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Tourisme : Voici les chantiers de la société de développement régional Souss-Massa pour 2019

Zakaria Boulahya – medias24.com – 28/01/2019

Tourisme: Voici les chantiers de la société de développement régional Souss-Massa pour 2019
 

Désormais pleinement opérationnelle, la société de développement touristique de la région Souss-Massa a tenu un premier conseil d’administration qui a permis de définir les chantiers prioritaires de l’année 2019. La SDR a également connu une refonte de son tour de table, avec la montée en puissance du Conseil régional. Voici les explications de Abdelkrim Azenfar, DG de la SDR Souss-Massa.

Se définissant comme un instrument dédié à la mise en œuvre de la feuille de route de développement touristique dans la région, la SDR (société de développement régional) Souss-Massa «vise à agir de manière transversale, en menant des actions concrètes qui s’inscrivent en partenariat avec les différents intervenants du secteur, dans le cadre du Plan de développement régional de Souss-Massa», précise Abdelkrim Azenfar, son DG.

Fraichement nommé à ce poste il y a quelques semaines, Abdelkrim Azenfar nous confie s’être concentré dans un premier temps sur les statuts de la SDR ainsi que sur son plan d’action pour l’année 2019. Ce dernier ayant été le principal point traité lors du tout premier conseil d’administration tenu par cette SDR, il y a quelques jours.

Créée sous forme de société anonyme, la SDR prévoyait un capital de 1 MDH, détenu à 34% par le Conseil régional. Le reliquat devait être réparti entre l’ONMT, la SMIT, la CDG, la Maison de l’Artisan et la Commune urbaine d’Agadir.

Première surprise, le tour de table a nettement évolué. Selon son DG, le capital de la SDR est désormais de 4 MDH, détenu à 99% par le Conseil régional de Souss-Massa. Le maigre reliquat est détenu par le ministère du Tourisme, les deux Chambres de commerce, d’industrie et des services de la région, la Chambre régionale de l’artisanat, la commune urbaine d’Agadir, ainsi que le ministère de l’Intérieur, représenté par la Wilaya d’Agadir.

Pourquoi cette reconfiguration du tour de table de la SDR Souss-Massa ? Principalement pour une meilleure gouvernance à en croire son DG, qui tient à souligner que «le capital et les partenaires initiaux figuraient à titre indicatif dans le projet de création de la SDR. Le capital a été revu à la hausse et les partenaires sont toujours représentés mais sous une autre forme, à l’instar du ministère du Tourisme qui siège en lieu et place de l’ONMT et de la SMIT».

La valorisation de l’arrière-pays au cœur du plan d’action 2019

Plusieurs points ont été abordés lors de la tenue du premier conseil d’administration de la SDR Souss-Massa. «L’objectif était avant tout de prioriser nos actions, tout en s’inscrivant dans une logique de complémentarité», précise Abdelkrim Azenfar.

L’on constate notamment une place importante accordée à la valorisation de l’arrière-pays d’Agadir, dans le cadre des «pays d’accueil touristiques» (PAT) de la Vision 2020. Une approche que le DG de la SDR Souss-Massa explique par «la volonté de diversifier l’offre touristique dans la région, au-delà du balnéaire en tant que produit d’appel».

Dans le détail, voici les chantiers prioritaires du Plan d’action 2019 de la SDR Souss-Massa:

 

– Aménagement et rénovation des hôtels, ainsi que de leur environnement immédiat, conjointement avec le ministère de tutelle et les acteurs locaux du tourisme. «Un premier diagnostic a permis de définir les actions prioritaires à mener en ce sens, tout en retenant l’idée de la création d’un fonds d’accompagnement dédié à ce volet, dans le cadre d’un PPP. Son budget n’a pas encore été définitivement arrêté», précise Abdelkrim Azenfar.

