Archives de septembre 13th, 2019

Barrages : Mesures prioritaires pour l’eau potable et la campagne agricole

Le taux de remplissage des grands barrages varie actuellement d’une région à l’autre, avec 61,8% pour le Bassin de Sebou et 74,6% pour le Bassin du Bouregreg, d’après les données révélées lors d’une réunion tenue en début de semaine au ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

Le taux de remplissage moyen dans les autres barrages est de 60,9% pour le Bassin du Loukkos, 35,2% pour le bassin de la Moulouya, 30,7% pour le Bassin de l’Oum Er Rbia, 44.7% pour le Bassin de Tensift,
31.2% pour le Bassin du Souss-Massa, 51.6% pour le Bassin de Drâa-Oued Noun et 46,8% pour le Bassin Guir Ziz Rhéris.

Au cours de cette réunion présidée par le ministre Abdelkader Amara avec notamment les directeurs des Agences des bassins hydrauliques, il a été question des mesures à prendre pour assurer l’alimentation en eau potable de toutes les régions du Royaume et accompagner le démarrage de la saison agricole 2019/2020.

Il a été aussi question des mesures prises par les Agences pour la prévention et la protection contre les inondations, surtout l’inventaire des zones inondables, à travers l’élaboration ou l’actualisation des « Atlas des zones inondables ».

Le ministre a invité les directeurs des agences de bassins hydrauliques et les services du ministère à se mobiliser davantage pour une gestion optimale des ressources en eau dans le contexte des changements climatiques que connaît le pays afin d’assurer les besoins en eau selon les priorités fixées.

Il a aussi insisté sur la priorité absolue que doivent revêtir les opérations de suivi de la sécurité des ouvrages hydrauliques et leur maintenance en raison de leur importance stratégique dans la garantie de la sécurité hydrique du Royaume.

La guéguerre à l’Hôpital provincial Hassan I de Tiznit prend de l’ampleur

par Khadija KHETTOU – fr.hespress.com –  12/09/2019

La guéguerre à l’Hôpital provincial Hassan I de Tiznit prend de l’ampleur

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C’est une petite guéguerre qui s’amplifie et prend de l’ampleur entre les médecins du public de Tiznit et le délégué régional du ministère de la santé. Le syndicat indépendant des médecins du public (SIMPM) avait déjà annoncé la suspension de Dr. Farid Qasidi, médecin gynécologue au sein de l’hôpital provincial Hassan I de Tiznit, suite à un rapport « fabriqué de toutes pièces » rédigé par le délégué régional du ministère.

Contacté par Hespress Fr, le délégué du ministère, Dr Khalid Moutaki, avait confirmé « qu’il y a bien un rapport, qui a été rédigé par la hiérarchie de Dr Farid Qasidi, également secrétaire général du SIMP à Tiznit, notamment le directeur de l’hôpital provincial Hassan I, et qui a été remonté à la direction régionale puis au ministère de la santé à Rabat, suite à quoi, le médecin en question a été suspendu ».

Parmi les raisons invoquées dans ce rapport « fabriqué de toutes pièces » selon le syndicat, le fait que le gynécologue en question ait quitté son poste pendant ses heures de travail en laissant 4 patientes en attente et sans donner de consignes à son équipe, qu’il ait refusé d’assister une femme enceinte pendant sa garde avant de la renvoyer vers l’hôpital régional d’Agadir, outre l’absentéisme excessif et non justifié.

Des accusations que le syndicat rejette catégoriquement et affirme « détenir des preuves qui démentent ces accusations à l’encontre de Dr Qasidi qui a rejoint l’hôpital de Tiznit depuis 18 mois déjà ».

Par ailleurs, le syndicat souligne qu’il s’agit d’un « règlement de compte », puisque Dr Qasidi a commencé « à poser des questions qui n’ont pas été au goût du délégué« . Parmi ses questions, il y a une affaire de « favoritisme » à l’égard d’un médecin spécialiste en radiologie qui « n’assure pas ses gardes à l’instar des autres médecins qui n’en peuvent plus des gardes (astreintes) abusives« , nous explique Dr Abdelali Lwahid, secrétaire régional du SIMSP de la région de Souss Massa.

Selon le syndicat, le secteur de la santé à Tiznit pâtit d’une « anarchie endémique« , en raison de « la mauvaise gestion du délégué du ministère de la santé« .

