Archives de juillet 3rd, 2019

50 milliards de DH d’investissements espagnols au Maroc et encore beaucoup d’appétit

medias24.com – 02/07/2019

L’Espagne est le troisième investisseur étranger au Maroc derrière la France et les Emirats. C’est aussi le premier client et fournisseur du Royaume. Le Forum économique Maroc-Espagne organisé les 2 et 3 juillet à Casablanca vise à renforcer davantage cette relation.


 

300 représentants de l’administration et du secteur privé de l’Espagne et du Maroc participent à ce Forum d’investissement et d’affaires. Au-delà des plénières pour présenter les atouts des deux pays, des réunions B2B sont tenues pour concrétiser les opportunités commerciales et d’investissement.

Après la visite du Roi Felipe en février dernier, l’Espagne veut renforcer sa coopération économique avec le Maroc.

Le voisin ibérique est déjà le 3ème investisseur étranger au Maroc après la France et les Emirats, avec un stock d’IDE de près de 50 milliards de DH (en 2017), plus de 600 entreprises espagnoles installées (au moins 10% du capital) et plus de 20.000 emplois directs.

« Tout cela montre l’engagement des entreprises espagnoles et leur volonté de construire un avenir partagé avec le Maroc », indique le bureau économique et commercial d’Espagne.

Les secteurs d’investissement des Espagnols

Ces entreprises veulent encore se renforcer dans le Royaume, notamment dans les secteurs où elles sont déjà présentes. On peut citer notamment :

–          L’industrie : dans l’automobile, l’Espagne est présente dans tous les segments de la chaine de valeur, du revêtement des intérieurs des véhicules à la conception des systèmes de sécurité. 90% des bus qui circulent au Maroc sont fabriqués localement par une société espagnole.

–          Le tourisme : Barcelo, Melia… Les principaux groupes hôteliers espagnoles disposent de plusieurs hôtels au Maroc ou gèrent des stations touristiques.

–          Infrastructures : assistance technique dans plusieurs projets routiers et ferroviaires, gestion du transport urbain dans plusieurs villes…

–          Agriculture : contribution à la modernisation du secteur grâce à la similitude en termes de climat et de produits agricoles et le niveau technologique agricole espagnol.

–          Energie renouvelable : l’Espagne a investi dans une usine de pales éoliennes à Tanger et a contribué à la réalisation des stations solaires Noor.

–          Durabilité et ressources hydriques : gestion des déchets dans plusieurs villes, modernisation de l’éclairage et gestion des bus électriques à Marrakech, développement de projets de dessalement d’eau de mer à Agadir et Al Hoceima…


 

Le secteur privé espagnol veut aussi renforcer ses exportations envers le Maroc. L’Espagne est déjà le premier fournisseur du Royaume, et ce dernier est le 1er client africain et le 2ème au niveau mondial en dehors de l’UE. Les exportations espagnoles vers le Maroc atteignait 74 milliards de DH en 2017.

Renforcement des relations dans les deux sens

Cela dit, le renforcement des relations Maroc-Espagne n’est pas envisagé à sens unique.

Le Maroc est également appelé à renforcer sa présence en Espagne en tant qu’investisseur. Le stock des IDE marocains dans ce pays totalisent à peine 52 MDH à fin 2017.

Le voisin ibérique offre de véritables atouts, notamment un grand marché avec un pouvoir d’achat important, une plateforme pour les affaires avec l’UE et la zone méditerranéenne, un climat des affaires favorable avec plus de 12.000 entreprises étrangères installées avec une fiscalité attractive, et un modèle de production qui crée des opportunités dans les secteurs technologiques.

Le Maroc doit également renforcer ses exportations envers l’Espagne. Ce pays est déjà le premier client du Royaume avec 59 milliards de DH d’exportations en 2017. Mais le Maroc n’est que le 9ème fournisseur de l’Espagne et accuse un solde commercial déficitaire de près de 15 milliards de DH.

