Archives de juin 10th, 2019

Agadir : Concert classique du « Centre culturel coréen privé » à 19 H 00 le 11/06/2019 à l’Hôtel de Ville

Centre Culturel Coréen Privé

Un concert classique organisé par « Le Centre culturel coréen privé » et parrainé par « Agadir City Hall », « Mediglobal » et la « Communauté Coréenne d’Agadir Maroc » aura lieu à l’Hôtel de Ville le mardi 11 juin 2019 à 19h.

Les musiciens du Royal College of Music d’Angleterre et les artistes de la Eastman School of Music d’Amérique joueront ensemble une belle musique classique.

Les billets sont gratuits. Soyez les bienvenus et amusez-vous bien au concert de la musique. Si vous avez des questions sur le concert, appelez le 05 28 21 36 87.

Fuite des cerveaux : La bataille n’est pas finie !

par Najat Mouhssine – lematin.ma – 09/06/2019

Loin d’être un phénomène nouveau, la fuite des cerveaux s’intensifie d’année en année. Le chiffre récemment dévoilé par le ministère de l’Éducation nationale de la formation professionnelle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne fait que confirmer une tendance vers la hausse qui devrait interpeller l’ensemble des acteurs politiques et économiques. Sécurité, épanouissement, valorisation, évolution de carrière, sont inévitablement les maitres mots qui motivent cette mobilité. Ce sont ces mêmes éléments que les entreprises devront placer au cœur de leurs stratégies de management des talents.

À l’heure où les entreprises se digitalisent et l’intelligence artificielle révolutionne la façon de faire, la capacité des entreprises locales à recruter des profils qualifiés devient, chaque jour, plus délicate. La pénurie des talents est un fait sur le marché de l’emploi, et elle est amplifiée par le phénomène d’exode des cerveaux, plus connu sous l’appellation de «fuite des cerveaux», mais que certains préfèrent qualifier de mobilité à l’international. Un phénomène qui n’est pas propre au Maroc, certes, mais qui a atteint des proportions parfois inquiétantes, selon les derniers chiffres fournis par le ministre de l’Éducation nationale de la formation professionnelle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, lors de son intervention à la Chambre des représentants, début d’année 2019. «Pas moins de 600 ingénieurs font chaque année le choix de quitter le Maroc pour aller faire carrière à l’étranger». À ce déplorable chiffre, s’ajoute celui dévoilé, une année auparavant, par Rekrute.com à l’occasion de la publication de son étude sur «La migration des talents marocains» qui prouve que «91% des Marocains seraient prêts à quitter le Maroc et à s’installer à l’étranger».
L’ampleur du phénomène semble confirmée par la présidente de la Fédération des nouvelles technologies de l’information, des télécommunications et de l’off-shoring (APEBI), lors de son passage à l’émission «Info en Face». Saloua Karkri-Belkeziz a indiqué qu’elle a déjà attiré l’attention sur le problème de la fuite des talents informaticiens «car de l’autre côté de la frontière, il existe des projets intéressants et des vraies politiques de transformation digitale». Pour pallier ce problème, la présidente de l’APEBI plaide pour le développement de la formation qui demeure insuffisante, la multiplication des filières et l’amélioration de l’environnement du travail. Selon Mme Karkri-Belkeziz, la régionalisation est aussi une solution pour pallier le déficit de compétences en IT. De son côté, Abdel Mounaim Madani, DG de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), invité de «l’Info en Face», a fait part de son rejet catégorique du concept de «fuite des cerveaux», préférant plutôt parler d’une «mobilité des cerveaux», qui constitue un droit de tout être humain. Il a également mis l’accent sur le développement de l’offre de formation en partenariats avec les différents acteurs concernés.

Comment expliquer le phénomène de la migration des talents ?
Premier élément à retenir, selon Mohammed Benouarrek, expert international en ressources humaines et conduite de changement, est la rareté des «entreprises marocaines capables de concurrencer les multinationales et entreprises étrangères qui font les yeux doux à nos jeunes compétences». Attention, ajoute-t-il, il ne s’agit pas seulement d’offres salariales, mais aussi d’offres de carrières sans parler de cadre de travail et cadre général. Mais pour l’expert, la fuite des talents marocains ne s’explique pas seulement par des insuffisances financières, matérielles, et structurelles, mais aussi par des facteurs liés à la reconnaissance, à l’épanouissement et au bienêtre. «Si on ne change pas notre manière de faire, nous serons condamnés à perdre des cerveaux qui fuient vers l’eldorado», prévient M. Benouarrek. Les talents cherchent l’équité, l’évolution, la reconnaissance et l’encadrement… Tout cela relève de la maturité managériale et de l’altitude que certains entrepreneurs démontrent à l’égard de leurs ressources humaines, recommande l’expert. Le même constat a été confirmé par les experts de Rekrute qui alertent, de leur côté, sur le fait que les entreprises marocaines n’engagent pas les efforts nécessaires pour retenir et fidéliser les talents marocains. Une question intimement liée de manière générale à la fuite des talents pour une meilleure qualité de vie, une meilleure évolution de carrière et un meilleur environnement de travail.

