Archives de juillet 21st, 2019

Université Ibn Zohr : 1 400 enseignants pour 126 000 étudiants

lavieeco.com – 21/07/2019

SELON LA VICE-PRÉSIDENCE DE L’UNIVERSITÉ, IL FAUDRA ENCORE 200 POSTES PERMANENTS POUR GARANTIR UN MEILLEUR ENCADREMENT.

L’avenir économique de la région Souss Massa est annonciateur de nouveaux emplois. Dans cette dynamique, les établissements de formation jouent un rôle crucial pour fournir de la main-d’œuvre composée de profils diversifiés. Dans ce paysage, l’Université Ibn Zohr est incontestablement l’organe le plus pourvoyeur en nombre de diplômés dans la région. L’entité est, de fait, la plus grande université dans le Royaume de par le nombre de ses étudiants. Tous établissements confondus, à travers son champ d’action, l’Université Ibn Zohr compte plus de 120 000 étudiants cette année.

Rappelons que l’Université Ibn Zohr couvre cinq régions du Royaume. Elle est ainsi présente dans 8 villes à travers 16 établissements, soit une couverture de plus de 50% du territoire national. Ce déploiement s’est traduit par une augmentation de la capacité d’accueil de près de 300%, comparativement à il y a 20 ans, après un investissement global de 938 MDH.

Dans un environnement régional où se côtoient trois secteurs clés, à savoir l’agriculture, la pêche et le tourisme, les universités et écoles de formations d’Agadir et région ont fort à faire pour répondre aux besoins en ressources humaines de ces activités et ceux à venir. Pour ce faire, ce ne sont pas moins de 180 filières environ que compte l’université Ibn zohr à travers ses établissements implantés dans le Souss Massa et dans les provinces du Sud. Aujourd’hui ce sont encore une vingtaine de filières qui sont en cours d’accréditation, précise Abdelaziz Bendo, vice-président de l’Université Ibn Zohr. Il y a aussi la création de nouveaux centres de formation tels qu’un établissement en projet à Assa et une faculté programmée à Tiznit, qui sera dédiée à l’économie et au développement durable. En attendant, les principaux projets réalisés ces dernières années sont, entre autres, la Faculté de médecine (360 millions de DH), un campus universitaire à Ait Melloul (190 millions de DH), une nouvelle Ecole nationale des sciences appliqués (86 millions de DH) et une nouvelle faculté à Taroudant (26 millions de DH). L’effort de proximité et de diversification des filières est donc grand et la qualité des formations est conforme aux standards internationaux.

Le taux d’encadrement reste toutefois encore à renforcer. Comptant 126000 étudiants précisément, l’université ne dispose que de 1400 enseignants permanents. Ce qui reste bien sûr très peu, même si le corps enseignant est renforcé par des enseignants vacataires. De l’avis du Professeur Bendo, il y a un grand besoin de 200 postes permanents pour assurer un meilleur encadrement. Le nombre du personnel administratif est aussi à renforcer, l’Université Ibn Zohr ne disposant à ce niveau que d’un effectif de 700 personnes. Une meilleure adéquation avec les besoins du marché du travail est aussi nécessaire. Chaque année, ce sont près de 15 000 diplômés universitaires, tous établissements confondus, qui sont mis sur le marché à l’échelle régionale. Et si le taux d’insertion global est de 12 à 15%, celui des diplômés de licences fondamentales ne dépasse pas les 9% contre un taux de 80 à 90% chez les diplômés des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. D’où l’intérêt de s’investir encore et encore en faveur d’une meilleure formation de manière à produire des profils mieux outillés.

Innovation

C’est dans cette optique que l’Université Ibn Zohr s’est engagée dans la réalisation d’une cité d’innovation. Le chantier qui s’inscrit dans le cadre du Plan d’accélération industrielle est d’un coût global de 42 MDH. Il est mené en partenariat avec le Conseil régional du Souss Massa, le ministère du commerce et de l’industrie, à travers une contribution respective de 12 et 15 MDH. Le reste, 15 MDH, est à la charge du ministère de l’enseignement supérieur.
Après un démarrage des travaux en janvier dernier, l’établissement devrait être opérationnel en septembre 2019. Pour les responsables de l’université, la structure sera à terme un véritable carrefour entre chercheurs et industriels.

Taghazout : Livraison de 2 800 lits entre fin 2019 et 2020

lavieeco.com – 19/07/2019

UN NOMBRE DE 2100 EMPLOIS DIRECTS CRÉÉS À FIN 2018. LES ACTIFS TOURISTIQUES GÉNÉRERONT PLUS DE 4 000 EMPLOIS DIRECTS.

A plus de quinze kilomètres d’Agadir, la station balnéaire de Taghazout ne cesse de se développer. 18 ans après le lancement du Plan Azur en 2001, on peut dire que c’est un des chantiers de cette feuille de route, qui est en passe de se concrétiser entièrement. Après les événements à rebondissements qui ont marqué par le passé l’histoire de ce site, à travers le désistement de deux groupes d’aménageurs étrangers, Dallah Al Baraka et Colony Capital, la reprise de ce dossier en 2011 par l’Etat à travers la CDG, la SMIT, Ithmar Capital (ancien FMDT) est aujourd’hui, une opération qui porte ses fruits.