L’Espagne est le 1er client des produits de la mer (5,713 MMDH), le 3èmede tomates fraîches (332 MDH), le 1er d’engrais (1 MMDH), le 3èmed’acide phosphorique (607 MDH), le 1er de fils et câbles électriques (10,549 MMDH), le 2ème de voitures (3,3), 1er client d’articles de bonneterie (2,556 MMDH), 1er de vêtements (14, 078 MMDH) …

A rappeler que selon les projections de la CGEM, les flux commerciaux entre les deux pays devraient doubler en 2025 pour atteindre 264 milliards de DH.

La capacité portuaire du Maroc passe à 260 millions de tonnes par an

par Hayat Gharbaoui – medias24.com – 02/07/2019

Après l’inauguration de Tanger Med II, le Maroc passe à 260 millions de tonnes de capacité portuaire annuelle et espère atteindre 300 millions de tonnes à l’horizon 2030. Médias24 fait le point sur les différents projets qui permettront d’atteindre cet objectif.

La capacité portuaire du Maroc passe à 260 millions de tonnes par anTANGER MED II

L’inauguration de Tanger Med II est un événement important dans l’histoire portuaire marocaine. Avec cette troisième tranche, le complexe Tanger Med est désormais doté d’une capacité totale de 9 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) et aura mobilisé au total 88 milliards de DH d’investissements, dont 53 milliards par le privé.

Après la mise en exploitation de Tanger Med II, le Maroc dispose actuellement d’une capacité globale de 260 millions de tonnes dispatché sur 13 ports ouverts au commerce extérieur, nous explique Lahcen Ait Brahim, directeur des Ports et du Domaine public maritime au ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

« La capacité installée est de 260 millions de tonne contre un trafic enregistré à fin 2018 d’environ 138 millions de tonnes. On a encore une marge de 120 millions en termes de capacité à exploiter », nous explique Lahcen Ait Brahim. Toutefois, la répartition du trafic de marchandises traité est une contrainte qu’il faut gérer dans l’immédiat.

83% du trafic concentré sur trois ports

En effet, les ports marocains ont traité au cours de l’année 2018 un trafic global de 137,5 millions de tonnes, contre 134,9 millions de tonnes en 2017, soit une hausse de 1,9%.

Cette hausse s’explique par l’augmentation aussi bien du volume des importations (+2,62%) que du transbordement (+3,8%).

L’analyse par port montre que 83% du trafic national (114,3 millions de tonnes) est traité par trois ports à savoir Tanger Med, Jorf Lasfar et Casablanca.

« Le port de Tanger Med se positionne en tête de liste, grâce à son activité principale de transbordement des conteneurs. Il assure 38% du trafic global portuaire. Quant au port de Jorf Lasfar, il a réalisé la plus forte progression de l’année, avec un trafic de 32 millions de tonnes, et a devancé pour la première fois le port de Casablanca, devenant ainsi le premier port import-export du Royaume en termes de volume de marchandises traitées », est-il expliqué par le ministère.

Par type d’activité, le trafic des conteneurs est sur une tendance haussière avec un rythme de croissance de l’ordre de 10%, en moyenne, sur les dix dernières années. « Le volume global traité en 2018 (4,717 millions d’EVP contre 4,502 millions d’EVP en 2017), représente le triple du niveau de cette activité il y a dix ans », analyse-t-on auprès du ministère.

Le volume des hydrocarbures traités en 2018 a atteint, quant à lui, 14,630 millions de tonnes, marquant ainsi une baisse importante de 14,37% par rapport à l’année dernière. Pour sa part, le trafic des céréales a atteint la même année, 6,688 millions de tonnes concentrés autour des ports de Casablanca (62,8%) et de Jorf Lasfar (21,1%).

Par ailleurs, le trafic du phosphate brute et produits liés a atteint, au cours de l’année 2018, un tonnage global de 32,808 millions de tonnes.

La stratégie en marche

Ce trafic est appelé à croître. Il a déjà cru d’une façon importante en huit ans, passant de 92 millions de tonnes en 2009 à 138 millions en 2018 avec une perspective de croissance importante de la demande portuaire estimée à plus de 300 millions de tonnes en 2030.

