Archives de juillet 1st, 2019

Qualité des eaux de baignade : Avant de se baigner, mieux vaut se renseigner

medias24.com – 30/06/2019

Avec la montée en flèche du thermomètre en ce début d’été, les plages s’imposent comme destination reine des estivants en quête de fraîcheur. Mais une telle escapade ne se présente pas sans risques, liés principalement à la question de l’hygiène, dont l’une des multiples sources est la qualité de l’eau de baignade.

Qualité des eaux de baignade: Avant de se baigner, mieux vaut se renseignerQUALITÉ DES EAUX DE BAIGNADE

A l’évidence, le littoral constitue un lieu hypersensible qui cumule une multiplicité d’enjeux économiques et sociaux et se trouve, de ce fait, soumis à une pression énorme, due à l’urbanisation, aux activités touristiques et industrielles, entre autres. A cette règle, le Maroc ne déroge point.

Selon le rapport national sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume (édition 2019), dont les résultats ont été présentés en début de semaine à Rabat, le littoral marocain abrite, malgré ses vulnérabilités, plus de la moitié de la population.

Les principales activités économiques sont exercées au niveau de ce territoire, notamment la pêche, l’aquaculture, l’industrie, le tourisme, le transport maritime, la production d’énergie, le dessalement de l’eau de mer et le nautisme, révèle ce rapport élaboré par le secrétariat d’État chargé du Développement durable.

A titre d’exemple, la bande littorale méditerranéenne subit une pression de l’urbanisation, des activités touristiques et des activités industrielles, surtout dans la bande Tanger-Tétouan, précise-t-on, expliquant que le littoral Kénitra-Safi reçoit plus de 60% des rejets urbains et plus de 80% des rejets industriels.

Et d’ajouter que l’axe Mohammedia-Safi se caractérise par une forte concentration urbaine et industrielle, alors qu’au Sud, la baie d’Agadir connait une urbanisation galopante, un essor touristique et une industrialisation remarquable.

Tous ces aspects confondus ont des impacts sur la disponibilité future des ressources (eau, ressources halieutiques), d’une part, et sur les conditions d’hygiène et de salubrité du milieu, d’autre part.

C’est justement ce volet relatif à l’hygiène et la salubrité que tout estivant se doit de prendre en considération. Se baigner dans des eaux de mauvaise qualité ou contaminées expose, en effet, à des syndromes digestifs de type gastro, des troubles ORL, des problèmes dermatologiques ou, éventuellement, à la leptospirose ou une contamination par un virus hépatique.

Ces affections de santé, possibles par contact cutané ou compte tenu de la possibilité d’ingérer ou d’inhaler de l’eau, sont liées principalement à la mauvaise qualité microbiologique de l’eau, c’est-à-dire la présence de micro-organismes pathogènes.

Dans ce sens, deux indicateurs de contamination fécale sont à surveiller, à savoir Escherichia coli et les enterocoques intestinaux, deux éléments dont la présence découle des eaux usées provenant des habitations, des déjections des animaux et des effluents d’élevages rejetés dans les eaux de baignade. Plus ces germes sont présents en quantité importante dans les eaux de baignade, plus la probabilité de présence de germes pathogè nes plus dangereux d’origine bactérienne (salmonella, shigella, …) ou virale (virus enteriques, hepatite A…) est élevée.

Donc, avant de se baigner, mieux vaut se renseigner, non seulement sur les infrastructures, les attractions et les commodités, mais également et surtout sur la qualité des eaux de baignade.

Au Maroc, un dispositif complet est mis en place pour pallier à cette problématique: la surveillance de la qualité des eaux de baignade est organisée par le Laboratoire national d’études et de surveillance de la pollution (LNESP) relevant du secrétariat d’État chargé du Développement durable (SEDD). Sa mise en œuvre est prise en charge par le Laboratoire public d’essais et d’études, par l’intermédiaire du Centre d’études et de recherche de l’environnement et de la pollution (CEREP/LPEE).

