aller vers les populations les plus vulnérables.

“La patient n’est pas obligé de nous donner son identité, et les résultats sont près en 15 minutes”, précise le président de l’association qui accompagne les personnes atteintes dans les centres de traitement du sida où la prise en charge est totale.

La majorité pour être dépisté

Cependant, l’âge reste un facteur déterminant dans la lutte contre le sida au Maroc. Le test reste inaccessible pour les mineurs sans l’accord de leurs parents alors que les derniers chiffres de 2017 démontrent que 35% des personnes atteintes sont âgées de 15 à 24 ans.

ROSHINIO VIA GETTY IMAGES

 

La loi interdit aux médecins d’effectuer des tests sur les mineurs puisque ces derniers ne jouissent pas encore de leur pleine capacité au sens juridique. “On continue de plaider pour que les jeunes puissent faire le test sans l’accord de leurs parents”, déclare Karkouri.

“Nous pouvons penser qu’à l’heure d’Internet, les jeunes sont plus avertis en ce qui concerne les relations sexuelles mais ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, ils sont livrés à eux-mêmes et souffrent d’un déficit d’informations à ce niveau”, regrette le président de l’association qui effectue fréquemment des visites dans les universités pour sensibiliser les jeunes à ce sujet mais ne peut accéder aux collèges et lycées.

Le médecin appelle donc à la nécessité de dispenser des cours d’éducation sexuelle dans les écoles pour faire face à ce problème. Un travail qui, selon lui, doit se faire au niveau du gouvernement.

Pour rappel, l’âge moyen au Maroc du premier rapport sexuel avec pénétration est de 16,7 ans pour les jeunes hommes et de 18,2 ans pour les jeunes filles selon le ministère de la Santé.

Après une campagne nationale de dépistage réussie où 200.000 tests ont été effectué, la lutte contre le sida continue au Maroc avec le Sidaction qui se déroule pendant tout le mois de décembre dans différentes villes du Royaume. L’ALCS a déjà commencé sa collecte de fonds dans les établissements scolaires et des aéroports du Maroc en attendant l’événement phare du programme, la soirée télévisée Sidaction qui sera diffusée en direct le 15 décembre sur 2M.

Les nouvelles tendances de la finance islamique en débat à Agadir

challenge.ma – 04/12/2018

 

Les nouvelles tendances de la finance islamique seront en débat, les 5 et 6 décembre, à Agadir, à l’occasion de la conférence internationale de la finance entrepreneuriale.

Cette conférence se veut une plateforme internationale qui rassemble des chercheurs, des experts et des acteurs économiques pour discuter et échanger des idées sur les défis et les enjeux de l’industrie financière islamique.

Lors de cette sixième édition, et sous le thème « Finance islamique et nouvelles tendances « , cette rencontre cherchera à « explorer les développements les plus importants et les problèmes affectant la croissance qualitative de la finance islamique », indique, dans un communiqué, l’Ecole nationale de commerce et de gestion de l’Université Ibn Zohr qui organise l’évènement en partenariat notamment avec le Centre international de l’économie islamique.

Parmi les principaux sujets qui seront abordés lors de cette édition figurent la technologie financière (FinTech) et l’inclusion financière et les marchés émergents.

Les chercheurs, universitaires et experts auront l’occasion de débattre des perspectives de la finance islamique face à la révolution de l’information et des moyens de communication, et les exigences du développement durable et sa capacité à réaliser les aspirations futures selon les piliers et les règles des marchés financiers émergents.

Le conclave devrait réunir près de 300 participants issus de 14 pays, selon les organisateurs.

Les opportunités d’investissements en France présentées à Agadir

par maroc-diplomatique.net – 04/12/2018

Les opportunités d’investissements en France présentées à Agadir

Une rencontre destinée aux entrepreneurs de la région Souss-Massa désireux de connaître les opportunités d’investissements en France et les modalités d’accompagnement proposées, a été organisée mardi à Agadir.

Ce séminaire a été initié par le consulat général de France à Agadir, le Service économique régional de l’Ambassade de France au Maroc, et l’Agence Business France.

Des experts ont apporté, à cette occasion, leur éclairage sur les dernières mesures du gouvernement français, les atouts de l’écosystème des startups en faveur de l’innovation, ainsi que les pôles de compétitivité économique, notamment dans le secteur agricole.

L’an dernier, 677 projets d’investissement étrangers (centre de décision, centre de recherche et développement, site de production, plateforme logistique, etc.) ont été soutenus par les équipes « Invest » de Business France, a rappelé le consul général de France à Agadir, Dominique Doudet, à l’ouverture de cet événement.

«A l’échelle de l’Afrique, le Maroc apparaît, depuis quelques années, comme un pays émetteur d’investissements directs étrangers en France et l’implantation à Casablanca du bureau « Invest » de Business France pour l’Afrique en septembre dernier en est une illustration », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres de cette agence, les investissements étrangers ont bondi de 16 % l’an dernier dans l’Hexagone.

Réputée être une économie ouverte, cette puissance économique européenne a attiré 1.300 projets portés par des investisseurs étrangers sous forme de créations de centre de recherche dans le numérique, des agrandissements d’usine, de la recherche et développement avec au total 33.000 emplois à la clé. La rencontre d’Agadir, qui sera suivie par une autre mercredi à Casablanca, a été initiée en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et de services Souss-Massa, et la section régionale de la Confédération générale des entreprises du Maroc.

Les présentations ont porté également sur le guichet unique, la mobilité internationale et l’accueil des talents étrangers, l’attractivité douanière et logistique outre un témoignage d’un investisseur dans le secteur agricole d’Agadir sur son expérience de création d’une filiale de son entreprise en France.

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