Archives de juin 4th, 2019

La Tour d’Or à Agadir vous accueille !

La Tour d’Or a le plaisir de vous annoncer que le restaurant sera ouvert les deux jours de l’Aid, mercredi et jeudi.
Au plaisir de vous recevoir

D’autre part, pour le week end,

Samedi 08 & dimanche 09 JUIN 2019 la TOUR d’OR vous propose son déjeuner Portugais :

Accras de morue
Brandade de morue
Pasteis de nata

140 Dirhams par personne

Réservation au 06 61 73 04 33

Assemblée Générale de la Société Française de Bienfaisance d’Agadir

Il faisait très chaud à Agadir hier (42°), ce qui n’a pas empêché le bureau de la S. F. B. et quelques uns des adhérents de tenir cette Assemblée Générale.

Le bureau de la SFB : de gauche à droite : Franck Guillet, Martine Berrada, Jean-Michel Guillet, Christian Quaegebeur, Isabelle de Balathier et Manuela Sebastiao

Une partie de l’auditoire : au premier rang, de gauche à droite, Denis Saiz, Jean-Claude Rozier, président UFE Agadir, Dominique Doudet, Consul Général de France à Agadir, Martine 

Qu’est-ce que la S.F.B. ?

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Association régie par le Dahir n°1-58-276
du 15 novembre 1958

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Depuis 1964, la S.F.B. est une association de bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide à des compatriotes français confrontés à des difficultés financières et morales et parfois en complément de l’action du Consulat Général de France.

La S.F.B. intervient tant sur le plan matériel que moral par : 
— Des prêts, des dons ou des secours en espèces ou nature pour des personnes ou des familles en grande difficulté,
— La prise en charge de certaines dépenses de santé,
— Des aides pour la scolarisation et les voyages scolaires,
— L’assistance matérielle aux détenus français,
— La visite à des personnes isolées ou handicapées,
— La collecte de sang en faveur de l’Hôpital Hassan II,
— La remise de colis de vivres et ballotins de chocolat aux personnes démunies et aux anciens au moment de Noël,
— L’organisation d’après-midi récréatifs (jeux de cartes, lotos, scrabble…) les lundis au Club VERA CRUZ, Impasse de Bagdad – Cité Suisse,
— L’organisation d’un repas de fin d’année aux adhérents de la S.F.B.

Vous pouvez adhérer à la S.F.B : 
— Membre actif : 300 Dirhams
— Membre bienfaiteur : à partir de 500 Dirhams.
S’adresser :
— A l’un des membres du Comité de la S.F.B.
— Au Consulat général de France à Agadir, Boite Postale n°267 – 80001 – Agadir. 
Les cartes de membres peuvent être achetées au Service social du Consulat.

 

ADMINISTRATION. AID AL FITR : VENDREDI 7 JUIN SERA FÉRIÉ DANS TOUS LES CAS

Par Mohammed Boudarham – le360.ma – 03/06/2019

Cover_Vidéo: benabdelkader

© Copyright : Le360

Le vendredi 7 juin sera une journée chômée que l’Aid Al Fitr tombe mercredi ou jeudi. Ainsi en a décidé le gouvernement ce lundi 3 juin. Les détails.

Bonne nouvelle pour les fonctionnaires et pour les adeptes des ponts !

Ce lundi 3 juin, le gouvernement a décidé que la journée du vendredi 7 sera fériée même si Aid Al Fitr coïncide avec le mercredi 5 juin, apprend-on auprès du ministère de la Réforme de l’Administration et de la Fonction publique.

Autrement dit, les vacances de l’Aid Al Fitr dureront trois jours auxquels on additionnera les deux jours du week-end.

Cependant, cette mesure exceptionnelle s’applique seulement à l’Administration, aux services publics et aux collectivités locales.

Rappelons que les fêtes religieuses, contrairement aux fêtes nationales, donnent droit à deux jours fériés.

3 MORTS ET 44 BLESSÉS DANS UN ACCIDENT D’AUTOCAR À IMSOUANE

leseco.ma – 04/06/2019

Trois personnes ont trouvé la mort et 44 autres ont été blessées, dont quatre grièvement, dans un accident survenu ce mardi matin suite au renversement d’un autocar au niveau de la commune d’Imsouane, à 80km d’Agadir.

Les autorités locales ainsi que les services de la protection civile sont intervenus pour transférer les blessés à l’hôpital régional d’Agadir afin de recevoir les soins nécessaires.