Le nombre de plages objet du Programme national de surveillance évolue depuis plusieurs années et il est passé de 79 en 2003 à 169 plages en 2019, réparties sur 9 régions côtières. Pour l’exécution du Programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade, le laboratoire dispose de moyens performants, notamment des unités mobiles d’analyses qui lui permettent d’agir in situ au niveau de toutes les plages, quelles que soient leurs positions géographiques.

Les eaux de baignade des plages intégrées dans ce programme ont fait l’objet de surveillance du mois de mai au mois de septembre 2018, avec une campagne de référence durant le mois de février 2019. La fréquence de prélèvement est bimensuelle durant la saison balnéaire selon la norme NM.03.7.200. Les sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux (relief, forme du rivage…) et des risques potentiels de pollution (rejet d’eaux usées, embouchures de rivières, ports…).

Convaincus que la qualité des eaux de baignade représente un atout important pour le développement du tourisme balnéaire, les pouvoirs publics ont adopté depuis 2014 la norme NM.03.7.199 relative à la surveillance et l’évaluation de la qualité hygiénique des eaux de baignade.

Cette norme qui doit remplacer l’ancienne (NM.03.7.200) est appliquée d’une manière progressive depuis 2014. Elle consiste à instaurer une gestion proactive de la qualité des eaux de baignade, basée sur la classification des eaux durant les 4 années consécutives pour deux paramètres microbiologiques (Escherichia Coli et les Entérocoques intestinaux) et aussi sur les profils des eaux de baignade, lesquels constituent des outils d’aide à la décision et qui permettent également de valoriser les actions entreprises par les gestionnaires des plages auprès du public. La norme fixe des dispositions en ce qui concerne la surveillance et le classement de la qualité des eaux de baignade, la gestion de la qualité des eaux de baignade, l’information du public quant à la qualité des eaux de baignade et les sources potentielles de pollution.

L’évaluation de la qualité des eaux surveillées porte sur la recherche des paramètres microbiologiques, coliformes fécaux (Escherichia Coli) et des streptocoques fécaux (Entérocoques Intestinaux) conformément à la norme nationale en la matière (NM 03.7.200), transposée de la Directive européenne (76/160/ CEE) et les Directives de l’OMS/PNUE, applicables à la surveillance sanitaire des eaux de baignade marines.

La présence de ces germes dans l’eau témoigne de la contamination fécale des zones de baignade. Elle constitue ainsi un indicateur du niveau de pollution par des eaux usées et laissent suspecter par leur présence, celle de germes pathogènes. Plus ils sont présents en quantité importante, plus le risque sanitaire augmente.

Les informations relatives à la qualité des eaux de baignade des sites surveillés, et là c’est le plus important, sont portées à la connaissance du public par l’affichage régulier, au niveau de chaque plage, d’un bulletin d’information.

Cet aspect relatif à l’information du public reste, justement, capital et donne à cette opération tout son sens. Sur ce registre, les autorités compétentes n’hésitent pas à user des outils technologiques dernier cri.

Le secrétariat d’État chargé du Développement durable a en effet annoncé, cette semaine, le lancement de l’application mobile IPlages, destinée à fournir au grand public diverses informations sur les plages, en particulier la qualité des eaux de baignade.

Disponible actuellement en Android, cette application permet également de faciliter le choix des plages à visiter, soit par rapport à leur proximité (localisation), soit en déplaçant la carte géographique sur tout le littoral marocain, proposant par la même l’itinéraire pour se rendre à la plage choisie.

Développé par le laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP), cet outil permet l’accès du grand public à l’information concernant la conformité de la qualité des eaux de baignade aux normes et de fournir les informations sur les services et infrastructures disponibles sur les plages.

Autant dire que planifier l’aspect hygiénique de ses sorties en plage ou ses vacances dans une région côtière devient plus accessible que jamais. Il suffit de « bouger le doigt ».

 

Chute d’une météorite près de Zag, les recherches se poursuivent pour retrouver l’ensemble de ses fragments

article19.ma – 30/06/2019

La chute d’une météorite dans les environs de la ville de  Zag a provoqué la mobilisation de dizaines de citoyens à la recherche des fragments de  cette pierre céleste que des témoins ont vue tomber jeudi dernier vers 17 heures.