Retenir et fidéliser la perle rare, c’est possible 
Il est nécessaire de développer une nouvelle approche basée sur une mobilisation générale de l’état, des entreprises et des associations compétentes. Sans cette implication collective, il sera difficile de stopper l’hémorragie. En fait, la question de l’exode des cerveaux ne peut trouver de réponse que dans le cadre d’une politique d’ensemble. Aujourd’hui, tout le monde en est conscient.

Les acteurs concernés ont mis les bouchées doubles pour diminuer l’ampleur du phénomène et réduire ses conséquences. Preuves en sont les entretiens qui ont eu lieu entre le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, et le secrétaire d’État français au Numérique, Cédric O, lors du salon VivaTech 2019 de Paris, organisé du 16 au 18 mai dernier. L’occasion pour les deux responsables de mettre en place un partenariat pour trouver une solution au problème. «Aujourd’hui, dans la Tech, les Français peuvent compter beaucoup sur les talents marocains, mais il faut que cela se fasse de façonWin-Wi», a affirmé le ministre français dans une déclaration. Aux termes de ce partenariat, les talents marocains devraient par la suite regagner leur pays d’origine pour accompagner les entreprises marocaines à accroître leur compétitivité et assurer la pérennité de leur marque. Dans ce contexte, on rappellera également les efforts de l’APEBI et l’Anapec qui offrent de réelles opportunités aux jeunes talents de bénéficier d’une formation pré-embauche de 960 heures en mode alternance, au travers le CQP (Certificat de qualification professionnelle) leur permettant d’intégrer le secteur de l’IT en forte demande. La formation, 100% financée par l’Anapec selon les normes internationales, bénéficiera aux jeunes diplômés bac+3 scientifiques. Elle est dispensée dans les villes de Casablanca, Rabat, Fès, Tanger et Agadir.

Déclarations

Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de la Fédération des nouvelles technologies de l’information, des télécommunications et de l’off-shoring

«L’enjeu de la fuite des cerveaux est important dans le secteur des technologies de l’information. À l’APEBI, j’ai été la première à alerter sur le départ massif des informaticiens il y a dix ans de cela, et ça continue toujours. Et pour cause, de l’autre côté, il y a des projets intéressants et une vraie politique de transformation digitale que ce soit au niveau du secteur public ou privé. Au Maroc, on forme à peu près 8.000 informaticiens par an, c’est un nombre insuffisant. C’est pour cela qu’on avait appelé à former plus d’informaticiens, nous sommes capables d’en former 10 fois plus. C’est dans ce sens que le Maroc a lancé de nombreuses initiatives et plus particulièrement la stratégie de l’OFPPT où le digital est le seul secteur qui existe dans les 12 régions du Royaume, alors que l’Intelligence artificielle est centrée sur l’axe Casablanca-Rabat. Cette problématique remet en cause la qualité des projets digitaux et impacte directement le processus de transformation des entreprises tous secteurs confondus. À cet égard, il faut signaler qu’une grande partie de la solution se trouve au sein même des entreprises en améliorant l’environnement du travail pour retenir ces profils. Au-delà de la rémunération, ces jeunes vont à la recherche d’un environnement de travail plus sain ou encore une meilleure valorisation.»

Abdel Mounaim Madani, DG de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences

«L’appellation fuite des cerveaux devrait nous gêner tous. Étymologiquement, qui dit fuite, dit incarcération ou séquestration de l’autre côté ! Or, au Maroc, ce n’est pas le cas, nous sommes dans un pays de liberté et de droits. Le cas d’un jeune qui se sent utile dans un marché d’emploi autre que le marché marocain ne peut être taxé de «fuite». C’est plutôt une mise en valeur de capacités avec dans plusieurs cas, l’éventualité d’un retour au pays. Parler de fuite de cerveaux c’est pour moi évoquer un phénomène auquel il faut mettre fin, mais comment voulez-vous qu’on arrête la mobilité de jeunes compétences marocaines ? Pour moi, il ne faut pas parler de fuite des cerveaux, mais de mobilité qui est un droit de tout être humain. En plus, il faut le signaler, le problème de manque de ressources humaines ou de pénurie qui serait provoqué par la mobilité à l’international, ça ne se corrige pas par des restrictions ou par un acharnement sur ces jeunes, mais plutôt par la disponibilité de la ressource sur le marché en lien direct avec la formation, l’accompagnement et le rapprochement entre l’offre et la demande, et c’est l’un des rôles de l’Anapec.»

