Archives de septembre 26th, 2019

Jacques Chirac est mort à 86 ans

par Aurélie Delmas – bfmtv.com – 26/09/2019

L'ancien chef de l'Etat, en mars 2006.

L’ancien chef de l’Etat, en mars 2006. – PATRICK KOVARIK / AFP

Jacques Chirac, qui fut deux fois président de la République, deux fois Premier ministre, et trois fois maire de Paris, est mort après une vie consacrée à la politique.

Rentrée culturelle de l’Institut français sous le signe du partage

par Emilie Taillandier – h24info.ma – 25/09/2019

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L’Institut français du Maroc inaugure sa saison 2019-2020 placée sous le signe du partage. Pour cette nouvelle année, les Instituts français du royaume ont prévu une kyrielle d’événements pour « renforcer ces liens qui nous unissent ». A Casablanca, le premier trimestre sera dédié à la ville blanche sur le thème « Casablanca, mon amour! ».

17 spectacles, 44 séances de cinéma, 2 expositions et plus de 21 rendez-vous de débat d’idées…voici ce qui attend les visiteurs de l’Institut français de Casablanca ce trimestre. Plusieurs temps forts seront proposés: la 2e édition du Chant des colibris au Maroc, les Rencontres chorégraphiques de Casablanca, la Nuit des philosophes, la semaine de la bande dessinée et le marché des créateurs de Noël.

2e édition du Chant des colibris – Maroc

Après le franc succès de la première édition qui avait vu la participation de son fondateur Pierre Rabhi, le Chant des colibris au Maroc revient les 5 et 6 octobre prochains pour « inspirer, relier et soutenir ceux qui aspirent à remettre de l’écologie et la solidarité au cœur de leur vie quotidienne », lit-on dans le communiqué de presse de l’IF.

Outre le concert honoré par des artistes marocains et étrangers (Walid Benslim de N3rdistan, Piers Faccini, Blick Bassy, Sandra Nkaké et peut-être Hoba Hoba Spirit), l’événement fait la part belle aux ateliers éco-responsables allant de la fabrication de compost ou la construction de mini-serres en passant par la découverte de capteurs de brouillard venus d’Agadir ou encore l’oeuvre d’art à base de déchets qui sera imaginée par les étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca.

Pas moins de 60 initiatives donneront vie au « village » installé comme l’année dernière dans la rue adjacente à l’établissement, rendue piétonnière pour l’occasion, et le parc Mohammed Abdou situé en face. Une conférence inaugurale invitera également plusieurs militants écologiques de renom à s’exprimer au sujet de leur engagement pour la planète.

Hommage à la « ville monstre »

C’est sur les paroles de la chanson iconique « Bienvenue à Casa » des Hoba Hoba Spirit que Martin Chénot, directeur de l’Institut français de Casablanca a introduit ce premier semestre consacré à « la ville mal-aimée du Maroc », qu’on « aime comme on la déteste ». Qu’il s’agisse des Rencontres chorégraphiques de Casablanca (dirigées par Ahlam El Morsli), de l’Anticlopédie de Casablanca proposée par le collectif Papier Machine et l’illustratrice Aïcha El Beloui, ou encore de la Casa Design Week, une série d’événements et de rencontres auront pour vocation de proposer un autre regard sur la ville, positif et optimiste.

Des programmes de résidence et des workshops sont prévus à l’intention des artistes en herbe, notamment à l’occasion de la semaine de la bande-dessinée du 4 au 8 décembre prochains, du « Novembre numérique » (initiation à la culture geek) ou des Rendez-vous de la marionnette (initiation à la manipulation de marionnettes pour artistes professionnels). Côté jeune public, les enfants ne seront pas en reste avec un ensemble varié d’activités, de spectacles, de films animés et d’ateliers pour apprendre les arts, la culture et la citoyenneté.

Les arganiers marocains germeront-ils encore demain ?

yabiladi.com – 25/09/2019

L’enseignant-chercheur Hassan Faouzi s’inquiète de la récolte très intensive pratiquée dans les arganeraies, mettant en péril leur régénération naturelle. Très précaires, les populations locales n’ont pour l’heure pas d’autres options.

.L’arganeraie marocaine représente une surface d’environ 830 000 hectares au sud-ouest du Maroc. / DR

 

On ne compte plus les articles et reportages portant aux nues l’argan et ses vertus cosmétologiques. Il faut dire aussi que la machine médiatique en a enclenché une autre : la course à la satisfaction de la demande des consommateurs, principalement étrangers, poussant à toujours accroître la production et mettant ainsi en péril la régénération naturelle des arganiers.

«Forte de son succès, en une décennie, l’huile d’argan a inondé le marché du cosmétique en Europe et ailleurs. Cependant, quelques années plus tard, on est forcé de constater que le développement commercial de la filière  »huile d’argan » n’a eu aucun effet réel sur la conservation de l’arganeraie, et qu’il apparaît même en contradiction avec les objectifs des développeurs», observent Hassan Faouzi et Julie Martin dans une étude sur la «soutenabilité de l’arganeraie marocaine» (2014).

L’arganeraie marocaine en chiffres, c’est une surface d’environ 830 000 hectares au sud-ouest du Maroc, où près de 90% de l’économie rurale de la région d’arganier dépend du système agro-forestier de ce dernier, d’après les deux auteurs. Plus de 2 millions de personnes sont concernées par l’exploitation de systèmes agroforestiers traditionnels reposant sur ces plantations.