De nombreux citoyens sont accourus en 4X4 dans la zone à la recherche du météorite au moment où des témoins ont indiqué à Hespress avoir vu une boule de feu tomber du ciel avec une traînée de fumée blanche, jeudi dernier dans les environs de Lahmada près de la ville de Zag.

Des sources locales ont confirmé que des habitants de la région ont trouvé des fragments de cette météorite, dont certains pèsent un kilo et d’autres entre 30 et 60 grammes, alors que les gens continuent toujours les recherches pour trouver d’autres fragments pour les revendre sur le marché noir.

Contacté par Hespress, Abderrahmane Ibhi, un expert dans ce domaine, a confirmé la chute d’une importante météorite dans la zone de Zag.

Il a précisé que « la météorite tombée jeudi dans la zone de Lahbita à Lahmada est très importante », ajoutant que selon les informations recueillies auprès d’un connaisseur des météorites dans la région « cette météorite a une croûte sombre ce qui indique qu’il vient tout juste de tomber et que ses caractéristiques géologiques montrent qu’il s’agit d’une chondrite standard appelée LL6 ».

Il a indiqué que de telles météorites proviennent soit de Mars, de la Lune, ou des astéroïdes, relevant qu’entre « Mars et Saturne, il y a une ceinture de centaines de milliers d’astéroïdes qui, en se percutant, nous envoient des fragments de météorites lesquels atteignent de temps en temps la planète terre ».

Abderrahmane Ibhi, qui est enseignant à l’Université Ibn Zohr de Marrakech, a précisé que ce genre de météorites sont « très importantes sur le plan scientifique et sont vendues à des prix élevé, car leur analyse nous renseigne sur la composition et l’évolution du système solaire. Les scientifiques font la différence entre les météorites que les gens trouvent de temps en temps et celles qui viennent tout juste de tomber et conservent encore certaines caractéristiques utiles pour comprendre la composition des planètes d’où elles proviennent ».

Quant à savoir pourquoi les chutes au Maroc des météorites sont généralement enregistrées au mois de juin, il a fait savoir:  « l’explication que j’ai sur la chute des météorites au Maroc au mois de juin de chaque année, depuis environ cinq ans, est que la rotation de la Terre autour du soleil, et son passage par une zone de météroïtes lesquelles sont attirées par la gravité terrestre qui les fait tomber exactement durant la même période, mais la question mérite une preuve scientifique non encore réalisée à ce jour ».

Selon les données obtenues par Hespres auprès du Musée universitaire d’Agadir des météorites, celles tombées au Maroc et enregistrées avec des noms marocains sont au nombre de 14: météore du douar Mghila 1932, Oued Al Hajar 1986, Bensour 2002, Oum Dariaga Benguerir 2004, Tamdakht 2008, Tsint 2011, Izarzar et Aousserd 2012, Tighirt 2014, Foum Al Hicen et Tanjdat 2014, Sidi Ali  Ouaazza 2015, Khaynak lajouad 2017, Ksar Al Gouran 2018, et Al Gueltat Zemmour 2018.

En 2019, deux importantes météorites ont été découvertes, dont celle de jeudi dernier dans les régions de Zag, mais aucun nom ne leur a encore été donnée dans l’attente de la création d’un musée national consacré à ces pierres précieuses.

Sidi Ifni : Inauguration du centre universitaire de recherches sur les produits du terroir

lematin.ma – 30/06/2019

Résultat de recherche d'images pour "centre universitaire de recherches sur les produits du terroir"Photo fr.hespress.com

