Agadir : une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive bloqués au port


h24info.ma – 28/01/52019

Plus d’un mois qu’une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive sont bloqués dans le port d’Agadir, au grand dam des industriels de conserves de poisson. Ces derniers attendent les résultats d’analyses effectuées par l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA)

Actuellement « en admission temporaire », ces conteneurs n’ont pas bénéficié de « la procédure habituelle basée sur l’évaluation du risque, l’historique des importations, les fournisseurs et les destinataires », explique l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (Unicop) au quotidien. « L’ONSSA a instauré un contrôle systématique avec maintien des conteneurs au port sans possibilité d’enlèvement et de mise sous scellés chez l’importateur », révèle-t-elle.

Selon L’Economiste du 28 janvier, le directeur général de l’ONSSA se justifie: « Depuis décembre dernier, l’huile d’olive fait l’objet d’un contrôle renforcé au niveau de tous les postes frontalier », précisant que « ces contrôles ont pu déceler des anomalies sur les catégories d’huiles de certaines importations, qui vont être refoulées pour non-conformité avec la réglementation en vigueur ».

Même dans le cas d’analyses concluantes, les conteneurs ne sont pas libérés, poussant à l’incompréhension la profession. La raison de cette rétention zélée? La direction du contrôle d’Agadir serait selon le corps de métier, « dans l’attente des instructions de la direction générale de Rabat ».

Le quotidien donne une tout autre raison. Selon des sources concordantes, l’ONSSA souhaiterait impulser un débouché industriel pour l’huile d’olive locale, motivée par une production abondante actuelle. La profession appelle à un véritable partenariat gagnant-gagnant pour fonder une synergie opérationnelle entre opérateurs.

Avec la confiscation de l’une de leurs matières premières, les affaires de la profession sont menacées. Les frais dus à la rétention dans les ports s’accumulent, soit 300 à 500 DH par jour et par conteneur de surestaries (indemnités que l’affréteur doit payer au propriétaire du navire, dans un affrètement au voyage, quand le temps de chargement et/ou déchargement dépasse(nt) le temps de planche prévu dans le contrat de voyage) selon les compagnies.

Catégories :Actualités

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :