Archives de septembre 11th, 2019

LA CRÉATION ARTISTIQUE MAROCAINE EXPOSÉE À PARIS

leseco.ma – 10/09/2019

La création artistique marocaine a brillé une fois de plus au Salon Maison & Objets de Paris, un rendez-vous international de référence dans l’univers de l’architecture, du design et de la décoration.

Au cœur de cette gigantesque exposition (plus de 100.000 m²), qui a installé ses quartiers au Parc des Expositions de Villepinte, les designers et créateurs marocains ont trouvé à leur disposition une quinzaine de stands pour dévoiler non seulement leur savoir-faire mais également toute la richesse et la beauté du patrimoine à la fois ancestral et contemporain du Royaume. Et ce, dans les domaines de la décoration, des bijoux, de l’habillement et des produits de bien-être.

Ce n’est pas la première fois que le Maroc prend part à ce Salon prisé par les professionnels de l’art de vivre, de la décoration intérieure et du design. Mais à chaque fois, les stands mis à la disposition des créateurs marocains, par la Maison de l’Artisan, cet établissement public en charge de la promotion de l’Artisanat du Maroc, sont pris d’assaut.

L’édition 2019 n’a pas dérogé à la règle. En effet, une quinzaine de marques marocaines, rigoureusement sélectionnées pour participer à ce Salon qui se tient en deux temps du 6 au 10 septembre puis du 17 au 21 janvier prochain, ont suscité l’engouement.

Ambassadrices du savoir vivre marocain à l’international, ces marques originaires de plusieurs villes du Royaume ont charmé plus d’un avec leurs créations mettant en avant la diversité et la richesse de l’artisanat marocain (céramique, dinanderie, maroquinerie, cosmétique, fragrances…).

«C’est grâce à l’appui et au soutien de la Maison de l’Artisan, qui subventionne à hauteur de 80 % notre participation, que l’on peut se permettre d’être présent à ce genre de Salon », a confié à la MAP Amal Oudrhiri, une exposante à l’origine du projet Ayou.

Ayou, qui signifie « Mère » en Amazigh, est né de « la volonté de perpétuer le savoir faire marocain dans la création de tapis berbères, un savoir faire qui commence à se perdre », a-t-elle dit. Ayou c’est aussi une aventure pour découvrir, protéger et promouvoir les traditions millénaires des tisseuses berbères de l’Atlas marocain, dans le respect de l’éthique humaine et environnementale.

Conçu comme un véritable projet solidaire, Ayou fait appel à des femmes originaires de villages des régions d’Azilal, d’Ait Bouguemmaz… « Ces femmes fières travaillent chez elles. Chacune à un métier installé dans son foyer. Mais pour pouvoir adhérer à notre projet et travailler avec nous, ces artisanes, qui sont payées au juste prix, sont tenues de maintenir leurs enfants à l’école », a expliqué Amal Oudrhiri. « C’est un peu notre façon à nous de contribuer à la lutte contre la déperdition scolaire », affirme-t-elle.

« En deux ans et demi, nous avons constaté une évolution économique et sociale chez ces femmes, et un changement dans leur vie quotidienne. Elles sont plus sûres d’elles, curieuses des nouveautés qu’on leur apporte (dessins, croquis) », assure-t-elle.

Ce même amour pour l’artisanat marocain on le retrouve chez Maison Mefteh qui avait représenté le Maroc, pour la première fois, lors de la Biennale Internationale Métiers d’Art & Créations tenue en mai dernier au Grand Palais à Paris.

La Maison Meftah, basée à Agadir, qui participe de façon indépendante à ce Salon, est née du rêve de deux frères Ilyas et Adil, de perpétuer un savoir-faire ancestral dans la dinanderie d’art, à travers une réinterprétation avant-gardiste de cet héritage. Objets d’art, sculptures ou éditions limitées, leurs créations, ajourées avec une grande finesse technique, prennent le nom d’Artefacts. Elles se caractérisent par une alchimie continuelle entre tradition, perpétuation, et innovation.