Notre interlocuteur, nous explique pareillement que Dr Qasidi avait présenté un dossier médical au délégué du ministère qui atteste de son état de santé « dégradante à cause justement des gardes abusives et de son incapacité, avec toute cette pression, d’exercer son métier correctement, voire même qu’il peut constituer un danger pour les patients« .

Dans ce bras de fer qui oppose le délégué du ministère de la Santé de Tiznit au syndicat indépendant des médecins du public, le verdit sera bientôt rendu par le conseil de discipline et le tribunal administratif qui tranchera dans cette énième affaire qui secoue le secteur de la santé.

Et de deux à Tiznit

Cette affaire n’est pas la première qui oppose les médecins du public à Tiznit à leur hiérarchie et à la délégation régionale.

Quasiment à la même époque l’année passée (2018), un autre bras de fer opposait Dr Mehdi Chafai, ce chirurgien pédiatrique qu’on surnommait « médecin des pauvres », qui a fini devant les tribunaux, qui ont  en fin de compte, condamné Dr Chafai à 20.000 dh de dédommagement au profit du plaignant, Abdellah Hmaïti, médecin chef de l’hôpital provincial de Tiznit et à une amende de 10.000 dh.

Abdellah Hmaïti avait déposé plainte pour « injures et diffamations » et réclamait des dommages de 80.000 dh.

Dans une vidéo publiée après le jugement, Mehdi Chafai avait affirmé qu’il s’attendait à « un montant plus important » et que cette condamnation est plutôt « le prix qu’il paye parce qu’il défend le droit des citoyens à accéder à un service de santé de qualité (…) ».

Il a, également, assuré que « sa lutte contre la corruption à l’hôpital n’est pas finie car c’est une question de principe ».

« Le ministère de la santé ne pourra pas étouffer ma voix après avoir fermé l’œil sur la gangrène qui ronge les hôpitaux du royaume », avait-il ajouté.

Programme Clima-Med : 11 villes marocaines pilotes

infomediaire.net – 12/09/2019

Onze villes marocaines particulièrement concernées par le développement de plans d’action pour l’accès à l’énergie durable et le climat ont pris part, en tant que villes pilotes, dans une rencontre méditerranéenne qui s’est tenue à Rabat dans le cadre du programme Clima-Med, financé par l’Union européenne.

Cette rencontre a permis d’encourager le partage d’expériences concrètes entre municipalités marocaines, méditerranéennes et européennes.

Clima-Med a donc réuni les cadres des 11 communes sélectionnées de Rich, Drarga, Benslimane, Sefrou, Agadir, Tiznit, Chefchaouen, Kénitra, Oujda, Berkane, et Al Hoceima, lors d’un atelier, sur une série de trois, dont l’objectif principal était de renforcer les capacités des communes à évaluer leurs risques climatiques, de mieux connaitre leurs émissions de gaz à effet de serre, et de se doter de moyens de suivre leurs évolutions dans le temps. Pour rappel, le projet Clima-Med a vocation à aider ces communes marocaines à avancer, étape par étape, grâce à un soutien technique direct et à distance. A noter que, au Maroc, la ville de Chefchaouen est considérée comme ville modèle en termes d’engagement pour adopter des solutions durables pour l’environnement, et ce depuis que son conseil a proclamé la cité ‘‘ville écologique’’ en 2010.

Les associations de lutte contre le VIH veulent des cliniques de santé sexuelle

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 12/09/2019

Les associations de lutte contre le VIH veulent des cliniques de santé sexuelle

Les cliniques de santé sexuelle jouent un rôle important dans la lutte contre le VIH. Au Maroc, l’Association de lutte contre le sida a été la première et la seule à avoir ouvert un centre de santé sexuelle pour les HSH (hommes ayant des relations avec des hommes) à Marrakech en 2010. Malgré les retombées positives de ces centres et leur impact sur la réduction des nouvelles infections, la duplication des cliniques de santé sexuelle par les associations reste très limitée, en dehors de l’ALCS qui dispose actuellement de 4 cliniques de SSR opérationnelles à Agadir, Casablanca, Marrakech et Rabat. A noter que 4 autres cliniques seront ouvertes d’ici 2020 (deux en 2019 et 2 autres en 2020). Ces cliniques communautaires offrent plusieurs prestations, à savoir la consultation médicale, la consultation psychologique , la mise sous PrEP (traitement pré-exposition), la médiation thérapeutique pour les personnes atteintes de VIH.

Elles offrent également un appui à la prise en charge des personnes infectées par le VIH, un appui juridique pour les personnes violentées et appui socio-économique pour les personnes en extrême vulnérabilité. Pour aboutir à une prévention combinée opérationnelle et structurée selon les attentes des usagers, le collectif des associations subventionnées par le Fonds mondial et appuyé par l’Onusida constitué de neuf associations, notamment l’ALCS, l’Association marocaine de planification familiale (AMPF), la Ligue marocaine de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (LMLMST), l’Organisation pan-africaine de lutte contre le sida (OPALS)… viennent de lancer un appel à consultation dans l’objectif de développer un modèle de clinique de santé sexuelle adapté aux spécificités des différentes populations clés et les parties prenantes. Il sera aussi question d’identifier les modalités de partenariat entre le ministère de la santé et les associations ainsi que d’élaborer un cahier des charges pour la mise en place de ces cliniques.

Rappelons qu’au Maroc, environ 20.000 personnes sont atteintes du VIH, dont 28% ne connaissent pas leur statut sérologique. 990 nouvelles infections sont enregistrées chaque année. Le nombre de décès s’élève à 480 par an, selon les données du ministère de la santé. Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral (TARV) a connu une nette augmentation, en passant de 5.301 en 2012 à 13.641 à fin 2018. Selon les projections du plan stratégique national de lutte contre le sida (PSN), ce nombre devrait continuer à augmenter pour atteindre 19.000 en 2021.

Botola : voici le programme de la première journée

lesiteinfo.com – 12/09/2019

Voici le programme des matchs de la première journée de Botola Maroc Télécom D1 de football (2019-2020), prévue samedi et dimanche :

Trois matchs comptant pour cette journée seront reportés, en raison de la participation du Raja et du Wydad de Casablanca à la Ligue des champions d’Afrique et de la Renaissance de Berkane et du Hassania d’Agadir à la Coupe de la Confédération africaine.

– Samedi 14 septembre :

16h00 : Olympic de Safi – Olympique Khouribga (Stade El massira – Safi)

18h00 : Moghreb de Tétouan – AS FAR (Stade Saniat Rmel – Tétouan)

20h00 : FUS de Rabat – Ittihad de Tanger (Stade Prince Héritier Moulay El hassan- Rabat)

– Dimanche 15 septembre

17h00 : Youssoufia de Berrechid – Renaissance Zemamra (Complexe Municipal – Berrechid)

20h00 : Rapide Oued Zem – Mouloudia d’Oujda (Stade municipal – Oued Zem).

Prix national de la culture amazighe : Neuf films en lice

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 12/09/2019

Prix national de la culture amazighe : Neuf films en lice

En partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe et avec le soutien du conseil communal d’Agadir, l’Association du Festival Issni N’Ourgh international du film amazigh (Finifa) organisera le Prix national de la culture amazighe, catégorie film au titre de l’année 2018, et ce du 17 au 19 septembre à la salle Brahim Radi à Agadir.
Neuf films seront en lice.
Ce prix, qui s’inscrit dans le cadre du partenariat entre l’Institut royal de la culture amazighe et l’Association Issni N’Ourgh, et conformément au cadre de référence et aux règlements dudit prix, aura pour mission d’offrir aux réalisateurs et producteurs une atmosphère adéquate pour faire valoir leurs talents par le biais du film. Le jury est présidé par Driss Azdoud, chercheur à l’Ircam, entouré de chercheurs attachés à la même institution, Abdallah Boumalk, docteur en sciences du langage, et Brahim Hasnaoui, spécialiste en genres artistiques et littéraires modernes.

Il est à noter que l’événement prévoit une programmation copieuse en marge de la compétition, dédiée au dialogue, aux débats critiques et aux discussions intellectuelles, investiguant les problématiques inhérentes à l’art amazigh et à l’audiovisuel au Maroc via l’étalage de la situation sociale de l’artiste amazigh, et la fameuse question léninienne «Que faire?», avec la contribution des universitaires, professeurs, chercheurs, critiques, artistes et professionnels de l’audiovisuel et du cinéma au Maroc, dont Mohamed Sallou, directeur du Centre des études artistiques, des expressions littéraires et de la production audiovisuelle à l’Ircam, Lahoucine Echaabi, secrétaire général du Syndicat marocain des métiers d’arts dramatiques et vice-président de la mutuelle nationale des artistes, et Saadia Abaakil, actrice. Parallèlement à ces activités, un dialogue critique sera organisé autour du feuilleton «El Hadj Belaid», encadré par des critiques, des universitaires et des artistes. La formation ne sera pas en reste lors de cet événement. Un atelier portera sur l’initiation aux bases de l’audiovisuel et la photographie, ainsi que sur la prise de vue documentaire et fiction, et qui sera animé et encadré par le photographe Ahmed Boutgaba.