Le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi, a inauguré, samedi à Sidi Ifni, le centre de recherches universitaires sur les produits du terroir relevant de l’Université d’Ibn Zohr d’Agadir. M. Amzazi a également procédé au lancement de la licence professionnelle en gestion du tourisme et en ressources humaines pour la prochaine année universitaire 2019-2020.
S’inscrivant dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de la récupération de Sidi Ifni, l’inauguration de ce noyau universitaire s’est déroulée en présence notamment du secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, du wali de la région de Guelmim-Oued Noun, Mohamed Najem Abhay, du gouverneur de la province de Sidi Ifni, Hassan Sedki, du président de l’Université Ibn Zohr, Omar Hali, ainsi que du directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation, Abdallah Bouarfa.
Le lancement de la licence professionnelle à Sidi Ifni offrira aux étudiants et aux stagiaires l’opportunité de poursuivre leurs études et de se spécialiser dans des secteurs prometteurs qui contribueront à relever les défis du développement de la province. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) dans les provinces du Sud et l’Université Ibn Zohr, avec l’appui du ministère de tutelle, conformément aux Hautes Directives Royales visant à établir des ponts du savoir entre l’université et l’institution de formation et à les adapter au niveau des aspirations et des attentes des jeunes. Cette initiative fait aussi partie de la feuille de route portant sur l’amélioration de la qualité de la formation et la facilitation de l’intégration entre éducation nationale et formation professionnelle, l’objectif étant de faire de la formation professionnelle un enseignement public du cycle primaire à la licence professionnelle.
À cet égard, M. Amzazi a souligné que le lancement des licences professionnelles est considéré comme «un projet important et intégré qui créera une dynamique à Sidi Ifni» et établira «un pont entre formation professionnelle et enseignement supérieur». Dans une déclaration à la presse, il a indiqué que le projet lancé aujourd’hui est «le premier jalon du nouveau modèle pédagogique», dans la perspective de la mise en place d’un établissement universitaire dans la ville. Il a, en outre, fait remarquer que les formations fournies par les licences professionnelles permettent aux étudiants et aux stagiaires d’acquérir plus de compétences, d’aptitudes et d’expériences pour intégrer le marché du travail ou poursuivre leurs études en master.
De son côté, M. Samadi a mis en avant la vision «intégrée» du ministère de tutelle en matière de mise en place d’une carte universitaire régionale à la faveur de la création d’un pôle universitaire intégré dans toutes les régions du Royaume, soulignant que la mise en œuvre optimale de la régionalisation avancée requiert la formation de ressources humaines locales pour assurer la durabilité et la continuité.

Un Salon de l’Immobilier à Agadir

bladi.net – 01/07/2019

Un Salon de l'Immobilier à Agadir

Du 25 au 30 juillet 2019, les professionnels de l’immobilier, du financement et des experts en conseil seront en exposition au Salon de l’Immobilier d’Agadir Almogar N’laagar. A ce rendez-vous de découvertes et d’opportunités, plus de 20.000 visiteurs sont attendus.

Le Salon de l’Immobilier d’Agadir Almogar N’laagar intéresse de plus en plus les amoureux de l’immobilier. Avec le temps, il s’est bonifié tel le vin et devient, désormais, une rencontre d’envergure internationale des acteurs de l’immobilier. Pour cette sixième édition, plus de 20.000 visiteurs comptent faire le déplacement.

Pour les professionnels du secteur, c’est une aubaine car, selon eux, il s’agit d’une opportunité pour la signature de contrats de partenariat et de découvertes des innovations dans le secteur. Au total, 28 exposants sont attendus, dont des promoteurs immobiliers locaux et nationaux, des organismes bancaires et d’assurances, des entreprises de BTP, des bureaux d’études, des architectes et des entreprises d’aménagement.

Plusieurs objectifs sont visés par cette nouvelle édition. Les organisateurs se battent, afin d’avoir sur les stands « des produits de qualité, pour le bonheur des exposants, porteurs de projets immobiliers et de construction, que pour les visiteurs acheteurs marocains et étrangers ».

Le Salon, cette année, entend également dynamiser le secteur, soumis à de nombreux changements. Mieux, il est attendu sur cette exposition, « des plateaux de bureaux, [des] magasins ou [des] espaces de coworking ». Les visiteurs pourront également apprécier « lots de terrain, logements économiques, de haut et moyen standing, produits et matériaux de construction, décorations et aménagement d’intérieur ». Des conférences, animées par des professionnels du secteur, sont aussi prévues. Faut-il le rappeler, pour l’édition 2019 de ce Salon, les organisateurs entendent œuvrer « pour la réduction du déficit en logements et la diversification de l’offre ».

