Archives de juin 29th, 2019

De peur de « ramer » : A. Addou réclame plus de sous pour la RAM

perspectivesmed.ma – 28/06/2019

De peur de ramer: A. Addou réclame plus de sous pour la RAM
A. Addou réclame plus de sous pour la RAM

En souffrance depuis plus de deux ans, le contrat-programme liant RAM à l’Etat serait sur le point d’être bouclé. De quoi rassurer l’état-major de la compagnie qui veut prendre appui sur le soutien financier de l’Etat pour sortir de la zone de turbulence dans laquelle RAM pourrait s’engouffrer.

Le contrat-programme liant le gouvernement au transporteur public sera finalisé dans les prochaines semaines, a confirmé le ministre du Transport aérien, Mohamed Sajid, hier, mardi 25 juin, devant les membres de la Commission de contrôle des finances publiques de la première chambre du Parlement.
De quoi satisfaire  Abdelhamid Addou, président de la RAM qui, dressant un bilan satisfaisant lors du dernier exercice comptable, demande à l’Etat d’ouvrir les cordons de la bourse pour permettre à la compagnie nationale de survoler, sans risque de crash, l’environnement concurrentiel dans lequel elle opère.

Pourtant, c’est en 2016 que le contrat-programme triennal liant la compagnie à l’Etat avait expiré.  « Ce contrat sera prêt dans les prochaines semaines », a affirmé le ministre e présence du PDG de RAM.

Depuis sa nomination en 2016 à la tête de la RAM, A. Addou a dû faire face à plusieurs crises dont la dernière qui perdure est celle des bagagistes employés par son sous-traitant GPI. Une réalité qui ne doit nullement occulter celle des pilotes de ligne qui, il y a quelques mois de cela, avait tenu en haleine l’opinion nationale.

Pour rappel, A. Addou est revenu sur les résultats de la compagnie au cours de l’exercice comptable 2017-2018 en se félicitant du fait qu’avec seulement 61 avions (11 long-courriers, 43 moyen-courriers, 6 courts et 1 avion-cargo) d’une moyenne d’âge de 10 ans, RAM a été en mesure de transporter 7,5 millions de passagers (+4,2%).
Dans ce lot, 60% des passagers étaient des touristes étrangers et 25% des MRE. En termes de cartographie aérienne, la RAM dessert, 7 destinations américaines (nord et sud) et 5 vols vers le Moyen-Orient.

Concernant les résultats du dernier exercice comptable à cheval entre le 1er novembre 2017 et le 30 octobre 2018, RAM a réalisé un chiffre d’affaires de 16,2 Mrds de Dh (plus 6% de croissance ) et un résultat net de 157 MDH, en léger recul par rapport à 2016-2017.
A. Addou a précisé que sa compagnie a réalisé un CA en hausse de 15% sur les deux dernières années malgré le renchérissement du prix du pétrole sachant que le carburant constitue à lui-seul 30% des coûts d’exploitation, outre le conflit social qui a miné la compagnie durant l’été 2018.

Revenant sur l’importance du hub casablancais, le P-DG a affirmé qu’en étant connecté à 32 pays africains, il générait 1.900 vols par semaine, offrait 400 possibilités quotidiennes de connecter l’Afrique au reste du monde et que 60% de son trafic était composé de passagers en transit.
Il a aussi rappelé le périmètre de compétences de la RAM présente dans le transport (RAM Express), dans les services (Atlas Servair, Amadeus Maroc, Atlas Online, RAM Handling), dans la formation (Casa Aero, RAM Académy, Atlas Multiservice) et enfin dans l’industrie (SAESM, SATIS, Aeronotic Industry).

Au niveau national, la RAM dessert 25 destinations domestiques soit l’équivalent de 80 vols par semaine dont 50% sont subventionnés avec des tarifs préférentiels (Casa-Dakhla, Agadir Laâyoune-Dakhla, Casa-Ouarzazate, Casa-Tétouan-Al Hoceima, Casa-Errachidia).

Grâce aux interconnections, 18 villes sont connectées à l’international vers 80 destinations mondiales. L’ensemble du trafic des vols internes de la RAM totalise 1 million de passagers par an.

Le personnel comprend 3.933 employés, dont 597 pilotes, 1.300 membres du personnel naviguant et 2.015 employés administratifs.
Chacun des 61 avions nécessite de mobiliser 65 employés. On apprend également que le personnel est féminin à 43% et qu’il est composé de 46 nationalités.

IFM : Et de cinq pour la Nuit électronique

lereporter.ma – 28/06/2019

La 5ème édition de la Nuit électronique de l’Institut français du Maroc aura lieu, du 26 juin au 4 juillet, à Agadir, Casablanca, Marrakech, Rabat et Tanger.