« En 2010, on a fait les prévision d’évolution du trafic jusqu’en 2030 en tenant compte de l’évolution de l’économie nationale, des différentes stratégies sectorielles lancées par le pays qui ont et vont générer du trafic sur les ports nationaux et en tenant également compte de l’évolution de l’activité portuaire mondiale et de la possibilité pour le Maroc de capter une partie du trafic international qui passe dans le détroit de Gibraltar ou dans l’Atlantic », nous explique le directeur des Ports.

Partant de là, une stratégie portuaire ambitieuse à l’horizon 2030 a été mise en place avec deux programmes centraux. Des projets d’extension des ports existants et la construction de nouveaux ports.

Médias 24 a fait le point projet par projet avec le directeur des Ports et du Domaine public maritime au ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

Les projets d’extension :

–      Le port de Jorf Lasfar s’est vu doter de nouveaux ouvrages d’accostage pour permettre à de plus grands navires d’accoster. Les travaux ont été achevés il y a trois ans et mis en exploitation.

–      Le port de Casablanca a connu des travaux qui concernent essentiellement la construction d’un port de croisière dont les travaux ont été finalisés en 2018. L’ANP est en train de réaliser la gare maritime pour améliorer les conditions d’accueil. Par ailleurs, les travaux sont en cours de parachèvement sur le nouveau chantier naval. La partie commerce est restée inchangé. Il était prévu un nouveau terminal à conteneurs au nord du port de Casablanca mais ce projet n’est pas encore programmé. Il le sera quand le besoin se fera sentir, nous explique-t-on.

–      Le port de Tarfaya a également enregistré une extension avec la création d’un quai roulier pour les liaisons avec les iles canaries. Les travaux ont été achevés, ceux d’amélioration des conditions d’accès, notamment le dragage, sont en cours. La mise en exploitation est prévue pour fin 2019.

–      Le port d’Agadir a également fait l’objet d’une étude détaillée pour des projets d’extension. Les travaux ont démarré en 2018 pour un la mise en place d’un nouveau terminal polyvalent (500 MDH) qui va permettre d’augmenter la capacité commerce au sein du port d’Agadir.

–      Tanger Med II qui vient d’être inauguré par le prince héritier.

La réalisation des nouveaux ports :

–      Safi : La première partie du nouveau port minéralier de Safi, y compris les travaux de l’exploitant, est en cours d’achèvement. Les prévisions d’achèvement sont pour fin 2019. La mise en exploitation en 2020.

–      Nador West Med : les travaux sont à 40% de réalisation. Leur achèvement est prévu pour 2021 et 2022.

–      Dakhla : Les études du nouveau port sont en cours d’achèvement. Les responsables sont en train de préparer le lancement des appels d’offres relatifs aux travaux.

–      Kénitra : Les études sont en cours d’achèvement pour le nouveau port vraquier polyvalent prévu pour soulager Casablanca et permettra également de répondre aux besoins de l’usine PSA en termes d’export.

–      Jorf Lasfar : Les études du nouveau port dédié au GNL sont en phase de réalisation.

Le lancement des appels d’offres pour Kénitra et Jorf Lasfar est prévu au-delà de 2020.

Souss-Massa : Le Conseil régional plaide pour la promotion des investissements et du tourisme

fr.hespress.com – 03/07/2019

Souss-Massa: Le Conseil régional plaide pour la promotion des investissements et du tourisme

Le développement économique, notamment la promotion des investissements et du tourisme, a été au centre des travaux de la session ordinaire de juillet du Conseil de la région de Souss-Massa, tenue lundi au siège de la préfecture d’Inezgane-Ait Melloul.

Intervenant à l’ouverture de cette session, tenue en présence du wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, et les gouverneurs des autres provinces de la région, le président du Conseil régional, Brahim Hafidi, a indiqué que l’ordre du jour de cette session s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre effective de la régionalisation avancée pour la réalisation d’un développement durable et équilibré au niveau des différentes provinces et préfectures de la région.