– Valorisation des potentialités touristiques de l’arrière-pays d’Agadir, aussi bien en termes de tourisme rural que culturel. Un chantier déjà bien avancé sur le PAT d’Imouzzer, tandis qu’une étude sur les potentialités du PAT d’Ida Ouatanane, actuellement en cours, sera finalisée vers le 2è semestre 2019. «C’est bien plus qu’une simple étude supplémentaire. Les résultats dont nous disposerons serviront de socle pour la concrétisation des projets de la région», souligne le DG de la SDR Souss-Massa.

Toujours dans l’arrière-pays d’Agadir, un effort particulier sera consenti en matière d’aménagement des circuits touristiques identifiés et de renforcement de la signalétique dans la région. La promotion touristique de la destination figure également en bonne place de ce plan d’action, l’idée étant d’instaurer une complémentarité entre le balnéaire et les autres potentialités touristiques de la région.

La même approche sera déclinée à Taroudant, Tata, Tiznit, Chtouka Ait Baha, Tafraout,… avec au programme la valorisation touristique des kasbahs, des palmeraies ainsi que des «igoudar» – d’anciens greniers collectifs fortifiés nommés aussi greniers-citadelles. Constructions emblématiques de la région, Igoudar est en outre le pluriel d’Agadir, qui a donné son nom à la capitale du Souss.

– Accompagnement des gites, auberges ainsi que de l’ensemble des structures d’hébergement actives dans l’arrière-pays. Cette démarche vise à renforcer aussi bien la qualité du service que la capacité d’accueil de ces structures.

– Création de synergies et complémentarités avec l’ensemble des acteurs du tourisme dans la région, en mettant l’accent sur les volets promotion et commercialisation.

– Suivi des projets en cours: en termes d’exécution, mais aussi par l’élaboration d’indicateurs de suivi, la conduite d’enquêtes marketing,… L’objectif est aussi bien d’accompagner le développement touristique de la région, que de diversifier l’offre afin de répondre aux besoins des différents marchés émetteurs.

Agadir : une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive bloqués au port

h24info.ma – 28/01/52019

Plus d’un mois qu’une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive sont bloqués dans le port d’Agadir, au grand dam des industriels de conserves de poisson. Ces derniers attendent les résultats d’analyses effectuées par l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA)

Actuellement « en admission temporaire », ces conteneurs n’ont pas bénéficié de « la procédure habituelle basée sur l’évaluation du risque, l’historique des importations, les fournisseurs et les destinataires », explique l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (Unicop) au quotidien. « L’ONSSA a instauré un contrôle systématique avec maintien des conteneurs au port sans possibilité d’enlèvement et de mise sous scellés chez l’importateur », révèle-t-elle.

Selon L’Economiste du 28 janvier, le directeur général de l’ONSSA se justifie: « Depuis décembre dernier, l’huile d’olive fait l’objet d’un contrôle renforcé au niveau de tous les postes frontalier », précisant que « ces contrôles ont pu déceler des anomalies sur les catégories d’huiles de certaines importations, qui vont être refoulées pour non-conformité avec la réglementation en vigueur ».

Même dans le cas d’analyses concluantes, les conteneurs ne sont pas libérés, poussant à l’incompréhension la profession. La raison de cette rétention zélée? La direction du contrôle d’Agadir serait selon le corps de métier, « dans l’attente des instructions de la direction générale de Rabat ».

Le quotidien donne une tout autre raison. Selon des sources concordantes, l’ONSSA souhaiterait impulser un débouché industriel pour l’huile d’olive locale, motivée par une production abondante actuelle. La profession appelle à un véritable partenariat gagnant-gagnant pour fonder une synergie opérationnelle entre opérateurs.

Avec la confiscation de l’une de leurs matières premières, les affaires de la profession sont menacées. Les frais dus à la rétention dans les ports s’accumulent, soit 300 à 500 DH par jour et par conteneur de surestaries (indemnités que l’affréteur doit payer au propriétaire du navire, dans un affrètement au voyage, quand le temps de chargement et/ou déchargement dépasse(nt) le temps de planche prévu dans le contrat de voyage) selon les compagnies.

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