Archives de septembre 9th, 2019

Programme du symposium “DESSINER DES (ÉCO)SYSTÈMES AGRO-URBAINS RÉSILIENTS. URBANISME, ARCHITECTURE ET AGRICULTURE AU DÉFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE”

Communiqué par Salima Naji

SYMPOSIUM “DESSINER DES (ÉCO)SYSTÈMES AGRO-URBAINS RÉSILIENTS. 

URBANISME, ARCHITECTURE ET AGRICULTURE AU DÉFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE”

9-10 septembre 2019

Salle de conférence Faculté de Médecine et Pharmacie, Université Ibn Zohr Agadir

Lancé à l’initiative du Centre HABITAT de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en collaboration avec le Global Heritage Fund, le symposium est organisé par l’Université Ibn Zhor et l’Ecole d’Architecture d’Agadir, en partenariat avec l’INAU de Rabat, l’Université Hassan II de Casablanca, le laboratoire ENEC de Sorbonne Université, la Faculté ENAC de l’EPFL et la HETS-HES SO, Université de Genève.

Dessiner des (éco)systèmes agro-urbains résilients se concentre sur la relation entre dynamiques urbaines et rurales, en situation de compétition dans l’usage des mêmes ressources – le sol, l’eau et l’énergie. La confrontation entre besoin de densité et sécurité alimentaire, l’abandon de structures agraires traditionnelles dans un contexte de recrudescence climatique, ou la pression sur la biodiversité dans des territoires soumis à des flux matériels et énergétique en croissance exponentielle, menacent les connections vitales, organiques et sociétales. Toutefois, de ces contextes en mutation rapide émergent des potentiels de synergie qui risquent d’échapper aux descriptions trop segmentaires et spécialisés des territoires habités, et qui permettent d’envisager des trajectoires de réparation et de revitalisation. Le symposium entend contribuer à une appréhension systémique des situations socio-écologiques complexes qui se situent à l’interface entre urbain et rural, dans un horizon d’action et projet durables. Le renouvellement des descriptions et des analyses est fonctionnel au projet, entendu comme formulation d’une image partagée du futur, proposition d’un horizon de sens collectif qui articule avec justesse structures spatiales, dynamiques matérielles et modes de vie.

Programme détaillé

Lundi 9 Septembre

9h00 Bienvenue

Abdelaziz BENDOU, Vice-Président de l’Université Ibn Zohr ;

Mohamed TITA, Directeur de l’Ecole Nationale d’Architecture d’Agadir.

9h15 Cadrage

Elena COGATO LANZA, Laboratoire d’Urbanisme EPFL, Paolo TOMBESI, Laboratoire de Construction et d’Architecture FAR EPFL, Projet et Subsistance : systèmes agro-urbains en transition

David GOEURY, ENeC Sorbonne Université, Les nouveaux fronts des communs fonciers, lieux de réinvention des éco-systèmes agro-urbains dans un monde menacé

Marc BREVIGLIERI HES-SO HETS Genève, Observer les gestes d’usage: une entrée analytique  dans le milieu de vie oasien

10h15 Pause

10h45-12h15 Panel 1: Terre et Sol

Modérateur: Paolo TOMBESI, Laboratoire de Construction et d’Architecture FAR EPFL

Mohamed OUDADA, Chanouan LHOUSSAINE, Amara LHOUSSAINE, Faculté des Arts Langues et Sciences Humaines, Campus Universitaire d’Ait Melloul, Université Ibn Zohr Agadir, La croissance urbaine dans le continuum d’Ouarzazate-Tarmigte : vers une cartographie des risques naturels

Marine DURAND, Laboratoire d’Urbanisme EPFL, Une autre histoire du sol agricole dans la Ville-territoire et ses possibles futurs. Les cas du Grand Ouest français rurbanisé et de la città diffusa lombarde

Sylvie NGUYEN, Laboratoire d’Urbanisme EPFL, Water Ecosystem Threats in the Mekong Delta in Vietnam

Pause Déjeuner

14h00-15h30 Panel 2: Circulation de modèles et rapports de pouvoir

Modérateur: Zakaria KADIRI, Université Hassan II de Casablanca

Abdelaaziz EL-ARABY, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fés, La gestion de l’eau, les mutations sociales et la résilience des villes oasiennes à la variabilité climatique-Cas des oasis de Zagora (Maroc)

Amane TATOLOUM, Observatoire du foncier au Tchad/Université de N’Djamena (Tchad), Un vernis d’urbanité à l’épreuve de la ruralité quotidienne à la périphérie de N’Djamena

Najat SEDKI, Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat, Quels arbitrages entre usages et fonctions concurrentes du sol dans un système foncier vertical ?