Les projets lancés par le Conseil de la région vont dans le bon sens en vue de renforcer les bases de la régionalisation avancée, malgré les nombreuses difficultés, a-t-il affirmé, notant que le Conseil œuvre pour trouver les bons outils afin de surmonter les obstacles, notamment en mobilisant les enveloppes budgétaires nécessaires pour réaliser les projets programmés.

Pour sa part, Ahmed Hajji a mis en exergue l’importance des projets et conventions programmés dans l’ordre du jour de cette session, estimant qu’ils sont de nature à renforcer les fondements du développement économique et social dans la région de Souss-Massa et aller de l’avant dans la mise en œuvre de la régionalisation avancée.

Parmi les points examinés lors de cette session figurent les dotations de l’Agence régionale pour la mise en ouvre des projets, l’augmentation du capital de la société de développement touristique de la région Souss-Massa et du capital de la société Haliopolis, en plus d’une convention relative à la rénovation et la mise à niveau de certaines unités hôtelières.

Mise à niveau de la zone industrielle de Tassila

L’ordre du jour de cette session comportait aussi l’examen et le vote d’une convention de partenariat pour la mise à niveau de la zone industrielle de Tassila, l’examen et le vote de deux projets de partenariat pour la réalisation de projet aquacoles par un groupe de jeunes entrepreneurs, en sus de l’examen et le vote d’accords de partenariat pour la qualification de plusieurs souks dans des villages et centres émergents de la région.

Concernant le volet environnemental, le Conseil a examiné les projets d’accords de partenariat portant sur la lutte contre la pollution industrielle dans le littoral de la zone d’Anza (nord d’Agadir) et la réalisation du projet d’assainissement liquide dans la commune d’Anzi (province de Tiznit) et dans les centres d’Assaka et d’Imsouane, outre des conventions visant à réduire le danger des inondations dans des collectivités territoriales.

Pour ce qui est des infrastructures et des équipements de base, l’ordre du jour a comporté l’amendement d’une convention de partenariat pour la réalisation d’un projet routier structurant (nord-est du Grand Agadir), de même que l’examen et le vote de projets d’accords de partenariat avec le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification pour l’aménagement de certains axes routiers, ainsi que d’un accord de partenariat pour la qualification de centres ruraux et d’autres accords relatifs à l’électrification du monde rural.

Elle reliera le port de pêche à Tikiouine : Première ligne de bus à haut niveau de service à Agadir

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 02/07/2019

Elle reliera le port de pêche à Tikiouine : Première ligne de bus à haut niveau  de service à Agadir

L’aménagement d’une ligne de BHNS vise à atteindre un niveau de performance plus élevé qu’une ligne de bus classique afin d’offrir des niveaux de service pratiquement comparables à ceux d’un système tel que le tramway.

La société Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains vient de lancer le projet de réalisation de la première ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) de la ville d’Agadir.
Le projet se compose de la création d’une ligne prioritaire de BHNS d’environ 15,5 km de site propre, parcourant son territoire selon un axe Nord-Sud-Est, reliant le port de pêche aux quartiers d’habitation en développement et desservant de nombreux pôles générateurs : le centre-ville commerçant et administratif, le souk, l’université, avec aménagement de façade à façade, la création de 35 stations et cinq pôles d’échanges ainsi que des systèmes (billettique, système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs (SAEIV), gestion des feux…).
Ces pôles d’échanges disposent de réserves foncières pour d’éventuelles extensions et créations de parkings permettant aux automobilistes venant de l’extérieur de la ville d’accéder facilement au BHNS.
Dernièrement, la société Agadir pour la mobilité, porteuse de ce projet, vient de lancer un appel d’offres qui porte sur les prestations de maîtrise d’œuvre pour la réalisation de la première ligne BHNS de la ville d’Agadir.
Notons que depuis plus de dix ans, les autorités de l’agglomération d’Agadir mènent une réflexion sur la mobilité dans le Grand Agadir, afin d’anticiper les difficultés futures de déplacement liées à la croissance urbaine et démographique. Plusieurs initiatives ont été lancées dans ce sens ces dernières années. Ainsi en 2013 une étude de faisabilité d’une première ligne de bus à haut niveau de service a été réalisée puis mise à jour en 2015, suivie une année après par l’élaboration du Plan de déplacement urbain de l’agglomération d’Agadir. Ces études ont livré deux résultats principaux, la définition d’une architecture de réseau de transport à l’horizon 2025, à l’échelle du Grand Agadir, comprenant la mise en place de corridors de transport en commun en site propre (TCSP) et la réalisation des études de faisabilité d’une première ligne de BHNS de 15,5 km allant du port de pêche au marché de Tikiouine, et qui constituera la première composante du réseau de TCSP.
L’aménagement d’une ligne de BHNS vise à atteindre un niveau de performance plus élevé qu’une ligne de bus classique afin d’offrir des niveaux de service pratiquement comparables à ceux d’un système tel que le tramway.
Rapide, accessible et écologique, le BHNS circule sur des voies réservées (site propre). Il se distingue des autres moyens de transport collectif classiques par la rapidité et la régularité des bus, la grande amplitude horaire du service et la fréquence élevée des passages, le confort et la modernité des véhicules, et l’accessibilité des stations pour les personnes à mobilité réduite (PMR).