Or vert

Le virage a été opéré dans les années 1990, durant lesquelles l’argane est devenu un produit de luxe mondialisé, nous explique Hassan Faouzi, géographe, enseignant-chercheur à l’université internationale d’Agadir et à l’université de Lorraine. «Ce boom, aussi bien sur le marché national qu’international, n’a malheureusement pas instauré un comportement collectif de conservation des arganeraies», déplore-t-il, lui qui insiste sur la pluralité des arganeraies marocaines – «il n’y a pas une arganeraie, mais des arganeraies marocaines».

Un boom économique qui, conjugué à la mondialisation, la croissance démographique, la sécheresse et la pauvreté, a accentué la dégradation des arganeraies, ainsi qu’il l’explique dans une étude intitulée «L’arganeraie marocaine, un système traditionnel face aux mutations récentes : le cas du territoire des Haha, Haut Atlas occidental» (2017). «Cette dégradation a également été soutenue par une importante promotion médiatique, en particulier depuis la reconnaissance de la dimension scientifique de l’usage de l’huile d’argan dans le domaine cardiovasculaire et en dermatologie», confirme Hassan Faouzi.

Cet intérêt grandissant pour ce produit du terroir a eu un effet boomerang, à rebours des attentes des développeurs : «La valorisation et la commercialisation de l’huile d’argan, dont une grande partie est destinée à l’export a eu pour effets principaux une soudaine flambée des prix de l’huile et des fruits de l’arganier, et une ruée vers ce qu’on appelle aujourd’hui l’or vert.»

Frapper l’arbre pour en récolter les fruits

Conséquence : les travailleuses agricoles ont peu à peu pratiqué une récolte anarchique des noix (affiache). Les populations locales ne se contentent plus de collecter les noix dans leurs champs d’arganes, ou dans les parcelles mises en défens (c’est-à-dire temporairement interdites de pénétration afin de favoriser la restauration de l’écosystème), mais dans tous les territoires arganiers et de façon «braconnière».

«Le fruit (…) est essentiel à la reproduction naturelle de l’arganier puisqu’il initie le cycle de germination. Or, la production d’huile d’argan mobilise presque tous les affiaches disponibles, empêchant les graines de tomber et de germer. En effet, les familles vont, soit directement prélever les fruits sur les arbres, soit les ramasser sur le sol. Autrement dit, les probabilités qu’il reste des graines susceptibles de faire germer un nouvel arbre sont faibles», analyse Hassan Faouzi dans son étude. Auprès de notre rédaction, il précise que l’arganier pousse en effet par «régénération naturelle, et pas par plantation».

Un autre coup porté au développement durable des arganeraies est la technique du gaulage, qui consiste à frapper un arbre avec une gaule pour en faire tomber les fruits. «C’est une pratique très répandue dans les arganeraies car les fruits gaulés se vendent plus cher, de par leur poids plus élevé», explique le chercheur.

Les familles veulent leur part du gâteau

Hassan Faouzi met en relief également le lien entre pauvreté et dégradation des arganeraies. La région des Haha (province d’Essaouira), à laquelle il s’est intéressé, se caractérise par une forte pauvreté. «Les caractéristiques socio-économiques et les conditions de vie y sont de plus en plus dures, phénomène qui s’est accentué avec les récentes années de sécheresse», expliquait-il en 2013 dans une étude sur «l’exploitation du bois-énergie dans les arganeraies : entre soutenabilité et dégradation».

L’une des conséquences est le défrichement illégal de certaines arganeraies, son bois étant exploité pour le chauffage. «La stratégie de gestion forestière reste répressive alors que la population locale voit en ces arganeraies une source de revenus. Il faut concilier ces deux conceptions en prenant le mal à la racine. Il faut écarter toute approche punitive», estime Hassan Faouzi. Et de conclure : «La seule issue, c’est le développement de nouvelles approches écotouristiques, y compris pour les coopératives, dont beaucoup ont mis la clé sous la porte faute d’accès au crédit.»

Faillite de Thomas Cook : L’heure des comptes

lesinfos.ma – 26/09/2019

Faillite de Thomas Cook: L’heure des comptesSource : leconomiste.com

Après le rapatriement des touristes abandonnés par Thomas Cook, c’est l’heure des comptes. Le TO a laissé de grosses factures aux différents professionnels de tourisme.

Le premier vol de rapatriement des touristes abandonnés par Thomas Cook sera opéré aujourd’hui à l’aéroport Marrakech Ménara (Ph. wikimedia)

Après le rapatriement des touristes abandonnés par Thomas Cook, c’est l’heure des comptes. Le TO a laissé de grosses factures aux différents professionnels de tourisme. Elles sont recensées jusqu’à maintenant à près de 190 millions de DH. Et l’inventaire n’est pas encore terminé.

Une cinquantaine d’hôteliers gadiris et marrakchis ainsi que des réceptifs sont concernés. Pour certains, ces pertes représentent 60% du chiffre d’affaires vu que le TO n’a pas payé les factures depuis mai dernier.  «Il est vrai que les entreprises hôtelières notamment ont été  endormies par le TO britannique, qui a promis de payer le 4 octobre, juste pour gagner du temps alors que la faillite pointait du nez», indique Abdelatif Kabbaj, président du groupe Kenzi, dont la facture à lui seul s’élève à 25 millions de DH.

A Agadir, 20 hôtels travaillaient avec les voyagistes et jusqu’à maintenant, les pertes pourraient être estimées à près de 110 millions de DH,  indique Rachid Dahmas, président du CRT d’Agadir. A Marrakech où 25 établissements hôteliers accueillaient les clients du TO, on parle de près de 80 millions de DH de factures impayées. Autres pertes, celles de l’ONMT qui a conclu un contrat de marketing avec le TO britannique en 2017…

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