Archives de juillet 16th, 2019

TOURISME: LA RÉGION DU SOUSS-MASSA VEUT VALORISER DAVANTAGE L’ARRIÈRE-PAYS

Par Ismail Benbaba – le360.ma – 15/07/2019

Tourisme Souss-Massa

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Les autorités de la région mettent les bouchées doubles pour la mise en valeur du potentiel touristique de l’arrière-pays. Pour ce faire, le Conseil de la région vient de créer une entité dédiée dont la mission est de piloter la mise en œuvre des différents chantiers.

La région du Souss-Massa veut booster son potentiel touristique. Pour ce faire, les autorités de la région et celles en charge du tourisme viennent de créer une entité dédiée à ce chantier. Il s’agit de la Société de Développement touristique Souss-Massa (SDR), nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa livraison du jour. L’objectif, comme le précise le journal, est de booster le tourisme au niveau de l’arrière-pays via l’aménagement des principaux sites d’accueil touristique Ida Outanane (Pati), dans le but de diversifier l’offre et ainsi attirer plus de visiteurs. Notons que l’un des axes fondamentaux du programme de développement régional (PDR) du Souss Massa porte sur le développement et la valorisation du tourisme rural en arrière-pays de la région. Le journal rappelle qu’en 2018, plusieurs initiatives ont été prises, parmi lesquelles la réalisation de l’étude et le suivi de la mise en œuvre de la signalétique touristique et de l’aménagement des accès aux sites touristiques dans le Pati.

C’est donc dans le cadre de cette dynamique que la SDR a récemment lancé un appel d’offres visant l’étude et le suivi de l’aménagement des principaux sites touristiques du Pati. Notons que ce travail servira de modèle à dupliquer dans les autres zones à intérêt touristique, en particulier dans la région du Souss-Massa. Aussi, une liste exhaustive des principaux sites touristiques sera proposée par le bureau d’études au maître d’ouvrage, avec un classement argumenté selon l’importance et l’attractivité touristique de chaque site et son niveau de fréquentation. Selon le journal, le bureau proposera une feuille de route qui permettra de préciser les moyens et les actions à caractère commercial à mettre en œuvre pour rentabiliser les différents investissements projetés dans les sites.

Tourisme : le Maroc séduit de moins en moins sa propre classe moyenne supérieure

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 15/07/2019

Les Marocains de la classe moyenne supérieure sont de plus en plus nombreux à passer leurs vacances d’été à l’étranger. Selon le vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), ce choix est souvent motivé par des considérations financières plus intéressantes mais également par un environnement et une qualité qu’ils ne trouvent pas dans les stations touristiques marocaines.

Tourisme: le Maroc séduit de moins en moins sa propre classe moyenne supérieure

 

D’une année à l’autre, le montant des dépenses de voyages à l’étranger des Marocains augmente à un rythme soutenu qui impacte de plus en plus négativement le solde de la balance des voyages.

Ainsi, en 2018, les Marocains ont dépensé 18,9 milliards de dirhams contre 17,35 MMDH en 2017 et 14,35 MMDH en 2016.

Faut-il en déduire que ces dépenses croissantes occasionnent un manque à gagner pour nos opérateurs touristiques et notre économie ?

Une nuitée au Maroc au même prix qu’à l’étranger

Selon Fouzi Zemrani, vice-président de la CNT, cette évolution s’explique par la concurrence grandissante de destinations proches ou lointaines comme l’Espagne, la Turquie voire même l’Asie.

« En été, la majorité des nationaux se rendent dans les stations balnéaires du nord comme Martil, Tamuda Bay (M’diq-Fnideq) et Saidia. Celles d’Agadir et de Taghazout sont également très sollicitées.

« D’autres vont à Essaouira et de plus en plus à Marrakech, devenue depuis peu une destination estivale grâce à ses nombreuses piscines à vagues et à l’unique place Jamaa El Fna », explique Zemrani  en précisant que  les nuitées coûtent entre 500 et 1.000 DH voire le double une fois épuisée l’offre en chambres ou appart-hôtels (1500-2000 DH).