Fuite des cerveaux : La bataille n’est pas finie !

Botola : classement définitif

lesiteinfo.com – 09/06/2019

Voici le classement de Botola Pro Maroc Télécom D1 de football, à l’issue de la 30è et dernière journée:

Classement. Club, Points, Matches Joués :

1. Wydad Casablanca 59 30 (Champion)

2. Raja Casablanca 56 30 (Ligue des champions)

3. Hassania Agadir 45 30 (Coupe de la Confédération africaine) 

4. Olympic Safi 45 30

5. Ittihad Tanger 40 30

6. Difaâ El Jadida 39 30

7. Youssoufia Berrechid 39 30

8. Renaissance Berkane 38 29

9. FUS Rabat 38 30

10. Rapide Oued Zem 36 29

11. Mouloudia Oujda 35 30

12. Moghreb Tétouan 34 30

13. Olympique Khouribga 33 29 ..

14. AS FAR 33 30

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Relégués :

15. Kawkab Marrakech 30 30

16. Chabab Al-Hoceima 27 30 

VOICI POURQUOI LA GESTION DES GRANDES VILLES PAR LE PJD A TOURNÉ AU FIASCO

Par Mohamed Deychillaoui – le360.ma – 09/06/2019

abdelaziz Omari président du consiel de la ville

Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville de Casablanca. © Copyright : Le360 : Adil Gadrouz

Les Communales de 2015 ont été marquées par l’élection de maires PJDistes à la tête des plus grandes villes du pays. Plus de trois ans après, des rapports du ministère de l’Intérieur et de la Cour des comptes pointent du doigt de graves dysfonctionnements dans la gouvernance locale.

Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Marrakech, Agadir… ont en commun d’avoir un Conseil de la ville dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD). Mais selon le quotidien Al Akhbarde ce lundi 10 juin, qui consacre un dossier au «fiasco de la gestion communale du PJD dans les grandes villes du pays», toutes ces mairies ont aussi en commun d’être très mal gérées.

A ce titre le quotidien arabophone rappelle que jusqu’à septembre dernier, qui coïncide avec la troisième année de l’élection des actuels conseils de la ville, la ministère de l’Intérieur a reçu quelque 1305 dossiers en provenance de diverses institutions de contrôle, faisant tous état de dysfonctionnement dans la gestion des affaires locales. Certains de ces dossiers ont été transmis à l’Inspection générale de l’administration territoriale, puis aux Cours des comptes régionales concernées en vue d’enquêter sur cette mal gouvernance présumée des grandes villes. Il est vrai que plusieurs têtes sont déjà tombées, alors que certains dossiers sont actuellement aux mains de la justice pour de présumés crimes de malversations financières dans lesquels plusieurs édiles du PJD sont poursuivis.

Al Akhbar passe ainsi en revue les défaillances les plus saillantes dans les cinq plus grandes villes du Royaume dirigées par un maire PJDiste. Au niveau du Conseil de la ville de Fès, dont le maire, Driss El Azami El Idrissi, est pourtant un ancien ministre délégué chargé du Budget, c’est une asphyxie financière sans précédent qui marque la gestion de la ville spirituelle, dont les caisses sont vides. A tel point que Driss Al Azami a mis en vente aux enchères plusieurs biens immobiliers appartenant à la commune pour faire face à des crédits cumulés de 150 millions de dirhams. Et peut-être aussi pour mobiliser d’importantes liquidités en prévision de prochaines échéances électorales.

A Tanger, les mêmes problèmes financiers se posent au maire Mohamed Bachir Abdellaoui (PJD), faute d’avoir pu renflouer les caisses de la commune avec les impôts dus par les entreprises. Un laxisme et un manque d’autorité que même l’élargissement de l’assiette fiscale initié cette année n’a pu résoudre. Résultat des courses, les entreprises chargées de nombreux chantiers de développement économico-social traînent des pieds à cause des impayés qui s’accumulent.