Denise BERTSCHI, Laboratoire Lapis EPFL, Post-colonial Switzerland – ‘Helvécia, Brazil’

15h30 Pause

16h00-17h30 Panel 3: Mise en système: concepts et méthodes

Modérateur: Luca PATTARONI, Laboratoire de Sociologie Urbaine EPFL

Remi JUNQUERA, EVS-LAURE ENSA Lyon, L’expérimentation de fermes urbaines professionnelles à travers le prisme des ambiances.

Leila CHAKROUN, Institut de Géographie et Durabilité, Université de Lausanne, Benoît DUGUA, Laboratoire de recherche en projet de paysage, École nationale supérieure de paysage, Versailles, Renouveler la planification par les marges : du design collectif d’un jardin en permaculture au dessin de systèmes agro-urbains territorialisés

Rana BENYAHYA, Mounsif IBNOUSSINA, Oussama MOUKMIR, Isabelle COUSY de l’Association LABINA, Patrimoine hydraulique : particularité d’un espace urbain contemporain irrigué par une khettara

Valentin BOURDON, Laboratoire de Construction et Conservation EPFL, Les formes architecturales du commun. Quels horizons pour des communs agro-urbains ?

Carolina BEOVIC, Laboratoire de Construction et Architecture Far EPFL, Visualization of overlayered Policies and factors that directly determine the built environment. Rapa Nui, a case study

Mardi 10 Septembre

9h00-10h15 Panel 4: Paysages de Production agro-urbains en tension

Modérateur: Aziz IRAKI, Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat

Sophie TOPAJIAN, Université Saint Joseph de Beyrouth, Mutation et impact de l’agriculture dans la région urbaine de Beyrouth

Ibrahima Faye DIOUF, Laboratoire Géographie Humaine, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Le bio à l’épreuve de la ville: Pour une relecture des relations villes-campagnes à travers l’agriculture biologique dans les Niayes

Wassim MADANI, Faculté des lettres et sciences Humaine Université de Sfax, L’agriculture urbaine à Sfax à l’ère de l’industrialisation et l’expansion urbaine, quels défis ?

Kawtar SALIK, Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat, L’agriculture périurbaine dans les restructurations territoriales de la conurbation de Rabat, Salé, Skhirat-Témara. Quels facteurs d’adaptation en périphérie d’une métropole émergente ?

10h15 Pause

10h45-11h45 Panel 5: Construction, déconstruction, abandon

Modérateur: Mohamed Oudada, Faculté des Arts Langues et Sciences Humaines, Campus Universitaire d’Aït Melloul

Jonathan Bienvenu KWAHOU TAGHEU, Département d’Histoire et Archéologie Université de Dschang, L’architecture traditionnelle de l’habitat chez le peuple bamiléké (Cameroun), un patrimoine en transformation ou en ”disparition”

Laurence GILLOT, André DEL, Gwenaëlle JANTY, Université Paris Diderot-Université de Paris, Le rôle des pratiques locales et des solutions traditionnelles dans la résilience des espaces oasiens : le cas de Figuig, Maroc

Patrick GIROMINI, Lapis EPFL, Critique des raisons (dé)constructives des modalités d’abandon de l’habitat rural

12h00 Table Ronde: Architecture, système agricole et construction

Modérateurs: Elena Cogato Lanza et David Goeury

Salima NAJI, Architecte et Dr. en anthropologie, Gardiens de la Mémoire/ Global Heritage Fund

Riccardo VANNUCCI, Architecte, atelier FARE, Laboratoire FAR-EPFL

13h00 Conclusion

13h15 Fin du symposium

Comité scientifique

Marc Breviglieri, Haute École de Travail Social, ES-SO, Université de Genève.

Elena Cogato Lanza, Laboratoire d’Urbanisme, ENAC-EPFL (Chair)

David Goeury, ENEC-Sorbonne Université (Chair)

Aziz Iraki, Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat.