Agadir : des hôtels bien classés menacés de fermeture

par Hassan Hermas – lesiteinfo.com – 30/06/2019

Le secteur du tourisme a toujours été considéré comme une composante essentielle du tissu économique d’Agadir et de la région de Souss-Massa en général, eu égard à son rôle pionnier dans la dynamisation de l’économie locale et régionale, et son impact positif sur l’emploi, l’activité commerciale, l’épargne en devises étrangères, et bien d’autres apports.

Sauf que ce secteur a souffert durant ces quelques dernières années d’une certaine morosité, source de préoccupation pour les professionnels, les instances élues et les autorités locales, voire même pour les responsables du secteur au niveau national, du fait que la destination touristique d’Agadir occupe la seconde place à l’échelon national après Marrakech et s’érige en destination balnéaire première dans le Royaume.

De l’avis de certains acteurs locaux, les performances enregistrées ces deux dernières années (2017 et 2018) au niveau des arrivées de touristes (+13,41 % en 2018 par rapport à 2017) et des nuitées (5.237.488 en 2018 contre 4.672.201 en 2017) grâce aux efforts déployés par le Conseil régional du tourisme (CRT) de Souss-Massa en matière de promotion auprès des principaux marchés émetteurs, ne peuvent occulter les problèmes dont pâtit le secteur à Agadir, l’empêchant de jouer pleinement son rôle dans le développement économique de la région toute entière.

Ces problèmes ont fait l’objet d’un large débat et d’un examen approfondi lors de la rencontre organisée récemment à Agadir avec le ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Mohamed Sajid, en présence de directeurs d’établissements concernés par l’activité touristique, du wali de la région Souss-Massa, des gouverneurs des provinces de la région, des présidents des instances élues, des parlementaires de la région et des professionnels du secteur.

La rencontre était l’occasion pour engager des discussions et des échanges francs et objectifs sur la nature des entraves et problèmes qui affectent l’activité touristique à Agadir et dans la région Souss-Massa, en premier lieu la vétusté de nombreuses unités hôtelières classées, en sus des problèmes juridiques d’autres établissements touristiques qui font l’objet de liquidation judiciaire.

Des données dévoilées lors de cette réunion de concertation font ressortir que 32 unités hôtelières dotées d’une capacité d’accueil de 10.000 lits vivent cette situation, dont 14 nécessitent des travaux de rénovation, alors que certains établissements ont des problèmes de paiement d’impôts ou des cotisations de sécurité sociale.

Mais au-delà de la conjoncture économique difficile et de la vétusté, le transport aérien a constitué, pendant des années, l’un des grands obstacles entravant l’affluence des touristes en raison, selon des professionnels, de l’absence de lignes aériennes directes entre Agadir et des marchés émetteurs qui convoitent cette destination, en plus des prix des billets d’avion imposés par certaines compagnies et qui sont jugés trop élevés aussi bien pour les marchés traditionnels que pour les marchés prometteurs et émergents.

L’activité touristique souffre également de problèmes liés à la promotion et au marketing. A ce niveau, les professionnels du secteur ont évoqué un manque de coordination et de concertation entre l’Office national marocain du Tourisme (ONMT) et le Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir-Souss Massa concernant les efforts et les initiatives menées par l’Office pour la promotion du produit touristique marocain, sachant que les deux parties sont liées par une convention à ce sujet.

Les professionnels du tourisme à Agadir ont soulevé l’insuffisance du budget consacré par l’ONMT à la promotion touristique des produits d’Agadir et de la région Souss-Massa, nécessaire pour préserver la place de cette destination dans les marchés traditionnels, outre le soutien qui doit être apporté au CRT pour relever le défi de la compétitivité et conquérir de nouveaux marchés à travers une présence forte et permanente dont les principaux salons et foires internationaux du tourisme, dont ceux de Moscou, Berlin, Paris, Londres et Madrid.