Mounia Mefteh, co-fondatrice de cette jeune Maison a confié à la MAP sa fierté de « pouvoir représenter le Maroc et de pouvoir être les ambassadeurs du Maroc dans l’excellence à travers le monde ». « C’est notre première participation à ce Salon et nous sommes très fiers de ses retombées », a-t-elle dit, ajoutant que « notre projet est né d’un rêve. Celui de pouvoir perpétuer le savoir faire millénaire des artisans du Maroc dans le travail du letton et du bronze ».

«Notre ambition est de pousser les limites de la technique traditionnelle, perpétuer ce savoir faire avec un regard et une perspective complètement avant-gardistes», assure Mounia Mefteh, installée à Paris. D’ailleurs, «notre identité est un travail fait à la main avec la plus fine lame de la scie Bocfil utilisée dans le domaine de la fabrication des bijoux en or et en argent. Un vrai travail d’orfèvres ». « On travaille sur des éditions limitées et numérotées », affirme-t-elle non sans fierté.

«Nous sommes très contents de notre première présence à ce Salon car nous avons reçu la visite d’ArchiSTORM, une agence d’architecture française reconnue à l’international et l’un des magazines d’architecture les plus légitimes de la place. L’agence nous a ramené une trentaine d’architectes qui viennent découvrir des pièces exceptionnelles et nous avons eu la chance de faire partie de cette sélection ».

L’amour et la préservation de l’artisanat marocain n’est pas une affaire de Marocains uniquement. Nadia Noel, co-fondatrice avec Vanessa Di Mino de la céramique Chabi Chic, une marque marocaine qui fait voyager non seulement l’artisanat mais aussi le savoir vivre marocain partout dans le monde, en sont de ferventes défenseures.

Installées à Marrakech depuis une dizaine d’années, ces amoureuses du Maroc ont sublimé l’artisanat marocain populaire «chaabi» en lui apportant une touche de modernité pour devenir «chic». «On essaye de faire au mieux pour exporter l’artisanat marocain dans le monde entier. De jolies enseignes travaillent actuellement avec nous comme la galerie Lafayette et de grosses sociétés aux Etats Unis», s’est enorgueillie Nadia Noel dans une déclaration à la MAP.

«Nos produits sont faits main. Nous dessinons nous mêmes nos modèles et les exportons dans le monde entier. Nous profitons de ce Salon, aidés par la Maison de l’Artisan, pour présenter nos nouvelles collections et cela marche très bien ».

D’autres marques marocaines sont également présentes à ce Salon. L’occasion pour celles-ci d’exposer leur création et leur savoir faire et de prospecter de nouvelles opportunités à l’export.

Il s’agit notamment de Naterra, tanneur et maroquinier responsable, créateur d’une ligne de sacs en cuir végétal, Paloma Stella, spécialisée dans la création de bijoux tendances bohème-chic et ethniques, ARTINOO, une communauté d’artisans spécialisés dans la création d’objets décoratifs faits main, et Bazar Du Sud (Marrakech), l’un des plus anciens fabricants de tapis marocains et textiles berbères exportés dans le monde entier.

AMAL (vannerie), créateur de meubles en matières végétales locales, Botanika Marrakech (cosmétique), et Le Nouvel Atlas (objets décoratifs contemporains et classiques), sont également présents à l’édition de septembre du Salon.

« Le Salon Maison et objets » fait partie des rituels de la Maison de l’Artisan qui veille à la promotion et au positionnement de l’artisanat marocain à l’intérieur du Royaume comme à l’international », a indiqué dans une déclaration à la MAP Jihad Jabouri, responsable à la Maison de l’Artisan.

« Nous avons participé à cette édition à travers 14 exposants qui opèrent dans différentes filières notamment la décoration, les tapis, l’ameublement, la vannerie et les bijoux, et bien d’autres produits », a-t-elle dit, ajoutant que cette participation s’est déroulée en présence du Directeur général de la Maison de l’Artisan Abdallah Aadnani.

Selon cette responsable, « étant habitué à ce genre de Salon, la Maison de l’Artisan a procédé à une sélection raffinée des exposants pour être au niveau de cette rencontre de renom ».