Zakaria Kadiri, Université Hassan II de Casablanca.

Asia Laachir, Environnement et développement durable, École Nationale d’Architecture Agadir.

Brahim Labari, Laboratoire interdisciplinaire des Sciences Sociales, Université Ibn Zohr Agadir.

Salima Naji, MCG-Global Heritage Fund.

Hind Mouhanni, Faculté des Sciences Appliquées, Campus Universitaire d’Ait Melloul.

Mohamed Oudada, Faculté des Arts Langues et Sciences Humaines, Campus Universitaire d’Ait Melloul.

Luca Pattaroni, Laboratoire de Sociologie Urbaine, ENAC-EPFL.

Mohammed Tita, École Nationale d’Architecture Agadir.

Paolo Tombesi, Laboratoire de Construction et d’Architecture FAR, ENAC-EPFL.

Le programme peut être téléchargé ci-dessous :

Symposium-Ecosysteme-Agro-urbain-Resilients-Agadir-9-10-Sept-2019-Program

L’entrée est libre.

Pour tout renseignement, contacter :

projet.zerka@gmail.com

2ème Journée Nationale des DYS à Agadir

C’est avec joie que je vous annonce que l’association Génération DYS, dont je suis la présidente fondatrice, organisera le 19 octobre prochain, la seconde édition de la Journée Nationale des DYS à Agadir.
Nous tiendrons une conférence de presse le VENDREDI 18 OCTOBRE À 20H. Je vous informerai très prochainement du lieu de sa tenue.
Vous trouverez ci-dessous le programme.
Vous remerciant par avance, nous serons très heureux de vous recevoir autour de la cause que nous défendons.
Belle journée à vous.
Mme Salwa Lmimouni Salaheddine
Présidente fondatrice
Association Génération DYS
06 61 30 30 26 ı 06 61 30 82 82
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Les propos « malsains » de Adil El Miloudi dépassent les frontières

2m.ma – 09/09/2019

« Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme », c’est cette déclaration de Adil El Miloudi qui a mis le feu aux poudres. Et pour cause, lors de son passage sur une chaine de télévision, en juin dernier, le chanteur populaire  marocain a fait l’apologie de la violence contre les femmes.

Il ne s’est d’ailleurs pas arrêté là puisqu’il a aussi affirmé qu’il a l’habitude de frapper sa femme et cela est naturel, salon lui. Des propos « malsains » qui ont indigné et scandalisé les associations de femmes marocaines qui les trouvent inacceptables.

Pour la présidente d’une de ces associations, « ces propos banalisent la violence à l’égard de la femme et éclaboussent notre image à l’étranger. Ce chanteur balaye d’un revers de main tous nos efforts pour la défense des droits de la femme et ternit notre réputation à l’échelle internationale ».

Du côté de la société civile, les Marocains se disent outrés par ces dires qui ont dépassé les frontières. En effet, plusieurs médias étrangers,  notamment français, ont relayé les propos du chanteur. Des Marocains réclament qu’il soit jugé pour apologie à la violence et à la misogynie. De même, des appels ont été lancés via les réseaux sociaux pour interdire au chanteur de passer à la radio et à la télévision ainsi que d’annuler ses spectacles et ses concerts.

Inondations de Taroudant : sur les lieux du drame

par Malika Alami – lematin.ma – 08/09/2019

Inondations de TaroudantInondations de Taroudant

QUELQUES HEURES APRÈS LA TRAGÉDIE QUI A FRAPPÉ LE VILLAGE DE TIZERTE, «LA VIE ÉCO» S’EST RENDU DANS LA LOCALITÉ ENDEUILLÉE. LE TERRAIN AVAIT ÉTÉ AMÉNAGÉ PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE, MAIS LES AUTORITÉS LOCALES NE SONT PAS EXEMPTES DE TOUT REPROCHE. L’HEURE EST AUX QUESTIONNEMENTS.