Sur le terrain, le challenge est en voie d’être relevé, à travers le bras armé de cette aventure, la Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout (SAPST). Rappelons que les différents actionnaires de cette entité sont la CDG qui détient 45% du capital, Ithmar et Sud Partners/Akwa Group qui détiennent chacun une part de 25%, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) dispose de 5% du capital. La réunion et l’implication de ces grosses pointures marocaines a réussi à attirer dans ce projet, d’une assiette foncière de 650 hectares, des enseignes de renom. Depuis 2015, une unité hôtelière sous l’enseigne Hyatt place, d’une capacité de 300 lits, est en activité. En 2016, un hôtel Sol Melia sous l’enseigne Melia Sol House a ouvert ses portes, offrant une capacité de 180 lits. Ceci, sans oublier un golf de 18 trous et un club House opérationnels. A l’heure actuelle, près de 2800 lits touristiques sont en cours de réalisation et devraient être livrés entre fin 2019 et 2020. A fin 2019, ce sont les hôtels RIU Tikida Palace Taghazout, Hyatt Regency, Hilton et Fairmont, tous de catégorie cinq étoiles, qui rentreront en activité. L’ouverture des hôtels Sentido (Pickalbatros) et Mariott est annoncée pour 2020. Des enseignes de prestige qui vont générer des milliers d’emplois. Le Comité local de suivi fait état de 2100 emplois directs à fin 2018. Les actifs touristiques créeront plus de 4000 emplois directs en régime de croisière. A terme, le projet dans sa globalité devrait générer au total près de 20000 emplois directs et indirects. La composante animation contribuera aussi à cette création d’emplois. D’ici 2020, une série de structures d’animation sportive (beach club, académie de tennis, académie de golf, académie de foot et parc d’aventure) et culturelle (Centre d’Argan) viendront renforcer l’expérience touristique proposée par la station.

Dans sa conception, cette station se veut une destination inclusive de son environnement, socialement et éco-responsable. A ce sujet, la station de Taghazout a obtenu plusieurs certifications environnementales et de développement durable, que ce soit pour les volets développement, construction ou exploitation. Sur le plan social, cette orientation se traduit par la mise à niveau et la restructuration des zones limitrophes. «Il s’agit d’assurer un développement harmonieux et intégré de toute une zone», expliquent les représentants de la SMIT. C’est ainsi que la SAPST a été chargée de cette opération qui concerne le village de Taghazout et celui de Tamraght, deux localités attenantes à la station de Taghazout. «Les actionnaires de la station apportent, en plus de l’investissement dans ces zones de connexion et de leur expertise, une enveloppe de 20 millions de DH pour accélérer la réalisation d’un certain nombre d’équipements, notamment un centre socioculturel, des terrains de sports, un centre de formation avec bureau d’information touristique, une maison de la jeunesse et un club des femmes. Les actionnaires ont aussi participé au financement d’une station d’épuration des eaux usées d’Aourir et de la station de Taghazout qui est déjà opérationnelle», précisent les responsables de la SMIT.

Sur le plan infrastructures de désenclavement, le chantier de la rocade financé, à parts égales, par la Direction des routes et la SMIT est également engagé. Cette rocade, qui a vu le jour en 2017, ouverte au public en 2018, a nécessité plus de 190 millions de DH.

Les communes de la localité, premières collectivités bénéficiaires du développement de Taghazout, à travers davantage de taxes locales, devraient pour leur part prendre en charge dans le cadre d’un partenariat le développement des équipements publics.

Aujourd’hui, l’aide des autorités locales et des élus de la région sont aussi un ingrédient d’une grande importance qui permet de mener à bien ce chantier de grande envergure et de nature à booster la région Souss Massa. Pour le tissu économique de la région, la gouvernance locale des communes de Taghazout est appelée à se mettre au diapason des ambitions de cette nouvelle station, qui va devenir une vitrine de toute une région à l’échelle nationale comme au niveau international.

A quoi ressemblera le projet touristique de la future station balnéaire d’Aghroud, à 30 km d’Agadir. C’est à cette question que répondra une étude lancée par la SMIT en mai dernier pour être finalisée en septembre prochain. Ce travail qui devra aboutir à un master plan, a été confié au groupement Atel Paysage International (Atel Pii) et Clé-Millet International architectes. «Ce sont des agences spécialisées en ingénierie touristique, en conception et master planning de resorts touristiques, parcs hôteliers, espaces aqualudiques, parcs d’attractions thématiques. Elles sont aussi expertes en architecture du paysage et en urbanisme de planification avec une approche axée sur l’aménagement durable», précise une note de la SMIT sur le dossier. Pour Imad Barrakad, DG de l’établissement, «le projet d’Aghroud devra s’inscrire dans la nouvelle tendance de tourisme basée sur le concept expérientiel qui vise à se différencier par son originalité. La nature, l’héritage, la culture et le développement durable qui constituent des atouts du site permettent de satisfaire les intérêts changeants du touriste, et d’intégrer le projet dans cette dimension».
L’aménagement de cette future station, d’une assiette foncière de 594 hectares, devrait se faire d’une manière progressive avec l’adoption de plusieurs phases de développement. Il s’agit de «suivre le niveau de croissance de la maturité de la destination Agadir», est-il indiqué.