Par ailleurs, Issni N’Ourgh reste fidèle à son allure nostalgique en rendant hommage aux figures emblématiques qui ont contribué à la promotion de la culture amazighe. Ce dernier honorera également le défunt Ahmed Aznag, l’artiste qui a accumulé une expérience de près de 70 œuvres artistiques (entre cinéma, théâtre et télévision..). Il convient de noter que cet événement s’inscrit dans le cadre des prix culturels décernés par l’Institut royal de la culture amazighe dédiés aux créateurs dans le monde de la culture, les arts, l’enseignement, les médias et la littérature à l’occasion de la célébration du discours royal d’Ajdir, tout en commémorant également le 13ème anniversaire de l’Association Issni N’Ourgh, qui a été créée en septembre 2006.

Algoculture : Les premiers coups d’essai marocains

par Joséphine Adam – leconomiste.com – 11/09/2019

L’agar-agar représente 90% de la collecte, essentiellement produite à El Jadida
Quatre unités de culture de plus de 6 ha à Marchica et des projets dans le Souss
Tests pilotes, cluster, recherche de nouveaux produits… la filière s’organise
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La Chine et les pays asiatiques totalisent 96% de la production mondiale d’algues alimentaires. Un marché encore embryonnaire en Afrique, en Europe et en Amérique

Quotas, traçabilité, périodes de récolte, ramassage, valorisation, exportation… le Maroc a réagi à la surexploitation des stocks, via le plan d’aménagement des algues marines. En presque 10 ans, le département de la Pêche maritime enregistre une augmentation de la biomasse, et donc des quotas, qui en 2017 ont augmenté de 12% par rapport à l’année précédente.

Si le littoral marocain recèle une grande diversité en algues marines, les algues rouges sont les plus exploitées à des fins industrielles. Le Gelidium sesquipedale, dont on extrait l’agar-agar, représente à lui seul 90% de la collecte au Maroc. El Jadida concentrant 80% de la production nationale de cette dernière ressource. Le secteur s’organise et les projets pilotes se dessinent.

La culture d’algues dans la lagune de Marchica dans la province de Nador se concentre, en première phase, sur la mise en place de 4 unités de culture qui s’étendent sur une superficie de 6,1 ha. La production cible d’algues étant de 4.000 tonnes par an.

«Les algues, de plus en plus utilisées dans l’agroalimentaire, la cosmétique, ou encore l’agriculture, en tant qu’alimentation animale et engrais, feront désormais partie du paysage de la production aquacole nationale. Elles sont produites dans la lagune de Marchica pour alimenter la filière de la transformation des algues», communiquent les services de l’ANDA, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture.

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Parmi les acteurs engagés à développer l’algoculture dans la région Souss Massa,  Agadir Haliopôle Cluster agit comme interface entre le monde technique et scientifique, et les professionnels de la pêche. Ses objectifs étant de mettre au jour de nouveaux procédés de valorisation qui tendent à la préservation de l’espèce, à la protection de l’environnement marin et à l’amélioration du revenu du professionnel (Source: C. Khongchum)

L’établissement public, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, a lancé plusieurs projets en mer dans le Souss Massa. «La région d’Agadir est parfaitement adaptée pour le développement des activités de culture des microalgues. Son climat est idéal pour la culture en système ouvert ou bassins ouverts, ce qui permet de réduire significativement le coût de production, quand les faibles précipitations assurent une production toute l’année», explique Ali Oukacha, président d’Agadir Haliopôle Cluster (AHP).

Le cluster agit comme interface entre le monde technique et scientifique, et les professionnels de la pêche. Ses objectifs étant de mettre au jour de nouveaux procédés

de valorisation qui tendent à la préservation de l’espèce, à la protection de l’environnement marin et à l’amélioration du revenu du professionnel. Ce dernier point étant «la clé de toute activité de pêcherie dans notre pays, qu’elle soit haute, côtière ou artisanale», ajoute le président.