Cette participation offre également à la Maison de l’Artisan l’occasion de prospecter les nouvelles tendances et nouveautés du marché de l’artisanat et de promouvoir l’artisanat national, a ajouté Mme Jabouri.

Si le Salon Maison & Objets a permis aux designers et créateurs marocains de montrer leur savoir faire et d’exposer leur création, il a également été un espace de rencontres avec les fournisseurs et les prescripteurs et offert l’occasion de prospecter de nouvelles opportunités à l’export. De belles et prometteuses perspectives qui s’annoncent pour eux!

Pénuries d’eau : analyse critique et recommandations de Charafat Afailal

par Samir El Ouardighimedias24.com – 10/09/2019

Après un été marqué par des pénuries d’eau et des inondations à l’origine de nombreuses victimes dans les provinces du sud, l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’eau analyse pour Médias24 les causes d’une situation qui ne fait que s’aggraver malgré plusieurs annonces gouvernementales se voulant rassurantes. Selon elle, remédier au déphasage, à la mauvaise gouvernance et à la gestion calamiteuse de la rareté de l’eau sont les priorités du gouvernement pour réussir les nombreux plans restés sans effet jusque là.

Pénuries d’eau : Analyse critique et recommandations de Charafat Afailal

Chaque année, surtout en été, la colère des populations touchées par les pénuries d’eau rappelle que le Maroc est confronté à un stress hydrique élevé (chiffres de l’ONU) qui impacte gravement le quotidien de nombreuses familles. La demande en eau au Maroc est largement supérieure à la quantité disponible.

Malgré la feuille de route royale, les pénuries d’eau continuent

Pour anticiper les situations de pénurie, le Roi a fait établir, en juin 2018, une feuille de route ordonnant au gouvernement d’activer des mesures d’urgence (creusement de nouveaux puits, édification rapide de barrages, stations de dessalement, envoi de camions-citernes dans les zones touchées …).

Quinze mois après, la situation n’a pas évolué et la colère des populations concernées ne semble pas avoir trouvé d’écho favorable auprès des décideurs qui continuent de temporiser en annonçant des plans censés régler le problème de stress hydrique tantôt à l’horizon 2025, 2030 ou 2050.

Fidèle à sa ligne de communication qui évite de répondre à nos interrogations, Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, est resté injoignable. Idem pour les membres de son cabinet et du département de l’eau qui n’ont pas souhaité parler sans son feu vert.

Par contre, l’ex-secrétaire d’Etat Charafat Afailal a cédé à notre insistance et accepté d’identifier les causes des pénuries qui continuent de faire souffrir les populations confrontées aux coupures d’eau surtout en été.

« Par sa situation géographique, le Maroc commence à ressentir de plein fouet l’impact des changements climatiques. Ainsi, les récentes inondations dramatiques illustrent bien l’impact de ces variations climatiques.

Des populations qui n’ont pas accès à l’eau des barrages mitoyens

« Il faut donc se préparer plus activement à la fois sur le plan de la planification à moyen et long-terme et à la gestion des impacts climatiques qui se traduisent par des inondations ou sécheresses.

« Pour la sécheresse, il faut tenir compte de son côté structurel qui touche surtout les zones arides à savoir le sud et le sud-est du Maroc.

« Pour être honnête, il y a aussi des problèmes dans les zones entourées de barrages. Ainsi, les populations des régions d’Azilal, Beni Mellal, Taounate et Ouazzane limitrophes aux grandes infrastructures hydrauliques ne disposent paradoxalement pas d’eau chez elles. La raison est le déphasage entre la construction des barrages et celle des infrastructures connexes souvent dépassées comme les stations de traitement, les réseaux d’adduction avec des conduites d’eau obsolètes.

« Cela crée une grande frustration des populations locales qui ne comprennent pas que les barrages voisins qui recèlent des réserves abondantes ne puissent pas alimenter leurs robinets en eau potable.