Selon ses organisateurs, cette manifestation, qui constitue une occasion pour les passionnés et les amateurs de se réunir autour des platines au rythme de nouveaux sons pointus et de partager la piste de danse, sera l’occasion pour le public de découvrir des DJs de renom des scènes électroniques françaises et marocaines.

Le public sera donc invité à découvrir la «French Touch», avec les sons de trois DJs français, à savoir Danger, Chloé et Mangabey.  Ces derniers seront suivis sur scène par des DJs marocains locaux (ID, Maou, LadyGoule, MMMC et Ojoo Gyal).

Au programme, figure également une résidence électronique qui se déroulera au mois de juin à Casablanca. Cette année, elle offrira l’occasion au collectif «District Sampling» de réaliser un projet de composition et d’installation sonore.

La restitution de cette résidence aura également lieu lors de la Nuit électronique et sera accompagnée d’une performance de «Light Painting», réalisée par le Collectif «The Light Story».

La Nuit électronique s’inscrit donc au croisement de la reconnaissance des institutions pour cette forme artistique en plein essor et d’un échange entre artistes marocains, représentants de la scène émergente du pays et artistes français, symboles d’une démarche artistique de plus en plus innovante et créative. L’organisation de cette soirée permet de toucher un public beaucoup plus large, de légitimer une musique souvent associée au monde de la nuit et de mettre en valeur la singularité de la scène française dans ce domaine.

Pompage solaire : 30.000 exploitations agricoles équipées en panneaux photovoltaïques

fr.hespress.com – 28/06/2019

Pompage solaire: 30.000 exploitations agricoles équipées en panneaux photovoltaïques

Quelque 30.000 exploitations agricoles au Maroc sont actuellement équipées en panneaux photovoltaïques (PPV), soit 8,8% des exploitations irriguées, selon les données de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE).

Les premiers résultats d’une étude de marché consacrée au pompage solaire à l’échelle nationale, réalisée par l’AMEE dans le cadre du projet « Promotion du développement des systèmes de pompage photovoltaïques pour l’irrigation » (GEF-pompage solaire) montrent que les grandes et moyennes exploitations ont adopté la technologie PPV, dont 76% des installations ont été financées par fonds propres, et que seules 4% de ces installations ont été financées par crédit bancaire.

L’énergie solaire photovoltaïque offre une alternative avantageuse et compétitive par rapport aux autres sources traditionnelles tant pour les agriculteurs que pour l’État, relève l’étude présentée mardi lors de la réunion de la commission technique nationale d’efficacité énergétique dans le domaine de l’agriculture, affirmant que les PPV demeurent la source d’énergie la moins chère avec 0,44 DH/m3.

S’agissant de l’utilisation du système de pompage solaire, l’étude relève que cette technique reste compétitive par rapport aux systèmes conventionnels (gasoil et butane).

Ainsi, le résultat des prix du mètre-cube moyen montre que le gasoil est la source d’énergie la plus chère avec 1,67DH/m3 suivi de l’électricité en basse tension (0,98DH/m3) puis le butane (0,76DH/m3) et l’électricité en moyenne tension (0,78DH/m3).

Dans le cadre de la promotion du pompage solaire à l’échelle nationale, le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable a organisé plusieurs campagnes de sensibilisation au profit des acteurs, professionnels, chercheurs et de la société civile et une série d’ateliers thématiques, des réunions et des conférences sur l’efficacité énergétique, aux niveaux central et régional, ciblant en particulier le secteur de l’agriculture dans les régions d’Agadir, Béni Mellal et Oujda.

Pompage photovoltaïque pour l’irrigation localisée

Le projet « Promotion du développement des systèmes de pompage photovoltaïques pour l’irrigation » ou « GEF-pompage solaire », lancé en 2018, vise la création d’un cadre propice pour la mise en œuvre du programme national de pompage photovoltaïque pour l’irrigation localisée.

Il tend aussi vers le renforcement des capacités des différents acteurs concernés, la sensibilisation des opérateurs et des agriculteurs sur l’intérêt économique et environnemental du pompage solaire, la mise en œuvre de mécanismes de financement facilitant l’acquisition des systèmes PV de pompage.

Il s’agit aussi de normaliser les installations solaires pour l’irrigation et de développer les compétences des opérateurs.

L’étude qui sera fin prête en septembre 2019 a pour objectif d’analyser l’état des lieux du marché du pompage solaire au niveau de l’offre technologique, des configurations techniques, de la chaîne commerciale et de valeur, d’élaborer un processus permettant l’implémentation d’un référentiel de qualité des composantes et des systèmes du pompage solaire et de développer des mécanismes de financement adaptés et des mesures incitatives pour impulser ce marché.

Tinariwen à Essaouira (et bientôt à Agadir) : « Le public marocain nous surprend toujours »

Par Hanane El Arjoun – huffpostmaghreb.com – 28/06/2019

Le groupe touareg a participé à la 22ème édition du festival Gnaoua et musiques du monde.