Une enquête a été ouverte par les autorités sécuritaires afin de déterminer les tenants et aboutissants de l’accident.

Fret maritime : La surcharge qui fâche

par Nadia Dref – leconomiste.com – 03/06/2019

    • Jusqu’à 20 euros supplémentaires par conteneur
    • Sont concernés tous les chargements effectués à partir du 1er juin
    • Les groupes MSC et Tarros ajustent leurs tarifs, pas CMA-CGM
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TangerMed, Casablanca et Agadir accaparent le plus gros du trafic de conteneurs. L’entrée en service de TangerMed II en 2019 augmentera la capacité portuaire d’environ 22.000 conteneurs

A compter du 1er juin, les importateurs et exportateurs vont devoir  payer un surplus lié aux frais de la surcharge de soute appelée également BAF (bunker adjustment factor). Un ajustement conjoncturel qui modifie le coût du transport en fonction du cours du baril de pétrole, principale source d’énergie pour le transport.

Une nouvelle tarification a été retenue par les principaux armateurs qui opèrent vers le Maroc :
les italiens MSC et Tarros pour tout chargement effectué à partir du 1er juin. Le supplément à payer varie selon l’opérateur. Tarros a décidé d’appliquer une hausse de 5 euros/conteneur à l’export et 10 euros à l’import mais aucune augmentation n’a été prévue pour l’instant pour le retour à vide des conteneurs.
MSC appliquera la surcharge «carburant» à hauteur de 10 euros pour les caisses EVP (vingt pieds) et de 20 euros pour les 40 pieds.

CMA-CGM et Maersk n’ont, pour le moment, annoncé aucune application de la BAF sur les conteneurs.  Pour ce qui est du trafic des camions (trafic roll), CMA CGM adopte à partir du 1er juin de nouveaux tarifs pour le fret maritime sur son service Sud France-Casablanca (import/export).
La tarification s’élève à 370 euros/unité pleine contre 352 euros au 1er avril. Pour ce qui est des frais liés aux caissons vides, ils sont restés inchangés, soit 185 euros/unité.

Quant aux autres trafics roulants & divers, le pourcentage appliqué par CMA CGM est de +59 % sur le fret de base contre +56 % en avril. Impuissants, les chargeurs marocains (importateurs et exportateurs) n’ont d’autre choix que de passer à la caisse. L’oligopole mondial du fret maritime est impitoyable dans un contexte de reprise, certes lente, du commerce international.

«Néanmoins, les augmentations actuelles ne sont pas significatives. Toutefois, nous remettons en cause l’existence même de la surtaxe carburant. Nous ne savons même pas sur quelle base elle est calculée», explique un importateur.

Un exportateur de produits cosmétiques abonde dans le même sens: «Nous continuerons à subir, nous n’avons pas le choix. Nous sommes à la merci des compagnies maritimes. Au Maroc, trois armateurs détiennent plus de 80% de part de marché, notamment CMA CGM, Maersk et MSC».

Le «surcoût pétrole» est actualisé périodiquement par chaque armateur selon les lignes et ses propres besoins. Il en informe ses clients via une circulaire ou en ligne afin de leur permettre de prévoir, de planifier et de suivre l’impact du changement du prix du carburant sur le transport.

La surtaxe «carburant» représente près de 30% du coût total du fret maritime. Sont surtout pénalisés les grands groupes industriels qui importent des intrants nécessaires pour leur production, d’autant plus que la BAF est imposable au même titre que les frais de transport.

A titre d’exemple, «un importateur devra payer, en plus des frais de surcharge, des droits et taxes équivalents à 17,5% de la BAF pour chaque conteneur en provenance de Chine. Pour les caissons en provenance et à destination de l’UE, ils sont exonérés des droits de douane, mais ils subissent la TVA, ce qui alourdit le prix de revient de la marchandise», souligne un logisticien marocain.

Pour limiter les conséquences des hausses du fret, les gros importateurs négocient avec les compagnies maritimes des contrats annuels ou bi-annuels pour arriver à réduire le coût du fret. Le tarif  BAF est facturé séparément du transport maritime de base car le poste carburant constitue une part très importante et volatile des coûts d’expédition.
Les petits importateurs/commerçants, quant à eux, arrivent à tirer leur épingle du jeu car ils répercutent cette hausse sur le prix du produit final.