« Ce déphasage est l’un des principaux dysfonctionnements de la politique de planification, dont le Maroc souffre d’ailleurs depuis de nombreuses années. A un moment, nous avons essayé de l’atténuer avec les nombreux acteurs à opérer dans le secteur de l’eau (producteurs, distributeurs…) en encourageant une convergence avec une planification unifiée entre département ministériel, ONEE et distributeurs.

« Ce problème doit être corrigé rapidement pour apaiser la frustration des populations car chacun travaille de son côté faute de ressources humaines dédiées et de moyens financiers.

Une gouvernance inadaptée avec 50% d’eau qui s’évapore en route

« Ce point constitue l’épine dorsale de la politique de l’eau car nous avons constaté des pertes énormes dans le transport et la distribution de cette ressource précieuse.

« Que ce soit pour les réseaux d’eau potable ou pour les adductions de transport hydrique réservées à l’irrigation, presque 50% de l’eau transportée se perd dans la nature. Ainsi de l’eau du barrage Mohammed V transportée jusqu’à la région de Berkane et dont 50% s’évapore en route à cause de fuites dans les conduites ou de détournements par des vols.

« Ces infrastructures doivent donc être réparées ou mieux surveillées. A contrario, la région d’Al Hoceima est un bon exemple car elle a pu économiser l’équivalent de la consommation d’un an en réparant le réseau de distribution.

« En fait, la difficulté est que c’est un secteur transversal avec une multitude d’opérateurs où il faut asseoir des règles de bonne gouvernance. Au final, le Maroc est loin d’une pénurie généralisée mais certaines régions sont en situation d’urgence en particulier pendant la période estivale.

Mauvaise gestion de la rareté de l’eau

« Certaines zones du Maroc souffrent plus que d’autres de la rareté de l’eau comme par exemple Zagora où il faut une gestion plus rationnelle des ressources hydriques et un développement à la mesure de la capacité hydraulique de sa région.

« En effet, il n’est pas raisonnable d’édifier des stations touristiques, de cultiver des pastèques ou de construire un golf qui demandent énormément d’eau d’autant plus que cette ville ne reçoit de l’eau que tous les quatre ans.

Recommandations

« Sachant que la disponibilité de l’eau est de plus en plus rare, il faut dans un futur proche se tourner vers la multiplication des stations de dessalement comme Agadir qui est un bon exemple à dupliquer.

« L’autre solution est de rattraper l’énorme retard que nous avons dans la réutilisation des eaux usées qui sont jetées dans la nature. Ces eaux des égoûts peuvent en effet être réutilisées à 100% après un traitement poussé pour l’arrosage des cultures, des golfs…

« Hormis Marrakech qui arrose ses golfs avec des eaux usées traitées, aucun opérateur ne s’intéresse à cette solution quasi-miraculeuse.

« Selon nos estimations, on pourrait réutiliser au moins 325 millions de mètres-cubes après traitement soit l’équivalent de 3 ans de consommation d’eau potable pour une ville comme Casablanca », conclut l’ancienne secrétaire d’Etat dans les gouvernement Benkirane puis Elotmani.

Les chants féminins de Taroudant enfin répertoriés

par Sabrina Belhouari – leconomiste.com – 09/09/2019

  • Un riche patrimoine culturel en déperdition, sauvé par une ONG appuyée par l’Unesco
  • Un outil de transmission sociale et de cohésion communautaire aussi
  • Un recueil de poèmes, un livre, un documentaire et bientôt un festival
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Le livre «Roh Abraz, trésor de l’histoire de Roudana» retrace le travail de documentation et de recherche effectué dans le cadre du projet de revitalisation des chants féminins de Taroudant. Des supports de vulgarisation et de formation ont également été réalisés: un film documentaire, un manuel illustré des chants ainsi que des brochures et dépliants explicatifs (Ph. Hassan Ennassiri)

Griha, Ahidous, Shed Lmyzane, Hourrane et Hadra pour ne citer que ceux-là, les variantes des chants féminins de la ville de Taroudant et de sa région recèlent un riche patrimoine artistique. Au delà de son aspect musical et folklorique, cet art remplit une fonction sociale. Il joue, en effet, un rôle important dans la transmission des valeurs et dans la cohésion communautaire de la région, caractérisée par une grande diversité ethnique.