Mais si l’été est lucratif pour les hôteliers marocains et les propriétaires d’appartements et bungalows, il l’est aussi pour certaines destinations étrangères offrant des formules équivalentes, voire inférieures en termes de prix, et souvent avec une meilleure qualité de services.

Concurrence oblige, les candidats aux vacances en dehors du Maroc sont donc de plus en plus nombreux à prendre le bateau ou l’avion.

La Turquie, un concurrent sérieux

Ainsi, si l’on devait effectuer un classement, la Turquie serait, selon notre interlocuteur, une des destinations les plus prisées des marocains.

« Entre l’absence de visa et seulement 4 heures d’avion, ce pays qui cartonne toute l’année a une cote incroyable d’autant plus qu’il propose des formules pour toutes les bourses. Il a les faveurs des nationaux curieux de découvrir un pays qu’ils voient régulièrement dans les feuilletons turcs.

« Entre des prix abordables, sa propreté, la liberté, l’artisanat…, la Turquie a vraiment tout pour plaire et est en train de devenir un vrai concurrent pour notre tourisme national », affirme Zemrani qui ajoute que le Maroc devrait s’inspirer de cette destination au taux de retour touristique très élevé.

Des opérateurs espagnols viennent au Maroc pour préparer la saison estivale

Idem pour l’Espagne qui malgré l’obligation de visa est devenue une destination incontournable pour un nombre croissant de marocains, surtout en été.

« De marché récepteur de touristes étrangers, le Maroc s’est transformé en quelques années en un marché émetteur qui n’est pas négligeable.

« On parle même de près d’un million de marocains qui voyagent à l’étranger.

« Les premiers à avoir compris cette évolution sont les espagnols qui, à partir du mois d’avril, organisent des Eductours sur tout le territoire national. Leurs T.O. viennent sur place et proposent leurs produits (chambres d’hôtel, appartements…) à des agents de voyage marocains.

« De plus, les représentants de plusieurs chaînes hôtelières espagnoles installées au Maroc viennent également démarcher les opérateurs locaux pour qu’ils leur envoient des clients surtout à la Costa Del Sol.

90% des Marocains louent des séjours espagnols en appartement

« Au fil des dernières années, le Maroc est devenu un vrai marché émetteur surtout pour les locations d’appartements comme l’étaient les Français ou Allemands dans les années 80 et 90.

« Aujourd’hui, ce sont d’ailleurs très souvent des propriétaires européens d’appartements qui les habitent l’année et les louent en été.

« La nuitée coûte environ 1.000 DH pour des séjours de 7 à 15 jours dans des logements meublés pour au moins 4 personnes situés dans des résidences dotées de piscine et même d’une conciergerie.

« Pour couronner le tout, la proximité de supermarchés aux produits alimentaires bon marché associée à des animations aux prix abordables font que les estivants marocains peuvent passer des vacances pour un budget très correct.

« A cet égard, certaines petites villes de la Costa Del Sol comme Fuengirola sont d’ailleurs en train de devenir des stations majoritairement marocaines avec une offre dédiée de produits Halal et même des mosquées.

« Hormis les prix abordables, pour la classe moyenne supérieure, il y a aussi le facteur liberté avec, par exemple, la certitude que personne ne regardera de travers votre femme ou votre fille qu’elle soit en bikini ou en burkini.

« Si les locations d’appartements cartonnent autant, c’est parce que ces résidences touristiques datent le plus souvent de la fin des années 70. Elles ont largement eu le temps d’être amorties ce qui n’est pas encore le cas de celles du Maroc construites au début du second millénaire », conclut notre interlocuteur qui ajoute que de nombreux marocains de la classe moyenne vont de plus en plus dans les pays asiatiques.

La Turquie et l’Asie en tête des ventes d’Atlas Voyages

Un constat confirmé par Othman Cherif Alami, président du 1er tour opérateur marocain, Atlas Voyages, qui vend un nombre croissant de formules avion+séjour dans des pays comme la Thaïlande, Malaisie ….