Autre intérêt pour la région, dont le frein majeur au développement est l’eau, est que la culture des microalgues ne nécessite que très peu de cette précieuse ressource. Cette activité de production des microalgues s’inscrit donc pleinement dans le Plan agricole régional, qui a pour principal objectif d’assurer le développement d’une agriculture compétitive et durable.

400 millions de DH pour les coquillages et algues marines

En octobre 2018, l’ANDA et le Conseil régional Souss Massa étaient réunis autour de l’attractivité aquacole de la région Souss Massa. A cette occasion, 23 projets aquacoles, dont 3 portés par des groupements de jeunes entrepreneurs, étaient annoncés. Au total, plus de 900 ha en mer exploités, avec une enveloppe prévisionnelle d’environ 400 millions de DH, pour une production d’environ 62.000 tonnes/an de coquillages et d’algues marines.

Le pôle de compétitivité AHP, qui fédère les acteurs innovants de la filière halieutique marocaine, permet de monter en gamme en termes de capacités managériales, de diminuer le risque concurrentiel des entreprises, ou de créer de nouveaux produits, de valoriser les «déchets» et de diversifier l’offre marocaine en matière de produits de la mer, entre autres actions.

Agadir en était l’hôte : Un symposium international pour dessiner des écosystèmes agro-urbains résilients

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 12/09/2019

Agadir en était l’hôte : Un symposium international pour dessiner des écosystèmes agro-urbains résilients

La ville d’Agadir a abrité lundi et mardi un symposium international sous le thème «Dessiner des écosystèmes agro-urbains résilients : urbanisme, architecture et agriculture au défi du changement climatique», en présence d’une trentaine de chercheurs d’horizons différents (Maroc, Liban, Tunisie, Suisse, Italie, France, Chili, Etats-Unis). Lancé à l’initiative du Centre habitat de l’école polytechnique fédérale de Lausanne en collaboration avec le Laboratoire Espaces nature et cultures de Sorbonne Université, et Salima Naji, bénéficiaire du Global Heritage Fund, le symposium est organisé par l’Université Ibn Zohr et l’Ecole d’architecture d’Agadir, en partenariat avec l’INAU de Rabat, l’Université Hassan II de Casablanca, le laboratoire ENEC de Sorbonne Université, la Faculté ENAC de l’EPFL et la HETS-HES SO, Université de Genève.

D’après ses initiateurs, «le symposium se concentre sur la relation entre dynamiques urbaines et rurales, en situation de compétition dans l’usage des mêmes ressources, le sol, l’eau et l’énergie.
La confrontation entre besoin de densité et sécurité alimentaire, l’abandon de structures agraires traditionnelles dans un contexte de recrudescence climatique, ou la pression sur la biodiversité dans des territoires soumis à des flux matériels et énergétique en croissance exponentielle, menacent les connexions vitales», organiques et sociétales. Toutefois, de ces contextes en mutation rapide émergent des potentiels de synergie
qui risquent d’échapper aux descriptions trop segmentaires et spécialisés des territoires habités, et qui permettent d’envisager des trajectoires de réparation et de revitalisation ». Pour eux, le symposium entend contribuer à une appréhension systémique des situations socio-écologiques complexes qui se situent à l’interface entre urbain et rural, dans un horizon d’action et projets durables. Le renouvellement des descriptions et des analyses est fonctionnel au projet, entendu comme formulation d’une image partagée du futur, proposition d’un horizon de sens collectif qui articule avec justesse structures spatiales, dynamiques matérielles et modes de vie.

Il s’inscrit dans la continuité de recherche débutée au Maroc en 2015 sur la question de l’urbanisation des oasis, l’économie circulaire et les technologies adaptées et appropriées qui ont été initiées par Marc Breviglieri et David Goeury en partenariat avec l’architecte Salima Naji. Il est suivi par un atelier doctoral du 11 au 13 septembre dans la province de Tata pour déployer des analyses scientifiques autour de la dynamique de restauration des greniers collectifs initiée par Mme Naji. Il sera par ailleurs prolongé en 2020 par un programme de recherche sur l’écoconstruction et l’agroécologie en milieu oasien amenant à mettre en perspective des expériences marocaines et tunisiennes.