HANANE EL ARJOUN

 

En mixant blues, rock et musique touareg, Tinariwen n’en finit pas de surprendre. Le groupe touareg est venu à Essaouira pour participer, pour la première fois, au festival Gnaoua et musiques du monde. Le HuffPost Maroc est parti à la rencontre de ceux qui, en chantant en tamasheq, ont su faire passer leurs messages politiques partout dans le monde.

A Essaouira, le 21 juin, le public s’impatientait de les voir. À 22h40, des milliers de spectateurs étaient déjà devant la scène. Des jeunes, des personnes âgées, des enfants, des étrangers attendaient leur apparition. Avec leur succès international, le concert de Tinariwen était un peu l’événement de l’année pour leurs fans marocains. Certains ont même campé sur place afin d’être au premier rang. La place Moulay El Hassan était pleine à craquer.

C’est face à un public très agité que les Tinariwen ont démarré leur concert. Les festivaliers avaient une énergie inhabituelle. Devant des guitares électriques au son ravageur, quelques uns admiraient le show alors que d’autres, téléphones dans la main, immortalisaient le moment.

Les Maliens ont enchaîné leurs fameuses chansons “Tiwayyen” ou encore “Sastanaqqam”. Pas besoin de parler ou de comprendre le tamasheq pour connaître les paroles sur le bout de la langue, le public fournissait un effort remarquable pour s’approprier la langue des artistes. Leurs chansons dégageaient une émotion palpable sur scène et dans le public.

Le groupe a ensuite fusionné avec le mâalem Baqbou dans une chanson aux rythmes inattendus mixant gnaoua, blues et rock. Interrogé par le HuffPost Maroc sur ce concert, Eyadou Ag Leche, bassiste du groupe, a déclaré que le public marocain est très spécial. “Le public marocain nous surprend toujours par sa présence dans nos concerts, ce public est spécial.” Le musicien a ajouté avoir adoré la ville d’Essaouira. “C’est ma première fois ici. Le mix entre la plage, le vent et la musique gnaoua est magnifique”.

De son côté, Alhousseini Ag Abdoulahi, un des membres du groupe, a affirmé qu’il sera toujours marqué par le public marocain. “Ils étaient nombreux. C’est vrai qu’ils étaient présents pour d’autres artistes aussi, mais s’ils étaient là, c’est qu’ils l’étaient pour nous aussi. Franchement, ça ne m’étonne pas. Au Maroc, on est habitués à voir autant de gens venir pour nous voir. On est toujours bien accueillis ici, pas parce qu’on est Tinariwen, mais parce que le peuple marocain est accueillant.”

“Tinariwen”, pluriel de “Ténéré” en tamasheq, signifiant ”les déserts”, est un groupe originaire de Tessalit, au nord du Mali. Il a été fondé en 1982 par Ibrahim Ag Alhabibil dans l’exil et la souffrance. Leur musique, “Assouf” (la solitude) mélange des rythmes de blues au rock, sans oublier la musique traditionnelle touareg.

Aujourd’hui, le groupe est considéré comme une grande famille d’artistes touaregs, un mouvement culturel et un courant musical. Les Tinariwen ne sont pas une formation figée. Les artistes participent à leur guise, comme Mohamed ag Itlal dit le “Japonais”, qui contribue au groupe avec ses compositions, mais ne prend pas part aux tournées mondiales.

Pour ceux qui ont manqué le rendez-vous à Essaouira, les Tinariwen seront de passage le 5 juillet prochain à Agadir, dans le cadre du Festival Timitar.

AGADIR : L’ACQUISITION DE LA MEDINA QUINTUPLE LE CAPITAL DE LA SDR TOURISME

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/06/2019

La Société de Développement Régional (SDR) tourisme de la région Souss-Massa précédera à l’augmentation de son capital.

Cette décision sera soumise pour examen et approbation lors de la prochaine session ordinaire de juillet prévue ce lundi à Inzegane. A cet égard, le montant qui sera injecté s’élève à 17 MDH au lieu actuellement de 4 MDH alors que l’opération vise à acquérir la Medina Coco Polizzi placée en liquidation judiciaire, depuis deux années, avec un prix d’ouverture fixé par le syndic à plus de 16 MDH.

Dans ce sens, le conseil régional Souss-Massa à travers la SDR a déjà soumis son offre au syndic mais sans pour autant dire que l’acquisition a été effectuée d’une façon définitive. Aujourd’hui, les actionnaires de la SDR sont constitués du Conseil régional Souss-Massa, du ministère du Tourisme et de celui de l’Intérieur, de la Commune urbaine d’Agadir et des Chambres régionales du commerce et d’artisanat.

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