Il faut presque trois heures pour arriver dans le village de Tizerte dans la province de Taroudant après 170 km au départ d’Agadir. Le plus difficile de la route à parcourir est un tronçon de piste de 12 km environ, aménagé dans la montagne, à peine assez large pour laisser passer un véhicule. Ce jeudi 29 août, en début d’après-midi, moins de 24 heures après les inondations survenues dans la localité, causant la mort de sept personnes emportées par la crue de la rivière, le temps est encore pluvieux et le ciel bas et sombre, à l’image de l’ambiance qui règne dans la localité après la tragédie. C’est donc avec le cœur lourd et angoissé que nous empruntons la route sinueuse dans un véhicule tout terrain pour arriver jusqu’au village. Il faut s’arrêter à plusieurs reprises sur le bas-côté pour laisser passer des véhicules en sens inverse. C’est que depuis hier soir le monde de près ou de loin converge vers ce village qui, jusqu’à ce mercredi 28 août, n’était véritablement connu que de ses habitants et de ses natifs.

Inondations de Taroudant
Inondations de Taroudant 2019

 

Inondations de Taroudant
Inondations de Taroudant 2019

Déploiement massif des forces de l’ordre et des sauveteurs

Quinze heures, nous arrivons sur les lieux. Dès l’entrée du village le nombre important de véhicules des forces de l’ordre et des sauveteurs (gendarmerie, autorités locales et protection civile) indique que l’heure est grave et renseigne sur la grande mobilisation suite aux événements survenus. La pluie qui recommence à tomber et l’annonce d’une nouvelle crue empêchent les recherches entreprises d’avancer pour retrouver le corps d’une victime portée disparue. On apprendra par la suite que le corps sans vie de la victime ne sera retrouvé que lundi suivant, soit cinq jours plus tard.

Inondations de Taroudant
Inondations de Taroudant 2019

Les forces de l’ordre attendaient donc ce jeudi la fin de l’intempérie pour aller sur le terrain. Beaucoup d’entre eux étaient sur les lieux depuis la veille et avaient passé la nuit dans leur véhicule. La localité est de nouveau menacée et les risques sont grands pour la population. Impossible de traverser l’oued car la crue est imminente. Les gendarmes font barrage à tout le monde par mesure de sécurité.

Une population sous le choc

Dès l’entrée du village nous laissons notre véhicule pour nous rapprocher à pied du terrain de football, lieu de la tragédie. Pour cela, il nous faut monter un flanc de la montagne qui surplombe le site. Avec l’aide de Hassan El Bahi, un natif du village, nous y arrivons après quelques minutes de marche et en grimpant la colline. Nous finissons par avoir une vue dominante sur le lieu. Les gradins et les ruines du portail et des vestiaires de ce stade de fortune rappellent encore comment des habitants du village ont contribué pour faire de leur terrain un stade équipé.

Inondations de Taroudant
Inondations de Taroudant 2019

Notre accompagnateur regarde tristement les lieux et nous raconte comment depuis près de 40 ans ils ont joué petits et grands sur ce site. Plus jamais personne n’ira jouer au football à cet endroit, c’est certain.
Lors de cette tragédie, son jeune neveu, à peine 14 ans, a failli perdre la vie. L’adolescent, encore la peur dans les yeux, traumatisé par ce qu’il a vécu, relate comment il a eu la chance de s’accrocher à un tronc d’arbre pour ne pas être emporté par la crue, après que le local des vestiaires sur lequel il était perché avec d’autres personnes se soit écroulé. Aujourd’hui, après avoir enterré leurs morts, les habitants du village endeuillés, sont encore sous le choc. Ceux des villages voisins arrivent en petits groupes pour leur présenter leurs condoléances. Mais difficile de les réconforter. Ils regardent tristement et silencieusement le déploiement sur les lieux des forces de l’ordre venues pour les secours. Mais rien ne pourra les consoler. L’heure est au questionnement. «Et s’ils n’avaient pas aménagé ces lieux ?», et «s’ils avaient quitté le site à temps avant la crue ?», sont autant de questions qu’ils se posent.

Si l’aménagement de ces vestiaires est le fait de la société civile locale, il n’en demeure pas moins que les responsables locaux étaient associés à cette initiative. Ce faisant, ils auraient pu veiller à l’application et au respect de la charte de l’urbanisme et ainsi interdire toute construction sur les lieux. Cette situation met en exergue les risques qui menacent les nombreuses constructions aménagées au vu et au fait de tous sur le lit des oueds et autres cours d’eau, et face auxquelles il ne faut pas attendre une catastrophe pour réagir.

Inondations de Taroudant
Inondations de Taroudant 2019
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