Maroc : Plusieurs bâtiments historiques entrent au patrimoine national

yabiladi.com – 20/07/2019

Le ministère de la Culture et de la communication – département de la culture, a annoncé, vendredi dans un communiqué, l’entame de l’inscription d’une série de bâtiments historiques sur la liste du patrimoine nationale.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique du ministère visant à garantir la protection juridique du patrimoine national et civilisationnel du pays, à le valoriser et à l’inclure dans une perspective de développement global, précise-t-on de même source.

Dans ce sens, plusieurs mesures administratives et juridiques ont été prises pour inscrire sur la liste du patrimoine national la Mosquée Tariq Ibn Ziyad dans la province de Chefchaouen (VIIIe siècle), qui se veut un modèle de l’architecture religieuse de montagne dans la région du nord du Maroc, en termes des techniques et matériaux de construction utilisés.

Il a été procédé également à l’inscription du grenier collectif Agadir Imchguiguiln dans la province de Chtouka-Aït Baha. Il s’agit de l’un des plus importants greniers de la région, vieux de plus de cinq siècles. Le minaret d’Agadir Amghar dans la province de Tata, un chef-d’œuvre architectural dans le milieu des oasis au Maroc, sera aussi inscrit sur la liste du patrimoine national au vu de sa forme et son architecture, selon le communiqué.

…Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/81308/maroc-plusieurs-batiments-historiques-entrent.html

Entretien avec Rachid Dahmaz, Président du Conseil régional du tourisme Souss-Massa

lavieeco.com – 21/07/2019

DANS CET ENTRETIEN, RACHID DAHMAZ REVIENT SUR LES PRIORITÉS DE SON MANDAT. AÉRIEN, MISE À NIVEAU DU PARC, PROMOTION… IL EXPLIQUE SA VISION.

Vous avez dévoilé récemment votre plan d’action. Où en est sa mise en œuvre aujourd’hui ?
Depuis la présentation de notre feuille de route aux bailleurs de fonds et aux partenaires en avril dernier, nous avons enchaîné les réunions avec les principaux intervenants concernés. Aujourd’hui, je peux dire que nous avons l’adhésion de tous. La mise en place de kiosques d’information en partenariat avec la société de développement régional en charge du tourisme, est le premier chantier au programme. Le plus grand sera implanté sur la promenade du front de mer. Dans cette démarche nous comptons aussi ouvrir le siège du CRT (ndlr : Conseil régional du tourisme Souss Massa) en y implantant un bureau d’information et d’accueil pour le tourisme. Nous travaillons aussi sur un cahier des charges dédié à l’organisation des animations. Un des intérêts de l’action est d’avoir un calendrier précis des évènements organisés dans la région pour mieux le communiquer auprès des voyagistes et tour-opérateurs.

Quid de la mise à niveau de la ville ?
Nous estimons sur ce plan que le point noir, c’est l’amélioration de la propreté de la station balnéaire. Dans ce cadre, nous relevons qu’Agadir est la seule ville à n’avoir pas délégué son nettoyage. A mon avis, c’est, aujourd’hui, une approche incontournable pour le nettoyage de la ville. Nous avons donc, en accord avec les hôteliers et les collectivités membres du CRT, décidé de mettre en œuvre un projet pilote dans le secteur balnéaire qui consistera en la délégation du nettoyage à une PME spécialisée. L’opération devrait se faire avec la contribution des entreprises touristiques du secteur balnéaire. Elle devrait être une étape dans la délégation de la propreté des autres quartiers de la ville à plusieurs entreprises. Il s’agit ainsi de créer une émulation entre les quartiers en y associant les habitants.

A en croire les chiffres communiqués, l’activité de la destination est en croissance. Mais cela reste sans véritables retombées sur l’économie de la ville. Qu’en pensez-vous ? 
Agadir est très en retard en termes d’attractivité et de compétitivité par rapport à l’offre concurrentielle touristique abondante en Méditerranée. D’où le rétrécissement de la part de marché de la station balnéaire. Dans ce contexte, les marges des entreprises touristiques de la destination ont chuté, comparativement aux belles années du tourisme gadiri. Il y a donc aujourd’hui beaucoup à faire pour susciter la demande du produit Agadir et éviter que la ville n’attire que des touristes à budget limité. Une ville propre, attractive, accueillante, animée, sécurisée, sans oublier une capacité hôtelière suffisante et entièrement aux normes…, les actions à mener sont multiples et le développement repose sur la synergie de tous les intervenants concernés par l’activité touristique. Et le citoyen n’est pas en reste dans cet effort d’améliorer le produit à travers un comportement civique soucieux de son environnement. Nous envisageons d’ailleurs de lancer bientôt une campagne de sensibilisation à travers la ville pour participer à la propreté de la station

La mise à niveau du parc hôtelier était au centre des discussions lors d’une récente rencontre entre la tutelle et les professionnels. Où en est ce dossier ? 
Rien n’est encore précisé jusqu’à présent. Tout ce qui est sûr pour le moment c’est qu’un fonds de soutien va être mis en place. Les mécanismes et tout ce qui a trait à cette opération restent encore à fixer et cela fait l’objet de réunions entre institutionnels, élus de la région et la profession. A mon humble avis, la rénovation des hôtels vétustes de la station nécessite un effort financier mais pas seulement. II est important que les établissements concernés soient aussi accompagnés par des experts en gestion. A travers le monde les professionnels marocains du tourisme sont nombreux et disposent de qualifications qu’ils sont prêts, j’en suis sûr, de mettre à profit du développement de notre industrie touristique. Le temps de les remettre sur les rails et les positionner, il est important que ces unités soient confiées à des sociétés de gestion marocaines accompagnées d’un comité de suivi réunissant à la fois l’Etat, les banques finançant l’opération et les compétences en charge de la gestion.