«Dans un contexte de surcapacité, il y a une concurrence acharnée entre les armateurs. Chacun applique ses propres tarifs en fonction de sa politique commerciale  qu’il doit adapter aux besoins du marché. Certains appliquent de manière régulière des frais supplémentaires de surcharge de soute suite à la hausse du prix du pétrole tandis que d’autres préfèrent ne pas la répercuter au niveau de leurs prix pour attirer plus de clients», explique Abdelaziz Mantrach, président de la Fédération des associations nationales des courtiers d’affrètement et des agents maritimes (FONASBA). Ce sont surtout les opérateurs qui ont le plus fort taux de remplissage qui mettent à jour régulièrement la surtaxe «carburant». Les autres n’actionnent ce levier que lorsque la hausse des cours de pétrole dépasse le seuil de tolérance qu’ils fixent.

Cartographie du secteur

Le transport maritime des marchandises a été entièrement libéralisé en 2007 par l’ouverture des lignes régulières de fret assujettie auparavant à des autorisations. La libéralisation et la mise en service du port de Tanger-Med ont favorisé le lancement de plusieurs lignes maritimes au départ et à destination du Maroc. C’est ce qui a permis l’accroissement du choix et de la gamme des services proposés aux chargeurs, offrant ainsi des avantages, en particulier aux industries d’exportation.

Le cabotage maritime demeure toutefois réservé au pavillon national. Six sociétés de droit marocain exploitant 9 navires opèrent dans ce domaine: 5 porte-conteneurs, 3 pétroliers et 1 bitumier. Entre 2011 et 2016, le trafic maritime des marchandises a connu une évolution positive de 26%. Le trafic global fret a atteint 121 millions de tonnes en 2016 contre 96,1 millions en 2011.

Le Maroc a adopté une stratégie portuaire à l’horizon 2030. Celle-ci vise à assurer un développement intégré des ports qui seront regroupés en six pôles portuaires: Oriental (port Nador West), Nord-Ouest (ports de Tanger et Tanger-Med), Kénitra-Casablanca (ports de Casablanca, Mohammedia et Kénitra), Abda-Doukkala (ports de JorfLasfar et Safi), Souss-Tensift (port d’Agadir) et Sud (port de Tan-Tan, port de Laâyoune et port de Dakhla).

L’investissement prévu est estimé à plus de 74 milliards de DH. Ce regroupement permettrait d’aligner la gestion et l’organisation des ports sur les standards internationaux. Cette diversification territoriale de l’offre portuaire est de nature à soutenir les vocations régionales du littoral (Exp. de l’agriculture et pêche pour Souss-Massa-Drâa à travers Agadir). Cette feuille de route permettrait de décongestionner le trafic maritime dans les principaux ports en exploitant les capacités qui demeurent sous employées dans certains ports secondaires ou spécifiques.

D’autres augmentations en route

D’autres hausses sont programmées par les compagnies maritimes. Ces géants mondiaux anticipent l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement, à compter du 1er janvier 2020, afin de réduire la pollution de l’air par les navires à l’échelle mondiale. Alors que les navires peuvent aujourd’hui utiliser du carburant contenant jusqu’à 3,5% de soufre (en dehors des zones de contrôle des émissions), le nouveau plafond global de soufre sera de 0,5%. Le règlement a été élaboré et adopté par l’Organisation maritime internationale (OMI), une agence spécialisée des Nations Unies. Il réduira la pollution par le soufre provenant des transports maritimes de plus de 80% et aura donc un impact positif très important sur l’environnement et la santé humaine. Il est prévu que la volatilité des coûts de carburant pour le transport maritime augmentera à mesure que le règlement entrera en vigueur.

Agadir accueillera la 5e édition du Salon international de pompage solaire et des énergies vertes

medias24.com – 03/06/2019

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Acteur majeur dans la conscientisation et engagement collectif au Maroc dans les domaines des énergies vertes et premier salon de pompage solaire au Maroc, le Salon international de pompage solaire et des énergies vertes (SIPSEV), se lance dans sa 5e édition.

Placé sous l’égide du ministère de l’Energie, des mines et du développement durable et le ministère de l’Education national, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’événement est sponsorisé par l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et organisé en partenariat avec le Conseil régional Souss-Massa, la commune d’Agadir, les associations professionnelles des énergies renouvelables, les universités, et les Chambres de commerce, d’industrie étrangères.