Ce patrimoine culturel et social est, toutefois, en déperdition depuis plusieurs années. Ces chants féminins se font de plus en plus rares dans les occasions festives familiales et communautaires. Avec l’introduction de formes musicales modernes et l’interruption des voies classiques de transmission aux jeunes filles, qui n’accordent plus la même importance à la dimension culturelle, identitaire et sociale des chants patrimoniaux, la disparition de cet art est devenue imminente.

C’est dans ce contexte que l’association Bhayer Dalya, née en 2013, entreprend de faire sortir de l’oubli ce patrimoine immatériel précieux, en lui redonnant ses lettres de noblesse. Le projet ambitionne de recréer ces chants, en les remettant au goût du jour, pour qu’ils puissent continuer à remplir leur rôle d’antan.

L’initiative, qui a démarré en décembre 2017 et s’étale sur 24 mois, est soutenue financièrement dans le cadre de l’assistance internationale du Fonds du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. L’association Bhayer Dalia a aussi comme partenaires le ministère de la Culture et de la Communication, les autorités locales de Taroudant, l’Université Ibn Zohr ainsi que la société civile issue de la région de Taroudant.

Pour la réalisation de ce projet, une approche scientifique a été adoptée dès le départ. «Un travail de recherche académique en profondeur a été entrepris depuis la création de l’association pour faire un inventaire de tous les aspects liés à ces chants. Le travail, quasiment terminé, a abouti à un recueil écrit de poèmes, un inventaire, le livre Roh Abraz, trésor de l’histoire de Roudana, et un documentaire de 13 minutes qui relate l’ensemble du parcours de ce projet», note Hassan Ennassiri, enseignant chercheur à l’université Ibn Zohr d’Agadir, et superviseur des recherches dans le cadre du projet de revitalisation des chants féminins de Taroudant.

Un atelier de formation a été organisé au profit d’un groupe de jeunes femmes ayant un niveau d’instruction universitaire, avec comme objectif d’apprendre les différentes techniques. Ceci a permis de réaliser un inventaire des anciens chants féminins dans toute la région de Taroudant.

Ces chants sont caractérisés par une grande diversité linguistique (Darija, tachelhit et hassani), mais aussi dans l’utilisation des accessoires, des ornements et des instruments de musique. L’inventaire s’est basé essentiellement sur la restitution des paroles en utilisant les enregistreurs audio, sur l’élaboration des fiches d’inventaire ainsi que la description des anciens costumes et des instruments de musique utilisés. Ces données ont été transcrites afin d’éditer un recueil. Celui-ci permettra d’assurer la sauvegarde des paroles et sera une référence pour toute personne manifestant un intérêt pour le sujet.

Formation de six troupes de jeunes chanteuses

Le projet porté par l’association Bhayer Dalya a abouti à la création de six troupes féminines qui ont été préparées pour entonner les anciens chants de Taroudant au cours des diverses occasions privées et publiques, et pour assurer leur transmission.
«Il serait opportun d’accompagner les troupes constituées afin que chacune forme une association pour, in fine, se regrouper au sein d’une fédération. Le projet sera clôturé par une journée de restitution des actions réalisées, et un mini festival dédié», conclut Hassan Ennassiri.
Les associations de la région pourraient tirer des leçons de ce programme, qui leur permettront à l’avenir de concevoir des projets pour d’autres éléments du patrimoine immatériel de la région du Haut-Atlas occidental.

AÉROPORTS : 1,8 MDH POUR GARANTIR L’ACCESSIBILITÉ DES HANDICAPÉS

ecoactu.ma – 10/09/2019

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Pour garantir une insertion effective des handicapés dans la vie sociale, il faut tout d’abord leur assurer un minimum notamment sur le plan du transport et d’accessibilité. Malheureusement, tout laisse croire qu’au Maroc, rendre la vie facile aux handicapés est le dernier des soucis. En France par exemple on y a consacré toute une loi (n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).