« Notre groupe propose des packs pour l’Asie compris entre 14.000 et 18.000 DH pour 10 jours, comprenant la pension complète et des excursions.

« Il y a de plus en plus de Marocains intéressés par ces formules mais la destination étrangère qui cartonne vraiment est sans conteste la Turquie.

« Cela marche tellement bien que notre objectif annuel pour cette seule destination est de 10.000 packs ce qui est loin d’être négligeable en termes de chiffre d’affaires.

« Sa popularité auprès de nos clients s’explique en partie par un prix très bon marché. Ainsi, pour un séjour de 6 nuits (avion plus Bed and breakfast) il faut compter une moyenne de 6.000 DH et en pension complète, environ 11.000 DH pour 10 jours.

« L’Espagne est également une destination qui marche très fort mais pour l’instant, nous ne sommes pas présents sur ce segments (hormis séjour hôtelier) car nous n’avons pas encore de partenariat avec les grands propriétaires d’appartements.

Le voyage des Marocains à l’étranger commence à devenir une industrie

« En tant qu’organisateur de voyages à l’intérieur et à l’extérieur du Royaume, je ne vois pas le tourisme des Marocains à l’étranger comme une concurrence ou une menace pour le tourisme national mais plutôt comme un complément car les stations comme Martil sont complètes du 1er juillet au 30 août.

« C’est une industrie naissante qui se développe difficilement avec l’obligation de visa et un pouvoir d’achat limité mais l’augmentation récente de la dotation touristique (45.000 DH) permet désormais aux agents de voyages d’en faire une spécialité », précise Alami qui pense que le chiffre de 18,9 MMDH de dépenses de voyages (source office des changes) est largement sous-évalué du fait de sorties illégales et non déclarées de devises.

Pertes financières ou pas pour le tourisme local, les dépenses croissantes des Marocains à l’étranger montrent un changement de mode de consommation du poste-voyages chez la classe moyenne supérieure au Maroc en quête de dépaysement et d’un meilleur environnement estival à des prix plus ou moins comparables.

Tournoi international de Beach soccer d’Agadir : Le Maroc assomme l’Algérie et termine deuxième

par A1mine Raad – lematin.ma – 15/07/2019

Le Maroc assomme l’Algérie et termine deuxième

Les protégés de Mustapha Al Haddaoui se sont illustrés, dimanche à Agadir, en dominant l’Algérie (8-1) lors du dernier match du tournoi international de beach soccer qui s’est tenu le week-end dernier. Au terme de cette compétition, placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la sélection nationale s’est classée deuxième derrière le Sultanat d’Oman.

L’équipe nationale de beach soccer a conclu de la plus belle des manières sa participation au tournoi international de beach soccer qui s’est tenu sur la plage d’Agadir du 12 au 14 juin. Devant un large public, les coéquipiers de Nassim Al Haddaoui n’ont laissé aucune chance à l’équipe d’Algérie, que les Lions de l’Atlas ont su dominer (8-1). Les buts des nationaux ont été inscrits par Nassim El Haddaoui (auteur d’un doublé), Rabii Aboutalbi, Azzedine Lahmidi, Sami Izel, Anass El Haddaoui, Ismaïl El Ouariri et Ali Lakhdim.
Lors des deux premières journées de la compétition, la sélection nationale s’est inclinée face à son homologue du Sultanat d’Oman (3-2) avant de s’imposer face aux Pays-Bas (7-2).

Au classement final du tournoi, c’est le Sultanat d’Oman qui occupe la première marche du podium, suivi du Maroc, deuxième, des Pays-Bas (3e) et de l’Algérie (4e).

NE COMPORTANT PAS UNE TRANSCRIPTION EN TIFINAGH, DES PLAQUES VANDALISÉES À AGADIR

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 15/07/2019

Des plaques de signalisation ont été vandalisées à Agadir par des inconnus, car elles ne comportaient pas la transcription en caractères tifinagh.