Le volet aérien est également une de vos préoccupations. Que comptez-vous faire sur ce plan ? 
C’est en fait le point névralgique de la situation actuelle de l’activité touristique de la destination. Sans sièges d’avion, un lit est quasi insignifiant. A travers un effort colossal de la part de la Région, nous avons voulu accompagner le développement du tourisme, notamment national, qui constitue aujourd’hui une part conséquente du marché touristique d’Agadir. Mais la compagnie nationale ne répond pas vraiment à nos attentes. Le type d’appareils et les plages horaires retenus ne favorisent pas Agadir. Il serait donc bon de revoir la convention entre nous et la RAM pour renégocier une desserte plus efficiente. Nous attendons encore aussi de la compagnie qu’elle nous accompagne dans le développement de nos marchés internationaux. Concernant ce volet, il est sûr que si nous voulons aller de l’avant, il est aussi important de multiplier les accords co-marketing avec les TO et subventionner des sièges d’avion.

Quelle démarche pour une promotion efficiente avec des moyens limités ? 
C’est en fait notre mission première. Nous comptons notamment miser encore plus sur le digital pour mieux communiquer sur la destination. Les défis à relever sont énormes sur tous les plans, mais pas insurmontables. Nous restons optimistes.

Souss-Massa : Entretien avec Karim Achengli, Président de la Chambre de commerce d’Agadir

lavieeco.com – 19/07/2019

«UN FONCIER DISPONIBLE ET ASSAINI EST INDISPENSABLE POUR ATTIRER DE NOUVEAUX INVESTISSEURS».

Quel regard portez-vous sur le développement économique d’Agadir ?
A vrai dire, je suis partagé entre l’optimisme et le pessimisme. Au vu des atouts et des potentialités de la région à travers ses trois secteurs phares que sont l’agriculture, le tourisme et la pêche, on peut se poser la question de savoir pourquoi les chantiers n’avancent pas vite. Pourquoi la région ne se développe pas suffisament alors qu’elle dispose de fortes richesses naturelles. A mon avis, un des freins qui engendrent cette situation, c’est la lenteur administrative due à une régionalisation avancée pas encore véritablement effective. C’est là où le jeu du loobying des forces vives de la région est important pour faire bouger les choses. Toutefois, les nombreux projets liés au Plan d’accélération industriel (PAI), qui devraient être inaugurés dans les prochains mois et la future zone franche, sont suffisamment prometteurs pour aller de l’avant.

Le secteur du commerce souffre notamment de faibles retombées du tourisme. Comment redynamiser cette activité ? 
Effectivement, le tourisme de masse que draine la destination ne profite pas véritablement au commerce dans la ville. Et si le secteur du tourisme qui est jusqu’à présent la colonne vertébrale de la cité n’est pas développé correctement, les activités dérivées ne pourront pas aller de l’avant. C’est incontournable, il faut redynamiser l’activité du tourisme de la ville pour apporter un nouveau souffle au commerce. Pour notre part, au niveau de la Chambre, on s’est engagé à accompagner les activités commerciales liées au tourisme dans le cadre d’une politique de labellisation. Il s’agit à travers le programme Rawaj de soutenir à l’aide d’une subvention la mise à niveau de commerces pour en faire des magasins plus attractifs. Plus de 200 commerces sont concernés par cette opération qui va s’étendre également aux taxis. Pour l’heure, la démarche de sensibilisation a généré une trentaine d’adhésions au programme.

Le développement industriel de la région est freiné par une insuffisance du foncier. Comment résoudre cette équation marquée par le phénomène de la spéculation ? 
C’est un véritable point noir dans le développement industriel de la région. Nous disposons de deux grandes zones industrielles dans la périphérie du Grand Agadir: Tassila et Ait Melloul. La plus ancienne a été implantée depuis 1980. Aujourd’hui, il y a plus de 80 parcelles au niveau de la zone d’Ait Melloul qui ne sont pas valorisées. Des terrains de 5000 m² à 1 et 2 hectares sont entre les mains de spéculateurs. C’est une situation déplorable, mais il ne faut pas que cela bloque le développement industriel de la région. Il faut tirer les leçons de ces expériences et investir dans de nouvelles zones. Un foncier disponible et assaini est indispensable pour attirer de nouveaux investisseurs. Il est vrai que nous disposons de la nouvelle zone d’Oulad Teima mais elle est pour nombre d’industriels considérée trop loin du port. C’est une belle zone que nous pourrions orienter pour la transformation et la valorisation des produits agricoles car elle est à proximité des périmètres agricoles. Pour d’autres activités, une nouvelle zone est nécessaire et indispensable, car on se doit de mettre à disposition des investisseurs du PAI un foncier industriel. Dans ce sens, une nouvelle zone intégrée avec un cahier des charges maîtrisé est programmée près de la zone franche. Elle devrait générer 150 lots industriels environ commercialisés sous forme de location-vente ou en vente directe. Bien sûr, l’attribution ne se fera que sous engagement ferme de la part des affectataires de réaliser le projet d’investissement dans les délais impartis.