Aziz Akhannouch était à Agadir, voici pourquoi

lesiteinfo.com – 02/07/2019

Le Conseil d’Administration de l’Office National des Pêches (ONP) s’est réuni le lundi 1er juillet à Agadir, sous la présidence de Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Au cours de cette réunion, le Conseil a approuvé le rapport de gestion ainsi que les comptes annuels de l’ONP au titre de l’exercice 2018.

En termes d’activité, les produits de la pêche côtière et artisanale commercialisés en première vente ont atteint un volume de 1 311 457 tonnes, pour une valeur de 7,35 milliards de dirhams, marquant ainsi une progression de 1% en valeur par rapport à l’année 2017.

Par ailleurs, l’année 2018 a été marquée par la poursuite du programme de développement et de modernisation du réseau de commercialisation des produits de la mer en 1ère et 2ème ventes.

Dans ce cadre, il a été procédé à l’achèvement de la construction des superstructures du nouveau port de pêche de Tanger qui a été inauguré par le roi Mohammed VI le 7 juin 2018. Ces superstructures, qui ont nécessité un investissement de 248 MDH, sont notamment constituées de 2 halles au poisson, l’une dédiée à la pêche côtière, l’autre à la pêche artisanale et de divers locaux et équipements destinés aux professionnels.

Par ailleurs, les travaux de construction des superstructures du nouveau port de pêche de Casablanca ont été poursuivis et seront achevés au cours du dernier trimestre 2019.

Pour sa part, le réseau des marchés de gros au poisson, ayant pour objectif de mieux organiser la 2ème vente des produits de la pêche et de rapprocher les produits de la mer des consommateurs, a continué à être renforcé par l’achèvement de la construction des marchés de gros au poisson d’Inezgane, de Tétouan et de Tanger.

En outre, dans le cadre de l’exécution du plan de développement du littoral, mené par le Département de la Pêche Maritime, et dans l’objectif de continuer à renforcer les infrastructures dédiées à la pêche artisanale, il a été procédé à l’achèvement des travaux de construction du Point de Débarquement Aménagé d’Imourane, pour un coût de 25 MDH.

L’ONP a également poursuivi en 2018, son programme de renforcement de la chaîne de froid pour mieux préserver la qualité des produits mis en vente. Ainsi, il a été procédé à la construction de 9 fabriques de glace dont 5 ont déjà été achevées.Par ailleurs, l’Office a continué à mettre en œuvre le programme de mise à niveau et de maintenance des infrastructures et équipements en vue d’assurer des conditions sanitaires optimales et aux fins de généraliser l’agrément sanitaire à l’ensemble des halles et marchés de gros au poisson qu’il gère.

En outre, dans le cadre du programme IBHAR, lancé en 2008 par le Département de la Pêche Maritime, qui vise la mise à niveau et la modernisation des flottes de pêche côtière et artisanale, le montant global décaissé à fin 2018, s’établit à près de 170 MDH, correspondant à un total de 1 183 dossiers traités depuis la mise en œuvre dudit programme.