 

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Les habitants d’Agadir ont eu la désagréable surprise, ce lundi 15 juin, de découvrir que des plaques de signalisation de la ville avaient été vandalisées.

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Plusieurs plaques ont été vandalisées à la peinture, a constaté Le360, et les auteurs de ces actes ont rajouté des lettres de l’alphabet amazigh,

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Selon les explications qui nous ont été fournies, ces actes seraient le fait d’activistes amazighs, qui n’ont pas apprécié de voir ces plaques, nouvellement installées, écrites uniquement en arabe et en français.

Interrogés par Le360, des activistes amazighs ont, de leur côté, affirmé qu’il fallait s’attendre à ce type de réactions, étant donné que le conseil de la capitale du Souss était dirigé par le Parti de la Justice et du Développement, parti islamiste, que plusieurs d’entre eux qualifient d’«amazighophobe».

Université d’été d’Agadir : L’amazigh et les mouvements sociaux et politiques en débat

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 15/07/2019

Université d’été d’Agadir : L’amazigh et les mouvements sociaux et politiques en débat

L’Université d’été ambitionne d’ouvrir un débat sociétal fructueux en vue de jeter la lumière sur la gestion des questions relatives à l’identité, au plurilinguisme et à la diversité culturelle dans leur rapport à l’amazigh en Afrique du Nord.

A l’occasion de la célébration de son 40ème anniversaire, l’Association Université d’été d’Agadir a organisé du 11 au 14 juillet la 15ème édition de son colloque international sous le thème «L’amazigh et les mouvements sociaux et politiques», et ce en partenariat avec le conseil territorial d’Agadir et le soutien de l’association Timitar, du conseil régional Souss-Massa et de la direction régionale du ministère de la culture.

Ce colloque s’est déroulé en présence de plus de 26 chercheurs marocains et étrangers venus d’Algérie, de Tunisie et de France, et plusieurs acteurs politiques, des défenseurs des droits de l’Homme et représentants de la société civile. La conférence inaugurale  a été animée par le politologue Mohammed Tozy. Cet évènement international a pour objectif d’évaluer le parcours du Mouvement amazigh, le cumul réalisé, les échecs qu’il a connus et les attentes en suspens. A travers cette rencontre scientifique, l’Université d’été ambitionne d’ouvrir un débat sociétal fructueux en vue de jeter la lumière sur la gestion des questions relatives à l’identité, au plurilinguisme et à la diversité culturelle dans leur rapport à l’amazigh en Afrique du Nord.

Trois axes ont été abordés lors de ce colloque qui ont porté sur : L’évolution dans l’approche adoptée par les mouvements sociaux et la société civile vis-à-vis de l’amazigh, L’amazigh et les partis politiques : discours et pratique et Les états et la gestion de l’amazigh en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. D’après les intervenants lors de cette rencontre, «le Mouvement amazigh (MA) a joué un rôle important dans le processus de transformation portant sur les questions relatives à la langue, à la culture et à l’identité. Il a alimenté le débat qu’a connu le Maroc sur le pluralisme, la diversité, la démocratie et les droits de l’Homme ainsi que la manière avec laquelle l’Etat et la société marocains ont géré cela». Selon eux, «dès sa naissance et durant son expansion sociale, ce mouvement a essayé de donner au concept de démocratie, dans la vie politique et culturelle du Maroc, tout son sens global et unifié en s’appuyant sur un principe de base qui est l’unité dans la diversité et en soulignant la réalité sociolinguistique, historique et anthropologique de la société marocaine au moment où la pensée jacobine, unique et assimilatrice s’imposait dans les choix politiques et culturels de l’Etat et chez la plupart des tendances politiques, sociales et associatives». Fondée en 1979, l’Association l’Université d’été d’Agadir est une ONG à caractère académique qui œuvre, selon ses statuts, pour la promotion de la langue et la culture amazighes et la diversité culturelle.

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