Où en est le projet de technopark que votre collectivité a lancé dans le cadre du Plan d’accélération industriel ? 
Les gros œuvres sont quasiment achevés et les travaux de finition ne vont pas tarder à commencer. L’établissement devrait être prêt en avril 2020, et l’inauguration est programmée pour juillet de la même année. L’objectif est d’offrir aux jeunes diplômés porteurs de projet un espace durant 18 mois pour démarrer leur activité avec un encadrement administratif, juridique et fiscal. C’est un tremplin idéal pour les jeunes entrepreneurs.

Vous avez initié des partenariats à l’international. Où en sont ces échanges ? 
Suite aux missions que notre collectivité a effectuées cette année dans le cadre de la coopération décentralisée que nous avons amorcé avec certaines régions du monde, nous attendons en retour nos partenaires. Nous devrons accueillir en septembre prochain une forte délégation de Rennes. En novembre, nous devrons recevoir une importante délégation de Bordeaux avec la présence effective du président de la région Aquitaine. Pour accompagner cette dynamique, nous avons mis en place au niveau de la Chambre de commerce une cellule dédiée à la coopération décentralisée et à l’accompagnement des investisseurs étrangers dans toutes leurs démarches. Nous mettons aussi à la disposition des investisseurs étrangers en prospection un bureau temporaire dans nos locaux, le temps qu’ils s’imprègnent de leur nouvel environnement.

Comment rendre Agadir et sa région plus attractives ? 
C’est, en résumé, une mise à niveau de plusieurs composantes, tels qu’un foncier industriel disponible, une ville propre et intéressante, sécurisée, une extension urbanistique maîtrisée, avec une bonne qualité de vie, qui vont faire d’Agadir une localité plus attractive.

Agadir : une nouvelle zone industrielle en projet pour attirer des moteurs de croissance

lavieeco.com – 21/07/2019

CE SERA UN PARC INDUSTRIEL INTÉGRÉ, ATTENANT À LA FUTURE ZONE FRANCHE. LA PREMIÈRE TRANCHE SERA D’UNE CONSISTANCE DE 35 HA ET DEVRAIT OFFRIR À TERME UNE SOIXANTAINE DE LOTS.

Plan d’accélération industrielle (PAI), depuis le lancement de ce programme d’envergure en janvier 2018, sous l’impulsion royale, ce dossier, au cœur de toutes les réunions à Agadir, s’est transformé en du concret. Conscients de l’enjeu de ce chantier à l’échelle régionale, autorités locales et élus de la région suivent de près son évolution.

Parmi les grands chantiers du PAI, le projet de zone franche avance visiblement bien aujourd’hui. Les proches du dossier indiquent que la première tranche d’une consistance de 65 hectares est en cours d’aménagement. Suite à l’appel d’offres lancé en février dernier par la société mixte Parc Haliopolis, gérée par MedZ, filiale de CDG Développement. L’entité est le maître d’ouvrage du projet dont le coût de réalisation est estimé à plus de 110 MDH. C’est l’entreprise adjudicataire, la société des Grands travaux routiers (GTR), qui réalise ces travaux. Ils consistent en la réalisation de l’assainissement, l’eau potable et l’électricité ainsi que la voirie. Ceci sans oublier les travaux relatifs à l’éclairage public et au réseau téléphonique. Pour rappel, pour le développement de cette zone franche, une assiette foncière d’une superficie totale de 300 ha est soustraite du foncier de la nouvelle ville de Tagadirt, à 18 km d’Agadir, dans la commune de Drarga. La première tranche en question est attenante au Parc Haliopolis dédié à l’industrie de transformation des produits de la mer. Outre le projet de zone franche, les 11 projets d’investissement lancés dans les secteurs des matériaux de construction, de la plasturgie, des industries papier et carton et de l’offshoring sont aussi sur les rails. Trois d’entre eux sont aujourd’hui opérationnels et d’autres en cours de réalisation.

La pleine réussite de la déclinaison de ce plan régional d’accélération industrielle repose cependant sur une meilleure disponibilité du foncier dans la région. Et ce, pour drainer dans le Souss-Massa des investissements véritables moteurs de développement. Outre la zone industrielle de Oulad Teima, qui est mieux adaptée aux unités de transformation et valorisation des produits agricoles, une nouvelle zone est au programme. Selon une source proche du dossier, elle sera aménagée à proximité de la zone franche. Ce sera un parc industriel intégré. Sa première tranche sera de 35 ha, qui devrait offrir à terme une soixantaine de lots industriels, indique une source bien informée. En attendant, le PAI Souss-Massa se concrétise également à travers la réalisation d’un technopark et d’une cité d’innovation. Cette dernière sera opérationnelle en septembre 2019. L’inauguration du technopark est prévue en juillet 2020.