Après quatre éditions réussies, SIPSEV a pu produire un véritable impact dans les domaines des énergies vertes, en particulier le pompage solaire. Cet espace d’apprentissage et de promotion, se voit grandir en ampleur et en expérience pour mieux informer et accompagner les agriculteurs, les professionnels, les institutionnels et les entreprises au niveau régional, national et international.

Cette 5e édition du Salon international de pompage solaire et des énergies vertes (SIPSEV) se tiendra à Agadir du 19 au 23 juin à la place Al-Amal.

Dans ses efforts d’ouverture et d’implication panafricaine dans l’adoption des énergies vertes, le salon à prévu d’accueillir une délégation africaine pour favoriser et faciliter l’échange des connaissances intracontinental.

Il est prévu de recevoir, également, une variété d’exposants, notamment, des entreprises nationales et internationales, des universités, des écoles d’enseignement supérieur, des sociétés civiles et des institutions gouvernementales. En parallèle, plusieurs activités sont prévues pour favoriser une aisance dans l’aboutissement des informations: des conférences, des formations, des ateliers, des conventions, des visites-terrain, un concours universitaire vert et un forum d’emploi vert.

Sur ce, les objectifs principaux de SIPSEV sont la promotion de l’adoption des systèmes de pompage solaire, le renforcement des capacités des acteurs concernés, la sensibilisation des opérateurs et agriculteurs, la promotion des mécanismes de financement et la contribution à la normalisation des installations solaires.

LE BLUES DES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE

par Salaheddine LEMAIZI – leseco.ma – 03/06/2019

Les étudiants en médecine mènent le plus long mouvement de grève de l’histoire de ces facultés au Maroc. Les Inspirations ÉCO a rencontré les grévistes. Ils se confient sur les raisons de ce mouvement et sur l’avenir de leur formation.

Rabat, le 30 mai. Il est 13h, le soleil tape fort sur les artères du boulevard Mohammed V. La ville est une nouvelle fois devenue la capitale des mouvements sociaux. Sous ce soleil de plomb, les étudiants en médecine marchent pour une deuxième fois en autant de mois pour exiger «la satisfaction de leurs revendications légitimes». Gilets noirs, gilets orange ou gilets bleus, les étudiants en médecine ont troqué leurs blouses blanches pour ces couleurs, en signe de colère mais aussi de mobilisation contre ce qu’ils considèrent comme une «absence d’engagements formels et précis de la part des départements de la Santé et de l’Enseignement supérieur». Ce mouvement de grève, inédit par sa longévité et sa pugnacité n’est pas prêt de se terminer.

Étudiants désabusés 
Ali est étudiant en deuxième année à la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech. Il a déjà le blues. Lunettes de soleil et casquette vissée sur le crane, Ali ne cherche pas à cacher son amertume. «L’État pense que nous lui coûtons beaucoup trop cher. Il cherche à se débarrasser de nous et de l’ensemble des formations en médecine de qualité du secteur public», ironise-t-il. Houssam, Salah et Youssef, trois de ses collègues en cinquième année au sein de la même faculté se disent tout aussi désabusés. Houssam, le ton posé, tire à boulets rouges sur les décisions des ministères de la Santé et de l’Enseignant supérieur : «Ouvrir les concours d’internat et de résidanat aux étudiants du secteur privé, c’est signer l’arrêt de mort des facultés publiques. Ce sera un concours avec des chances inégales», pense-t-il.