En matière de développement durable, l’ONP a poursuivi son programme d’équipement en centrales photovoltaïques des sites non connectés au réseau public d’électricité. Dans ce cadre, il a été procédé à la couverture de 7 Villages de Pêche au niveau des Provinces du Sud du Royaume.

Ainsi, le Conseil a été l’occasion de constater les avancées réalisées en matière de modernisation et de renforcement des réseaux de commercialisation. Dans ce cadre, l’ONP a été appelé à consolider davantage le processus de commercialisation des produits de la mer et à lancer une réflexion sur son repositionnement stratégique pour lui permettre d’offrir des services encore plus performants et efficients, au service de la filière pêche.

AGADIR, LA ZONE FRANCHE AUGMENTE LE CAPITAL DE LA SOCIÉTÉ PARC HALIOPOLIS

par Yassine Saber – leseco.ma – 02/07/2019

Le capital de ladite société passera de 71 MDH à plus de 124 MDH alors que l’opération d’augmentation du capital vise à accompagner la réalisation de la zone franche du Souss-Massa.

La société mixte «Parc Haliopolis SA» qui s’occupe de la réalisation du parc Haliopolis, l’Agropôle Souss-Massa et récemment la zone franche Souss-Massa procédera à l’augmentation de son capital à hauteur de 53,4 MDH. De ce fait, le capital de ladite société passera de 71 MDH à plus de 124 MDH alors que l’opération d’augmentation de capital vise essentiellement à accompagner la réalisation de la zone franche du Souss-Massa dont les travaux d’aménagement de la première tranche (65 hectares bruts) ont été déjà entamés après l’acquisition en mars de l’autorisation de lotir n°02/2019 par l’entreprise adjudicataire de l’appel d’offres lancé par la société mixte Parc Haliopolis, qui est le maître d’ouvrage du projet dont le coût de réalisation est estimé à plus de 110 MDH. À cet égard, le tour de table du capital de la société détenu auparavant à hauteur de 51%, soit 36,2 MDH par la société MEDZ, filiale de la CDG développement, le Conseil régional Souss-Massa à hauteur de 29%, soit 20,5 MDH et 14,2 MDH, soit 20% par le Crédit agricole qui sera revu à la hausse pour le Conseil régional Souss-Massa de 29% à 40%.

Par contre, la quote-part de MEDZ a reculé de 51% à 40% alors que le Crédit agricole a gardé sa part fixée à 20%. Pourquoi cette baisse de la part de MEDZ, filiale de CDG Développement ? Tout simplement pour que le statut de ladite société soit en conformité avec la loi organique des régions, notamment l’article 146 qui stipule que la participation des régions, de leurs groupements ou des groupements des collectivités territoriales dans le capital de la société de développement régional ne peut être inférieure à 34%.

Dans tous les cas, la majorité du capital de ladite société doit être détenue par des personnes morales de droit public. Il va sans dire que la société mixte «Parc Haliopolis SA» a été créée avant la promulgation de la loi organique des régions.

Dans le détail, le tour de table de la société mixte «Parc Haliopolis SA» sera désormais détenu à hauteur de 40% pour chacune des entités précitées par le Conseil régional Souss-Massa et MEDZ après la validation de cette augmentation par les membres du Conseil régional Souss-Massa lors de la session ordinaire de juillet, tenue ce lundi, en plus de 20% pour le Crédit agricole. Pour rappel, le Conseil régional Souss-Massa a déjà acquis en 2017 la part du Fonds Igrane qui est un fonds d’investissement régional créé en 2006 faisant partie du tour de table de ladite société. À l’époque, le Conseil régional a mobilisé 14 MDH pour cette acquisition des actions du Fonds Igrane. À cet égard, le tour de table de la Région Souss-Massa est passé de 15 à 29% du capital de ladite société. Par ailleurs, les travaux de la zone franche du Souss- Massa portent essentiellement sur la réalisation de voiries, l’assainissement, l’eau potable et l’électricité de moyenne (MT) et basse tension (BT). À cela s’ajoutent l’éclairage public et le réseau téléphonique

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