Pour rappel, la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle compte au total huit écosystèmes prioritaires identifiés. Il s’agit de l’agro-industrie, la chimie et la construction navale, considérés comme des écosystèmes historiques, vecteurs de croissance pérenne. Cinq autres secteurs émergents ont été retenus. Il s’agit de l’offshoring, le cuir, l’automobile, les matériaux de construction et la plasturgie. Le tout est estimé à terme porteur à fin 2020 de 24100 emplois industriels. L’OFPPT (Office de la formation professionnelle et la promotion du travail) accompagne cette dynamique à travers le renforcement des formations. Les établissements de formation de l’office devraient satisfaire une grande partie des besoins en ressources humaines. Pour certaines filières cela pourrait atteindre un taux de 100%.

Conformément à la feuille de route de l’OFPPT présentée en avril dernier devant le Souverain, l’implantation dans la région d’une cité des métiers et des compétences est programmée pour accompagner la dynamique économique de Souss-Massa. Pour l’heure, une source bien informée avance que le terrain dédié à ce projet dans la périphérie d’Agadir est identifié. L’établissement sera implanté sur une superficie de 15 ha. Les études d’aménagements ne tarderont pas à commencer. Les premières filières de cet établissement devraient être opérationnelles en septembre 2021.

Sur le plan des infrastructures routières, le Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Agadir prévoit plusieurs voies de contournement. La voie prioritaire retenue est la voie Nord-Est qui va relier la zone de l’aéroport avec la station touristique de Taghazout, en passant près de la zone franche, de la zone universitaire, du stade et en desservant notamment le port d’Agadir. Brahim Hafidi, président du Conseil régional du Souss-Massa, indique à ce sujet que le montant total de cette infrastructure s’éléve à 1,25 milliard de DH. Le montage financier de la première tranche reliant l’aéroport au port est bouclé pour 770 MDH, précise-t-il.

Agadir : Près de 160 exposants au Salon national des produits du terroir

par Mohamed Laabis – aujourdhui.ma – 18/07/2019

Agadir : Près de 160 exposants au Salon national des produits du terroir

La grand-messe des cultivateurs et commerçants est de retour 

Une foire étalée sur une superficie de 4.000 m2 réunit les exposants pour mettre en valeur toute la richesse et la diversité de ces produits comme le miel, l’huile d’olive et d’argane, le fromage de chèvre, l’amande, le safran, les dattes, les plantes aromatiques et médicinales, le couscous et l’huile de cactus.

La ville d’Agadir accueille du 18 au 22 juillet la septième édition du Salon national des produits du terroir (SNPT) avec la participation de près de 160 exposants.

Placé sous l’égide du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, ce Salon de cinq jours, organisé par l’association éponyme en collaboration avec la Chambre d’agriculture Souss-Massa, se tient sous le thème «Tous pour des organisations professionnelles agricoles avec un esprit entrepreneurial».

Sur la place Al Amal, au cœur de la ville, une foire étalée sur une superficie de 4.000 m2 réunit les exposants pour mettre en valeur toute la richesse et la diversité de ces produits comme le miel, l’huile d’olive et d’argane, le fromage de chèvre, l’amande, le safran, les dattes, les plantes aromatiques et médicinales, le couscous et l’huile de cactus.

Comme chaque année, cette grand-messe des cultivateurs et commerçants des produits du terroir devrait permettre aux opérateurs marocains de faire le point sur les enjeux du développement de la filière et de la mise en valeur des produits du terroir.

Le Salon constitue une opportunité exceptionnelle d’échange de connaissances, d’expériences et d’informations dans le domaine des produits du terroir et constitue aussi une étape pour consolider la coopération et le partenariat entre les différents acteurs économiques et les organismes intéressés par le développement de ce secteur vital. Selon Noreddine Kassa, directeur régional de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa, «le ministère de l’agriculture accompagne et accorde beaucoup d’intérêt à cet évènement qui a un rayonnement national comme le prouve le nombre important de demandes de participation. Le département de l’agriculture a programmé par l’occasion une série d’ateliers techniques en marge de ce Salon».

Outre les espaces de vente, sont également prévus au programme de la manifestation des ateliers thématiques relatifs à la production, la valorisation et la commercialisation des produits du terroir et des ateliers du conseil agricole, et dégustation pour la détermination de la qualité de l’huile d’olive et d’argane.

Au programme, des journées de formation sur la promotion de l’esprit de l’entrepreneuriat chez les organisations professionnelles agricoles, sur la nouvelle loi relative aux coopératives et aux bonnes pratiques de la production de l’huile d’olive, ainsi qu’une conférence sur l’introduction des produits du terroir au régime alimentaire. Au menu également des activités pédagogiques au profit des enfants et de l’animation culturelle et folklorique.

Pour ses organisateurs, ce Salon s’inscrit dans la droite ligne des objectifs du Plan Maroc Vert concernant le développement des produits du terroir par la mise en place d’une plate-forme d’échange des expériences et des idées entre professionnels et la promotion et la commercialisation auprès du grand public.