A Rabat, c’est tout simplement le «blocage qui fait courir à la capitale du royaume le risque de crise cardiaque», écrit Al Akhbar. En effet, à chaque fois que le Conseil de la ville, présidé par Mohamed Sadki, se réunit, c’est la cacophonie, à cause de l’éternel duel entre le PJD et le PAM. Ce dernier accusant régulièrement les islamistes de graves dépassements, tout en exigeant l’intervention de l’inspection générale du ministère de l’Intérieur. Ainsi, les trois sessions du conseil de la ville de Rabat pour cette année se sont terminées en queue de poisson à cause des vociférations, voire coups de poings, que s’échangent régulièrement PAMistes et PJDistes.

A Marrakech, l’on se demande comment une ville peut être gérée normalement quand le maire Mohamed Larbi Belcaid et son adjoint Younès Benslimane (PJD également) passent le plus clair de leur temps à répondre aux convocations de la brigade financière relevant de la police judiciaire, sur ordre du procureur du roi près la Cour d’appel de la ville ocre. Dans ce dossier, le maire PJDiste est poursuivi pour avoir octroyé des marchés de gré à gré à une centaine d’entreprises, également dans le collimateur de la PJ, pour une valeur dépassant les 280 millions de dirhams.

A Casablanca, le problème est tout autre, dans le mesure où la métropole économique est dirigée, selon Al Akhbar, par un «maire fantôme». En effet Abdelaziz El Omari s’est dépouillé de toutes ses prérogatives et celles de tout le Conseil de la ville pour les mettre aux mains des sociétés de développement local (SDL) qui gèrent désormais le marché de gros, la propreté, les abattoirs. Or, ces SDL ont complètement échoué dans les missions qui leur ont été confiées, ce qui a obligé le maire de Casablanca, non pas à prendre directement ses responsabilités, mais à retirer des missions pour les confier à de nouvelles sociétés. In fine, c’est bien la «démission» et la «fuite des responsabilités» qui caractérisent les mairies des grandes villes du royaume actuellement sous la coupe du PJD.

L’ANNÉE DÉMARRE BIEN POUR LE TOURISME

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 09/06/2019

Marrakech

© Copyright : DR

De janvier à fin avril, le Maroc a accueilli 3,5 millions de touristes. Un flux qui s’inscrit en nette progression par rapport aux quatre premiers mois de l’année précédente.

Les hôtels marocains ont été rempli à moitié durant les quatre premiers mois de l’année. C’est ce qu’on peut lire dans les colonnes du quotidien Aujourd’hui le Maroc, dans son édition du 10 juin. L’affluence touristique a battu son plein durant cette période de l’année qui coïncide à la fois avec les vacances scolaires au Maroc et les vacances de Pâques pour les principaux marchés émetteurs.

Les statistiques établies par l’Observatoire du tourisme dévoilent un flux soutenu aussi bien des touristes étrangers que des Marocains du monde. Le Maroc a ainsi accueilli à fin avril 3,5 millions de touristes sur son territoire. Un flux qui s’inscrit en nette progression par rapport aux quatre premiers mois de l’année précédente. On note ainsi une évolution positive de l’ordre de 6%. Rien qu’au mois d’avril, ils étaient 1, 07 million de visiteurs à franchir les postes-frontières marocains, soit des arrivées en hausse de 11,5% par rapport au mois d’avril 2018.

Sur les 3,5 millions de touristes ayant visité le Maroc au titre des quatre premiers mois, 2,28 millions sont des touristes étrangers. Ces arrivées s’inscrivent en hausse de 5,3% par rapport à l’année précédente et de 54% par rapport à 2010. Une hausse tirée par le redressement des arrivées de l’ensemble des marchés émetteurs. Cette période a été marquée en effet par une forte présence des touristes américains au Maroc. Les arrivées des États-Unis se sont améliorées de 14% à fin avril, soit 125.457 visiteurs américains sur ladite période.

Pour ce qui est des nuitées, l’Observatoire du tourisme recense 7,98 millions de nuitées auprès des établissements d’hébergement touristiques classés sur la période allant de janvier à avril 2019, en amélioration de 6% par rapport à une année plus tôt et de 48% par rapport à 2010. 5,7 millions de ces séjours ont été réalisés par les touristes étrangers, dont 1,63 million de nuitées réalisées par les touristes français. Il est à préciser que les deux pôles touristiques, en l’occurrence Marrakech et Agadir, continuent d’attirer un grand nombre de touristes. Ces deux destinations ont généré à elles seules près des deux tiers des nuitées réalisées à fin avril 2019 (58%).

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