Il est clair que nous sommes bien loin de cela puisque le simple accès au trottoir relève du parcours du combattant chez les personnes en situation de handicap. Sans parler de l’accès aux administrations, aux hôpitaux, aux moyens de transport… et la liste est longue.

Conscient de l’effort à faire dans ce sens, l’Office National Des Aéroports (ONDA) s’apprête à lancer une étude sur l’accessibilité des aéroports pour cette catégorie des personnes.

L’objectif de cette étude, d’un budget de 1,8 MDH,  est d’établir un diagnostic et de proposer les solutions et aménagements afin de se conformer aux exigences nationales et internationales en matière d’accessibilité pour les personnes à besoins spécifiques.

Il faut dire qu’en étant la première interphase des touristes avec le Maroc, il est impératif pour nos aéroports d’être au diapason de ceux  internationaux. Cela reflète même l’image de notre pays.

A travers cette démarche l’ONDA vise ainsi à garantir à toutes personnes transitant par les aéroports marocains les mêmes commodités qui devront être adaptées aux besoins de chaque personne. L’Office lance un appel d’offres pour faire appel à l’expertise d’un cabinet. Ce dernier devra procéder à une étude réglementaire et un diagnostic de l’existant ; élaborer un référentiel et proposer des solutions avec une évaluation financière précise et un programme de mise à niveau.

Six sites sont concernés notamment l’aéroport de Casablanca celui de Marrakech, Rabat, Agadir, Tanger et Fès.

La première étape du diagnostic inclura toutes les présentations depuis l’arrivée de l’avion jusqu’à ce que le passager quitte l’aéroport.

Quant au « référentiel accessibilité des personnes en situation d’handicap des aéroports du Maroc », 2ème étape, il doit comporter tous les aspects et caractéristiques des installations et aménagements demandés pour se conformer aux exigences en matière d’accessibilité pour les personnes à besoins spécifiques.

La 3ème phase du projet consiste à l’élaboration d’un programme de mise à niveau avec une évaluation financière précise.

Le rôle du prestataire dans cette phase est d’élaborer un programme de mise à niveau de l’accessibilité pour chacun des aéroports diagnostiqués en phase 1 du projet. Les documents doivent comprendre une évaluation financière pour les différents aménagements et travaux proposés.

Espérons que cette étude sera le prélude à d’autres et que d’autres institutions prendront conscience que cette frange de la population ne doit pas être exclue du système.

Forum mondial de l’irrigation : Carton plein pour le Maroc lors de la 3e édition à Bali

par Mariem Tabih – lematin.ma – 10/09/2019

Carton plein pour le Maroc  lors de la 3e édition à Bali

Forte participation du Maroc au troisième Forum mondial de l’irrigation. L’événement s’est déroulé du 1er au 7 de ce mois de septembre à Bali en Indonésie. Le Royaume a été représenté par une délégation de plus d’une vingtaine de personnes, menée par le directeur de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole, Ahmed El Bouari. Ce rendez-vous annuel, qui a connu la participation de près de 1.500 personnes issues de 53 pays, a porté sur le thème «Faire progresser la sécurité de l’eau, de l’alimentation et de la nutrition dans un environnement concurrentiel». Ce forum «constitue une plate-forme qui réunit toutes les parties prenantes impliquées dans l’irrigation au niveau mondial (décideurs, experts, instituts de recherche, organisations non gouvernementales et agriculteurs) pour partager et débattre des questions d’intérêt dans le domaine de l’irrigation, en vue d’une solution durable à la gestion de l’eau en agriculture», précise un communiqué.
En plus de la participation active et les communications présentées lors des différentes sessions du forum, le chef de la délégation marocaine a participé à la réunion du groupe consultatif de haut niveau (HLAG), tenue le 2 septembre 2019 sur le thème «Politiques de gestion de l’eau agricole pour mettre fin à la pauvreté rurale». Il a également rappelé que le Maroc présente sa candidature pour l’organisation de la dixième conférence internationale de la CIID sur la micro-irrigation prévue à Agadir en septembre 2021 tout en demandant leur appui à son dossier et en leur promettant une édition à la hauteur des attentes. Un dossier qui a été approuvé à l’unanimité lors de la 70e réunion du Conseil exécutif international de la Commission internationale de l’irrigation et du drainage (CIID), organisée le 7 septembre. Par ailleurs, le comité marocain a été désigné pour assurer la coordination du centre focal du réseau IRPID (International Research program on Irrigation and Drainage) pour la région Afrique du Nord.