AGADIR : L’ADN POUR LUTTER CONTRE L’EXPLOITATION DES ENFANTS PAR LES MENDIANTS PROFESSIONNELS

Par Hassan Benadad – le360.ma – 18/07/2019

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Les services de police d’Agadir ont décidé de recourir à l’ADN pour établir s’il y a ou pas un lien de parenté entre les enfants et les mendiants qui les exploitent. L’idée est bonne, sauf qu’elle paraît irréalisable face à l’ampleur du phénomène et au coût exorbitant de l’opération.

Le service préfectoral de la police d’Agadir a décidé d’avoir recours à l’ADN pour établir le degré de filiation qui existerait entre un grand nombre de mendiants et les enfants qui les accompagnent. Une initiative qui survient après la découverte de plusieurs réseaux  spécialisés dans la mendicité et exploitant les enfants et les nourrissons. Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du vendredi 18 juillet, que ces mafias ne se gênent pas pour endormir les enfants avec des somnifères. Ces données ont été recueillies dans le cadre des campagnes menées par la police d’Agadir contre la prolifération de ce phénomène pendant la période estivale.

Un fléau qui s’est généralisé à toutes les régions du royaume, notamment dans les grandes villes comme Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès. Les différentes études établies sur la mendicité depuis des années montrent, en effet, que ce phénomène n’est pas toujours lié à la pauvreté mais qu’il est devenu un métier organisé. Casablanca est, à coup sûr, la ville la plus touchée par la mendicité professionnelle gérée par des mafias qui sévissent à l’échelle nationale. Des mafias qui transportent des femmes et des enfants venus d’ailleurs (Settat, Berrechid) et les répartissent dans les plus grandes artères de la ville.

Les mendiantes exploitant des enfants loués ou volés se comptent par milliers dans la métropole. Les enfants sont souvent loués par des parents drogués et vivant dans la précarité à des mendiantes professionnelles, moyennant 50 ou 100 dirhams, voire plus. Les mafias de la «traite d’êtres humains» poussent le cynisme jusqu’à apprendre aux enfants comment apitoyer les gens sur leur sort. Un véritable business qui rapporte gros sans le moindre effort. Il suffit de s’asseoir, entourés de trois enfants en bas âge, et de tendre la main dans un coin près d’une banque, d’une mosquée ou d’un établissement public.

Les autorités locales ont beau mener des campagnes pour lutter contre les professionnels de la mendicité, ces derniers finissent toujours par revenir en masse. La ministre de la Famille, Bassima Hakkaoui, vient d’évoquer l’ampleur de ce phénomène devant la Chambre des conseillers. Elle s’en est pris notamment aux faux mendiants qui louent des enfants pour faire la manche dans la rue. Mais elle n’a pas donné de solution à part celle, vraiment étonnante, de proposer des sanctions contre les personnes qui viennent en aide à ces faux mendiants. Un peu simpliste comme proposition, car comment peut-on différencier un vrai mendiant d’un faux?

La ministre aurait pu tout simplement activer les dispositions du code pénal qui sanctionnent la mendicité, en l’occurrence l’article 326 qui dispose: «Est puni de l’emprisonnement d’un à six mois quiconque ayant des moyens de subsistance et se livrant habituellement à la mendicité en quelque lieu que ce soit». L’article 330 du code pénal traite de l’exploitation des enfants: «Quiconque livre l’enfant, la pupille, l’enfant soumis à la kafala ou l’apprenti à un ou plusieurs mendiants ou à un ou plusieurs vagabonds est puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans». Si la loi avait été appliquée à la lettre, le phénomène des mendiants professionnels n’aurait pas pris cette ampleur qui pousse aujourd’hui à préconiser l’utilisation de l’ADN pour déterminer s’il y a filiation ou non entre  les mendiants et les enfants qu’ils exploitent.

Agadir négocie le virage industriel

lavieeco.com – 20/07/2019

DEPUIS PLUS D’UN AN, LA RÉGION SOUSS-MASSA INVESTIT DANS LE PLAN D’ACCÉLÉRATION INDUSTRIEL. IL S’AGIT DE ROMPRE AVEC LA TROP FORTE DÉPENDANCE AUX MOTEURS ÉCONOMIQUES TRADITIONNELS QUE SONT L’AGRICULTURE, LE TOURISME ET LA PÊCHE. A LA CLÉ, LE DÉVELOPPEMENT DE NOUVEAUX ÉCOSYSTÈMES ET DES MILLIERS D’EMPLOIS.

Le chef-lieu du Souss vit depuis mercredi 3 juillet au rythme des musiques amazigh et du monde. Et ce, à l’occasion de la 16e édition du festival Timitar qui se clôturera ce 7 juillet. Après 15 ans d’expériences réussies, cet événement est un moment pour offrir une belle image de cohésion sociale, d’organisation, de mobilisation et d’implication des autorités locales, des élus et des opérateurs économiques de la région, sans oublier le comportement civique exemplaire de toute une population. C’est aussi une opportunité pour parler de toute une région et de ses ambitions économiques malgré les contraintes. Destination ensoleillée 360 jours par an, classée parmi les plus belles baies du monde, une position leader dans l’agriculture et la transformation des produits de la mer, Agadir et sa région disposent d’importants atouts et potentialités. L’économie de la région est cependant en légère décélération depuis 2010. Rareté des ressources hydriques et des richesses halieutiques qui ont émigré vers le grand Sud, sans oublier une faible croissance du tourisme, colonne vertébrale de l’économie locale, le Souss-Massa est confronté à plusieurs entraves conjoncturelles et structurelles.