Les conclusions découlant de cette réunion de communication ont convenu que les problèmes du secteur du tourisme à Agadir et dans la région Souss-Massa sont complexes et requièrent des actions urgentes, surtout que l’état des lieux dressé a dégagé une vision cohérente des différents intervenants tant au niveau local et régional, qu’à l’échelon national.

Dans cette veine, Sajid a appelé les professionnels du secteur à Agadir et dans la région de Souss-Massa à s’atteler à l’élaboration de propositions objectives et réalisables en coordination avec le ministère de tutelle, afin de surmonter la difficile conjoncture que traverse le secteur à tous les niveaux dans cette destination.

Soulignant à cet égard la nécessité de trouver des solutions innovantes, le ministère a affirmé la disposition de son département à accompagner les professionnels et à les aider à résoudre les différents problèmes que vit le secteur à Agadir en particulier, et dans la région de Souss-Massa en général.

Il a aussi mis l’accent sur l’impératif d’accélérer la mise en place de groupes de travail regroupant des représentants des professionnels, des instances élues et du ministère pour dégager une vision novatrice et des solutions concrètes à nombre de problèmes en suspens.

Dans l’attente de traduire dans les faits l’appel du ministère de tutelle et dans un esprit d’anticipation, le Conseil de la région de Souss-Massa a préparé, dans ce sens, une série de mesures pratiques et intéressantes qui seront examinées et approuvés lors de la session ordinaire du Conseil pour le mois de juillet, qui se réunira le 1er juillet prochain à Agadir.

Parmi ces mesures, il convient de signaler l’augmentation du capital de la Société de développement touristique de la région Souss-Massa, et une convention relative à la rénovation et la mise à niveau de certaines unités hôtelières.

Un grand espoir est fondé sur les mesures engagées par le Conseil et sur les solutions qui seront formulées dans le cadre d’une approche participative avec le ministère de tutelle pour couper court avec des modes de gestion obsolètes mais encore pratiqués dans l’activité touristique à Agadir.

Ces initiatives sont aussi de nature à inciter les acteurs du secteur à faire preuve de plus de professionnalisme et à encourager l’investissement dans le tourisme au lieu de compter uniquement sur l’aide, les subventions et les exonérations fiscales.

Agadir Ida-Outanane : Caravane médicale en faveur des habitants de plusieurs communes

fr.hespress.com – 01/07/2019

Agadir Ida-Outanane: Caravane médicale en faveur des habitants de plusieurs communes

La Commission régionale du développement humain de Souss-Massa organise, cette fin de semaine, une caravane médicale multidisciplinaire dans la commune de Tamri, au profit des habitants des collectivités territoriales du nord de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane.

Selon un communiqué de la Division des affaires sociale de cette préfecture, cette caravane est organisée suite au grand succès, auprès de la population rurale locale, des initiatives humanitaires similaires menées l’année dernière dans les communes de Drarka et d’Imouzzer.

Cette caravane porte sur des prestations médicales et chirurgicales dans des spécialités comme l’ophtalmologie, la médecine et chirurgie dentaire et la chirurgie générale, en plus des analyses et consultations médicales diverses.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet «Acquisition d’unité médicales équipées et mobiles, et organisation de caravanes médicales régionales», qui fait partie du programme de lutte contre la précarité de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) au titre de 2018 et qui bénéficie aux habitants des zones montagneuses et reculées dans les provinces et préfectures de la région de Souss-Massa.

Le communiqué indique que les habitants des provinces de Tiznit et Chtouka-Ait Baha et de la préfecture d’Inezgane-Ait Melloul ont déjà bénéficié de ces caravanes au début de l’année, alors que des initiatives similaires seront organisées dans les mois à venir dans les autres provinces de la région.

Ces caravanes médicales sont organisées dans le cadre d’un partenariat entre la Commission régionale du développement humain, l’Association marocaine médicale de solidarité, le Conseil de la région de Souss-Massa, les conseils des préfectures et provinces de la région, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), la Fondation du Sud pour le développement et la solidarité et la direction régionale de la Santé.

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