Les trois raisons du désaccord 
Il est 14h, les étudiants continuent de prendre possession de la place Mohammed V au quartier des ministères. Le siège du ministère de la Santé est tenu sous haute surveillance policière. L’ambiance demeure calme. Les étudiants entonnent des chansons au rythme des ultras du foot. Le trio des étudiants de la cinquième année continue leur salve contre la formation et son manque de cohérence. Youssef est tout aussi remonté contre l’organisation de la formation, le verbe est limpide : «La nouvelle réforme veut inscrire une mention pour la cinquième année. Sur le principe, l’idée peut paraître intéressante mais dans la pratique, c’est la porte d’entrée pour créer une inégalité entre les étudiants du privé et du public. Les facultés privées donneront les meilleures notes à leurs étudiants et favoriseront leurs chances de passer les concours d’internat et de résidanat. C’est le même scénario qui se déroule dans les lycées privées, connus pour gonfler les notes, qui se produira en médecine». Toujours à la place Mohammed V. Un membre du comité d’organisation portant un gilet bleu prend le mégaphone et commence à appeler les étudiants de chaque faculté. Les étudiants de Tanger, Oujda, Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech sont présents. Manque à l’appel les étudiants de la faculté d’Agadir. «Ils ont un peu de retard», se contente un des porte-paroles des étudiants. Les étudiants gadiris ont été empêchés par les autorités de prendre les autocars depuis la gare routière de la capitale du Souss. Ils ont fait le déplacement en voitures, retardant le démarrage de la manifestation. C’est pour nous l’occasion de rencontrer Yassir, un des porte-paroles de ce mouvement. Portant son gilet noir, le front en sueur, il nous lance d’entrée de jeu : «Nous avons eu de très bonnes raisons de refuser cet accord». Cet étudiant de la faculté de Fès résume les trois raisons du blocage : «d’abord, le PV proposé par les deux ministères a passé sous silence certains de nos points revendicatifs. Ensuite, le projet d’accord comporte des formulations floues sur des points essentiels du dossier revendicatif. Des formes de rédactions qui ne peuvent nous protéger juridiquement à l’avenir. Ceci concerne surtout le point relatif au résidanat et sa réforme. Enfin, le PV ne se prononce pas sur deux points cruciaux de notre dossier. Tout d’abord, notre refus de l’ouverture du résidanat aux étudiants du privé. On ne peut pas mettre à la disposition des CHU publics le secteur privé. En deuxième point, la demande de supprimer la réforme des études en médecine dentaire faisant passer la formation de cinq à six ans». En résumant ces points de désaccord Yassir regrette que ces revendications ne soient que des exigences minimum. «Le mouvement actuel ne demande que la préservation de la situation actuelle des facultés. Or, cette situation est déjà déplorable. Nous voulions tant demander qu’on améliore les étudiants en médecine, mais on se voit contraint de défendre l’existant », glisse-t-il, avec désarroi.

Pas peur du privé 
Sa collègue Salma, est étudiante en médecine dentaire à la faculté de Rabat. Fer de lance de ce mouvement avec d’autres membres de la Commission nationale des étudiants en médecine du Maroc (CNEM), elle est partagée entre déception et espoir. «Nous étions conscients des difficultés d’un parcours universitaire en médecine mais on ne pensait pas qu’on allait faire face à autant d’obstacles. Toutefois, je ne regrette pas d’avoir fait médecine», confie-t-elle, laquelle reconnaît que «la formation n’est pas la meilleure qu’on puisse avoir et ceci par manque d’enseignants, de terrain de stages, d’hôpitaux et de matériels». Dans ce contexte en dégradation, elle s’étonne que les étudiants du privé veuillent concurrencer ceux du public pour étudier dans un hôpital délabré. «Le Maroc a besoin de former plus de médecins. Pour s’y faire, il faut équiper les hôpitaux et les facultés en conséquence », exige-t-elle. Salma dit ne pas craindre la concurrence des étudiants du secteur privé. «Un étudiant en médecine du public est passé par plusieurs concours et a bravé de nombreuses épreuves. La vraie réforme sera d’augmenter le nombre de places en résidanat au lieu du nombre de places très limitées actuellement», martèle- t-elle.

Des parents mobilisés 
Ce mouvement des étudiants est soutenu par les parents présents aux côtés de leurs enfants lors de cette manifestation. De l’autre côté du boulevard Mohammed V et à quelques mètres du siège du ministère de la Santé, une centaine de parents tiennent une banderole où ils ont inscrit : «Les pères et les mères des médecins et des pharmaciens de demain protestent contre l’atteinte au droit de leurs enfants pour un enseignement public et de qualité», peut-on lire dans cette banderole écrite dans un rouge vif.
Fatiha est mère deux étudiants au sein de la faculté de médecine de Rabat. Elle ne mâche pas ses mots : «Nous appelons les deux ministères à dialoguer avec les étudiants en tant en tant que personnes adultes au lieu de les infantiliser avec un discours paternaliste». Combative, elle renchérit : «les enjeux de ce mouvement dépasse le seul avenir du mon enfant. Oui mon fils et ses parents sont prêts à sacrifier une année de sa vie universitaire pour que les Marocains puissent disposer d’un hôpital public de qualité». Il est 15 h, les manifestants accueillent l’arrivée de leurs collègues d’Agadir avec enthousiasme. La manifestation peut enfin commencer. Environ 15.000 étudiants ont marché au centre-ville de Rabat avec un mot d’ordre : «On préfère une année blanche qu’un avenir sombre», répètent en choeur les étudiants grévistes.

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