J’avais prévu d’assister à ce symposium mais je n’ai, malheureusement pas pu le faire, il devait être très intéressant par les thèmes abordés !

AGADIR. LES RESTAURATEURS ONT LE MORAL EN BERNE

par Yassine Saber – leseco.ma – 12/09/2019

Selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique, l’attractivité de la zone touristique et balnéaire laisse à désirer alors que l’activité se concentre sur la saison estivale. Détails.

Malgré l’augmentation à un seul chiffre de la fréquentation touristique à Agadir durant la période estivale contre une régression des nuitées, certains segments de la restauration continuent de traverser une crise permanente. De ce fait, l’augmentation de la fréquentation touristique durant cet été n’était pas bénéfique selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique d’Agadir surtout pour les établissements situés dans la zone touristique et particulièrement en front mer. «Auparavant, le chiffre d’affaire des restaurants était généré grâce à une activité pérenne tout au long de l’année. Actuellement, le tourisme à Agadir est rythmé par la saison estivale où les vacances sont concentrées. Durant cette période, les conditions ne sont pas remplies pour accueillir cette clientèle au sein des restaurants en raison de la fermeture des accès routiers menant à la corniche et l’insuffisance des parkings pour le stationnement de voitures», explique Abdelkrim Zahir, président de l’association des patrons de restaurants à vocation touristique à Agadir.

Une crise à relativiser ?
Néanmoins, la crise est à relativiser puisqu’à l’instar de l’activité hôtelière, la restauration qui comprend plus de 120 restaurants au niveau de la zone touristique et balnéaire (STB) cache des disparités en fonction de plusieurs paramètres. Il s’agit de l’emplacement du restaurant, sa qualité de service et les tarifs pratiqués en plus de sa vocation. Néanmoins, en l’absence d’un baromètre annuel expliquant l’évolution de ce secteur qui emploie plus de 4.000 personnes, il serait difficile d’émettre des conclusions fiables notamment en termes de changement du profil de la clientèle. «La majorité des investissements qui sont réalisés dans le STB se sont basés sur les flux étrangers alors que la tendance a changé actuellement à Agadir avec la prédominance des nationaux surtout en été malgré le reprise des marchés classiques notamment français. La faute au «all inclusive» ? C’est pourquoi, on pointe du doigt le «All Inclusive» (Tout inclus) imposés par les Tours opérateurs aux hôteliers. Cette formule touristique a impacté négativement notre secteur et les autres activités complémentaires», ajoute Abdelkrim Zahir.

Au-delà de cette formule, la fête d’Aïd Al Adha a coïncidé cette année avec le pic de fréquentation touristique à Agadir. De surcroît, l’attractivité de la zone touristique et balnéaire laisse à désirer selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique à Agadir en raison du développement des contingents de mendiants, de délinquants, de vendeurs ambulants, de chiens errants et de dromadaires. De plus, les espaces verts et de l’éclairage public sont dégradés, ce qui influence négativement l’expérience du touriste ainsi que sa fidélisation. «Cette situation a entraîné une baisse des recettes alors que les impôts et les prix des matières premières ainsi que les charges fixes ont augmenté avec une forte taxation», précise Abdelkrim Zahir. Chose qui a accumulé les problèmes structurels vis-à-vis des impôts et le déclenchement de conflits sociaux avec un turnover important dans le secteur influençant négativement la qualité de services.

Quid des autres facteurs
D’autres facteurs entrent en jeu selon la profession, notamment la maintenance des horaires actuels d’ouverture en fonction de l’heure GMT au Maroc, la révision de la réglementation du commerce des boissons alcooliques ou alcoolisées datant du 17 juillet 1967 et le retard de plusieurs mois qui caractérise la procédure de classement des établissements de restauration surtout ceux créés avant la mise en vigueur de la loi du classement. Aujourd’hui, plusieurs restaurants sont confrontés à des procédures judiciaires pour le paiement des redevances locatives en faveur de la Commune urbaine d’Agadir en contrepartie de l’occupation de l’espace public communal en plus de l’implication des professionnels dans la libération de l’espace communal public en relation avec les terrasses. «L’arrangement avec la commune pour les établissements en souffrance est basé sur le paiement de la moitié des redevances avec la deuxième moitié qui a été échelonnée sur les autres mois», conclut Abdelkrim Zahir.

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