Agadir : Désordre sur les espaces verts du front de mer

par Malika Alami – lavieeco.com – 10/09/2019

MALGRÉ LES INTERDICTIONS DE LA COMMUNE, LES CITOYENS CONTINUENT À ORGANISER DES PIQUE-NIQUES EN SOIRÉE PENDANT LA SEMAINE ET DURANT LA JOURNÉE LE WEEK-END SUR LES PELOUSES DU SECTEUR BALNÉAIRE AU DÉTRIMENT DE TOUTE SÉCURITÉ ET PRÉSERVATION DES LIEUX.

La saison estivale est derrière nous et la rentrée scolaire occupe les esprits. Après le flux des vacanciers, Agadir a retrouvé sa quiétude tant recherchée par ses touristes et ses habitants. Les fins de semaine le front de mer et son environnement de proximité sont pris d’assaut par les gadiris et les habitants de sa périphérie. Ainsi la pratique du pique-nique sur les espaces verts du front de mer se poursuit, causant beaucoup de dégradation sur les lieux.

Agadir environnement
Agadir environnement

Dimanche 8 septembre 12 h 30, dans les jardins du front de mer, baptisés ‘’Jardins de Belvédère’’ de nombreuses familles sont installées à l’ombre des arbres sur des couvertures. Pour cette journée, nombreuses sont celles qui ont entrepris de préparer leur repas sur les lieux. Ici et là des tagines cuisent à petit feu sur des butanes camping-gaz ou sur des kanouns. Le tout au détriment de toute sécurité, alors que sur la même aire jouent des enfants, et somnolent des personnes. Et dire que le site se situe au cœur de la station balnéaire.

Agadir environnement
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Pour mettre un terme à ce désordre plein de risques, la Commune urbaine a bien tenté depuis la dernière semaine d’août de sensibiliser citoyens et visiteurs de la ville. La collectivité a suspendu sur ces lieux des banderoles portant l’interdiction d’y camper et même de s’asseoir sur le gazon qui de clairsemé à inexistant dans certains endroits souffre des flux de personnes qui s’y installent. Mais cette mesure mise en œuvre un peu tard, il faut le dire, n’est nullement respectée par les citoyens qui l’ignorent tout bonnement. Questionnés à ce propos, beaucoup d’usagers expriment tout simplement leur je-m’en-foutisme. ‘’Je fais comme tout le monde’’, indique à ce sujet à ‘’La Vie Eco’’ un père de famille qui entend bien continuer à camper sur les lieux.

Qui arrêtera ce désordre? Interpellé à ce sujet les élus communaux disent déplorer cette situation mais ne disposent d’aucuns moyens pour se faire entendre. Pourtant il y a bien un arrêté du gouverneur de la Préfecture et un arrêté du président du Conseil communal pour interdire le camping sur ces jardins. ‘’Il semble que nous devons aujourd’hui agir de concert avec les forces de l’ordre pour préserver ces espaces. Le système d’arrosage mis en place est en partie détruit en raison de l’afflux de personnes qui s’installent sur les lieux sans oublier le risque qu’engendre sur les lieux l’usage des bonbonnes de camping gaz et des kanouns’’, souligne un élu.

Agadir environnement
Agadir environnement

Agadir a décroché dernièrement le titre de ‘’meilleure ville amie de l’environnement’’, un prix du royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique pour l’édition 2018-2019. Cette distinction devrait normalement susciter un éveil et créer de l’émulation. L’implication de tous en synergie, citoyens y compris, est toutefois indispensable pour faire de la ville un modèle en la matière. Le réaménagement de la Vallée des oiseaux est encore attendu et l’entretien des espaces verts et leur multiplication à travers la station balnéaire est encore à renforcer.

Agadir environnement
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