Mais la région démontre encore une fois une forte résilience face à la crise économique en comparaison avec le reste du Royaume et n’hésite pas à se réinventer. Il faut en effet se renouveler pour aller de l’avant et endiguer la trop forte dépendance aux moteurs économiques traditionnels que sont l’agriculture, le tourisme et la pêche. Aujourd’hui avec la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle, ce sont de nouvelles opportunités de création de richesses en perspective.
De grands projets structurants accompagnent cette dynamique industrielle, tels que le développement de la station balnéaire de Taghazout, l’aménagement d’une zone franche et la construction d’un CHU. Au programme, figurent également, le développement de l’aquaculture, le parc Haliopolis, l’agropole, la valorisation des produits du terroir, le chantier de dessalement et la mise à niveau du port, entre autres.
Autant de projets porteurs de milliers d’emplois dès l’an prochain et qui laissent entrevoir un avenir meilleur.
Reste plus qu’à accompagner ce développement par une mise à niveau urbaine et une meilleure maîtrise du développement du cadre bâti. Les monuments de la première étape de la reconstruction d’Agadir sont dans, ce cadre, une richesse à préserver. Entièrement reconstruite après le tremblement de terre de 1960, Agadir est un beau challenge que l’on continue à relever et qui mérite tout ce développement en perspective. Comme pour la reconstruction, cela ne se fera pas sans les hommes et les femmes de cette région.

Ce sont eux qui ont contribué à faire ce qu’est devenue cette région. Aujourd’hui rien ne se fera sans l’implication et la mobilisation de tous.

GRAND AGADIR. LA CONVENTION DE LA ROCADE NORD-EST RÉVISÉE

par Yassine Saber – leseco.ma – 19/07/2019

En comparaison avec la première version validée lors de la session extraordinaire du jeudi 31 janvier 2019, plusieurs détails ont été conservés alors que d’autres ont été modifiés.

Validée lors de la session extraordinaire de jeudi 31 janvier 2019, la convention spécifique portant sur la réalisation de la voie expresse de contournement nord-est du Grand Agadir a été révisée lors de la session de juillet 2019. En comparaison avec la première version validée, la longueur de ce nouveau réseau routier est restée inchangée. Il sera étalé sur 40 km avec la réalisation de trois entrées, notamment l’axe Est-Ouest en direction de la faculté de médecine et la zone universitaire sur 3 km. Pour la seconde entrée d’une longueur de 3 km, elle jouxtera le quartier Al Qods et la zone sportive à proximité du grand stade d’Agadir.

S’agissant de la troisième entrée relative au complexe portuaire, elle sera étalée pour sa part sur 7 km. L’autre détail qui n’a pas été modifié est le montant d’investissement engagé. Il a été fixé à 770 MDH. Le ministère de l’Équipement, du transport et de la logistique couvrira 250 MDH, soit 32,5% du montant d’investissement. De leur côté, le Conseil régional Souss-Massa et le ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique mobiliseront 200 et 130 MDH, soit 26 et 16,8% du montant du projet. La commune d’Agadir et le ministère de l’Intérieur à travers la Direction générale des collectivités locales (DGCL) débourseront 100 et 90 MDH, soit l’équivalent de 13 et 11,7% de l’enveloppe du projet.

Par ailleurs, contrairement à la première version de la convention où le ministère de l’Équipement, du transport et de la logistique était maître d’ouvrage de la première tranche alors que le Conseil régional devait se charger de la deuxième tranche dans la convention révisée, c’est le département de l’Équipement qui se chargera de la réalisation de ce projet routier en tant que maître d’ouvrage.

De plus, au lieu de trois principales tranches, notamment le tronçon reliant l’Aéroport Agadir Al Massira jusqu’à la route nationale n°11 (7,5 km), la route nationale n°11 à l’enceinte portuaire (28,8 km) et le port à la Station de Taghazout (15,2 km), la consistance du projet est composée actuellement de deux tranches. Il s’agit de la tranche reliant l’aéroport au port en plus de celle raccordant la zone de Tildi à la station balnéaire de Taghazout. De surcroît, le renforcement de la route nationale n°11 a été additionné à ce projet entre la zone franche Souss-Massa en cours de réalisation et l’échangeur vers la voie expresse de contournement Nord-Est du Grand Agadir qui sera classée en tant que route nationale n°1 après la réalisation de ce projet. Il va sans dire aussi que le montant mobilisé de 770 MDH ne concerne que la première tranche reliant l’aéroport au port d’Agadir à travers la réalisation de trois entrées tandis que le financement pour la seconde tranche de Tildi à Taghazout sera mobilisé par les parties signataires à travers un avenant pour le réalisation de ladite tranche. Le montage financier sera fixé après la réalisation des études et leur validation au maximum lors de l’accomplissement des travaux de la 1re tranche. L’ensemble des quotes parts dédié à la première tranche seront débloquées par les parties précitées d’ici 4 ans (2019-2022) alors que la première version de la convention s’est délimitée à trois années (2019-2021).

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